Header logo

Le portail n°1 dédié à l'intérêt général

[HORS-FRONTIÈRES] La philanthropie en Australie

[HORS-FRONTIÈRES] La philanthropie en Australie

Création d'un pôle mécénat à Tours

Création d'un pôle mécénat à Tours

SOS Méditerranée appelle à la solidarité suite au premier naufrage de l'année

SOS Méditerranée appelle à la solidarité suite au premier naufrage de l'année

[AÀP] Résultats de l’appel à projets de l’AFNIC pour la solidarité numérique

[AÀP] Résultats de l’appel à projets de l’AFNIC pour la solidarité numérique

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[AÀP] Un appel à projets pour lutter contre l'illettrisme

[AÀP] Un appel à projets pour lutter contre l'illettrisme

Prévenir et lutter contre le décrochage scolaire et l'illettrisme, tel est l'objectif du nouvel appel à projets lancé par la Fondation du groupe ADP (ex-Aéroports de Paris). Les dossiers sont à déposer jusqu'au 31 mars 2018.

 

 

Intensifier la lutte contre l'illettrisme partout où le groupe ADP existe

Après trois ans d'existence, la Fondation du groupe ADP intensifie son action en faveur de l'éducation. Premier geste significatif, le lancement d'un appel à projets contre le décrochage scolaire et l'illettrisme, tout particulièrement dans les lieux d'implantation du groupe et de ses aéroports, en France et à l'étranger. Vous êtes porteur d'un projet correspondant aux critères d'éligibilité établis par la fondation ? Envoyez dès à présent votre dossier en créant votre compte en ligne sur le site du groupe. Vous avez jusqu'au 31 mars 2018 pour présenter votre projet.

 

Soutenir les associations françaises et encourager le bénévolat

En outre, la Fondation du groupe ADP s'engage tout particulièrement auprès des associations basées en France et dont l'action se porte vers tous les pays d'implantation du groupe, en coopération avec le tissu associatif local. Dernière initiative notable, chaque projet soutenu par la fondation se verra parrainé par un salarié de l'entreprise. Son rôle ? Assurer le lien entre le groupe ADP et l'association porteuse du projet, par le biais d'un mécénat de compétences. Un processus qui vient compléter l'engagement solidaire des collaborateurs d'ADP en faveur de la lutte contre l'illettrisme.

 

La Fondation d'entreprise Banque Populaire est prorogée pour cinq ans

La Fondation d'entreprise Banque Populaire est prorogée pour cinq ans

La Fondation Banque Populaire, fondée en 1992 et ayant déjà bénéficié à 776 lauréats depuis la mise en place de son système de bourses en faveur des initiatives individuelles dans les domaines de l’artisanat d’art, du handicap et de la musique, est prorogée pour cinq ans. Son cinquième mandat s’achèvera en février 2018.

Nouveau défi pour la Banque Populaire

 

Depuis plus de 25 ans, la Fondation Banque Populaire, qui finance à hauteur de 1,5 million d’euros par an des projets individuels dans les domaines de la musique, du handicap et de l’artisanat d’art, a été prorogée pour une durée de cinq ans. La décision du Conseil d’Administration a été acceptée par la Préfecture d’Ile-de-France de Paris le 28 décembre dernier. Cette sixième mandature sera l’occasion pour la fondation de s’impliquer dans un nouveau partenariat, puisqu’elle soutient depuis le 10 novembre 2017 et à hauteur à 85 000 euros, le programme DEMOS (Dispositif d’Education Musicale et Orchestrale à vocation Sociale) de la Philharmonie de Paris. Ce projet pédagogique, visant à ouvrir les portes de la musique classique aux publics isolés, se destine aux enfants âgés de 7 à 12 ans issus des quartiers « politique de la ville » ou ruraux. « Grand Mécène » du programme de l’établissement culturel, la dotation de la Fondation Banque Populaire financera notamment la création d’orchestres. 

 

Péréniser ses axes de mécénat

 

La Fondation Banque Populaire ne s’éloignera pas de ses orientations premières pour autant, puisqu’elle se donne pour principale mission, ainsi qu’elle l’indique dans son communiqué de presse, de « préciser [son] objectif et de le définir dans le respect des valeurs des Banques Populaires : la solidarité, l’esprit d’entreprendre et le goût pour l’innovation ». Ses axes d’intervention resteront donc les mêmes, tout comme ses modes opératoires, à savoir le soutien via un système de bourse attribuées à des « projets de vie de personnes physiques talentueuses, créatives et audacieuses » dans les domaines de la musique classique, du handicap et de l’artisanat d’art en les accompagnant financièrement sous forme de bourse de 1 à 3 ans.

 

[SOCIAL TECH] SoliMobi, l’appli de copiétonage qui promeut l'écomobilité

[SOCIAL TECH] SoliMobi, l’appli de copiétonage qui promeut l'écomobilité

SoliMobi offre à ses utilisateurs la promesse de ne plus être seuls lors des trajets, que ce soit pour aller au travail, faire les courses ou simplement se déplacer, à pied, en trottinette ou en transports en commun. L’application met en relation des personnes qui souhaitent partager leur trajet par solidarité, volonté de tisser des liens sociaux, ou trouver une compagnie rassurante à des horaires tardifs.

 

 

Un copiétonage qui concerne tous les acteurs de l’écologie

Après le covoiturage, le copiétonage est une initiative encore plus écologique pour partager les trajets et respecter l’environnement. SoliMobi s’adresse à la fois aux citoyens et aux entreprises qui doivent veiller à la régulation des émissions de gaz à effets de serre, comme le souligne la loi sur la mobilité écologique, auprès des entreprises de plus de 100 salariés et rendue obligatoire depuis le 1er janvier 2018.

 

Une alternative à la voiture ?

Il est à rappeler que les Franciliens passent en moyenne 68 minutes par jour dans les transports pour aller au travail, soit 18 minutes de plus que dans les autres régions françaises. Selon une étude réalisée par Alphabet France, les Français sont 80 % à utiliser leur voiture sur une partie, voire la totalité de leur trajet domicile-travail. Les applications telles que SoliMobi espèrent ainsi favoriser les transports à Paris autre que la voiture.

 

Une initiative rassurante et solidaire

La conceptrice a eu l’idée de SoliMobi en entendant un fait divers dans lequel une femme avait été agressée dans un RER d’Île-de-France sans que personne n’intervienne. L’application se veut dans un premier temps rassurante à l’égard des femmes qui n’osent pas emprunter un trajet seules. Elle permet, en outre, de créer du lien social pour les personnes âgées, des visiteurs qui ne connaissent pas bien la ville ou quiconque souhaitant être accompagné dans leur mobilité.

 

Création d'un pôle mécénat à Tours

Création d'un pôle mécénat à Tours

L’État baisse ses allocations en faveur des collectivités, et les communes doivent aujourd’hui trouver des sources de financement alternatives pour leurs projets patrimoniaux, culturels et sociaux. La ville de Tours a choisi de miser sur le mécénat.

 

Le mécénat, une source de financement alternative pour les communes

 

Les temps se font durs pour les collectivités. Alors que l’État baisse sans cesse ses subventions et laisse planer le spectre de la suppression de la taxe d’habitation sur les recettes des communes, les villes peinent à entretenir leur patrimoine et se voient contraintes de repousser dans le temps leurs projets culturels. Face à cette situation, les élus cherchent des solutions de financement alternatives pour leurs initiatives. Le mécénat en est une, et c’est vers celle-ci que se tourne aujourd’hui la ville de Tours. Après une première opération visant à rénover la basilique Saint-Martin lancée en 2015, qui avait permis la récolte de 570 000 euros, la municipalité a désormais choisi d’encadrer cette pratique par la création d’un « pôle mécénat ».

 

Quatre projets ont d’ores et déjà été retenus par la ville de Tours


En septembre dernier, un chargé de mission a été nommé à la ville de Tours. Plus récemment, les élus ont voté une charte éthique du mécénat en conseil municipal. Celle-ci fixe le type de dons possibles (financiers, en nature, en compétences ou en moyens), ainsi que les domaines auxquels ils peuvent s’appliquer (culture et patrimoine, social, sports, environnement). Dans un premier temps, quatre projets ont été retenus par la municipalité pour bénéficier de financements privés : la conception d’une œuvre en hommage à Honoré de Balzac, l’installation de parcours d’éclairage autour de deux monuments, la réfection d’une partie du Grand théâtre et l’agrandissement et la rénovation de la salle sportive Grenon.

[AÀP] Résultats de l’appel à projets de l’AFNIC pour la solidarité numérique

[AÀP] Résultats de l’appel à projets de l’AFNIC pour la solidarité numérique

L’appel à projets de la Fondation AFNIC s’adressait à tous ceux qui souhaitent relever des défis dans les domaines à caractère philanthropique, social, familial, humanitaire, scientifique, sportif ou culturel. Les projets présentés devaient concourir à l’insertion professionnelle, à la mise en valeur du patrimoine artistique, à la défense de l’environnement naturel ou la diffusion de la culture, de la langue et des connaissances scientifiques françaises.

 

Un appel à projets qui a soulevé un grand intérêt

Avec plus de 300 candidatures reçues et 35 lauréats sélectionnés, l’appel à projets s’est couronné par un succès auprès des nombreuses associations, organismes et coopératives, où 16 % de participations supplémentaires ont été enregistrés par rapport à l’année 2016.
 

Les lauréats « coups de cœur » du jury

Six projets, sélectionnés parmi les 35, ont été mis en avant par le jury pour leur originalité.

Elix/Wikimédia  par Signes de sens, souhaite intégrer la langue des signes française sur les sites Wikimédia et offrir, en libre accès et sous licence libre, les vidéos de signe du projet, afin de créer un outil permettant d’accéder aux signes et définitions des mots.
 

e-Mnémo'Stimul par Mnémo'seniors vise à étendre les ateliers mémoire jusque-là développés sur l'agglomération de Tours à l’ensemble du département de l’Indre-et-Loire en développant un concept d’animation à distance.
 

Les champs des possibles par Terre de Liens Languedoc-Roussillon a pour objet de faciliter l’accès au foncier pour les paysans en recherche de terres, en rendant visibles les opportunités foncières au plus près des territoires. C’est une cartographie citoyenne participative de repérage de terres agricoles qui servira de support de dialogue à l’échelle des territoires pour la protection du foncier agricole sur les territoires.
 

Murs de Fresnes par Mabel Octobre propose une approche ludique de l’Histoire pour redonner vie aux résistants détenus à la prison de Fresnes sous l'Occupation par un dispositif Trans média innovant (expérience immersive, spectacle interactif, carnet génératif).
 

Territoire Numérique Apprenant par SAPIE adapte les espaces et construit au sein du tiers-lieu de Limoux un parcours d'apprentissage numérique avec et pour les lycéens et étudiants en BTS.
 

- Cyber tribu par l’association Jeunesse Informatique a pour but de consolider et de pérenniser la première cyber-tribu des Îles Loyauté, au large de la Nouvelle Calédonie. Il prévoit l’ouverture d'une nouvelle cyber-tribu sur l'île de Lifou à MOU et la mise en réseau avec le programme de coordination des Cases Numériques du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

 

Rappel des chiffres clés de l’appel à projets 2017
 

- 321 candidatures reçues pour 309 structures et projets éligibles

- 88 % des candidatures portées par des associations

- 230 dossiers de demandes de subventions déposées

- 80 dossiers instruits pour 35 projets retenus

- 12 territoires représentés : 11 régions métropolitaines + la Nouvelle Calédonie

- 560 000 euros de soutiens attribués pour les projets 2017

 

SOS Méditerranée appelle à la solidarité suite au premier naufrage de l'année

SOS Méditerranée appelle à la solidarité suite au premier naufrage de l'année

L'année commence fort pour SOS Méditerranée : l’association SOS Méditerranée fondée en 2015 a annoncé le 9 janvier dernier sa première opération de sauvetage au large des côtes libyennes. L’équipage de l'Aquarius, son navire financé à 98 % par des dons privés et opéré en partenariat avec Médecins Sans Frontières, a permis de secourir pas moins de 27 rescapés. Ce mardi 16 janvier, au terme d'une journée marathon, 505 personnes ont à nouveau pu être sauvées. Deux opérations maîtrisées, mais entachées par l'annonce en début d'année du décès de huit migrants à la suite du premier naufrage de l'année. L’association aujourd'hui appelle à la solidarité.

Miser sur les dons des citoyens

 

Alors que de récents combats entre milices rivales plongent à nouveau la Libye dans un profond climat d’insécurité, le bilan 2017 dressé par SOS Méditerranée, qui opère dans les eaux internationales entre les côtes libyennes et l’Italie à la sauvegarde de migrants, est tout aussi alarmant. Le navire Aquarius, en activité permanente, a en effet enregistré une hausse de près de 34 % de personnes secourues entre l’année 2016 et 2017, dont 13,6 % de femmes, et 33 % de mineurs, un chiffre d’autant plus sinistre que 6,4 % avaient moins de cinq ans. C’est presque deux fois plus d’enfants en bas âge qu'en 2016. Face à l’urgence, l’association en appelle à la solidarité internationale, plus spécifiquement aux dons privés, qui représentaient en 2016 pas moins de 98 % de ses ressources. « SOS Méditerranée est né d'un mouvement citoyen, et reste financé en grande majorité par les citoyens », explique Julie Bégin, directrice de communication de l'association. SOS Méditerranée mise donc autant sur ses opportunités de médiatisation que sur des opérations de sensibilisation menées à terre, notamment auprès des établissements scolaires et durant des manifestations citoyennes ou culturelles.

 

Les grands mécènes restent frileux

 

Mais l'entretien des 77 mètres de l'Aquarius nécessite des moyens techniques et financiers colossaux, auquel le seul don des particuliers pourrait ne pas répondre éternellement, compte tenu de l'augmentation drastique des opérations de sauvetage : 11 000 euros par jour, soit quatre millions d'euros par an. Pour autant, l'implication des structures philanthropiques reste mesurée, puisqu'elle ne représentait en 2016 que 22 % des dons, à savoir 484 000 euros sur les 2,2 millions d'euros de dons annuels... pour un total de 80 entreprises, fondations ou associations venant en aide à l'association. Parmi les principales, outre Médecins sans Frontières, qui assure à elle seule la moitié des financements relatifs à l'affrètement de l'Aquarius, et la Fondation Abbé Pierre, une majorité de structures méconnues du grand public et peu exposées médiatiquement : Voyageurs du Monde, le CCFD, la Fondation Égalité des Chances en Afrique, la Fondation Un Monde par Tous, la Fondation Oak ou encore la Fondation Inkermann. « Nous nous heurtons parfois à des refus de la part de grosses fondations et de fondations d’entreprise, sans doute parce que la thématique est sensible ou bien parfois, parce qu’elles financent déjà des projets dans ce domaine », explique Solène Isola, chargée du mécénat et des partenariats chez SOS Méditerranée, tandis que Julie Bégin évoque le « harcèlement » dont les équipes sont parfois victimes. Aussi, les dons venant de structures dédiées au mécénat sont souvent le fait de convictions profondes, quand les PDG qui mettent pas directement la main à la poche à titre à titre individuel. « Il s'agit majoritairement de petites fondations peu connues, mais qui nous soutiennent depuis le début, ou presque », confirme Solène Isola.

 

Appel à la mobilisation collective

 

Le combat de SOS Méditerranée s'étend toutefois bien au-delà de sa seule recherche de financement, jusqu'aux hautes sphères des institutions européennes. Depuis l'arrêt de l'opération Mare Nostrum en 2014, les états membres de l'Union européenne se sont en effet retirés des opérations de sauvetage des migrants dans les eaux internationales, leur préférant des programmes de contrôle des frontières, assurés par des gardes-côtes libyens. Pourtant, la route maritime entre les côtes libyennes et italiennes, empruntée par 363 348 migrants en 2016, est l'axe migratoire le plus mortel au monde. Une situation inacceptable pour SOS Méditerranée, qui demande à Bruxelles de réagir. « Le règlement international prévoit que les embarcations interceptées soient reconduites dans un port sûr, mais quand les garde-côtes interceptent les bateaux et les ramènent en Libye, on sait bien que les migrants repartent dans des camps de détention, où les hommes sont battus et les femmes violées, déplore Julie Bégin. L'Europe s'en lave les mains. Nous ne sommes pas là pour faire du lobby, mais nous demandons que les gouvernements européens s'entendent autour d'un dispositif concerté, afin que les gens cessent de mourir dans la mer. »

 

 

[HORS-FRONTIÈRES] La philanthropie en Australie

[HORS-FRONTIÈRES] La philanthropie en Australie

Comment, combien et à qui donne un pays-continent ? Pour le découvrir, nous allons ce mois-ci de l'autre côté de la terre, en Australie. La philanthropie, le mécénat, les associations, les transformations à l'oeuvre, découverte d'un troisième secteur qui vit "la tête en bas" mais les pieds bien sur terre.

 

 

Un géant territorial et économique

Si les clichés d'un pays de surfeurs et de kangourous ont la vie dure, l'Australie est aussi un géant économique et territorial. 12e nation au monde de par son PIB nominal, elle est aussi le 6e plus grand pays de la planète. Relativement peu peuplée (25 millions d'habitants) par rapport à l'immensité de son territoire (7,6 millions de km2), elle est pourtant un géant de la générosité. En effet, elle est systématiquement classée parmi les pays les plus généreux au monde par le World Giving Index [lien en anglais]. En 2016 ce sont 12,4 milliards de dollars australiens (8 milliards d’euros) qui ont été donnés [lien en anglais] par 14,9 millions de foyers aux associations.

 

Dynamique du don individuel et tendances émergentes

Si les montants donnés sont légèrement à la hausse depuis 2005, la proportion de foyers donateurs s’est contractée de 87 % à 81 % quand le don moyen a augmenté de 38 % (553$ vs 764$) à taux de change constant. Au-delà des chiffres, les donateurs restent en demande de  relations humaines quand les associations investissent de plus en plus les nouveaux médias. La planification du don est également de plus en plus recherchée par les associations, et pour cause : les personnes planifient leur don ; si elles restent une minorité (40 % des donateurs),  elles donnent 6 fois plus. Signe des temps, parmi les raisons évoquées par les non-donateurs: la peur d’un manque de confidentialité des informations données. Les grands donateurs ne sont pas en reste, la Fondation Paul Ramsay, la plus importante du pays a été fondée via un legs de 2 milliards d’euros.

 

99 % de grandes entreprises mécènes...

À la différence de la France, les entreprises australiennes donnent plus que les individus ! 17,5 milliards de dollars australiens en 2015/2016 soit 11,5 milliards d’euros. 70 % des entreprises de moins de 200 salariés donnent pour 95 à 99 % des moyennes et grandes entreprises (200 salariés et +). En fonction de leur taille, ces types d’entreprises donnent différemment, les plus petites préférant réaliser des donations et les plus grandes privilégiant la mise en place de partenariats. Plus étonnant, les donations se ventilent différemment par rapport aux entreprises françaises. 66 % des dons sont en numéraire (80 % en France), 17 % en produits (8 %) et 18 % en services (12 % chez nous). Il faut aussi souligner que les très grandes entreprises australiennes (0,2 % du secteur) donnent pour plus de 50 % du total : 9 milliards de dollars australiens.

 

 

 

...et des collaborateurs en première ligne.

Dans son édition 2016, Giving Australia s’intéresse également à l’engagement des collaborateurs des entreprises donatrices. En effet, à la question de savoir ce qu’elles recherchent dans un partenariat, la majorité des entreprises répond “des opportunités de bénévolat pour nos collaborateurs”. Et tout est mis en oeuvre pour faciliter l’engagement des salariés. 85 % des grandes entreprise facilitent le don sur salaire, 56 % ont des programmes de “matching gift” par lesquels elles abondent les dons de leurs salariés et 46 % ont un programme de volontariat formalisé. À noter qu’en plus de l’engagement de leurs collaborateurs, ces entreprises déclarent rechercher un fort impact social ainsi que le renforcement de leur “social licence to operate”.

 

Un secteur associatif dépendant de la philanthropie ?

Notre conception de la philanthropie dans les pays anglo-saxons nous amène parfois à penser qu’elle est la seule à financer les acteurs associatifs. Ce n’est pas le cas en Australie où les charities ont réalisé un chiffre d’affaire combiné de 142 milliards de dollars australiens [lien en anglais]. Ces revenus proviennent principalement: des produits comme les ventes ou les cotisations (50 %) ou des subventions (43 %); seuls 7 % provenant des dons et legs. Si ces chiffres peuvent laisser à penser que la philanthropie ne joue qu’un rôle marginal, il faut préciser que 70 % des charities ont reçu des dons philanthropiques et qu’une charity sur 4 dépend de la philanthropie pour 50 % ou plus de ses revenus.

 

Quand l’on aurait pu s’attendre à un système très proche de ce qui peut se faire aux USA ou au Royaume-Uni, l’Australie semble développer un modèle propre. Le financement et le modèle économique des charities, les formes de dons et l’accent que les entreprises mettent sur l’engagement de leurs salariés en font un pays à part, et pas seulement parce que c’est aussi un continent ! 

 

[POSITIVONS] Le best of des moments de solidarité en 2017 par MinuteNews

[POSITIVONS] Le best of des moments de solidarité en 2017 par MinuteNews

Si l’année 2017 a été le théâtre d’événements tragiques, elle a aussi été ponctuée de beaux moments de solidarité. De Haïti aux États-Unis en passant par Paris, le site MinuteNews est revenue sur six d’entre eux parmi les plus marquants.

 

 

 

Un robot maison, un couple de SDF mis en lumière et des costumes pour enfants handicapés

 

En Haïti, un père de famille a construit un robot aux airs d’Iron Man apte à répondre à diverses questions, avec les moyens du bord. Le tout pour aider son fils souffrant de mutisme à sortir de son silence. Et ça marche : le petit a ensuite fait de grands progrès. Tandis qu’à Paris, un couple de SDF septuagénaires pris en photo par un inconnu vers l’avenue de Wagram a bénéficié de dizaines d’offres d’hébergement ou d’emploi, suite à la publication du cliché sur les réseaux sociaux. Aux États-Unis, des parents se sont alliés à l’occasion de la fête d’Halloween pour concocter des déguisements ultra créatifs, destinés à des enfants en chaise roulante.

 

Un retraité « câlineur » de bébés, des adolescents solidaires et un anti-raciste pacifique

 

Aux États-Unis toujours, un retraité, aujourd’hui connu sous le nom de Baby Buddy, a décidé de consacrer une partie de son temps libre au câlin de bébés malades ou en défaut d’affection, pour leur apporter la chaleur et l’amour dont ils ont besoin. En Pologne, dans la ville de Nysa, trois adolescents ont fait le buzz après avoir ramené une couette à un SDF qui dormait sur un banc, et leur avait indiqué avoir froid. Dernière belle histoire, de retour aux États-Unis, lors de manifestations anti-racistes, un homme noir s’est approché d’un néonazi notoire venu provoquer les manifestants, avant d’effectuer un geste des plus pacifiques en le prenant dans ses bras.

[DERNIÈRE MINUTE 03] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

[DERNIÈRE MINUTE 03] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

Toutes les infos en bref qui font rayonner l'intérêt général ! Cette semaine, aidez à la rénovation d’une église et d’une basilique, écoutez la nouvelle chanson des Enfoirés et faites un crochet par les bornes à dons.

 

 

Initiatives

JCDecaux, Carat et Mastercard se cotisent pour le programme alimentaire mondial. Grâce à des bornes à dons, les trois marques proposent aux passants parisiens de faire une donation de 1 euro afin de financer les repas scolaires en Afrique.

Un appel aux dons a été lancé par la Mairie de Paris afin de restaurer les verrières de l’église Saint-Philippe-du-Roule. Afin de préserver le monument historique, 75 000 euros sont attendus pour l’année 2018.

KissKissBankBank appelle aux dons pour La Fondation Fourvière.

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la basilique Notre-Dame de Fourvière souhaite construire un nouveau pavillon d’accueil afin de mieux gérer le flot de touristes.

 

Mécénat/Entreprises
 

Les résultats du premier appel à projets collectif dans le Nord et le Pas-de-Calais sur le thème logement et précarité viennent de paraître. 13 associations innovantes, dont les noms paraîtront bientôt, ont été primées par les membres du jury. La Fondation du Crédit Agricole Nord de France, la Fondation Anber et le bailleur Vilogia étaient à l'origine de l'appel à projets.

Une convention de mécénat entre le CHU de Limoges et la Fondation d'entreprise MACSF vient d’être signée pour accompagner les recherches l’optimisation de la prescription de médicaments aux personnes âgées de 65 ans et plus.

Les salariés de la Fondation Kronenbourg se mobilise afin de récolter les dons auprès de leurs collègues afin de soutenir des associations. 153 dons ont ainsi pu être collectés grâce à la plateforme HelloAsso pour une valeur de 9 260 euros, porté à 18 520 euros par la Fondation Kronenbourg.

La Banque Postale et Créa-Sol innovent dans la distribution de microcrédit personnel.

 

People

"On fait le show", composé par Soprano est le titre de lancement de la nouvelle chanson des Enfoirés pour 2018. Il déclare, à son sujet : “je l’ai pensé « émotion » et après, sur le refrain, je l’ai pensé « concert ». Je voulais que les gens qui viennes en concert à Strasbourg chantent, dansent, bougent, lèvent le poing, sourient. Qu’ils aient un visage ensoleillé.”

[LU] Contre l'inscription de l'environnement dans l'objet social des entreprises

[LU] Contre l'inscription de l'environnement dans l'objet social des entreprises

Emmanuel Macron et Nicolas Hulot souhaitent inscrire la prise en compte des conséquences environnementales dans l’objet social des entreprises. Une mauvaise idée selon Hervé Guyader, qui dénonce l’interventionnisme du chef de l’État.

 

 

Halte à la moralisation de la vie économique
 

Pour Hervé Guyaner, président du Comité français pour le droit du commerce international, injecter de l’écologie dans l’objet social des entreprises s’apparente plus à une obligation décidée par la morale que par des prescriptions techniques. Cette disposition pourrait notamment conduire l’entreprise à vérifier l’impact écologique de chacune de ses décisions, un objectif difficilement tenable au regard de l’impact environnemental de chacune des actions humaines. L’innovation aurait également à pâtir de cette nouvelle disposition écologique dans l’objet social. Cet interventionnisme de l’État surprend chez un président libéral comme Macron.

 

Vers la naissance d’un état d’urgence écologique ?


Positionner la France comme l’un des leaders mondiaux de la lutte en faveur de l’écologie, voici une des luttes que semble mener le chef de l’État, comme en témoigne la COP 21 et le
One planet summit, au bilan quelque peu mitigé. Hervé Guyaner dénonce une dérive totalitariste de l’État, qui tente de faire passer les préoccupations écologiques au-dessus du processus parlementaire et démocratique et d’imposer une vision morale de la lutte pour le climat. Il voit « se profiler un état d’urgence écologique qui conduirait notre pays sur une voie dangereuse pour les libertés ».

Source : Les Echos

L'information en direct des associations et des mécènes