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[#STREET] Le banc Refuge, le projet lauréat de Tango&Scan

[#STREET] Le banc Refuge, le projet lauréat de Tango&Scan

De l’éventuel danger de la suppression de l’ISF

De l’éventuel danger de la suppression de l’ISF

[Tribune] l’ESS un perturbateur endocrinien pour l’intérêt général ?

[Tribune] l’ESS un perturbateur endocrinien pour l’intérêt général ?

Solidarité : Handicap International se mobilise pour déminer le Laos

Solidarité : Handicap International se mobilise pour déminer le Laos

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

L’artiste Ai Weiwei dénonce le drame de la crise des migrants

L’artiste Ai Weiwei dénonce le drame de la crise des migrants

Cela fait maintenant des années que l’on entend parler de la crise des réfugiés sans vraiment réussir à prendre conscience de la situation. L’artiste chinois Ai weiwei tente néanmoins de sensibiliser le grand public à la cause des réfugiés à travers son art. Une nouvelle œuvre est maintenant exposée à Prague.

Ai Weiwei et ses œuvres

 

L’artiste originaire de Chine Ai Weiwei est né en 1957 à Pékin. Connu dans le monde de l’art pour être indépendant et anti-conformiste, il s’est depuis quelques années particulièrement intéressé à la cause des réfugiés. Il avait déjà exprimé plusieurs fois son indignation face à leurs conditions. En 2016, il avait accroché 14 000 gilets de sauvetage à un monument berlinois leur rendre hommage. Cette année- là, il s’était également photographié sur la plage de Lesbos dans la même position qu’Alan, le petit Syrien de 3 ans qui avait trouvé la mort en tentant de fuir son pays.

 

Sa nouvelle œuvre intitulée « La loi du voyage » est exposée dans la galerie nationale de Prague. Une installation de plus de 70 mètres de long représente un canot flottant dans le vide. À son bord, plus de 250 réfugiés réalisés en plastique. Autour du bateau, des réfugiés a priori à l’eau entouré d’une simple bouée font signe aux spectateurs. En face du canot, Ai Weiwei a représenté un globe de cristal posé sur une montagne de gilets de sauvetages abîmés. Une allusion directe à la dangereuse traversée de la Méditerrannée, que tentent beaucoup de réfugiés pour fuir la guerre qui fait rage dans leurs pays.

 

Plus qu’une crise de réfugiés, une crise humanitaire

 

La France est directement concernée par la situation des réfugiés, puisqu’elle est le troisième pays européen le plus demandé par les demandeurs d’asile avec plus de 80 000 demandes de protection. En 2016, les Syriens, Soudanais et Afghans étaient les principales nationalités qui demandaient à bénéficier de la protection de la France. Le Gouvernement français s’était alors engagé à accueillir plus de 30 500 réfugiés d’ici la fin 2017. Un pari qui sera difficile à tenir, puisqu’en septembre dernier, le journal Le Monde n’avait compté que 10 000 réfugiés accueillis soit 1,51 réfugié pour 10 000 habitants. Un chiffre d’autant plus dérisoire quand on le compare à celui de l’Allemagne (74 réfugiés pour 10 000 habitants) ou encore de la Turquie (360 pour 10 000 habitants).

 

[L’INSTANT ESS] Économie sociale et solidaire et culture

[L’INSTANT ESS] Économie sociale et solidaire et culture

L'ESS (économie sociale et solidaire) tend à dépasser l'enrichissement personnel pour mettre les activités économiques au service de la société et du citoyen. C'est un secteur porteur, qui se construit en lien avec l'intérêt général. Tous les mois, l'association Le Labo de l'ESS livre pour carenews.com un focus. Ce mois-ci, le Labo se penche sur la culture. La culture participe de la démocratie ; l'ONU garantit d'ailleurs le "droit de participer à la vie culturelle". Cette participation peut prendre le visage de comités de coconstruction ou de cocréation. Ce sujet fondamental doit être pensé et porté par le secteur, surtout dans un contexte de transition culturelle.

Droits culturels

Être acteur de la vie culturelle et sociale de la cité. Voir ses connaissances et ses capacités de création culturelle reconnues. Avoir accès aux patrimoines et pouvoir construire son identité culturelle grâce à eux. Mais aussi participer à la construction de programmes artistiques, collaborer en tant que citoyen à des expositions, spectacles, ateliers… Ces enjeux et les pratiques qu’ils créent favorisent la démocratie, à travers la gouvernance partagée et la co-construction, valeurs fondamentales de l’économie sociale et solidaire. Ils s’articulent autour de la notion de droits culturels.

Les droits culturels sont des droits fondamentaux au même titre que l’ensemble des droits de l’homme : ils garantissent le « droit de chacun de participer à la vie culturelle », selon un texte de l’ONU. Ils sont inscrits dans la législation française depuis la loi NOTRe, qui se réfère à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO.

 

Culture et participation

Il faut ici comprendre le mot « culture » au sens large : il s’agit de l’ensemble des manifestations d’un groupe d’individus, depuis sa façon de cuisiner ou de faire du sport jusqu’à sa littérature ou ses arts plastiques. Cet ensemble est en perpétuelle mutation : créations, adaptations, innovations… C’est une culture vivante et que les citoyens font vivre.

Car participer à la vie culturelle, c’est par exemple construire l’offre d’un centre culturel, dans un comité qui comprend citoyens, élus et techniciens, comme chez Grain de Sel. C’est aussi co-créer une œuvre, chaque citoyen étant invité à prendre des photos de son quotidien pour les faire vivre dans une mise en espace projetée sur des bâtiments, comme au château de Goutelas.

 

Inclusion et respect

Les droits culturels construisent une société inclusive. La dimension de respect et de défense des droits des personnes dans ce processus démocratique est ce qui peut garantir la volonté farouche de la culture d’être un rempart contre le repli sur soi. « À la montée des extrêmes, aux risques de radicalisation, répondons par la culture qui invite à la compréhension de l’autre, à une rencontre tolérante avec d’autres imaginaires », selon les mots de Hugues Sibille dans son texte « Et la culture, bordel ! »

Les enjeux des droits culturels et pratiques qu’ils contribuent à changer sont fondamentaux pour les structures culturelles, dans un contexte de transition profonde du monde de la culture, en termes de techniques, de modes d’accès et de moyens de financement, comme l’explique Bernard Latarjet dans sa tribune « L’économie sociale et solidaire doit soutenir la transition culturelle ».

 

Le Focus du Labo : http://lelabo-ess.org/+culture-et-ess-les-droits-culturels+.html

Le Saviez-vous ? http://lelabo-ess.org/culture-et-ess-participer-a-la-vie-culturelle-un.html

Prélèvement à la source : que deviennent les réductions d’impôt sur les dons ?

Prélèvement à la source : que deviennent les réductions d’impôt sur les dons ?

Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu doit entrer en vigueur en janvier 2018. Les réductions d’impôt sur les dons seront-elles maintenues ? Le gouvernement lance une campagne d’information pour répondre aux interrogations des Français.

Une campagne d’information à l’échelle nationale

 

Que les Français donateurs se rassurent : le passage au prélèvement automatique de l’impôt sur le revenu n’entraînera pas la fin des réductions sur les dons effectués aux associations et fondations. Comme le précise le gouvernement, le prélèvement à la source implique uniquement un changement de mode de collecte, et les dons réalisés en année N seront toujours déductibles en année N+1. Afin d’informer l’ensemble des citoyens, le ministère de l’Économie et des Finances a lancé une campagne d’information nationale le 3 avril, dont la partie concernant les réductions fiscales pour dons a été réalisée en partenariat avec le syndicat professionnel France Générosités.

 

Les dons effectués en 2017 bien pris en compte

 

Concrètement, si vous avez effectué un don de 100 €, vous bénéficierez d’une réduction fiscale de 66 € (don à un organisme d’intérêt général ou reconnu d’utilité publique) ou de 75 € (organisme d’aide gratuite aux personnes en difficulté) l’année suivante. Les dons seront à mentionner sur votre déclaration de revenus, qui continuera de s’effectuer chaque année, avant que le fisc ne vous reverse le montant de la réduction à laquelle vous avez droit. Quid de 2017, année blanche ? Même si les revenus de 2017 ne seront jamais imposés (les revenus 2016 seront imposés en 2017, puis les revenus 2018 en 2018), les réductions resteront bien effectives pour les dons effectués cette année.

Une campagne de mécénat participatif pour restaurer la maison de Victor Hugo

Une campagne de mécénat participatif pour restaurer la maison de Victor Hugo

Une campagne de mécénat participatif vient d’être lancée par la Fondation du Patrimoine et Paris Musées, afin de restaurer la salle d’écriture, l’atelier et le salon rouge de la maison de Victor Hugo à Guernesey. L’objectif : récolter 100 000 euros.

Participez à la sauvegarde de " Hauteville House "

« Hauteville House », la maison de Victor Hugo à Guernesey, a besoin de mécènes ! Bien qu’elle fasse l’objet de travaux de maintenance réguliers, cette bâtisse exposée à l’air marin a besoin d’une restauration poussée, afin de redonner une nouvelle jeunesse à certaines de ses pièces et aux œuvres qui y sont abritées. Pour cela, la Fondation du Patrimoine et Paris Musées ont lancé une campagne de crowdfunding. En fonction du montant de leur participation, les donateurs recevront un diplôme, des invitations à une visite guidée de la Maison de Victor Hugo à Paris, ou encore l’ouvrage « Hauteville House - Victor Hugo décorateur » de Marie, Laura et Jean-Baptiste Hugo.

 

100 000 euros, pour la restauration de trois pièces fétiches

 

Les travaux de restauration de la demeure de Victor Hugo à Guernesey devraient s’étaler d’octobre 2017 à avril 2019. À travers leur opération de mécénat participatif, la Fondation du Patrimoine et Paris Musées espèrent collecter jusqu’à 100 000 euros. Dans le détail :

- pour 35 000 euros récoltés, le lieu d’écriture de Victor Hugo et son antichambre, très endommagés par les intempéries, seront restaurés ;

- pour 70 000 euros récoltés, les travaux seront étendus à l’atelier de l’écrivain et son jardin d’hiver ;

- pour 100 000 euros, le salon rouge, pièce de réception iconique de la demeure, retrouvera en plus tout son prestige.

[ENTRETIEN] D. Sève, directeur des engagements et fondation Nature & Découvertes

[ENTRETIEN] D. Sève, directeur des engagements et fondation Nature & Découvertes

Formé à l’ESC de Lille, David Sève n’a connu qu’un employeur en une vingtaine d’années. Mais chez Nature & Découvertes il a pu très vite élargir son champ d’action en s’impliquant dans l’engagement sociétal de l’entreprise en pleine expansion ces dernières années. 

Pouvez-vous tracer votre parcours professionnel ?

J’ai commencé ma vie professionnelle par une année de service civique pour la Tour du Valat dans le parc naturel de Camargue car je suis un passionné d’ornithologie. Je m’occupais du bagage des oiseux migrateurs. Puis je suis entré chez Nature & Découvertes en octobre 1995  comme directeur adjoint du magasin de Nice. Après un parcours dans plusieurs magasins il m’a été proposé de devenir responsable de la Fondation Nature & Découvertes en 1998. Elle était alors sous l’autorité de la direction de la communication. 

Puis fin 2011 je suis devenu responsable des engagements de Nature & Découvertes ce qui a ajouté toutes les activités de développement durable vers les clients à la direction de la Fondation. Je suis également au Comité de Direction de Nature & Découvertes.

 

Quelles sont les ambitions de la Fondation Nature & Découvertes ?

La fondation a été créée dès l’origine de l’entreprise, mais son action s’est accélérée à partir de 1994 quand Nature & Découvertes a commencé à faire des bénéfices puisque 10 % de ceux-ci lui sont consacrés. Sa finalité n’a pas changé. Elle a pour objectif la protection de la nature et la mise en place de projets pédagogiques de découverte de la nature. Depuis sa création 2 200 projets ont été financés pour un montant de dotation de 11 millions d’euros.  

La Fondation a grandi avec l’entreprise et financé des projets de plus en plus importants jusqu’en 2008. À l’époque le Comité de sélection composé d’experts externes se réunissait deux fois dans l’année pour accorder des financements compris entre 15 000 et 25 000 euros à chacun des projets.

Puis nous avons ressenti le besoin de nous concentrer sur des projets de moindre envergure financière en direction d’associations plus petites, mais engagées dans des actions plus concrètes. Nous pouvions leur apporter un « coup de main » avec des aides n’allant pas au-delà de 3 000 euros. Et cela a très bien fonctionné d’autant que nous avons intégré des gens de l’entreprise dans les comités de sélection qui ne se réunissent plus deux, mais quatre fois par an. 

À chaque appel à projets, nous recevons environ 150 dossiers dont une vingtaine sont proposés au comité de sélection. Afin d’asseoir davantage l’ancrage local, nous avons demandé aux équipes de parrainer les projets si bien qu’il y a un vrai engagement des salariés.

Nous avons également mis en place « l’arrondi en caisse » avec microDON. À travers cette opération les sommes données par les clients sont intégralement  reversées au projet choisi par l’équipe du magasin. Nous avons récolté 150 000 euros en 2015  et 200 000 euros en 2016. L’arrondi moyen étant de 19 centimes d’euros cela veut dire que plus de 2 millions de clients de Nature & Découvertes sont devenus donateurs, s’engageant ainsi dans des projets de protection ou découverte de la nature.

Depuis 2015 nous avons réinitié en complément un comité d’experts pour sélectionner des projets d’Éducation et de pédagogie active au contact de la nature dans le cadre scolaire avec des enseignants. Une vingtaine de projets (pour 350 000 euros) sont ainsi financés (Mouvement Sortir, Réseau École et Nature).

 

Comment l’engagement de Nature & Découvertes a-t-il évolué ?

Nous sommes passés d’une logique où l’on s’adressait uniquement à des experts à un modèle plus collaboratif (coup de main) dans lequel sont impliqués les salariés de l’entreprise, mais aussi des spécialistes extérieurs (parents, enseignants). C’est un modèle plus riche (l’arrondi en caisse renforce pour les clients le sentiment d’appartenance à une communauté). C’est un cercle vertueux dans lequel chacun participe au financement de projets d’intérêt général. Les salariés donnent aussi plus de sens à leur travail, les associations récoltent davantage d’argent. Par rapport au seul apport de la fondation en direct ce nouveau système plus collaboratif nous a permis de récolter 400 000 euros en plus en deux ans grâce aux clients. Si bien que notre dotation annuelle attend désormais 1 million d’euros. 

[#STREET] Le banc Refuge, le projet lauréat de Tango&Scan

[#STREET] Le banc Refuge, le projet lauréat de Tango&Scan

Lauréat 2016 du concours Tango&Scan qui favorise les innovations, le banc Refuge va bientôt faire son entrée en ville. Les deux hommes à l’origine de ce projet, Julien Hoffmann et Philippe Riehling, proposent de mettre en place des bancs qui servent aussi de niches aux insectes.

Le banc Refuge, un concept pour la biodiversité urbaine

 

Julien Hoffmann, naturaliste, et Philippe Riehling, designer industriel spécialisé en éco-conception, ont eu l’idée du banc Refuge il y a un peu plus d’un an. Les deux associés voulaient favoriser la biodiversité en milieu urbain. Le concept est simple. Des bancs en bois pour les piétons sont installés autour des arbres. En plus de remplacer les grilles d’arbre souvent peu esthétiques, les bancs pourront aussi servir de refuge aux insectes. Des niches étudiées spécialement pour l’hébergement d’insectes sont installées juste en dessous des bancs. De cette manière, les piétons pourront profiter de ces nouveaux mobiliers urbains qui manquent souvent en ville et les insectes pourront s’y installer et polliniser les alentours. « Chaque niche a été conçue pour accueillir un type d’insecte différent, grâce à sa forme, à son orientation géographique et aux matériaux qui la composent » a expliqué Julien Hoffmann. Des panneaux pédagogiques seront également installés afin de sensibiliser le public à l’importance de renforcer l’éco-système.

 

Partenariat avec La Fabrique Aviva et le concours Tango&Scan

 

Le projet a été lauréat 2016 du concours Tango&Scan qui vise à favoriser l’innovation. En récompense, Julien Hoffmann et Philippe Riehling se sont vu accorder une subvention de 17 500 euros pour mener à bien leur projet. L’idée a aussi attiré l’attention de La Fabrique Aviva qui souhaite faire avancer les projets utiles et innovants. Cette entreprise d’assurances a choisi d’aider au développement le projet du banc Refuge. C’est avec Aviva que les deux associés ont pu créer le prototype du banc Refuge. Aujourd’hui, le naturaliste, le designer en éco-conception et l’entreprise travaillent main dans la main pour déployer le projet. Les premiers bancs refuges devraient donc bientôt voir le jour dans la région de Strasbourg.

Le site Solutions d’Associations de La Fonda et du Mouvement Associatif

Le site Solutions d’Associations de La Fonda et du Mouvement Associatif

La Fonda et le Mouvement Associatif ont lancé leur site, Solutions d’Associations. Le site a été créé pour réunir les prises de paroles de associations ainsi que leurs idées.

Pour donner une voix au secteur associatif dans le cadre de la campagne présidentielle

Deux voix valent mieux qu’une. En l’occurrence, il s’agit des voix d’une soixantaine d’associations qui sont réunies sous la bannière du site « Solutions d’Association ». Lancé en mars 2017 par la Fonda et le Mouvement Associatif, le site a été créé dans le cadre des débats qui ponctuent cette campagne présidentielle. Il s’agit en fait d’une plateforme dédiée à l’interaction des idées de toutes les associations, collectifs ou fédérations qui souhaitent participer. Accès Culture, April, AFEV : elles sont déjà plus de 60 à avoir répondu à l’appel. À travers la création de ce site, les deux organisations rassemblent le secteur associatif pour pouvoir porter des idées et des projets qui passeront la barrière du monde politique pour avoir un vrai impact dans la vie de tous les jours.

 

Le secteur associatif, un atout pour demain

Dans la présentation du site, la Fonda et le secteur associatif rappellent que les associations en France sont plus que jamais conscientes des enjeux politiques, économiques, écologiques… Le secteur est cependant inquiet de l’écart qui se creuse entre les idées des politiciens et les besoins de la population. Pour la Fonda et le Mouvement Associatif, les associations sont les organisations à privilégier pour construire la société de demain : « Parce qu’elles font un travail exceptionnel et possèdent une vision experte et pragmatique des défis à relever. » Grâce à cette plateforme commune, le secteur pourra peut-être réussir à porter ses projets jusqu’aux portes de l’Élysée.

Solidarité : Handicap International se mobilise pour déminer le Laos

Solidarité : Handicap International se mobilise pour déminer le Laos

Handicap International lance une campagne de collecte de fonds en faveur du Laos. Baptisée « Pour une terre sans mines », elle a pour objectif de déminer 100 000 m2 dans un pays qui a été bombardé une fois toutes les 8 minutes pendant 9 ans lors de la guerre du Vietnam.


Récolter 50 000 euros pour sauver des vies

Pendant la guerre du Vietnam, les Américains ont envoyé près de 270 000 millions de bombes sur le sol laotien. Près d’un tiers de ces bombes enfouies dans le sol n’ont jamais explosé et ont déjà tué plus de 50 000 personnes depuis la fin du conflit, dont 20 000 enfants. Afin de mettre fin à cette injustice, l’association Handicap International lance la campagne de collecte de fonds « Pour une terre sans mines ». Elle espère récolter 50 000 € pour déminer une superficie de 100 000 m2 dans la province de Savannakhet, au sud du Laos, une région qui a été particulièrement bombardée. Ainsi, le déminage éliminerait un risque qui menace plus de 50 000 personnes dans 89 villages.

Le déminage, une mission délicate

Handicap International vous invite à réaliser un don en ligne, un don qui sera fiscalement déduit. Tous les fonds récoltés serviront à localiser les bombes dans la zone délimitée, à évacuer les populations locales et à déminer naturellement chaque mètre carré. La vie pourra ainsi reprendre normalement dans ces villages, les agriculteurs pourront cultiver la terre et les enfants prendre le chemin de l’école sereinement. Entre 2011 et 2015, le programme « Pour une terre sans mines » a permis le déminage de 6,9 millions de m2, un territoire dans lequel vivent 1,3 million de personnes.

De l’éventuel danger de la suppression de l’ISF

De l’éventuel danger de la suppression de l’ISF

En cette période électorale, des sujets divisent les candidats à la présidentielle ainsi que l’électorat. C’est le cas de la suppression de l’ISF (Impôt sur la Fortune). En effet, le dernier baromètre Apprentis d’Auteuil-Ipsos du Don ISF, publié le 4 avril 2017, révèle des chiffres inquiétants concernant le nombre de donateurs suite à la suppression de l’ISF.

L’ISF, créateur de dons

La suppression éventuelle de l’ISF agite le tissu associatif français dans la mesure où ce dernier, grâce à l’impôt, bénéficie d’un montant de dons conséquent. Cela s’explique par la mise en place en 2007 de la loi TEPA, qui permet aux donateurs d’avoir droit à une déduction fiscale pouvant aller jusqu’à 75 % dans la limite de 50 000 euros. On a d’ailleurs pu remarquer une hausse des dons entre l’année 2015 et l’année 2016. Mais la suppression de cette déduction, par celle de l’ISF, pourrait entraîner les donateurs à être moins généreux, voire à s’abstenir tout à fait.

Une crainte de la part des ONG

Une partie des sondés (305) par le baromètre déclare ne pas reconduire les dons effectués en 2016 si l’ISF est supprimé, alors que 17 % d’entre eux souhaite en faire de moins importants. La tension qui irrigue nos élections présidentielles, les divergences idéologiques (traduites par des mesures différentes) poussent les Français à être plus prudents, et 81 % des personnes assujetties à l’ISF comptant reconduire leurs dons préfère attendre la fin des élections présidentielles avant de les contracter. Seuls François Fillon et Emmanuel Macron (le limitant néanmoins à l’immobilier) affichent l’envie d’une telle suppression. Mais celle-ci rime avec dangers pour les donations, d’autant plus que les Français assujettis à cet impôt sont les plus susceptibles d’effectuer de gros dons.

[MERCREDI EN IMAGES] Un simulateur d'impact pour sensibiliser les piétons

[MERCREDI EN IMAGES] Un simulateur d'impact pour sensibiliser les piétons

L’agence Serviceplan a organisé en mars à Paris une opération de sensibilisation aux dangers de la route. Aujourd’hui, plus de 4 500 personnes sont victimes des imprudences piétonnes en Île-de-France chaque année. Malgré la baisse, ces dernières années, du nombre de morts sur la route, le taux reste haut. Ici, ce sont spécifiquement les piétons qui sont visés.

Faire peur aux piétons pour qu’ils réalisent le danger

La 7e édition de la Quinzaine Régionale des Usagers Vulnérables arrive, et l’agence Serviceplan a opté pour une sensibilisation choc des piétons. L’opération consiste à implanter un panneau d’affichage digital et interactif qui sonnerait en imitant le son de crissement de pneus dès qu’un piéton emprunterait le passage alors que le bonhomme est rouge. Bien sûr, le panneau a été disposé dans un lieu de grande fréquentation piétonnière et en a effrayé plus d’un.

« Ne prenez pas le risque de voir la mort en face. Traversez en respectant les feux de signalisation »

Le principe de l'opération a consisté à disposer un panneau d'affichage digital interactif spécialement conçu pour l'occasion, aux abords d'un passage piétons à feux de signalisation très fréquenté. Équipé d'un détecteur d'infractions, d'un haut-parleur, et d'un appareil photo, le panneau « radar » émettait un son de crissement de pneus à chaque fois qu'un piéton s'engageait malgré le « bonhomme rouge ».

Photographiés en flagrant délit d'imprudence, les visages effrayés de ces piétons indisciplinés étaient alors projetés en direct sur ce même panneau. Ils devenaient ainsi, en direct, les protagonistes d'affiches de prévention marquées de l'accroche : "Ne prenez pas le risque de voir la mort en face. Traversez en respectant les feux de signalisation."

La vidéo digitale et les affiches créées en conditions réelles seront utilisées dans le cadre de la prochaine Quinzaine Régionale des Usagers Vulnérables du 15 au 28 mai 2017 (affichage en gares, campagne Facebook...).

L'information en direct des associations et des mécènes