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Conseils pour aider les personnes SDF : le guide "Simple Comme Bonjour"

Conseils pour aider les personnes SDF : le guide "Simple Comme Bonjour"

LA FONDATION D’ENTREPRISE FDJ SOUTIENT LE TOUR DES VOYAGEURS DU NUMÉRIQUE

LA FONDATION D’ENTREPRISE FDJ SOUTIENT LE TOUR DES VOYAGEURS DU NUMÉRIQUE

[solidarité] Appel à projets 2018 de la Fondation Caisse d'Epargne Loire-Centre

[solidarité] Appel à projets 2018 de la Fondation Caisse d'Epargne Loire-Centre

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

Journée de mobilisation solidaire des collaborateurs Nexity

Journée de mobilisation solidaire des collaborateurs Nexity

En 2017, Nexity a décidé de renforcer son engagement sociétal en créant sa fondation, très axée sur l’engagement des collaborateurs. Pour la seconde fois depuis son lancement, elle a réuni ses salariés pour une journée solidaire au cours de laquelle des centaines de salariés du groupe ont consacré leur temps à 29 associations partenaires de la fondation comme le Samu Social, La Cravate Solidaire ou encore Habitat & Humanisme.

 

 

 

 

Une journée de mécénat de compétences pour soutenir les acteurs associatifs

 

Le 28 juin dernier, ils étaient 500 à relever le défi lancé par leur entreprise qui leur offrait une journée dédiée à l’engagement. Partout dans l’Hexagone, des collaborateurs de Nexity sont allés prêter main forte à des associations partenaires de la fondation du groupe, parmi lesquelles Habitat & Humanisme, La Cravate Solidaire, le Samu Social de Paris, les Banques Alimentaires, Bibliothèques Sans Frontières, les Compagnons Bâtisseurs, Emmaüs, ou encore les Jardins de Cocagne. Au total, 28 villes étaient mobilisées. Les salariés ont mené des actions pour des projets œuvrant pour l’insertion par le logement, la formation professionnelle ou l’emploi, les trois axes d’intervention de la fondation Nexity.

 

L’engagement des collaborateurs, une priorité pour la Fondation Nexity

 

La Fondation Nexity, créée l’an dernier dans le but de prolonger l’action sociétale du groupe immobilier, s’est fixée pour objectif de devenir un acteur impliqué dans la construction du dialogue sur les territoires. Pour ce faire, elle compte sur l’engagement des collaborateurs, qu’elle mobilise en leur permettant notamment de soumettre eux-mêmes des projets à la fondation, en plus d’offrir du mécénat de compétences. “L’implication des collaborateurs de Nexity est clef dans la réussite de la mission de la Fondation Nexity, a expliqué Hervé Denize, président de la fondation, dans le cadre de cette journée solidaire. Ils sont au cœur de notre démarche, nous œuvrons tous ensemble pour faire de la ville de demain, une ville plus inclusive.”

Le Crédit Agricole mobilise 1 500 collaborateurs pour sa semaine solidaire

Le Crédit Agricole mobilise 1 500 collaborateurs pour sa semaine solidaire

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à proposer à leurs salariés des temps d’engagement et de mobilisation sous formes de journées (ou semaines) solidaires. Du 11 au 15 juin derniers, pas moins de 1 629 collaborateurs du Crédit Agricole se sont réunis dans dix pays pour donner du temps à des associations partenaires du groupe. Un investissement qui a payé, puisque les bénéficiaires se sont partagés près de 115 000 euros, et 75 000 kilos de dons matériels.

 

Des collectes financières et matérielles orchestrées par les collaborateurs

 

Initiées en 2012, les Journées Solidaires du Crédit Agricole rencontrent un “succès croissant” auprès des collaborateurs du groupe, et ce dans le monde entier. Cette année, dix pays se sont mobilisés sur trois continents différents. Au total, 28 associations ont été soutenues à travers divers modules d’engagement (collectes solidaires, marathon pro bono,animations sportives). Parmi elles, le Samu Social de Paris, l’École de la 2eme chance, Action Contre la Faim ou encore La Cravate Solidaire, Rejoué et Mobil’douche. Au total, l’action des collaborateurs du Crédit Agricole a permis de récolter près de 115 000 euros, et 75 000 kilos de dons matériels. Un boom considérable par rapport à 2017, puisqu’à titre d’exemple Recyclivre a reçu 583 kilos de livres, contre 82 en 2017. Même constat chez La Cravate Solidaire, qui repart avec près d’une tonne de vêtements, contre à peine 160 kilos l’an dernier.

 

Sensibiliser en interne et développer l’engagement

 

Cette année, c’est la thématique de la précarité qui était à l’honneur durant les Journées Solidaires. Un choix qui fait écho avec la Journée inter-associative organisée sur le même thème au mois d’avril, et une manière de plus pour le Crédit Agricole de cimenter l’engagement de ses collaborateurs. Tout au long de l’année, ces derniers ont en effet la possibilité de s’impliquer pour des causes sociétales à travers “CA Solidaires”, un programme d’engagement bénévole à la carte. Y sont proposés pour les salariés des actions correspondant à leurs envies et disponibilités comme du tutorat, des missions collectives ou des marathons pro bono. Les plus motivés ont également la possibilité de s’impliquer plus durablement lors de Congés Solidaires© ou grâce aux “Coups de pouce Solidaires”, qui récompensent les projets associatifs portés par les collaborateurs.

 

 

L’engagement de PepsiCo France au profit des épiceries solidaires ANDES

L’engagement de PepsiCo France au profit des épiceries solidaires ANDES

PepsiCo France est partenaire de l’Association Nationale de Développement des Épiceries Solidaires (ANDES) dans le cadre de la stratégie d’engagement du groupe, #PerformanceWithPurpose. Le partenariat comprend une journée solidaire, l’arrondi sur salaire, des opérations de terrain avec des magasins et des produits-partage. Depuis début juillet et jusqu’en octobre, les clients des enseignes du Groupe Casino (Monoprix, Casino Supermarchés, Géant Casino, Franprix, SPAR) peuvent acheter un produit-partage appartenant au groupe PepsiCo au profit de l’association.


 

La ligne d’engagement du groupe semble très liée à la personnalité de sa dirigeante. Indra Nooyi est atypique ; elle est indienne, immigrée aux Etats-Unis, dans le top 3 des femmes les plus influentes du monde et dirige depuis 14 ans l’un des plus gros groupes mondiaux. “Dès 2006, Indra Nooyi a pris l'engagement de développer le programme #PerfomanceWithPurpose. Avec ce programme, PepsiCo veut générer un impact positif sur ses consommateurs, ses employés et son environnement, et nous sommes convaincus que cela sera profitable à l’équation économique globale ”, explique Thomas Decroix, directeur commercial de PepsiCo France. Le programme se décompose en plusieurs volets : products (optimisation nutritionnelle du portefeuille), planet (énergie, emballages, recyclage, travaux sur de l’économie circulaire), et people (bien-être au travail, parité, work-life balance).


 

Depuis 2013, PepsiCo France est partenaire de ANDES. Un partenariat qui trouve sa genèse à Colombes, où se situe le siège du groupe, à l'occasion d’un premier contact avec l’épicerie solidaire locale. Depuis, le partenariat monte en puissance : “ On les accompagne tout au long de leur parcours, avec les produits-partage, mais aussi en leur venant en aide en mécénat de compétences sur leurs problématiques économiques, en travaillant sur l’approvisionnement, par exemple.” La journée solidaire du groupe, Purpose Day, est également au profit de l’association. En septembre, plus de 500  personnes ont participé : en plus des collaborateurs, les salariés des entreprises voisines sont venus.


 

Le directeur commercial explique que pour les commerciaux de terrain (dont la moyenne d’âge ne dépasse pas trente ans), ce partenariat est important et qu’ils s’y impliquent beaucoup, notamment pour développer des liens entre les supermarchés locaux et les épiceries Andes. Selon Thomas Decroix, l’ancrage territorial – en phase avec celui de PepsiCo – des 350 épiceries est l’un des facteurs de réussite de cette collaboration. Par ailleurs, le groupe pratique l’arrondi (avec MicroDon) sur salaire. Les 650 collaborateurs ont choisi trois associations : ANDES, l’Institut Curie et l'École à l’hôpital. Sur la question du don de produits, PepsiCo travaille également avec les Banques Alimentaires ou Revivre.


 

Depuis le 6 juillet, les produits-partage (marques Tropicana, Alvalle, ou Quaker) sont disponibles dans les enseignes du Groupe Casino (Monoprix, Casino Supermarchés, Géant Casino, Franprix, SPAR). Pour deux produits achetés, un troisième est offert par Pepsico. L’opération bénéficie de tractage de prospectus et de relais de communication en magasin. Bilan : 100 000 litres de Tropicana offerts. Les volumes de vente augmentent chaque année. Il est important pour les épiceries solidaires d’avoir des produits de marques à mettre à disposition aux bénéficiaires, plutôt que des sous-marques ou des produits dégriffés.


 


 

[FUSAC] [AAP] La LNR lance son fonds de dotation, “Transformons l’essai”

[FUSAC] [AAP] La LNR lance son fonds de dotation, “Transformons l’essai”

La Ligue National de Rugby (LNR) a désormais son fonds de dotation. Baptisé “Transformons l’essai”, il a pour vocation de soutenir les projets solidaires des acteurs du rugby. Deux appels à projets ont déjà été annoncés par le fonds : l’un pour soutenir l’entrepreneuriat social en collaboration avec Ashoka; et l’autre pour soutenir le monde associatif du secteur en partenariat avec Ulule.

 

Une nouvelle étape dans la stratégie RSE de la ligue

 

La Ligue Nationale de Rugby grimpe un échelon plus haut dans l’engagement sociétal. Afin de renforcer sa stratégie RSE, elle a annoncé la création d’un fonds de dotation, “Transformons l’essai”, qui soutiendra des projets “créateurs de lien dans la société”. “La famille du rugby porte un formidable potentiel de solidarité. On le constate dans la vie des clubs et sur les territoires à travers une multitude d’initiatives qui expriment les valeurs d’engagement, de collectif et de cœur de notre sport, explique René Fontès, vice-Président de la LNR en charge de la RSE. Le fonds ‘Transformons l’essai’ va donner un coup de pouce à ces projets.” Ce dernier précise par ailleurs que l’initiative “est amenée à grandir” en mobilisant l’ensemble des acteurs de la sphère du rugby, des clubs professionnels en passant par les associations ou encore les partenaires.

 

Deux appels à projets avec Ashoka et Ulule pour lancer les festivités

 

Deux appels à projets ont d’ores et déjà été annoncés pour l’année 2018. Le premier soutiendra et accompagnera via un programme d’incubation d’un an en collaboration avec Ashoka un entrepreneur social “issu du monde du rugby”. La seconde démarche de “Transformons l’essai” invite les clubs, joueurs ou supporters à présenter leur projet solidaire œuvrant pour le lien social. Six d’entre eux seront sélectionnés et bénéficieront d’une vitrine sur la plateforme de financement participatif Ulule, ainsi qu’un soutien financier sur une logique d’abondement, à hauteur d’un euro versé par euro collecté. Les candidats ont jusqu’au 2 septembre 2018 pour postuler. Le nom des lauréats sera dévoilé le 11 septembre.

 

[#STREET] La rue intelligente qui produit de l'électricité grâce aux passants

[#STREET] La rue intelligente qui produit de l'électricité grâce aux passants

Welcome to the Future ! Bird Street, rue londonienne bordée par l'une des plus grandes artères commerçantes de la capitale britannique, se métamorphose en faubourg de l'innovation pour la transition énergétique. La rue expérimentale, autosuffisante, produit de l'électricité, enregistre les flux piétonniers et nettoie l'air pollué. Conçue par la New West End Company, l'objectif est de faire de créer un réel espace d'exposition consacré aux solutions écologiques qui équiperont les villes de demain.


 

La rue autosuffisante qui veille sur la qualité de son air


 

On ne reconnaît plus la petite rue jadis monotone qui borde Oxford Street. Transformée par la compagnie des transports publics londoniens et la New West End Company, Bird Street est devenue un véritable espace d'exposition pour l'innovation écologique.

 

Des pop-up stores en bois jalonnent désormais la rue pour accueillir des magasins éphémères. Leur particularité ? La peinture utilisée pour leurs revêtements est capable d'absorber le dioxyde de carbonne, d'aspirer les bactéries et de repousser la poussière. Au bout de la rue, un banc intelligent a été installé pour filtrer la pollution de l'air environnant.  


 

Quand les piétons transforment leurs pas en énergie


 

L'innovation la plus remarquable hébergée sur Bird Street est sans doute le parcours de dalles installé par la société Pavegen. Grâce à son revêtement piézoélectrique, les pas des promeneurs sont convertis en énergie en fonction de leur poids et de leur vitesse de marche. L'électricité est stockée dans des batteries situées à proximité avant d'être employée pour alimenter l'éclairage public de la rue ou encore un système de sonorisation diffusant le chant des oiseaux.

 

Grâce à un système d'émetteurs Bluetooth, les passants peuvent connaître sur leurs smartphones la quantité d'énergie qu'ils ont produite et même se voir récompensés par des bons de réduction à valoir dans les enseignes voisines.


 

[EN IMAGE] Campagne choc contre les violences conjugales pendant les matchs

[EN IMAGE] Campagne choc contre les violences conjugales pendant les matchs

Aux grands maux les grands remèdes. Les soirs de matchs en Angleterre, les violences conjugales augmentent de 38 % en cas de défaite de l’équipe nationale. Le National Centre for Domestic Violence (NCDV) est donc monté au créneau avec une campagne de sensibilisation multi-canaux destinée à sensibiliser le grand public durant la Coupe du monde de football.  

Augmentation des violences conjugales durant les matchs de football

 

“Femme battue rime avec Coupe du Monde”, chantait Doc Gynéco sur son premier album en 1996. Plus de vingt ans plus tard, force est de constater que la situation est toujours aussi alarmante, puisque selon une étude publiée en 2013 dans le Journal of Research in Crime and Delinquency et reposant sur trois récentes Coupes du monde, le risque de violences augmente de 26 % en cas de match nul ou de victoire, et grimpe jusqu’à 38 % en cas de défaite chez nos voisins anglais.

 

Une campagne de sensibilisation choc et multi-canaux

 

Le NCVD a ainsi lancé durant la compétition internationale qui s’est achevée dimanche dernier sa campagne de sensibilisation à destination du grand public. Baptisée “The Not-So-Beautiful-Game” (Le match pas si beau) et réalisée par l’agence J.W Thompson London, elle détourne sur plusieurs clichés les drapeaux de différentes nations en gros plans de femmes ensanglantées. “Si l’Angleterre est battue, tu le seras aussi”, peut-on par exemple lire en légende. Les visuels ont été diffusés sur les réseaux sociaux durant les matchs et déclinés sur des panneaux publicitaires ainsi que dans la presse papier.

Le "délit de solidarité" censuré par le Conseil constitutionnel

Le "délit de solidarité" censuré par le Conseil constitutionnel

Alors que la France vibre toujours à l’unisson pour ses Bleus, les associations de défense de droits de l’homme ont savouré une victoire d’un autre ordre le 6 juillet dernier : les Sages du Conseil constitutionnel ont finalement plié face à l’un de leurs combats majeurs. Le “délit de solidarité”, au cœur des débats depuis plusieurs années, a finalement été abrogé au nom de la fraternité, reconnu comme principe constitutionnel. Un véritable espoir pour les ONG et les militants qui dénonçaient l’opacité du texte de l’article L. 622-4 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Cesada), permettant de sanctionner les citoyens solidaires au même titre que les passeurs. Des exemptions pénales élargies viendront simplifier l’aide au séjour et à la circulation des étrangers dans la mesure où elle reste offerte “dans un but humanitaire” et “sans contrepartie directe ou indirecte”.

 

Une notion floue décriée par les associations et les militants

 

Martine Landry, militante au sein d’Amnesty International, peut souffler : jugée pour des faits remontant au 28 juillet 2017, elle vient d’être relaxée par le tribunal correctionnel de Nice par défaut de “preuve de la matérialité du franchissement de la frontière”. Comme elle, ils sont plusieurs en France ces derniers mois à avoir été poursuivis pour “délit de solidarité” après avoir aidé des migrants aux abords de la frontière franco-italienne. En revanche, l’agriculteur Cédric Herrou, devenu figure de proue de l’aide aux migrants, et l’universitaire Pierre-Alain Mannoni n’ont pas eu sa chance : en aidant des migrants à traverser par la vallée de la Roya, ils ont écopé respectivement de quatre et deux mois de prison avec sursis… En cause, les textes des articles L622-1 et L622-4 du Cesada, qui prévoient des peines de cinq ans d’emprisonnement et une amende de 30 000 euros en cas d’aide “à l'entrée, à la circulation et [au] séjour irrégulier d’un étranger en France”. Ce que leur reprochent les militants ? Les exemptions – n’avoir reçu aucune contrepartie directe ou indirecte de la part de l’aidé et avoir uniquement fourni “des conseils juridiques, des prestations de restauration, d’hébergement ou des soins médicaux dans le but d’assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger” – ne concernent que l'aide au séjour, et non l’entrée et la circulation. Second problème, le flou sémantique autour des notions de dignité et de contreparties, devenues la bête noire des associations de défense des réfugiés. L’an dernier, les juges ont ainsi estimé que la contrepartie de l’action de Cédric Herrou résidait dans… son militantisme.

 

Fin du délit de solidarité, quid des prochains mois

 

La décision du Conseil constitutionnel devrait donc enfin apaiser les tensions entre le gouvernement et les citoyens engagés près des frontières, dont l'action militante ne faiblit pas malgré les condamnations. “Il découle [de ce] principe la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national”, ont statué les Sages, rappelant que “l’aide apportée à l’étranger pour sa circulation n’a pas nécessairement pour conséquence, à la différence de celle apportée à son entrée, de faire naître une situation illicite”. Le “délit de solidarité” a donc été aboli, au nom du “principe de fraternité” de l’article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen. Pour faire simple, l’entrée illégale reste un délit, mais l’immunité concerne désormais tous les actes d’aide “purement humanitaire”. L’abrogation des dispositions contestées a été reportée au 1er décembre 2018. D’ici là, la frontière franco-italienne devrait toujours être le théâtre des oppositions autour de la politique migratoire. Quatre militants associatifs ont été mis hier en garde à vue pour “aide à l’entrée d’étrangers” à Briançon, donnant lieu à un rassemblement spontanée des associations. Ces dernières ont dénoncé “le maintien d’un délit de solidarité”, ainsi que le rapporte Le Monde.

Solidarité internationale et témoignages : quelles émissions suivre cet été ?

Solidarité internationale et témoignages : quelles émissions suivre cet été ?

L'été s'annonce et chacun revêt son bermuda et ses lunettes de soleil. L'occasion est plus que jamais au voyage et au partage, et Carenews a sélectionné pour vous trois programmes documentaires responsables. Nous vous proposons d'embarquer avec nous en Grèce, au Liban, en Iran et en France pour faire la connaissance d'hommes et de femmes engagés ou en exil.


 

Les Ondes de l'exil : la série de l'été RFI qui donne la parole aux migrants


 

Si l'on entend souvent parler de "migrants" ou de "camps", les exilés n'ont généralement pas la parole à propos d'un sujet qui les concerne en premier lieu. Radio France Internationale a installé des studios radiophoniques dans les camps et centres d'accueil en France, en Grèce et au Liban pour donner la parole au migrants. Journalistes et témoins, ils ont créé leurs propres émissions avec les thématiques et les musiques de leur choix. Micro en main, ils témoignent de leurs expériences, de leurs passions et de leur avenir. L'émission sera diffusée tous les samedi, à 14h10, du 7 juillet au 1e septembre 2018.


 

Selfiraniennes : quand les jeunes iraniennes se racontent et se confient


 

La web-série documentaire, coproduite par FRTV Nouvelles écritures et InFocus, nous plonge dans l'intimité de jeunes iraniennes âgées de 20 à 30 ans. Smartphone collé sur le miroir de leur chambre, elles se confient en mode selfie pour raconter leur point de vue et leur vécu, échanger sur leurs histoires d'amour, leurs rêves et leur conception de la liberté. L'émission, diffusée en épisode de cinq à sept minutes, est déjà visible en ligne.


 

Humains comme nous : le nouveau film de l'UNICEF pour battre en brèche les discours qui déshumanisent les exilés



Depuis le 11 juillet 2018, l'UNICEF France diffuse un film qui met en lumière le témoignage d'Alexandra et de ses deux fils, qui racontent comment ils ont décidé d'héberger une famille afghane tout juste arrivée à Paris et à la rue. Une aventure au quotidien partagée par sept personnes durant six mois, tandis que l'hébergement d'urgence ne devait durer qu'une seule nuit. Ce film s'inscrit dans la campagne internationale de l'UNICEF "Children Uprooted", sur les enfants réfugiés et migrants. Il est visible en ligne, ici.

 

 

Changeons les regards portés sur le monde de la rue avec La Cloche

Changeons les regards portés sur le monde de la rue avec La Cloche

Créé il y a deux ans, le Carillon est un réseau de solidarité local entre les habitants et les personnes sans-abri. Le projet, qui affiche la vocation de lutter contre l’isolement et de rendre aux publics exclus la dignité offerte par le lien social, est porté par l’association la Cloche, fourmilière de projets solidaires contre l'isolement social et pour la réhabilitation des grands exclus. À l’heure estivale, Carenews dresse le portrait de l’association qui sera présente à Rock en Seine pour changer notre regard sur le monde de la rue.

 

Donner aux publics exclus l’opportunité d’être les nouveaux acteurs de la solidarité

 

 

L'association La Cloche a pour ambition de co-construire une société plus inclusive, en offrant aux “exclus” la juste place de partie prenante dans cette initiative. Elle lance en décembre 2015 le réseau solidaire le Carillon, présent aujourd'hui dans sept grandes villes françaises (Paris, Nantes, Lille, Lyon, Bordeaux, Marseille ou Strasbourg). L’initiative qui vise le faire ensemble au niveau local, entre voisins avec ou sans domicile, labellise également les commerçants offrant une série de services simples et utiles tel que recharger son téléphone portable, accéder aux toilettes ou faire réchauffer un repas. Ils mettent aussi à disposition des produits “en attente” que les riverains du quartier peuvent prépayer, sur le principe du café suspendu. Les personnes sans-domicile sont aussi acteurs de ce réseau, puisqu’ils ont la possibilité de devenir ambassadeurs bénévoles et d’animer des ateliers de sensibilisation auprès des écoles et des entreprises.

 

La Cloche compte aussi d’autres projets pour l’inclusion : Les Clochettes vise à inclure les personnes sans-abri dans les initiatives urbaines qui embellissent la ville, tandis que la Cloche à biscuits emploie des personnes sans domicile dans le cadre du dispositif Premières Heures. L’association compte également une chorale, une gazette, et anime des soupes impopulaires. Carenews a interrogé Laura Gruarin, responsable de sensibilisation, dans le cadre de son partenariat média avec Rock en Seine.


 

Quelles sont les dernières actualités de l'association La Cloche ?


 

Cet été, le Carillon élargit son réseau parisien, et nous inaugurons notre antenne dans le 15e arrondissement au travers d'une grande kermesse avec de nombreuses animations et un buffet partagé. Nous préparons aussi notre chaîne de radio : nous formons en ce moment les bénévoles qui animeront l'antenne au travers d'une radio-box mobile qui va se déplacer dans la rue et dans les centres d'hébergement pour donner la voix à tout le monde ! Une série de podcasts est à venir en partenariat avec le Ground Control.


 

Quels sont vos souhaits pour la rentrée 2018 ?

 

 

Nous espérons une mobilisation plus importante des personnes dans leur quotidien, et qu'on parle un petit peu plus des personnes sans domicile. On espère surtout qu'elles ne seront pas oubliées durant cet été. Il est important de savoir que le mois de juillet fait partie des mois les plus meurtriers de l'année. En période estivale, beaucoup de structures associatives ferment, les personnes sont moins généreuses et les bénévoles partent en vacances. Il y a plus de personnes à la rue qu'en hiver, car elles ne sont plus mises à l'abri par les dispositifs “Grand froid”.


 

La Cloche fait partie des partenaires associatifs choisis par Rock en Seine pour être mis en lumière au fil du festival. Quels sont vos projets d'animation pour cet événement ?


 

Durant les trois jours du festival, notre association animera un stand qui sera tenu par nos différents coordinateurs ainsi qu'une équipe de bénévoles avec et sans domicile. Nous proposerons des jeux comme “Chamboule tous les clichés” ou “JPP des clichés”, ainsi que plein d'autres surprises pour changer de regard et savoir comment agir. L'objectif de notre présence à Rock en Seine est de donner des pistes concrètes pour que chacun puisse s'engager localement et individuellement, notamment avec le Carillon ou l'un de nos autres projets.


 

Ecogine, le moteur de recherche associatif

Ecogine, le moteur de recherche associatif

Vous connaissez certainement Ecosia, voici Ecogine. Ce moteur de recherche, contraction de “Ecological search Engine”, vous permet en surfant sur le web de financer des projets d’associations environnementales choisies par les internautes. Éthique et écologique, Ecogine fonctionne pourtant comme un moteur de recherche classique, puisque les résultats sont fournis par Google. Il s’est également engagé à suivre une charte écologique et travaille avec une association périgourdine de sensibilisation à la protection de la planète.

 

Google soutient le projet

Pour les utilisateurs, le fonctionnement reste le même qu’avec un moteur de recherche classique. Les résultats sont fournis par Google France, qui s’est engagé à reverser de l’argent à Ecogine.org, fondée en 2008 par trois étudiants de Polytech Nantes. Les fonds collectés sont ensuite redistribués à des associations de protection de l’environnement élues par les internautes. En 2017, la structure a soutenu 11 associations, dont Asso Protection des Animaux Sauvages (1 200 euros), le Centre de soins pour les oiseaux sauvages du Tarn (1 000 euros), et Kokopelli (800 euros).

 

Un moteur de recherche écologique

Ecogine veille également à limiter son impact sur l’environnement, en compensant les gazs à effet de serre (GES) émis lors des recherches internet. Environ 10 % des recettes sont reversées au programme de compensation volontaire Pur Projet, qui permet de cofinancer des projets de développement durable en France ainsi que dans les pays du Sud. L’hébergeur d’Ecogine, Infomaniak, remplit par ailleurs une charte écologique de 17 engagements (compensation des émissions de CO2, recours à l’énergie électrique d’origine renouvelable…) consultable en ligne. Enfin, une partie de la gestion du site a été confiée à l’association d’éducation à l’environnement Pour les Enfants du Pays de Beleyme.

L'information en direct des associations et des mécènes