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Par Lire pour en sortir - Publié le 5 janvier 2017 - 17:57 - Mise à jour le 3 février 2017 - 08:22
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A quoi sert un service d’insertion et de probation (SPIP) dans les prisons ?

Les débats et les programmes des candidats à l'élection présidentielle deviennent de plus en plus précis et on commence notamment à entendre et à lire des propositions concernant les prisons. On y parle notamment de la nécessité d'améliorer les moyens des services d'insertion et de probation pour lutter contre la récidive. A quoi servent donc ces SPIP ? Quel rôle ont-ils dans les établissements pénitentiaires ? Quels sont les enjeux de leur développement ? Lire pour en sortir travaille depuis deux ans avec de nombreux acteurs pour la mise en place du programme de lecture et des activités culturelles en détention : directions des établissements pénitentiaires, unités d’enseignement, visiteurs de prison bénévoles, délégations départementales prison-justice du Secours Catholique, et bien sûr SPIP. C’est en effet à ces derniers que revient notamment la tâche de l'accompagnement à l’accès à la culture, souvent avec l'aide d'un coordinateur culturel au sein du Service.

A quoi sert un service d’insertion et de probation (SPIP) dans les prisons ?

Depuis 1999 (date d'une réforme du code de procédure pénale) les services d’insertion et de probation (SPIP) sont là pour accompagner les personnes détenues dans leur parcours d’exécution des peines, en milieu fermé comme en milieu ouvert. Ils remplacent, pour plus d'efficacité, les Comités de Probation et d’Assistance aux Libérés et les Services Socio-Éducatifs des établissements pénitentiaires qui occasionnaient une rupture entre la prise en charge en dehors de la prison et en détention. Services déconcentrés de l’administration pénitentiaire dans les départements, les SPIP ont un rôle central en matière de prévention de la récidive et de réinsertion.

Missions du Service d'insertion et de probation

Le SPIP a pour mission principale la prévention de la récidive. Ses attributions se déclinent ainsi en trois axes : l'évaluation, le suivi et le contrôle des personnes, l'aide à la décision judiciaire dans un souci d'individualisation et l'insertion des personnes placées sous main de justice (personnes incarcérées et personnes soumises à un contrôle judiciaire). Les conseillers d'insertion et de probation (CPIP) travaillent ainsi avec les personnes détenues sur le passage à l'acte et le sens de la peine et sur l'autonomie et la responsabilisation. Ils aident d'autre part à la prise de décision judiciaire en matière de parcours ou d'aménagement de peine en réalisant des enquêtes relatives à la situation matérielle, familiale et sociale dans le cadre de l'exécution de la peine. Le SPIP facilite enfin l'accès aux dispositifs de formation, de réinsertion professionnelle et de toute activité sportive ou culturelle afin de limiter les effets désocialisants de la détention et de préparer la sortie. Les conseillers d'insertion et de probation essaient également de contribuer au maintien des liens familiaux.

Quels partenaires pour le SPIP ?

Acteur départemental le SPIP favorise une meilleure prise en compte des personnes sous main de justice (PPSMJ) et est intégré par les partenaire publics dans les politiques publiques (ville, accès au logement, travail, formation professionnelle, actions culturelles, éducation et santé). Les Service d'insertion et de probation s'appuie de plus sur un réseau de partenaires associatifs comme Lire pour en Sortir afin de donner aux personnes dont il a la charge toutes les opportunités d'insertion, en les orientant notamment vers les dispositifs de droit commun existants.

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