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Tech for Good : contribuez à une étude pour l'innovation sociale en Europe

Tech for Good : contribuez à une étude pour l'innovation sociale en Europe

115 : une mobilisation renforcée à l’approche des vagues de froid

115 : une mobilisation renforcée à l’approche des vagues de froid

[EN IMAGES] Planète Enfants & Développement : et si les “radins” donnaient ?

[EN IMAGES] Planète Enfants & Développement : et si les “radins” donnaient ?

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[FUSAC] SoCo, première foncière commerciale solidaire de France

[FUSAC] SoCo, première foncière commerciale solidaire de France

Le 5 décembre dernier, le groupe Altarea Cogedim a lancé SoCo (pour “social” et “commerce”), la première foncière commerciale solidaire française aux côtés de Baluchon, groupe d’entreprises sociales, incubateur et agence de conseil pour les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS), et de la banque Crédit Coopératif. Un projet d’ampleur totalement inédit en France, qui a pour vocation de “convertir des mètres carrés en action d’impact social”.

 

“Agir ensemble au service d’une utilité commune”

 

Altarea Cogedim, Baluchon et le Crédit Coopératif créent SoCo, un nouveau type de foncière en joint-venture sociale. Un projet unique en France, qui affiche un objectif clair : impulser et sécuriser, tant en phase d’amorçage que d’exploitation, le développement d’activités commerciales innovantes à fort impact social et solidaire. “Grâce à la joint-venture sociale, nous pouvons aller encore plus loin en déployant des solutions innovantes à l’échelle nationale”, souligne François Dechy, président de Baluchon.

 

Avec SoCo, le consortium espère solutionner les difficultés locatives que peuvent rencontrer les acteurs de l’ESS, dont l’action est pourtant indispensable dans le tissu économique et social local. La pression locative, particulièrement forte à Paris et en région parisienne, limite bien souvent le développement des entreprises de l’ESS et peut mettre en péril leur pérennité à moyen terme. Pour Nathalie Bardin, directrice des relations institutionnelles, de la communication et de la prospective chez Altarea Cogedim, “Cette foncière est née d’un constat : comment recréer de l’attractivité en centre ville dans les nouveaux quartiers de ville, à travers une nouvelle forme de commerce”.

 

Le dispositif repose sur l’acquisition d’un local par la foncière SoCo, et s’inscrit sur un projet long terme d’au moins 15 ans. La foncière finance ensuite l’amorçage de l’exploitant en charge de la gestion du lieu, à travers un emprunt garanti par la valeur du bien auprès du Crédit Coopératif et d’investisseurs. Mais contrairement au cadre habituel, cet emprunt ne finance pas l’achat du bien mais son usage et la création de valeur sociale. En échange de l’exploitation d’un projet solidaire, le prenant paye un loyer modéré, tout en percevant un fonds d’amorçage pour lancer son entreprise, et en bénéficiant d’un service de conseil pour l’organisation et le développement de son projet.


 

D’importants chantiers à venir en Île-de-France

 

La première réalisation de SoCo est prévue à l’horizon 2021, sur l’avenue de France, dans le 13e arrondissement de Paris, où doit naître “Bouillon Club” : un site de 230 m2 qui bénéficiera du montage de SoCo pour la création d’une plateforme d’innovations alimentaires, sociales et solidaires. Il s’agira d’une véritable vitrine-atelier de l’alimentation responsable en Île-de-France (cuisine pédagogique, ateliers participatifs, cantine Rock, offre culturelle…) portée des par des acteurs économiques locaux et conçue avec Baluchon, le pôle territorial de coopération économique (PTCE) RestoPasserelle, l’entreprise d’insertion Petit Bain et la régie de quartier Tela 13.

 

D'autres “tiers-lieux” solidaires doivent voir le jour dans les années qui suivront, dans des pieds d’immeubles anciens ou neufs, dans des centres commerciaux ou à l’occasion de restructurations de quartiers. Un projet est notamment en cours d’étude à Bondy, en région parisienne : avec le projet Bondy Centre-Ville IMGP 2, une offre commerciale et associative au cœur de la ville de Bondy. Des projets sont également en discussion dans le cadre du programme de développement des zones populaires du Nord-Est parisien, l'Arc de l'innovation, dont Altarea Cogedim est l'un des principaux soutiens. À terme, le projet ambitionne de se développer “sur de nouveaux territoires”, en Île-de-France mais aussi partout en France.







 

[LIVRE] “On a 20 ans pour changer le monde” par Maxime de Rostolan

[LIVRE] “On a 20 ans pour changer le monde” par Maxime de Rostolan

Fondateur de l’association Fermes d’Avenir, le jeune agroécologiste Maxime de Rostolan a publié, concomitamment au film documentaire du même nom de Hélène Médigue, le livre “On a 20 ans pour changer le monde”, véritable manifeste pour un changement de paradigme dans l’agriculture et l’agroalimentaire.

 

 

Changer le monde, c’est possible !

 

On pourrait croire que Maxime de Rostolan est un doux rêveur : 20 ans pour changer le monde ? Un projet moins idéaliste qu’il n’y paraît, à condition évidemment de retrousser ses manches et de mettre les mains dans le cambouis. Après ses études d’ingénieur chimiste, Maxime de Rostolan a parcouru le monde pendant deux ans pour aller à la rencontre de ceux qui travaillent la terre, et pour échanger sur les problématiques liées à l’eau et l’agriculture.

 

Maxime de Rostolan fait un constat simple, mais préoccupant : aujourd’hui, l’agriculture est paradoxalement l’une des principales sources de pollution de la planète (émission carbone, pollution des eaux, épuisement des sols, disparition des écosystèmes…), alors qu’elle devrait être notre principale alliée dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour l’absorption des gazs à effet de serre.

 

C’est à son retour en France qu’il découvre le biomimétisme, une philosophie qui consiste tout simplement à s’inspirer du “laboratoire du vivant”, de la nature, pour l’appliquer aux usages et techniques humaines. En matière d’agriculture, le biomimétisme, sous la forme de la permaculture, consiste à mettre au point des méthodes non polluantes, économiques et efficientes.



 

Vers une transition agricole de grande ampleur

 

Former une nouvelle génération de paysans et de “payculteurs”, sensibilisés aux enjeux climatiques et sanitaires, et adeptes d’une agriculture saine et durable, tout en accompagnant les agriculteurs dans leur conversion à l’agroécologie : telle est l’ambition du jeune ingénieur. C’est dans cette optique qu’il a créé les Fermes d’Avenir, un réseau associatif qui regroupe plusieurs centaines de fermes partout en France et qui promeut la transition agricole, et Blue Bees, une plateforme de financement participatif dédié aux projets agroécologiques.

 

Dans On a 20 ans pour changer le monde, Maxime de Rostolan s’adresse aux acteurs de la transition écologique : Pierre Rabhi, paysan-philosophe, Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, Nicolas Hulot, (désormais ex) ministre de la Transition écologique et solidaire… et interpelle d’autres personnalités à engager un véritable tournant dans leur action : Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, Jean-Michel Brégeon, directeur de l’AgroCampus, Jean-Laurent Bonnafé, directeur BNP-Paribas…

 

Pour terminer, le livre invite la citoyenne et le citoyen à s’engager personnellement dans la transition écologique : “Chaque individu doit se saisir de la question du dérèglement climatique comme si elle ne reposait que sur ses propres épaules, voilà l’ordre de la mission. Qu’on soit simple consommateur, parent, artiste, élu, ministre, agriculteur, ouvrier, scientifique, journaliste, étudiant, chacun a de quoi faire et il y a autant de chemins possibles que d’individus, vous allez bien trouver le vôtre !”  

 

On a 20 ans pour changer le monde, par Maxime de Rostolan aux éditions Larousse, 2018. Prix : 3,95 euros (2,99 euros en version numérique).


 

La BNF lance un appel au don pour le site Richelieu

La BNF lance un appel au don pour le site Richelieu

3,8 millions d’euros sur quatre ans. C’est le montant estimé des travaux de la salle Ovale de la Bibliothèque Nationale de France, qui lance son 6e appel aux dons. Au terme des travaux en 2012, le site historique de Richelieu, qui ouvre également les donations pour la galerie Mazarine et le cabinet du Roi, deviendra une bibliothèque-musée ouverte au public qui offrira des “points de vue spectaculaires” sur les salles de lecture, les réserves et les coulisses de la Bibliothèque, jusqu’à présent inaccessibles.

 

La salle Ovale de la BNF fait appel aux dons des particuliers

 

Inaugurée en 1936, la salle Ovale et ses mosaïques, dorures et peintures font aujourd’hui peau neuve. Les travaux portent sur la verrière et permettront le passage d’une lumière naturelle destinée à optimiser le confort des lecteurs et de mettre en valeur les nombreux trésors cachés du lieu. Les donateurs privés peuvent, en l’échange de leur générosité, donner leur nom ou celui d’un proche à un élément du décor, une bibliothèque (1 000 euros), une ville (5 000 euros) ou encore une paire de colonnes pour 6 000 euros. Des dons libres peuvent également être fléchés vers la galerie Mazarine, classée Monument historique, ou les tableaux du cabinet du Roi. Cette restauration permettra d’ouvrir le site Richelieu au public dans des conditions optimales, et d’ouvrir l’accès à plusieurs ouvrages de valeur comme le manuscrit des Misérables, des carnets de dessins de Degas, le Grand Camée de France ou le trône de Dagobert.

 

La 6e campagne de dons

 

Ce n’est pas la première fois que la BNF fait appel à la générosité des Français. En 2012, elle lançait sa première campagne pour l’acquisition du Livre d’heures de Jeanne de France, puis l’année suivante pour le manuscrit royal enluminé pour François Ier Description des douze Césars avec leurs figures, et enfin en 2015 pour le le bréviaire de l’abbaye Saint-Louis de Poissy. La campagne pour la salle Ovale du site Richelieu a été lancée en 2015 sur le principe du don-adoption, avec la possibilité d’apposer moyennant donation son nom sur un luminaire, une table de lecture ou une colonne de la salle. À ce jour, un million d’euro a déjà été collecté par la BNF pour le site Richelieu.



 

[EN IMAGES] Planète Enfants & Développement : et si les “radins” donnaient ?

[EN IMAGES] Planète Enfants & Développement : et si les “radins” donnaient ?

Pour sa dernière campagne, l’association Planète Enfants & Développement a fait appel à l’agence Brainsonic, spécialisée dans l’engagement des audiences. Souhaitant sensibiliser une autre typologie de donateurs – ceux qui ne donnent pas – elle s’adresse aux “radins”, aux égoïstes et autres misogynes.

 

 

 

 

Provoquer ceux qui ne donnent pas

 

S’adresser à une cible négligée jusqu’à présent : tel était l’objectif de Brainsonic en réalisant la campagne “mauvaise raison de donner” pour Planète Enfants & Développement. Créée en 2016 par la fusion d’Enfants & Développement (1984) et Planète Enfants (1992), l’association souhaitait gagner en notoriété auprès du grand public. Elle repose sur une série de visuels surmontés de messages en lettres capitales. “Vous êtes méprisant et n’aimez pas les pauvres ? Faites-nous un don et il y en aura moins”, indique l’un d’entre eux. Simple, mais marquant, et redoutablement efficace. Lancée à la fin du mois de novembre 2018, la campagne se décline sur les réseaux avec le hashtag #RAISONSDEDONNER, en film TV,  en affichage sauvage dans Paris, ainsi que dans le cadre d’un partenariat avec l’agence Values pour la presse et en display.

 

Protéger les enfants vulnérables

 

Enfants & Développement et Planète Enfants ont fusionné en 2016, et sont désormais liées par un objectif commun : agir globalement et à échelle mondiale pour les enfants vulnérables en leur offrant des services de protection, de santé, d’éducation, d’insertion ou encore d’accompagnement familial. Son action, menée en partenariat étroit avec la société civile et les autorités des pays, vise par ailleurs à encourager le développement et favoriser l’autonomie des populations aidées. Elle intervient au Népal, au Burkina Faso, au Vietnam et au Cambodge.  




 

115 : une mobilisation renforcée à l’approche des vagues de froid

115 : une mobilisation renforcée à l’approche des vagues de froid

Comme chaque année, le Samusocial de Paris multiplie les initiatives afin de sensibiliser à la cause des personnes sans-abri. Particulièrement vulnérables durant les périodes de grand froid, elles sont au cœur de l’action du GIP (Groupement d’Intérêt Général) fondé en 1993. En 2017, les équipes mobiles de l’associations sont intervenues auprès de près de 13 000 personnes, tandis que plus de 450 000 appels ont été pris en charge par le 115. Zoom sur les actions menées cet hiver.

 

 

Une application pour signaler les personnes en urgence sociale

 

Le Samusocial de Paris a lancé en début de mois son application à destination de tous les citoyens. Gratuite, téléchargeable sur smartphone et tablette, elle permet de signaler en quelques clics les personnes estimées “en urgence sociale” dans les rues de la capitale. Il suffit de valider son positionnement et de fournir quelques informations pour la prise en charge de la personne ou de la famille. Testée au préalable par des bénévoles, elle est pensée car un simplificateur entre le citoyen et le 115, le dispositif d’urgence traditionnel du Samusocial.

 

Mobilisation pour les enfants sans domicile

 

Cet hiver, le Samusocial soutient particulièrement la cause des enfants, avec une campagne de sensibilisation et d’appel aux dons baptisée #EnfanceSansDomicile. Elle repose sur un manifeste publié en ligne et déjà signé par plus de 22 000 internautes. Le GIP tire la sonnette d’alarme sur le sujet de l’hébergement à l’hôtel, une pratique qui a aujourd’hui atteint ses limites, puisqu’avec plus de 40 000 personnes hébergées chaque jour à l’hôtel en Île-de-France (dont la moitié d’enfants), il est désormais impossible de répondre positivement à toutes les demandes. Le dispositif est saturé, est 330 familles se retrouvent démunies chaque soir. Par ailleurs, environ 90 % familles hébergées* se trouvant sous le seuil de pauvreté, deux enfants sur trois sont en situation d’insécurité alimentaire, et un enfant sur dix ne va pas à l’école. Le Samusocial réclame donc un soutien financier afin d’assurer le développement de son programme “Mieux Vivre à l’Hôtel”, qui permet aux enfants de partir en vacances et de mener des activités sportives et culturelles gratuites. Le Samusocial souhaite également mettre en place un programme d’accès au logement pour les familles et un parcours d’inclusion (accès à l’école et à la cantine, à des activités périscolaires, développement de lieux d’accueil…).

 

Sortie du guide Solidarité à Paris

 

Le Samusocial publie par ailleurs l’édition hivernale 2018/2019 de son guide “Solidarité à Paris”, qui regroupe les dispositifs municipaux permettant de venir en aide aux personnes sans domicile et en situation de précarité. Y sont également référencées les coordonnées des principales structures parisiennes spécialisées dans les situations d’urgence, offrant des services de première nécessité comme de la nourriture, des douches, des hébergements ou encore des espaces d’écoute. Consultable dans les mairies d’arrondissement, les associations et institutions spécialisées, le guide fournit par ailleurs les coordonnées de travailleurs sociaux permettant l’accès à un suivi administratif, juridique, professionnel et personnel.

*source : étude ENFAMS (Enfants et Familles sans logement en Île-de-France) menée par l’Observatoire du Samusocial de Paris en 2014.


 

Fleye, la photographie humaniste et solidaire

Fleye, la photographie humaniste et solidaire

Fleye est une agence photo pas comme les autres : sur cette plateforme, vous ne trouverez que des clichés inspirés par le courant humaniste ! Mais ce n’est pas tout, puisque l’agence reverse également 10 % de chaque tirage acheté à une association en lien avec le lieu de prise de vue. Elle compte notamment Enfants du Mékong, Asmae-Sœur Emmanuelle ou encore Mayaa Népal parmi ses partenaires.

 

10 % reversés à des associations

 

C’est en rentrant d’un voyage en Birmanie en 2017 que le photographe Pierre Seillier, profondément marqué par ses rencontres à l’autre bout du monde, décide de monter l’agence Fleye. La plateforme web a un double objectif : celui de valoriser le travail de photographes amateurs du monde entier, tout en soutenant des projets sociaux. Les photographies sont vendues à partir de 70 euros, et 10 % des bénéfices sont reversés à des associations oeuvrant pour des causes humanitaires ou environnementales. La provenance du cliché détermine le choix du partenaire, des associations comme Enfants du Mékong, Asmae-Sœur Emmanuelle ou encore Mayaa Népal.

 

“Made in France”

 

Dans le prolongement de sa démarche sociale, Pierre Seillier tient à valoriser un modèle éthique. Les photographies sont imprimées à Paris, avec des matériaux français. Aujourd’hui, Fleye affiche un dynamisme rassurant, puisque dans une récente interview, son fondateur confie qu’il souhaite enrichir son catalogue avec le lancement “de 10 collections par an” et des clichés venant “de tous les continents”. Un concept store devrait également voir le jour à Paris au cours de l’année 2019.  



 

[SOCIAL TECH] U-Report, la voix de la jeunesse

[SOCIAL TECH] U-Report, la voix de la jeunesse

Les jeunes d’aujourd’hui sont les acteurs de demain, et c’est la raison pour laquelle il est fondamental de leur donner voix au chapitre dans la prise de décision collective. L’UNICEF l’a bien compris, et a, pour cela, décidé de surfer sur les modes de communication qui leur sont familiers : les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’en 2011, l’ONG a lancé U-report, un outil numérique international qui interroge les jeunes sur les problématiques de société qui les touchent au quotidien. La France a rejoint le réseau des “U-Reporters” en juin 2016, devenant le 25e pays membre de la communauté virtuelle.

 

Les réseaux sociaux pour permettre aux jeunes de s’exprimer

 

Utiliser les messageries Facebook et Twitter pour donner la parole aux jeunes : c’est le pari fait par l'UNICEF avec le lancement de U-Report (de l’anglais to report, rapporter, déclarer), un outil numérique gratuit et anonyme qui interroge et mobilise les jeunes, par le biais de sondages affichés en temps réel sur la page d’accueil du site et de messages envoyés directement sur leur smartphone, sur des problématiques de leur vie quotidienne. L’objectif : les informer, et leur permettre de s’exprimer, de débattre et de donner écho à leurs interrogations. Avec U-report, UNICEF ambitionne de constituer une véritable communauté internationale de jeunes engagés, les “U-reporters”, et de les impliquer dans la prise de décision à l’échelle nationale.

 

À cette fin, les réseaux sociaux sont apparus aux yeux de l’UNICEF comme l’outil le plus adapté, et U-Report a rapidement connu un vif succès, dès son lancement en Ouganda en 2011. Alors qu’un récent sondage U-Report France indiquait que 34 % des jeunes privilégiaient les réseaux sociaux pour s’informer, Eskandar Benaïcha, chef de projet U-Report France, raconte : “Il a été évident à nos yeux que U-Report répondait, de façon originale et innovante avec ses sondages sur smartphone, à un besoin revendiqué par les jeunes en France : leur parole dans les débats publics”. Aujourd’hui, U-Report est utilisé dans plus de trente pays et rassemble 3 millions de jeunes entre 13 et 30 ans.


 

Un puissant outil de citoyenneté participative

 

Au fur et à mesure que le mouvement prenait de l’ampleur, U-report s’est avéré être un outil très efficace de communication en temps réel, et a fait ses preuves à de nombreuses reprises dans des pays où le manque d’infrastructures rend plus difficile la circulation de l’information ; à l’image du Liberia où U-report a permis, en 2014, alors que le pays était frappé par une épidémie du virus Ebola, de diffuser des informations de base sur les façons de se protéger du virus et sur les services médicaux disponibles, et en 2015, d’informer les jeunes sur le tabou des abus sexuels au sein des écoles.

 

U-Report interroge les jeunes sur des problématiques du quotidien, comme l’éducation, la santé, l’environnement, le droit des femmes, les médias, ou sur leurs engagements personnels, mais aussi sur des sujets d’ampleur mondiale, comme les sommets du G7 ou du G20, les commissions internationales, l’Assemblée Générale des Nations Unies. En France, la communauté des U-Reporters a rapidement pris de l’importance : de 2 000 membres au bout de 6 mois de fonctionnement, à plus de 7 500 aujourd’hui (dont près de la moitié ont entre 15 et 19 ans), le réseau continue de grandir. Jehanne, 22 ans et U-Reporter engagée, témoigne : “Je pense qu'il est aujourd'hui plus qu'indispensable de montrer à chaque citoyen à quel point sa démarche personnelle peut avoir un impact et qu'ensemble nous avons la capacité de changer considérablement les choses et d'aller vers un système plus juste”.

 


 

 

Tech for Good : contribuez à une étude pour l'innovation sociale en Europe

Tech for Good : contribuez à une étude pour l'innovation sociale en Europe

Œuvrer pour une meilleure reconnaissance et une accélération de l’innovation sociale en Europe, tel est le quotidien de l’association européenne Social Good Accelerator (SOGA), créée en février 2017 suite au Web Summit. En vue des prochaines élections européennes, l’association lance une vaste étude qui a pour objet d’identifier les besoins des acteurs de la Tech et de l’action sociale et donner plus de visibilité à l’innovation sociale dans l’Union Européenne.


 

Tech For Good, une ambition européenne

 

Le progrès technologique oui, mais non comme une fin en soi : à l’heure où les GAFAM et NATU, ces géants du numérique et de l’ubérisation, montrent leurs limites d’un point de vue éthique, social et économique (obsolescence programmée, “bullshit jobs”, délocalisations massives…), l’association européenne Social Good Accelerator (SOGA) milite pour un véritable changement de paradigme du modèle économique et des mentalités, pour mettre fin aux stratégies de court terme et accompagner le progrès dans le sens du bien commun au sein des pays membres de l’Union Européenne.

 

SOGA s’est ainsi fixé l’objectif de bâtir des ponts entre les acteurs de l’innovation sociale et les acteurs de la technologie, pour une convergence commune vers le progrès social. L’une de ses principales missions, à cette fin, est de récolter, à travers des think tanks et une plateforme digitale, des propositions pour les institutions européennes et les États membres.


 

Votre parole compte !

 

Pour élargir l’impact de son action et en vue des élections européennes de mai 2019, l’association lance, avec l’Agence Phare et ProbonoLab, une étude en ligne dont les réponses serviront de support pour ses revendications aux acteurs européens, notamment la Commission européenne. Diverses questions doivent permettre de mesurer avec plus de précision l’ancrage de l’innovation sociale dans le paysage économique, les thématiques dont s’emparent les acteurs de l’innovation sociale et les outils numériques mobilisés.

 

Vous êtes acteur de l’innovation sociale, de la Tech ou plus généralement de l’économie sociale et solidaire ? Faites entendre votre voix et vos idées en répondant au questionnaire “La collaboration entre acteurs sociaux et Tech en Europe”.

 

Plus d’infos sur socialgoodaccelerator.eu

 

 

[LU] Quels outils pour la mesure d’impact en France ?

[LU] Quels outils pour la mesure d’impact en France ?

La mesure de l’impact social et environnemental devient un indicateur incontournable pour les structures de l’économie sociale et solidaire qui cherchent à attirer de potentiels investisseurs. Pleinement intégré dans les pays anglo-saxons, l’impact investing peine à s’implanter chez nous, de par l’absence, à l’heure actuelle, d’indicateurs suffisamment fiables et universels, même si des initiatives voient le jour en ce sens. Où en est-on de la mesure d’impact en France ? Le Monde apporte quelques éléments de réponse.

 

La nécessaire mesure de l’impact

 

L’émergence progressive de la finance solidaire dans le paysage économique français s’est accompagnée de la construction d’un nouvel écosystème, celui des porteurs de projets et des investisseurs “à impact”, soucieux de conjuguer rentabilité financière et impact sociétal, social et/ou environnemental. Si cette nouvelle catégorie d’investisseurs se distingue des investisseurs “classiques” par sa patience et par une certaine bienveillance quant à la rentabilité des projets soutenus, elle n’en demeure pas moins exigeante quant à la réalité de leur impact.

 

De par la nature des projets portés par les acteurs de l’ESS, leur impact peut être très difficile à mesurer puisqu’il s’agit, au-delà des chiffres, de quantifier des retombées sociales ou environnementales, souvent “non palpables”. Si certaines données sont plus faciles à mesurer que d’autres (nombre d’emplois créés, émission de CO2…), l’appréciation globalisée d’un projet peut induire en erreur si certaines externalités ne sont pas correctement évaluées dans leur aspect qualitatif.


 

Comment développer un outil “à la française” ?

 

L’impact investing, pratique relativement nouvelle en Europe, est implanté depuis longtemps dans les pays anglo-saxons, notamment au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Dans ces pays, les investisseurs privés et les acteurs institutionnels recourent le plus souvent au SROI (social return on investment), un outil de mesure globale de l’impact social qui agrège, en plus de l’aspect financier, plusieurs dimensions du projet étudié : sociale, environnementale, économique.

 

Mais aujourd’hui en France, de nombreux acteurs de l’ESS réclament un outil de mesure “à la française” qui prendrait davantage en compte, tout en évitant l’écueil de basculer dans le social washing, des indicateurs plus qualitatifs, indispensables pour permettre de se projeter dans un avenir plus lointain selon Nicolas Hazard, président du fonds d’investissement INCO (ex Comptoir de l’innovation).


 

Mesis, l’outil le plus avancé

 

Différentes méthodologies d’impact, dont celles élaborées par BNP Paribas et par INCO, ont permis de développer un outil de mesure qui se présente comme l’un des plus avancés en France. Il s’agit de Mesis (pour mesure et suivi de l’impact social), un outil de monétisation de l’impact social qui regroupe 300 critères financiers et autant de critères ­extra-financiers, avec des outils spécifiques pour les 15 secteurs d’activité répertoriés.

 

Le Haut-Commissaire à l’économie sociale et solidaire, Christophe Itier, a également annoncé, à l’occasion de la présentation du Pacte de croissance de l’ESS le 29 novembre dernier, qu’une enveloppe d’un million d’euros serait débloquée pour financer un Fonds de promotion de l’impact social et environnemental, avec l’ambition de “changer les regards sur [l’ESS]”.

Info Emploi Réfugiés, le guide pratique pour l’emploi des personnes réfugiés

Info Emploi Réfugiés, le guide pratique pour l’emploi des personnes réfugiés

Action Emploi Réfugiés (AERé), une association qui œuvre depuis 2016 en France pour rapprocher employeurs et réfugiés, vient de publier un guide pour l’emploi des réfugiés, Info Emploi Réfugiés. Un guide qui se veut pédagogique, et qui a vocation à s’adresser tant aux personnes réfugiées qu’aux employeurs, aux travailleurs sociaux et aux responsables associatifs pour favoriser l’emploi des réfugiés, aujourd’hui souvent considéré comme un casse-tête administratif et juridique.

 

 

Une ambition : donner les clés de l’emploi aux réfugiés

 

Née de la crise migratoire de 2015, l’association AERé a fait de l’emploi des personnes réfugiées son cheval de bataille ; mais elle s’est vite retrouvée confrontée elle-même aux difficultés rencontrées par les réfugiés pour trouver un travail. Bien souvent, les réfugiés ou demandeurs d’asile ne savent même pas s’ils ont le droit de travailler en France, ni à qui s’adresser pour trouver des réponses à leurs questions. Du côté des employeurs, on trouve tout autant d’interrogations liées au statut juridique et aux démarches administratives à accomplir pour l’emploi d’un réfugié. Alors que l’association estime à 60 000 le nombre de réfugiés ou demandeurs d’asile actuellement en recherche d’emploi depuis plus de six mois en France, et à 40 000 le nombre d’entreprises qui peinent à recruter, l’association espère “apporter à ce double défi une réponse conjointe”.

 

C’est donc forte de cette ambition que l’association AERé a mis au point, avec l’appui d’un comité d’une vingtaine d’experts des questions migratoires, du ministère du Travail et du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, le guide Info Emploi Réfugiés. Publié en collaboration avec le Tent Partnership for Refugees et  disponible gratuitement sur internet, ce guide très complet sur la question de l’emploi des réfugiés doit être actualisé tous les trois mois, en fonction des nouveaux besoins identifiés, mais aussi des évolutions législatives à venir, notamment avec l’adoption de la nouvelle loi Asile et Immigration. Le guide a vocation à s’adresser autant aux personnes réfugiées, qu’aux employeurs et aux travailleurs sociaux, ou encore aux associations oeuvrant pour l’accueil et l’insertion des réfugiés. Des versions traduites en anglais, en arabe ou en farsi sont par ailleurs prévues prochainement.


 

Un guide multi-usage pour tous les publics

 

Emploi des plus jeunes, travailleur handicapé, statut particulier des demandeurs d’asile, situation irrégulière sur le territoire français... Toutes les situations sont abordées par le guide Info Emploi Réfugiés pour répondre au mieux aux cas particuliers des réfugiés. Ceux-ci trouveront aussi dans le guide des informations sur le marché du travail français et ses spécificités (règles de rédaction du CV et de la lettre de motivation, procédure d’embauche…), et sur le droit du travail français (tous les différents types de contrat de travail, le salaire, le temps de travail les équivalences de diplôme...) mais aussi sur l’accès aux droits sociaux (chômage, RSA, PMUa, CMU-C, allocation pour demandeur d’asile (ADA), retraite…) et sur les recours disponibles en cas de conflit avec l’employeur (licenciement pour faute, discriminations…). Le lecteur trouvera, enfin, un panorama complet des textes légaux (internationaux, européens et de droit français) applicables en droit du travail, et des acteurs et institutions de l’emploi en France.

 

Côté employeurs, de nombreux outils sur la procédure d’embauche sont répertoriés : demande d’autorisation de travail, documents à vérifier avant de procéder à l’embauche et comment effectuer leur traduction le cas échéant, type de contrat, rémunération, éventuelle formation du salarié…

 

Une fois trouvées toutes les réponses à leurs questions, les réfugiés et les employeurs pourront se tourner vers la plateforme de l’association AERé, pour chercher parmi plusieurs centaines de milliers d’offres d’emplois. Forte d’une base de données de 300 employeurs et de plusieurs centaines de profils qualifiés, l’association revendique déjà 250 emplois facilités, en moins de trois ans d’existence.




 

L'information en direct des associations et des mécènes