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[FUSAC] Heineken France lance la Fondation Desperados pour l’Art Urbain

[FUSAC] Heineken France lance la Fondation Desperados pour l’Art Urbain

L’ Alliance pour le mécénat de compétences : des chiffres et des convictions

L’ Alliance pour le mécénat de compétences : des chiffres et des convictions

[AÀP] Nouvel appel à projets de Mécène et Loire

[AÀP] Nouvel appel à projets de Mécène et Loire

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

Autisme Emploi, plateforme inédite pour accompagner les autistes vers l’emploi

Autisme Emploi, plateforme inédite pour accompagner les autistes vers l’emploi

Véritable “coach” pour l’emploi des personnes autistes de haut niveau et porteuses du syndrome d’Asperger, la plateforme autisme-emploi.fr, lancée il y a tout juste un mois, est le fruit d’une première et étroite collaboration entre l’agence de conseil Ethik Connection et la Fondation Malakoff Médéric Handicap. La volonté des partenaires, avec cette plateforme inédite, est de créer une communauté bienveillante et constructive pour aider les personnes autistes à accéder à l’emploi en milieu ordinaire.

 

 

L’emploi des personnes autistes, des défis encore immenses

 

Si des chiffres sur l’emploi des personnes handicapées sont régulièrement publiés, il n’existe aucune donnée détaillée concernant les personnes atteintes d’autisme, qui représentent environ 600 000 personnes en France. Mais le constat des professionnels et du secteur associatif est univoque : bien que les personnes autistes évoluent aujourd’hui en milieu “ordinaire” (c’est-à-dire non spécifiquement réservé aux personnes en situation de handicap), l’autisme, reconnu handicap spécifique depuis seulement 25 ans, demeure un important frein à l’emploi, et ce en dépit des quatre Plans autisme mis en œuvre par les différents gouvernements, dont le dernier lancé en avril 2018.

 

Une étude de terrain menée conjointement par Ethik Management, département d’Ethik Connection et membre du groupe Ethik Investment, - qui a notamment développé les restaurants et spas Dans le Noir ? -, et la Fondation Malakoff Médéric Handicap en 2014-2015, a identifié plusieurs blocages de la part des employeurs : méconnaissance du handicap, difficulté à trouver des candidats et à aménager le poste, peur de l’échec, absence de méthodes spécifiques d’évaluation du potentiel professionnel et de management...

 

Pourtant, selon cette même étude, les personnes atteintes d’autisme ont souvent des diplômes, et sont en moyenne plus diplômées que le reste des personnes porteuses de handicap. Mais toutes les étapes qui mènent à l’emploi (prise de contact, démarchage, entretiens téléphoniques ou physiques…) sont des obstacles pour bon nombre d’entre elles, les incitant à finalement renoncer à postuler à un emploi.


 

Objectif : intégrer les autistes en milieu ordinaire

 

C’est pour répondre à toutes ces difficultés que l’agence de conseil en impact social Ethik Connection, a lancé, avec le soutien de la Fondation Malakoff Médéric Handicap, qui œuvre spécifiquement pour l’accès à l’emploi et à la santé des personnes handicapées, autisme-emploi.fr, la première plateforme entièrement dédiée à l’emploi des personnes atteintes d’autisme de haut niveau et du syndrome d’Asperger en âge de travailler. C’est l’entreprise adaptée de sous-traitance numérique Avencod, qui emploie des personnes handicapées (majoritairement des personnes autistes), qui s’est vue confier le développement de la plateforme.

 

“Mini réseau social” et outil collaboratif au profit des personnes autistes, le site autisme-emploi.fr, qui compte déjà 200 inscrits, a vocation à s’adresser tant aux personnes porteuses du handicap qu’à leur entourage (accompagnants, proches, employeurs et managers) pour les aider à aller vers l’emploi et à évoluer sereinement dans le milieu professionnel. L’utilisateur pourra trouver des “trucs et astuces” partagés par la communauté, un espace de communication fonctionnant sur le modèle d’une boîte mail, et des questionnaires qui permettront aux experts d’obtenir des informations sur les personnes autistes et les autres parties prenantes de leur dossier, entourage ou employeur.

 

En France, on trouve quelques exemples inspirants en matière d’emploi de personnes autistes en “milieu ordinaire”, à l’image des entreprises Andros, EDF, Décathlon ou Airbus. Pour Didier Roche, directeur général d’Ethik Investment et président d’Ethik Connection, si l’emploi des personnes autistes en entreprise adaptée (EA) est une démarche positive, “cela ne peut constituer qu’une solution intermédiaire dans la société actuelle”.  “La place du citoyen, quel qu’il soit, est dans le milieu ordinaire”, affirme-t-il.




 

[INFO ENGAGÉE] Valentin Pringuay, fondateur rédacteur en chef de Terra Incognita

[INFO ENGAGÉE] Valentin Pringuay, fondateur rédacteur en chef de Terra Incognita

Le journalisme de solutions, ou impact journalism, met en avant les initiatives sociales, citoyennes, solidaires qui font avancer la société. Ces sujets liés à l'intérêt général, au développement durable, à l'innovation sociale sont plébiscités par le grand public. Les rédactions des médias généralistes et spécialisés s'emparent, depuis quelques années ou plus récemment, de ces thèmes exigeants, loin des clichés sur un traitement de l'information léger et futile. Aujourd'hui, nous donnons la parole à Valentin Pringuay, rédacteur en chef et fondateur de Terra Incognita. Lancé en 2017, le magazine, à raison de trois à quatre publications par an, explore la notion d’open source en invitant ses lecteurs à assister à l’élaboration du contenu et valorise les acteurs de l’intérêt général.

 

 

Valentin, pourquoi êtes-vous devenu journaliste ?

 

Ce qui me passionne, c’est le besoin d’échanger avec des gens, j’ai une forme de curiosité maladive. Le journalisme et les interviews sont le meilleur moyen de rester inspiré. Après quelques années, je commence à accepter de me présenter comme un “vrai” journaliste, mais je me sens davantage entrepreneur. Terra Incognita, c’est avant tout un projet d’entreprise pour explorer de nouvelles choses.

 

Pourquoi avez-vous choisi de traiter des sujets engagés ?

 

Dans mon ancien travail, j’avais besoin de temps de cerveau disponible pour me soucier de l’environnement, des grandes problématiques de société… Et je ne me sentais pas aligné dans ce que je faisais. C’est venu en créant mon entreprise, c’est comme ça que j’ai trouvé ma place et du sens. Je vais vous raconter une anecdote : la sortie du numéro trois de Terra Incognita coïncidait avec la naissance de ma fille. La veille, on m’a dit : “Comment peut-on donner naissance dans un monde pareil ?”. Le lendemain, ma fille était dans mes bras, c’était trop tard. Il me fallait désormais trouver des raisons d’être optimiste.  

 

 

Les avez-vous trouvées ?

 

C’est un work in progress ! J’ai fait un constat en lisant la presse : on se sent souvent impuissant face aux problèmes de société. Certes, la situation est tendue, mais on ne prend pas le temps d’avoir de la distance pour voir les grandes tendances se dessiner. Notre façon de fonctionner, c’est en se focalisant sur le négatif, alors qu’il y a des raisons d’être positifs. Avec Terra Incognita, nous essayons de contrebalancer le discours ambiant.

 

Comment sensibiliser le public à ces sujets et aborder son lectorat ?

 

Nous sommes plus une communauté qu’un média, puisque nous permettons à nos lecteurs de venir assister aux interviews. Actuellement, nous sommes en train de repenser notre mode de fonctionnement, on aimerait offrir plus de transparence sur le travail journalistique en les impliquant à toutes les étapes. Nous souhaitons échanger avec eux et trouver le moyen de les faire passer à l’action.

 

Avez-vous le sentiment que les sujets d'engagement prennent aujourd’hui plus de place dans la presse généraliste  ?

 

Non, pas vraiment. Mais cela va venir, car il y a une demande des lecteurs, qui sont en quête de sens. Les gens ont besoin de nouvelles positives et surtout d’une ouverture vers le journalisme de solutions.

 

Pouvez-vous me citer une rencontre marquante  ?

 

La couverture du numéro un, Joséphine Goube de Techfugees. En entrant dans la pièce, elle a prononcé une phrase que j’ai encore en tête : “Pour une fois, mes propos ne seront pas déformés par les journalistes”. Notre volonté d’être encore plus transparent en 2019 part de là. J’ai réalisé que nous avions cette valeur ajoutée. Ensuite, car elle m’a sensibilisé à la cause des migrants et à la crise des réfugiés, un combat qui n’était pas le mien et qui m’a touché et donné envie de creuser le sujet. En 2019, nous avons  décidé de consacrer un numéro entier aux migrants. Rencontrer des gens qui vont m’inspirer, c’est ma principale motivation.

 

Le sujet que vous avez préféré traiter  ?

 

Récemment, nous avons rencontré Laurent Bazin (ancien animateur de La Matinale d’RTL, présentateur de C dans l’air sur France 5, ndlr). Je me rends compte que ce projet, Terra Incognita, est une manière d’expérimenter un nouveau modèle de médias, de rencontrer d’autres journalistes du secteur et d’imaginer à quoi ressemblera dans quelques années. Et ça, c’est un sujet qui me passionne.

 

Comment voyez-vous l'avenir des médias  ?

 

Je pense les médias seront davantage des communautés, ou des médias de niche avec une forte valeur ajoutée pour leur audience.


 

 


 

[AÀP] Nouvel appel à projets de Mécène et Loire

[AÀP] Nouvel appel à projets de Mécène et Loire

Le club d’entreprises Mécène et Loire lance son nouvel appel à projets, ouvert jusqu’au mois de mars 2019. Créée en 2007, Mécène et Loire est une fondation qui rassemble 22 entreprises mobilisées pour encourager le mécénat de proximité valorisant le territoire de Maine-et-Loire.

 

 

Une vingtaine d’actions d’intérêt général récompensées

 

Comme chaque année, Mécène et Loire s’attardera sur le caractère “innovant et/ou original et porteuses d’image pour le territoire de Maine-et-Loire” des projets, qui peuvent oeuvrer pour la culture, la solidarité, le patrimoine, la science ou encore l’environnement. Ils devront se dérouler entre le 3 juin 2019 et le 29 mars 2020. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 29 mars 2019, et les lauréats seront dévoilés au mois de juin.

 

Une enveloppe de 100 000 euros  

 

Au total, 100 000 euros seront distribués aux porteurs de projets, avec des dotations entre 1 000 et 30 000 euros, pour une enveloppe moyenne de 7 500 euros. L’an dernier, le festival Premiers Plans a reçu 20 000 euros pour son trentième anniversaire, la biennale d’art vidéo VIDEOPROJECT une dotation de 10 000 euros, tandis que le projet “Le Maine-et-Loire est exceptionnel !” a récolé 6 500 euros.

 

 


 

L’ Alliance pour le mécénat de compétences : des chiffres et des convictions

L’ Alliance pour le mécénat de compétences : des chiffres et des convictions

Ce matin, au siège des Échos, des grands patrons (SNCF, Total, Accenture, Groupe ADP, IBM…) étaient réunis à l’initiative de la Fondation du Groupe SNCF afin de dévoiler un baromètre du mécénat de compétences et de signer un manifeste pour une Alliance pour le mécénat de compétences. Date est prise pour une deuxième édition en janvier 2020 avec l'objectif de doubler le nombre d’entreprises engagées.   


 

Des chiffres sur le sujet du mécénat de compétences : une méthodologie sérieuse

 

L’ensemble de l’enquête a été mené par l’IFOP auprès de près de 3 000 personnes : 427 salariés (SNCF et autres entreprises du fichier Pro Bono Lab) ayant effectué une ou plusieurs missions de mécénat de compétences, un échantillon de 200 dirigeants d’entreprises de plus de 50 salariés, 454 salariés du secteur privé d‘entreprises de plus de 50 salariés, échantillon de 1025 personnes âgées de 18 ans et plus représentatives de la population française (grand public) et 751 répondants ayant participé à un dispositif d’engagement de la Fondation SNCF.

Dans les enseignements, soulignons que le mécénat de compétences plait aux jeunes, 75 % des moins de 35 ans estiment légitime que l’entreprise propose à ses salariés de s’engager avec elle. On pense notamment aux structures de conseil qui utilise une politique dynamique en la matière pour attirer et garder les talents. Le mécénat de compétences allie intérêts personnels et professionnels : 71 % des salariés engagés voient l’occasion de sortir de leur routine et 64 % y voient l'occasion d'acquérir des compétences.

 

Du côté des dirigeants, le chiffre a été souligné plusieurs fois, seulement un tiers d’entre eux affirment être favorable à la mise en place d’un dispositif de mécénat de compétences. 23 % disent l'envisager et 9 % le font déjà. Même si ce chiffre est à lire, comme le recommande Augustin de Romanet à la lumière du nombre important de TPE et de PME en France - pour lesquelles la mise en place des dispositifs est beaucoup moins facile que pour les grands groupes, il souligne la nécessité d’un fort travail de conviction.

 

D’autant que les résultats semblent très favorables pour les entreprises, notamment dans leur lien avec les collaborateurs. Alain Mergier, sociologue, explique : “Lorsqu’un salarié estime qu’il est légitime que son entreprise agisse au-delà du champ de son activité, cela signifie qu’il reconnaît qu’elle peut agir pour l’intérêt public mais également qu’elle doit agir.” 42 % des salariés engagés interrogés ont porté un nouveau regard sur leur entreprise. Pour l’amélioration de l’image et de la réputation, ce dispositif d’engagement est stratégique selon 88 % des dirigeants et 82 % des salariés. Il touche aussi à la cohésion, à la motivation et à la transformation des méthodes.

Le baromètre propose également des profils types de salariés, de leurs dispositions initiales (sceptique, vigilant, altruiste, individualiste), en passant par leur relation à l’entreprise (constructif, vulnérable, ambitieux, démotivé) puis par les déclics d’engagement (opportunité, envie d’évasion, affirmation de soi, concordance) en finissant par les effets positifs (nouvelle relation à l’entreprise, renforcement personnel et professionnel,  changement de regard sur l’intérêt général).

 

Enfin, ce baromètre détaille les conditions de réussite d’une mission selon les salariés, sans grande surprise : permettre à tous de s’engager, accord du manager (à 76 %), choix des missions, accompagnement, explications concrètes.

 

Le point d’amélioration de l’étude réside dans la définition du mécénat de compétences. En effet, selon qu’il s’agisse de mise à disposition de temps, de compétences (métier), de dispositif senior (transition vers la retraite) ou de team building solidaire, les problématiques sont différentes, et les bénéfices également, pour les porteurs de projets comme pour les entreprises. Souhaitons que la prochaine édition creuse ces différentes typologies, même si le sujet n’est pas facile à analyser en profondeur.

 

François Ravel de Habitat Humanisme a proposé lors d’un classique “questions / réponses” de sonder les associations sur leur ressenti, car pour son association, les missions longues, de fin de carrière par exemple, sont très précieuses, mais trop peu nombreuses. [On peut retrouver des chiffres sur l’appréciation des associations sur le Panorama du Pro Bono].


 

Des visions de patrons de grands groupes (SNCF, Total, Groupe ADP) et des témoignages de salariés

 

Les dirigeants présents sur scène ont fait des annonces et réaffirmé certaines convictions. Ces interventions ont été panachées de témoignages de salariés. Nous vous proposons une sélection de ces prises de paroles.

 

Patrick Pouyanné a annoncé que les salariés du Groupe Total (France et International) auraient droit à 6 jours par an. Guillaume Pepy a souligné qu’au sein du Groupe SNCF 3 500 salariés étaient impliqués. Augustin de Romanet a pris la parole sur l’engagement chez ADP dont la fondation est assez récente (2015). Après négociations, le groupe a obtenu un gentlemen agreement avec les syndicats avec un horizon de 6 jours de disponibilité par an. IBM fait du mécénat de compétences depuis 50 ans. Nicolas Sekkati a mis en place du mécénat de compétences, mais hors fondation pour deux raisons : il ne faut pas déléguer ce dispositif, et les collaborateurs IBM voulaient s’engager sur des sujets qui sortaient des champs d’intervention de la fondation.


 

À noter une remarque de Dominique Laurent, directeur des ressources humaines de Schneider Electric : dans la salle, beaucoup de fondations d’entreprise et de personnes des départements de RSE étaient présentes, mais peu de représentants des RH. Selon lui, le mécénat de compétences ne fonctionne que quand les directions s’articulent, d’où la nécessité d’inclure les RH dans les processus.

 

Pour finir, Marianne Eshet, déléguée générale de la Fondation Groupe SNCF, a dévoilé  les 7 engagements que doivent remplir les entreprises en insistant sur la diversité des offres. Cette “bonne pratique” de la SNCF lui a permis de mobiliser des collaborateurs aux emplois variés et ainsi de faire “chuter” le ratio des cadres, biais connus des experts de la mobilisation des collaborateurs [le mécénat de compétences est pratiqué souvent majoritairement par les cadres, et l’un des enjeux des entreprises est de l’étendre à tous les salariés]. Ces divergences de typologies de salariés ont été soulignées par Christian Caye du Groupe Vinci qui cherche “la bonne formule” (“il est plus facile de mobiliser une équipe qu’une personne quand on opère des chantiers”) et par Alain Roumilhac de ManPower (“réconcilier  terrain et siège, car le terrain connaît des difficultés que le siège ne connaît pas”).



 

À ce jour, le manifeste du mécénat de compétences a été signé par 17 personnalités  :

Accenture - Olivier Girard (président),

Groupe ADP - Augustin de Romanet (président-directeur général),

Algoé - Pascal Gustin (président-directeur général),

Elan Edelman - Marion Darrieutort (CEO),

Eramet - Christel Bories, (président-directeur général),

Eurogroup Consulting – Gilles Bonnenfant (président),

IBM France - Nicolas Sekkaki, (président),

Groupe La Poste - Philippe Wahl (président-directeur général),

ManpowerGroup France - Alain Roumilhac (président),

PageGroup France – Isabelle Bastide( présidente),

Radio France - Sybile Veil (présidente),

Schneider Electric - Jean-Pascal Tricoire, (président-directeur général),

Showroomprivé - Thierry Petit (fondateur),

SNCF - Guillaume Pepy, (président du directoire),

SNCF Réseau - Patrick Jeantet (Président délégué du directoire et président de la Fondation SNCF),

Total - Patrick Pouyanné (président-directeur général),

Vinci - Xavier Huillard (président-directeur général).






 

[MERCATO] Jérôme Saddier, nouveau président d’ESS France

[MERCATO] Jérôme Saddier, nouveau président d’ESS France

À l’issue de l’assemblée générale d’ESS France, en décembre dernier, Jérôme Saddier en a été élu président à compter du 1er janvier 2019. Il succède à Roger Belot, président d’ESS France depuis sa création en 2014, et entend poursuivre les actions menées ces dernières années pour faire rayonner les valeurs de l’ESS.

 


 

Il y a du changement au sein d’ESS France : dans une même assemblée générale du 5 décembre 2018, Roger Belot n’a pas souhaité renouveler son mandat, et le délégué général Emmanuel Verny a annoncé son départ à la retraite.

 

La relève est incarnée par Jérôme Saddier, président de l’Avise depuis 2016, vice-président du Crédit Coopératif depuis juin 2018, et vice-président de la section française du CIRIEC (Centre international de recherches et d’information sur l’économie coopérative, publique et sociale), qui devient officiellement président d’ESS France le 1er janvier.


 

Jérôme Saddier, une carrière tournée vers l’ESS

 

Diplômé de sciences politiques et de relations internationales, Jérôme Saddier a occupé les fonctions de directeur général de la Mutuelle Nationale Territoriale de 2014 à 2018. En 2017, il a parallèlement exercé les responsabilités de directeur de la stratégie et des affaires publiques du nouveau groupe mutualiste VYV, dont il a été l’un des artisans.

 

Il a également été chef de cabinet et conseiller spécial de Benoît Hamon, quand ce dernier occupait les fonctions de ministre délégué chargé de l’Économie Sociale et Solidaire et de la Consommation. C’est à l’occasion de la loi relative à l’ESS de 2014, dite “loi Hamon”, qu’a été créée ESS France (Chambre française de l’ESS), qui “assure, au plan national, la représentation et la promotion de l’ESS”.


 

Une nouvelle direction, des objectifs réaffirmés

 

C’est donc en fin connaisseur du secteur de l’ESS, et fervent défenseur des valeurs qui y sont attachées, que Jérôme Saddier endosse son mandat à la présidence d’ESS France. Il se place comme le digne héritier de l’action de Roger Belot, qui a œuvré pour l’émergence institutionnelle de l’ESS et pour sa promotion sur les territoires.

 

Pour son mandat, Jérôme Saddier souhaite défendre l’ESS à un niveau local : “Il nous semble fondamental de développer des actions à un niveau infra-régional, et d’approfondir l’ancrage de l’ESS partout sur le territoire”, affirme-t-il.

 

 

[AÀP] La Fondation L'OCCITANE lance son appel à projets “Union for vision 10by20

[AÀP] La Fondation L'OCCITANE lance son appel à projets “Union for vision 10by20

Dans le cadre de son programme “Union for Vision 10by20”, la Fondation L'OCCITANE lance un nouvel appel à projets et encourage les filiales du groupe à identifier et soutenir elles-mêmes des associations locales porteuses de projets pour la vue. La date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 28 février 2019.

 

 

Lutte contre la cécité évitable

 

Les lauréats, dont les projets seront co-financés par les filiales de L'OCCITANE et la fondation, doivent se concentrer sur les soins oculaires. L'impact du projet doit être mesurable et le nombre de bénéficiaires indiqué dans le formulaire.

 

Jusqu’au 28 février 2019

Les candidats ont jusqu’au 28 février 2019 pour déposer leurs projets, et les sélectionnés seront annoncés le 20 mars 2019. Créée en 2006, la Fondation L'OCCITANE soutient la lutte contre la cécité évitable, la promotion du leadership féminin et la préservation du patrimoine naturel.


 

[EN IMAGES] #StopHungerCrime : contre l'utilisation de la faim en arme de guerre

[EN IMAGES] #StopHungerCrime : contre l'utilisation de la faim en arme de guerre

Chaque semaine, Carenews met en lumière une campagne de sensibilisation menée par une ONG ou une association caritative. Ce mercredi, focus sur un phénomène méconnu, contre lequel Action Contre la Faim lutte agit en mobilisant des personnalités. La guerre ne se gagne pas qu’avec des balles. Dans certains pays, comme actuellement aux Yémen, la privation de vivres est parfois utilisée comme moyen de pression sur les pays attaqués. Pour lancer l’alerte et mobiliser les citoyens, Action Contre la Faim a lancé en fin d’année dernière la campagne #StopHungerCrime, dont le pâtissier Christophe Michalak est l’ambassadeur.

 

 

Une campagne en ligne pour alerter les citoyens

 

La campagne internationale #StopHungerCrime d’Action Contre la Faim dénonce sur les réseaux sociaux les pays utilisant la faim des populations comme arme de guerre durant les situations de conflit. “Ça se développe de plus en plus, informe le directeur de la communication de l'ONG, Jean-François Riffaud. Ils brûlent les champs, empoisonnent les puits... Quand le port d'Hodeïda (Yémen) est bloqué par les combats, c'est 80 % de la nourriture qui ne rentre plus”. L’opération a été lancée en France dans le cadre du Forum de Paris sur la paix le 12 novembre dernier au Trocadéro, où les passants pouvaient découvrir des couverts fabriqués à partir de douilles de balle. Dans le cadre de cette campagne, les internautes sont invités à se photographier en croisant leurs couverts, avec le hashtag #StopHungerCrime.

 

Un ambassadeur engagé

 

Pour répandre son message auprès du grand public, l’ONG a fait appel au pâtissier Christophe Michalak, qui assure être “de plus en plus touché” par les sujets de société. Ce dernier, investi dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, envisage aujourd’hui d’aller  “encore plus loin” et d’instaurer le micro-don dans ses boutiques. “Si tout le monde s'y met, vous imaginez ? Il faut se mobiliser, se parler [entre professionnels des métiers de bouche], avancer... Il faut se bouger !”, déclare-t-il à ce sujet.

 

 

 

[CALENDRIER DE L’APRÈS] Vœu n°9 : faire des jeunes les acteurs du changement

[CALENDRIER DE L’APRÈS] Vœu n°9 : faire des jeunes les acteurs du changement

  “Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”, disait le Mahatma Gandhi. Cette formule empreinte de sagesse fait écho à notre dernier vœu de cette année pour l’économie sociale et solidaire (ESS), inspiré par les propositions d’Ericka Cogne, ministre de l’Éducation du Gouvernement ESSRULES et directrice générale de l’Institut Télémaque : inciter les plus jeunes à devenir les acteurs du changement de la société, en leur faisant découvrir l’entrepreneuriat social et le monde l’ESS.


 

 

L’ESS et les jeunes, un partenariat d’avenir

 

L’économie sociale et solidaire (ESS) connaît une attractivité grandissante auprès du grand public, et en particulier auprès des plus jeunes, qui sont de plus en plus nombreux à considérer que l’entrepreneuriat social est un moyen efficace de s’emparer des problématiques sociales et environnementales et de les résoudre. Selon le Baromètre de l’Entrepreneuriat Social (BES) établi par Convergences en 2017, 59 % des jeunes entre 18 et 24 ans sont attirés par le secteur de l’ESS, soit pour y travailler, soit pour y lancer leur propre structure.

 

Cependant, ce même baromètre fait état d’un certain manque de notoriété de l’ESS auprès du grand public : seuls 37 % du panel de personnes interrogées avait entendu parler de la notion d’entrepreneuriat social, et 61 % de la notion d’économie sociale et solidaire. Si ces chiffres sont en progrès depuis 10 ans, il reste un important travail de communication et d’information à effectuer auprès des jeunes, plus réceptifs et plus à même d’en tirer des conséquences sur leur avenir professionnel ou personnel.

 

 

“Change ta société”, des ateliers inspirants

 

Pour  Ericka Cogne, directrice générale de l’Institut Télémaque, aider les jeunes à préparer un avenir meilleur, pour eux et pour la société, est un combat de tous les jours. “Ma volonté est de faire prendre conscience aux jeunes qu’ils peuvent devenir les acteurs de la transformation positive de la société de demain, et que l’entrepreneuriat social n’est pas qu’un mode marginal d’entrepreneuriat mais bien un levier puissant pour répondre aux nouvelles problématiques mondiales”, affirme-t-elle.

 

Très concrètement, Ericka Cogne propose de mettre en place dans les écoles, les collèges, les lycées, en complément des cours d’enseignement civique et moral, des ateliers à thème “Change ta société”, pour sensibiliser les jeunes aux outils dont ils disposent pour être acteurs du changement, et faire naître, pourquoi pas, des vocations d’entrepreneurs sociaux.

 

 

 

[SOCIAL TECH] PANDA Guide, la technologie au service des personnes malvoyantes

[SOCIAL TECH] PANDA Guide, la technologie au service des personnes malvoyantes

L’innovation technologique s’avère parfois un allié précieux dans le quotidien des personnes atteintes de handicap. C’est le cas de PANDA Guide, un casque utilisant la technologie de l’intelligence artificielle (IA) pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes. Lauréat du AI Challenge Paris Region 2018, le casque développé par la startup française pourrait bien révolutionner le quotidien de milliers de personnes déficientes visuelles et sa technologie appliquée à de nombreux autres usages.

 


 

Le premier guide technologique pour déficients visuels

 

Un outil technologique pour les personnes aveugles et déficientes visuelles : c’est le projet d’Arnaud Lenglet, issu du monde de l’ingénierie robotique, et de toute son équipe, depuis plus de deux ans. Un projet né d’un évènement personnel dans la vie d’Arnaud. Pendant l’été 2016, une de ses amies, aveugle, tombe en sortant d’un RER. C’est le déclic : puisqu’il n’existe rien pour aider les aveugles à se déplacer, à part le chien-guide et la canne blanche, il mettra à profit son expertise d’ingénieur robotique pour mettre au point une solution de guide.

 

Et pour monter son projet, il ne fait pas les choses à moitié, puisqu’il décide d’abord de vivre dans la peau d’une personne totalement aveugle pendant une semaine. “Cette semaine m’a vraiment redonné foi en l’humanité. J’ai vécu des situations de détresse, et je me suis rendu compte de la bienveillance des gens”, raconte-t-il à une conférence TEDx à la Business School de Toulouse. Il interroge aussi des associations d’aveugles et de soutien aux personnes handicapées ; dans l’équipe, chaque nouvel arrivant doit obligatoirement vivre 24 heures en aveugle avant de débuter.


 

Un projet innovant et très prometteur

 

Après plus d’un an de tests, le premier prototype du casque guide est enfin prêt début 2017. Le PANDA Guide, un casque qui se place autour du cou, est doté d’une caméra grande angle et d’un micro, relié à une application smartphone, et utilise des technologies identiques à celles utilisées pour le véhicule autonome, en particulier l’intelligence artificielle (IA). La technologie de l’IA permet au PANDA Guide de “lire” l’environnement et de le comprendre pour son utilisateur ; ainsi, la caméra sera en mesure de lire une inscription (sur une surface plane ou incurvée), d’indiquer où se trouve un objet, de préciser la couleur d’un vêtement…

 

Depuis la mise au point du premier prototype, le PANDA Guide a été couvert de récompenses et rafle tous les appels à projets depuis plus d’un an : prix Rétis, prix Moovjee 2017, Zee Entrepreneur 2017, prix EDF Pulse 2017, lauréat Startup Challenge de Techinnov, et récemment, 3e lauréat du AI Challenge Paris Region 2018. De beaux coups de pouce, qui permettront à l’équipe de PandaGuide de perfectionner le prototype (notamment pour mettre au point le fonctionnement du casque en extérieur) avec le soutien d’experts de la cognition et de la psychologie et de préparer sa lancée commerciale.

 

"Nous avons pris l’engagement de créer un produit qui marquera la différence dans la vie de ses utilisateurs, et nous ferons tout pour tenir cet engagement", assurent les responsables de l'équipe. "Notre principale ambition est de fournir un produit qui répondra véritablement aux besoins des personnes déficientes visuelles. Il ne s'agit pas de faire un produit tech pour de la tech, ou un n-ième gadget “pour aveugle”". À ce titre, l'équipe cherche toujours des bêta-testeurs ! Le projet vous intéresse ? Contactez-les à hello@pandaguidesme.com.

 

Article mis à jour le 16/01/2019

[FUSAC] Heineken France lance la Fondation Desperados pour l’Art Urbain

[FUSAC] Heineken France lance la Fondation Desperados pour l’Art Urbain

Le groupe Heineken France a lancé en novembre 2018 sa fondation d’entreprise, avec un budget de 400 000 euros pour sa première année, afin de promouvoir l’art de rue. Fruit d’une collaboration de longue date avec le collectif 9ème Concept, la Fondation Desperados pour l’Art Urbain vise à promouvoir et diffuser le travail des street artists auprès du grand public.

 

 

Un engagement de longue date envers les artistes

 

Heineken France est depuis longtemps engagée dans le milieu de l’art urbain. Le groupe collabore depuis plus de 20 ans avec le collectif 9ème Concept, notamment avec les fameuses bouteilles Desperados en éditions limitées, mais aussi avec des opérations de mécénat et de soutien auprès d’artistes. La création de la Fondation Desperados pour l’Art Urbain est donc l’aboutissement de cet engagement, et l’occasion pour ses fondateurs de le mener plus loin. La fondation articule son travail autour de deux missions: la promotion et la diffusion de l’art urbain contemporain dans l’ensemble de la société, et le soutien à la création artistique et l’accompagnement des artistes.

 

Diffuser l’art là où on ne l’attend pas

 

La Fondation Desperados mise sur des actions d’envergure pour accomplir ses missions. Pour son président Pascal Sabrié, le but est de «donner à l’art urbain les moyens de s’exprimer, de se faire connaître du plus grand nombre et d’être là où on ne l’attendra pas.» À l’occasion de son lancement, la fondation a donc organisé l’«Exposition 96», un parcours artistique éphémère d’oeuvres d’art urbain sur les abribus de la ligne 96 reliant Montparnasse à la Porte des Lilas.

 

Dans un même temps, la fondation a mis en place une artothèque gratuite, composée d’œuvres acquises au fil des 20 dernières années. Cette collection est mise à la disposition des collaborateurs d’entreprise Heineken, à commencer par ceux de la brasserie Schiltigheim en Alsace. Les salariés peuvent ainsi emprunter une oeuvre pour trois mois et l’exposer chez eux. Pour Stéphane Carricondo, directeur artistique de la fondation, cette initiative envoie un message fort : «l’art est accessible à tous ! Et on casse par la même occasion un certain élitisme qui s’installe dans l’art urbain.»

 

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