Header logo

Le portail n°1 dédié à l'intérêt général

[Interview] La Fondation SNCF, mécène de la culture dans les territoires

[Interview] La Fondation SNCF, mécène de la culture dans les territoires

Décrochage scolaire : United Way L’Alliance lance son programme Défi Jeunesse

Décrochage scolaire : United Way L’Alliance lance son programme Défi Jeunesse

[FUSAC] Phénix lève 15 millions d’euros

[FUSAC] Phénix lève 15 millions d’euros

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

Kering et FACE mobilisent les entreprises contre les violences faites aux femmes

Kering et FACE mobilisent les entreprises contre les violences faites aux femmes

François-Henri Pinault (Kering) et Gérard Mestrallet (Fondation Agir Contre l’Exclusion), espèrent une transition historique. Ensemble, ils présentaient le 9 novembre le réseau “Une femme sur trois”, destiné à mobiliser et outiller les entreprises dans leur démarche de prise en charge des salarié(e)s victimes de violences. Ce projet s’inscrit dans l’initiative européenne CEASE, cofinancée par la DG Justice de la Commission Européenne et portée par FACE, Pour la Solidarité, ainsi que l’entreprise belge DIESIS et l’ONG grecque CSR Hellas. Les représentants de L’Oréal, Carrefour, Korian, SNCF, BNP Paribas et Lagardère à travers la fondation d’entreprise ELLE, sont les premiers signataires de la charte.

 

 

Un réseau européen d’entreprises pour lutter contre les violences faites aux femmes

 

 

Une femme sur trois, c’est le pourcentage de femmes victimes de violences physiques et/ou sexuelles au moins une fois dans leur vie*. Des violences qui ont également des conséquences économiques, puisqu’elles se chiffreraient selon une étude du EIGE (European Institute of Gender Equality) de 2014 à plus de 226 milliards d’euros de perte répartis entre les entreprises privées (production économique due aux absences, baisse de productivité ou même décès de la victime), les services publics (services médicaux, légaux et sociaux) et les victimes (impact physique et émotionnel).

 

Un an après le mouvement #METOO, sept grands dirigeants d’entreprises et de fondations (La Fondation Kering, Korian, L’Oréal, BNP Paribas, Carrefour, SNCF et Lagardère à travers la Fondation ELLE) se sont réunis le 9 novembre au siège de Kering, initiateur du projet avec la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) afin de signer une charte d’engagement contre les violences faites aux femmes. Ce nouvel engagement intègre dès à présent leur politique RSE, et s’appuie sur un panel d’actions concrètes menées en collaboration avec des associations spécialisées, comme des formations, des kits de sensibilisation ou encore des événements de mobilisation.

 

À titre d’exemple, Kering a mis en place des formations tripartites avec des associations locales et des salariés du groupe. Carrefour a, de son côté, diffusé un numéro d’écoute ainsi qu’un guide de sensibilisation des managers, mis en place des formations ou encore signé un accord international sur la promotion du dialogue social et de la diversité, qui l’engage sur un plan d’actions sur la prévention et l’accompagnement des victimes de violences. FACE, qui représente 6 000 entreprises de toutes tailles, rappelle qu’il n’existe pas “de modèle universel”, mais que la structure collectera “les meilleures pratiques” auprès des entreprises afin de les mettre à disposition des futurs partenaires.

 

 

Appel à la mobilisation des entreprises

 

 

“Notre engagement ne laisse pas de place à la compétition, l’individualisme ou l’égoïsme. C’est le champ de l’effort collectif, c’est une question de partage et pour les entreprises, de montrer un visage généreux”, traduit François-Henri Pinault. L’objectif du PDG de Kering (et président de la fondation du groupe) et de Gérard Mestrallet est clair : il faut montrer l’exemple, et engager autant d’entreprises que possible dans le réseau. Korian, représenté par sa PDG Sophie Boissard, a partagé ses premiers résultats après avoir mis en place des dispositifs de soutien il y a deux ans à travers un réseau de travailleurs sociaux. “Il a permis de détecter des victimes et de leur présenter des solutions aussi bien financières que pratiques”, assure-t-elle, aujourd’hui, l’enjeu est ailleurs : “Il nous faut contribuer à la prise de conscience collective et libérer la parole. (...) Les entreprises ne sont pas responsables de ce problème, mais il est important d’ouvrir des portes et de faire une différence.”

 

François-Henri Pinault, qui indique avoir commencé par former son COMEX, souligne de son côté l’importance “de travailler sur le terrain, auprès d’associations locales.” Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, a quant à lui dévoilé sa feuille de route : une étude au sujet des violences faites aux femmes est en cours et il soutiendra les entreprises souhaitant rejoindre le réseau, tout en s’engageant à “être créatif” et “apporter de nouvelles idées”. “Il faut aller plus loin, conclut Gérard Mestrallet. ‘Une femme sur trois’ concerne tout le monde. Ce matin est la première étape d’une action à grande échelle”. Invitant chacun à encourager “ses différents partenaires, sa chaîne de valeur et son écosystème territorial de se rallier au mouvement”, et les entreprises comme les pays à être “plus exemplaires”, l’ancien PDG d’Engie a appelé à “la mobilisation collective”.

 

*Rapport de l’Agence des Droits Fondamentaux de l’Union européenne (FRA) en 2014

 

 

Vendredi sort un livre blanc sur le mécénat de compétences

Vendredi sort un livre blanc sur le mécénat de compétences

Vendredi, un startup spécialisée dans la mise en place du mécénat de compétences dans les entreprises, et qui a ouvert le dispositif aux stagiaires, sort son livre blanc inspiré des réflexions de plus de cinquante acteurs de l’engagement. Adressé aussi bien aux associations qu’aux entreprises, ce guide recense l’essentiel des enseignements tirés de l’évènement “Agir et échanger pour faire grandir le mécénat de compétences à grande échelle”, organisé le 4 avril dernier, et a pour objectif de contribuer au développement du mécénat de compétences dans l’Hexagone.

 

 

Mécénat de compétences, quels freins et quelles opportunités ?

 

 

Dans un contexte économique et social en pleine mutation particulièrement propice aux développement de nouvelles méthodes d’engagement, Vendredi sort un livre blanc à l’adresse des entreprises ainsi que des associations. Des deux côtés de la médaille, des freins souvent communs, comme la méconnaissance du dispositif ou les craintes liées à la complexité de sa mise en place. Souvent laissés pour compte dans l’équation, les salariés ont droit à un volet dédié dans le livre blanc. Vendredi insiste sur la nécessité de les accompagner à chaque étape, de l’information à la formation, en prenant soin de valoriser leur expérience. Du côté des entreprises, le livre blanc cible les opportunités et besoins des différents coordinateurs du dispositif : la direction, les ressources humaines et les managers.

 

Parmi les propositions clés : rattacher la politique d’engagement aux enjeux de l’entreprise, prioriser les partenariats existants avec les associations, ou encore définir des formats d’engagement pour chaque cible de salarié. Autre point important, l’importance de l’animation du dispositif en interne et du suivi des expériences. Pour les associations, Vendredi insiste sur l’importance d’une mise en place structurée soutenue par la création d’un poste dédié à cette coordination, afin d’identifier les partenaires et de communiquer au mieux avec eux, mais aussi de cadrer le dispositif en interne en se dotant d’outils spécifiques.

 

 

Des pistes d’actions pour une meilleure coordination

 

 

Quelles solutions demain pour généraliser le mécénat de compétences ? En identifiant trois problématiques majeures (l’identification des partenaires, le partage des missions et les documents juridiques), la startup sociale liste une série de pistes d’actions, notamment autour de la création d’outils spécifiques (nomenclature commune validant les associations éligibles, plateforme web centralisant les missions des associations, liste des entreprises pratiquant le mécénat de compétences…). Par ailleurs, Vendredi préconise une meilleure communication de la part de l’ensemble des parties prenantes, afin de faire connaître le dispositif au plus grand nombre.

 

Parmi les approches à expérimenter, des partenariats avec le monde des médias, une journée de l’engagement citoyen avec le ministère du Travail, des tribunes collectives ou encore un Trophée du mécénat de compétences. En bref, beaucoup de synergies à développer. “Le mécénat de compétences est un outil extraordinaire pour réenchanter le travail et dessiner une nouvelle voie d’implication citoyenne”, conclut la startup, dévoilant son ambition pour le dispositif : “Plus que de simples associations, l’ambition doit être de mettre ce mécanisme au service des collectivités locales, des startups d’État, des institutions hospitalières, culturelles ou pédagogiques… Et de placer l’engagement au coeur du travail au sens élargi.”

 

 

[SOCIAL TECH] Family Webcare, l'application qui lutte contre le cyberharcèlement

[SOCIAL TECH] Family Webcare, l'application qui lutte contre le cyberharcèlement

En France, 40% d'élèves entre 13 et 17 ans déclarent avoir déjà été victimes d'agressions en ligne. Une problématique d'envergure qui appelle à la vigilance des parents. Pour lutter contre ce fléau et permettre aux jeunes de maîtriser leur présence en ligne, la startup française iProtego lance une nouvelle application mobile, Family WebCare : un outil collaboratif qui permet, aux membres d'une même famille, de veiller aux contenus visibles en ligne et sur les réseaux sociaux et d'agir en quelques clics en cas de problème.

 

 

Cyberharcèlement, une nouvelle forme de violence qui ne laisse aucun répit


 

Contrairement à la violence ordinaire, les victimes de cyberharcèlement sont confrontées seules aux cyberviolences, et ne peuvent être aidées par leurs camarades. Les réseaux sociaux constituent, en prolongement de l'école, une cour de récréation virtuelle qui offre aux agresseurs un espace où ils peuvent agir en toute impunité, parfois sous couvert d'anonymat. Un état d'insécurité permanent qui vulnérabilise, et active le levier du harcèlement scolaire.

 

En France, 4 millions de jeunes de 13 à 17 ans utilisent les réseaux sociaux : si 40% d'entre eux ont déjà été victimes d'une agression en ligne, seulement 38% en ont parlé à leurs parents. Une problématique saisie à bras le corps par le ministère de l'Éducation Nationale qui a fait de la prévention des cyberviolences à caractère sexiste ou sexuel un axe majeur de sa campagne 2018/2019 de lutte contre le harcèlement à l'école.


 

L'application Family WebCare : une navigation vigilante et responsable


 

Familiale et collaborative, l'application Family Webcare permet aux parents de veiller, avec leurs enfants, à leur sécurité en ligne. Il s'agit d'un outil de surveillance et de diagnostic des résultats sur Google et sur les réseaux sociaux, capable de fournir une analyse des données qui y sont visibles ainsi que de leurs niveaux de confidentialité. Enrichie d'une fonctionnalité d'alerte lorsque que des contenus néfastes sont publiés, l'application permet de supprimer les informations obsolètes, erronées ou privées, ou d'alerter les autorités lorsque cela est nécessaire.

 

Family WebCare propose également de nombreux tutoriels pour un usage des réseaux sociaux responsable et vigilant, en apprenant notamment à paramétrer efficacement la confidentialité des contenus publiés. Disponible sur iOS et Android pour les particuliers, la licence est également commercialisée pour les professionnels dans le cadre des packages "contrôle parental".

 

 

[FUSAC] La Fondation BTP PLUS rejoint les Petites Pierres

[FUSAC] La Fondation BTP PLUS rejoint les Petites Pierres

Les Petites Pierres grandissent ! La plateforme de crowdfunding, déjà enrichie par l’arrivée cette année de la Fondation Schneider Electric, a désormais le soutien de la Fondation BTP PLUS, qui signe un partenariat sur trois ans. L’objectif des deux structures et de la Fondation Somfy, créatrice du dispositif ? Mobiliser 900 000 euros par an pour aider les mal-logés, soit 300 000 euros de plus que cette année, grâce à l’abondement : pour chaque euro investi par un internaute, un euro est offert par chaque fondation partenaire.

 

 

L’habitat décent pour tous

 

 

Après la Fondation Schneider Electric, c’est au tour de la Fondation BTP PLUS de rejoindre Les Petites Pierres, la plateforme de crowdfunding dédiée  à la lutte contre le mal logement fondée par la Fondation Somfy. Ensemble, les trois fondations se fixent l’objectif de “renforcer l’impact de leurs actions en unissant leurs expertise et ressources financières” et s’engagent à doubler le montant récolté pour les projets via la générosité des internautes. Cette entreprise de co-construction sera mise à profit afin de faire reculer le mal logement en soutenant des projets portés par des associations de terrain engagées sur les questions de précarité énergétique, d’urgence et maraude ou encore d’accès à l’hygiène et d’aide à la parentalité.

 

 

Les Petites Pierres a l’ambition de rassembler d’autres mécènes

 

 

Lancée il y a cinq ans, Les Petites Pierres affiche un taux de réussite de 97% pour ses campagnes de crowdfunding. Au total, 189 projets de proximité ont été financés à hauteur de deux millions d’euros par les internautes. Un taux exemplaire, puisqu’à côté, KissKissBankBank affichait un “petit” 70 % en 2017, tandis que Ulule culmine à 63 % pour l’année 2018. Grâce à son nouveau partenariat, Les Petites Pierres table pour le moment sur une levée de 900 000 euros par an (soit 450 000 euros d’investissement des fondations). Mais la plateforme envisage de grimper jusqu’à 1,5 million en intégrant de nouvelles fondations et acteurs de l’habitat.

 

 

[FUSAC] Phénix lève 15 millions d’euros

[FUSAC] Phénix lève 15 millions d’euros

Phénix prend définitivement son envol ! La jeune entreprise sociale, spécialisée dans la revalorisation des produits invendus et des déchets, pionnière de l’économie circulaire, vient de réaliser un tour de force en finalisant une levée de fonds de 15 millions d’euros avec le concours de plusieurs grands acteurs de l’investissement d’impact.

 

 

La success story de PHENIX se poursuit

 

 

L’histoire de PHENIX réunit tous les ingrédients d’une véritable success story à la française : créée en 2014 par Jean Moreau et Baptiste Corval, l’entreprise sociale s’est très rapidement imposée comme l’une des entreprises leader de la gestion des produits invendus et des déchets, en proposant des solutions innovantes aux entreprises, aux producteurs et aux collectivités locales pour réduire leur gaspillage, pour favoriser le don alimentaire et pour réduire l’empreinte environnementale et sociale de leurs activités.

 

Grâce à cette nouvelle levée de fonds qui a atteint le montant record de 15 millions d’euros, l’avenir de PHENIX s’annonce radieux. La startup va désormais pouvoir assurer son développement à l’international (elle est déjà en cours d’implantation en Espagne et au Portugal), le développement de nouveaux services digitaux et le développement de son activité vers la gestion d’autres flux de déchets. “Nous avons une opportunité incroyable de bâtir le nouveau standard dans la gestion des déchets pour les générations futures”, considère Baptiste Corval, co-fondateur de PHENIX.


 

Une levée de fonds de grande ampleur

 

 

“Cet investissement montre tout le potentiel de PHENIX au sein de l’écosystème de la gestion des déchets”, explique Jean Moreau, co-fondateur et Président de PHENIX. “Cette levée de fonds nous donne les moyens d’étendre notre présence en France et à l’étranger, tout en étoffant notre offre au-delà de l’alimentaire. Il était important, par ailleurs, de trouver des investisseurs qui pouvaient non seulement soutenir notre croissance maise qui comprenaient également les valeurs de PHENIX et notre business model à fort impact social et environnemental.”

 

La levée de fonds a été menée conjointement par le fonds d’investissement vert Environmental Technologies Fund (ETF Partners) et Bpifrance ; elle s’est fait via le fonds Ville de Demain géré par Bpifrance dans le cadre du Programme d'Investissements d'Avenir, un programme de soutien pour la recherche, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, dans les secteurs du développement durable et les secteurs “d’avenir” comme le numérique ou les biotechnologies. La société d’investissement Sofiouest et la filiale du Crédit Mutuel Arkéa (via son fonds d’impact sociétal We Positive Invest) ont également participé à la levée de fonds.

 

 

[LIVRE] Tanguy de Lamotte, navigateur engagé pour Mécénat Chirurgie Cardiaque

[LIVRE] Tanguy de Lamotte, navigateur engagé pour Mécénat Chirurgie Cardiaque

Dans “Une aventure humaine”, Sophie Roynette raconte l’aventure de Tanguy de Lamotte, navigateur français engagé durant l’intégralité de sa carrière professionnelle auprès de l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque, qui agit pour les enfants atteints de malformations cardiaques. Durant quinze ans, le skipper a porté le message de l’association sur la terre et les flots, engageant le soutien d’Initiatives et K-Line, deux sponsors-mécènes aujourd’hui épaulés par Vinci Energies, ainsi que Novedia par le passé. Grâce à leur collaboration, 155 enfants ont pu être opérés en France et sauvés de la maladie.

 

 

15 ans d’engagement pour Mécénat Chirurgie Cardiaque

 

 

“Une aventure humaine”. Ces trois mots qui ornent la couverture du livre-témoignage de Tanguy de Lamotte résument bien son engagement auprès de Mécénat Chirurgie Cardiaque (MCC). Celui d’une vie en mer parfois, à terre souvent, mais surtout de rencontres décisives : celles des fondateurs de l’association, Francine Leca, première femme chirurgien cardio-pédiatrique en France, et son filleul Patrice Roynette, marin aguerri et aujourd’hui président de l’Institut des Dirigeants et d’Associations et Fondations (IDAF). L’association fondée en 1996 récolte des fonds afin de faire opérer en France des enfants atteints de malformations cardiaques et issus de pays défavorisés. Si le premier bateau de Tanguy de Lamotte affiche déjà fièrement le petit coeur de Mécénat Chirurgie Cardiaque en 2002, l’histoire prend une autre dimension en 2006 : “Tang” veut aller plus vite, et participer à la Route du Rhum en Class 40. Soutenu par un ami mécène britannique, il peut mettre à l’eau Rogers 40 en 2006, et parcourt bientôt les mers aux couleurs de Mécénat Chirurgie Cardiaque pour la Transat Jacques Vabre, le Tour de Belle-île ou encore le Mondial Class 40.

 

 

Initiatives rejoint le navire

 

 

Le projet prend un nouvel envol en 2009. En recherche de nouveaux partenaires, Tanguy de Lamotte reçoit un coup de fil de Franck Vallée, un ancien camarade de lycée désormais à la tête d’Initiatives, une entreprise proposant des solutions de collectes de fonds pour les établissements scolaires et les associations. Avec l’appui de l’un de ses partenaires, la chocolaterie Alex Olivier, il décide de s’engager auprès du skipper qui prend le large pour La Solidaire du Chocolat aux couleurs de ses nouveaux mécènes. “Cette course a été un catalyseur et nous a convaincu d’être partenaire et mécène à la fois”, commente Franck Vallée. “Rencontrer et échanger avec une famille d’accueil et un enfant opéré ont achevé de convaincre les collaborateurs de l’entreprise du bien-fondé de cette aventure voilistique.” Une aubaine pour Mécénat Chirurgie Cardiaque, puisqu’en améliorant ses performances, Tanguy de Lamotte permet à l’association d’accroître sa notoriété auprès du grand public et de récolter de nombreux dons. En parallèle, le skipper profite de toutes les occasions pour faire parler de MCC : durant le marathon de Paris, pendant le Tour de France cycliste ou encore durant “Glisse en Coeur”. En 2011, 31 enfants ont déjà pu être sauvés, à raison de 12 000 euros par opération, entièrement prises en charge par MCC.

 

 

Le Vendée Globe mobilise une armée solidaire

 

 

Après le Class 40, place à l’Imoca. Tanguy de Lamotte vise désormais le Vendée Globe. Cette course à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance est la plus médiatisée de France, capable de mobiliser des millions d’euros de sponsors pour les participants. Pour Initiatives comme Mécénat Chirurgie Cardiaque, l’enjeu est de taille. Nous sommes en 2012, l’année où Facebook est introduit en bourse. Initiatives a alors l’idée de capitaliser sur l’immense succès du réseau social pour faire connaître son action. Une page est créé afin de relayer l’aventure de Tanguy de Lamotte, et l’entreprise s’engage via l’opération “1 clic, 1 coeur” à donner un euro à MCC pour chaque nouvel abonné. Grâce à une fine stratégie de communication orchestrée par les collaborateurs de l’entreprise, s’appuyant sur la mobilisation de célébrités, la distribution d’un kit pédagogique aux écoles ou encore la participation d’un robot à bord, l’objectif des 36 000 fans explose. À la fin de la course, grâce aux messages tantôt pédagogues, tantôt délurés du skipper à bord d’”Initiatives Coeur” et la mobilisation des établissements scolaires, la page compte 240 000 abonnés et permet de sauver vingt enfants supplémentaires.

 

Aujourd’hui, Tanguy Lamotte est installé avec sa femme et ses deux filles à San Francisco. En 2014, l’entreprise vendéenne K-Line est devenue nouveau sponsor-mécène du navire, soutenue par de nombreux collaborateurs, emportés eux aussi par l’aventure MCC. En 2016 pour son dernier Vendée Globe, “Tang”, contraint de rebrousser chemin suite à une avarie, entraîne un engagement record du grand public : 120 000 euros de dons avant le départ, 54 enfants sauvés au moment de son retour au chenal des Sables d’Olonne. L’anglaise Samantha Davies a aujourd’hui repris la barre d’”Initiatives Coeur”, qui compte depuis 2016 un nouveau sponsor-mécène, Vinci Energies.

 

 

[JURICARE] La loi Pacte inaugure le Fonds de Pérennité Économique

[JURICARE] La loi Pacte inaugure le Fonds de Pérennité Économique

Largement adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale le 9 octobre dernier, la loi Pacte a fait l’objet, en phase de préparation, d’âpres débats et d’environ 2 700 amendements. L’un de ces amendements, surnommé “amendement Lego” car s’inspirant largement du modèle de la fondation actionnaire développée au Danemark, vient renouveler le paysage de la philanthropie française en créant le Fonds de Pérennité Économique. Cette forme nouvelle de fondation, qui se caractérise par son fonctionnement “hybride”, a pour ambition de concilier objectifs économiques et actions d’intérêt général.

 

 

Un nouveau véhicule juridique inspiré des fondations actionnaires

 

 

Si les actions d’intérêt général menées par les entreprises bénéficiaient déjà de véhicules juridiques dédiés, sous diverses formes (fondations reconnues d’utilité publique ou “FRUP”, fondations d’entreprises et fonds de dotation), en voici une nouvelle qui se distingue de ces formes traditionnelles par ses objectifs : le Fonds de Pérennité Économique, nouvelle forme de fondation instaurée par la loi Pacte fraîchement adoptée, a pour ambition de conjuguer objectifs économiques, financiers et intérêt général. Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, s’est félicité de l’adoption de ce nouveau dispositif juridique, alors que la loi Pacte se veut être une “boîte à outils” pour le développement et la croissance des entreprises françaises : “La France se dote enfin d'un statut permettant de protéger de manière durable le capital de nos entreprises pour assurer leur croissance à long terme."

 

Plusieurs années d’études menées par le ministère de l’Économie et des Finances et l’Inspection des Finances ont finalement abouti à démontrer l’intérêt de créer une nouvelle forme “hybride” de fondation, qui lierait performances économiques et actions d’intérêt général, le tout dans un cadre sécurisé. Pour ce faire, la France s’est largement inspirée du modèle de la fondation actionnaire, qui a fait ses preuves dans les pays d’Europe du Nord, et notamment chez le géant du jouet danois Lego. Peu connu en France, ce modèle n’est à l’heure actuelle utilisé que par quatre grands groupes de l’Hexagone : le groupe agro-industriel Avril, les laboratoires Pierre Fabre et Mérieux, et le groupe Varenne. Avec la loi Pacte, cette forme particulière de fondation bénéficie désormais d’un cadre juridique sécurisé et incitatif, qui doit encourager d’autres grands groupes à s’en doter.


 

Allier objectifs économiques et actions d’intérêt général

 

 

Contrairement aux formes classiques de fondation, qui sont la plupart du temps indépendantes du groupe ou de l’entreprise desquelles elles sont nées, le fonctionnement juridique et économique du Fonds de Pérennité Économique se distingue en ce qu’il est intimement lié à celui d’une ou plusieurs entreprises. Le principe est celui d’une double finalité : le fonds recueillera gratuitement et irrévocablement les actions d’une ou plusieurs entreprises, et pourra développer des missions d’intérêt général grâce aux ressources issues de la gestion de ces participations. Étant ainsi actionnaire, il relève de l’intérêt du fonds d’oeuvrer au bon développement des entreprises dans lesquelles elle possède des participations, tant pour sa propre pérennité que pour pouvoir continuer à assurer des actions d’intérêt général. Le Fonds de Pérennité Économique se distingue également par la simplicité et la souplesse de son fonctionnement, notamment par rapport à la FRUP : créé sur simple déclaration à la préfecture assortie des statuts, sa gouvernance, constituée d’un conseil d’administration et d’un comité de gestion, sera libre.

 

Pour rendre le modèle attractif, la loi Pacte a prévu plusieurs mécanismes de protection. Concernant la finalité d’intérêt général tout d’abord, celle-ci est garantie par l’inscription, noir sur blanc dans les statuts du Fonds de Pérennité Économique, des principes et des objectifs du fonds voulus par ses fondateurs, ainsi que les actions envisagées dans le cadre de l’utilisation des ressources. Juridiquement ensuite, afin de protéger le capital de la société, les titres apportés en dotation au Fonds de Pérennité sont en principe inaliénables, sauf sur décision judiciaire, si la pérennité économique de l’entreprise l’exige. Le Fonds de Pérennité présente également l’avantage de pouvoir “mettre à l’abri” une partie de l’actionnariat de l’entreprise, notamment l’actionnariat salarié. Enfin, les fondateurs du Fonds de Pérennité Économique pourront créer un fonds de dotation adossé au fonds de pérennité pour réaliser ou financer tout ou partie des missions d’intérêt général.

 

 

[POSITIVONS] Autistes à l'usine, l'expérience du groupe Andros

[POSITIVONS] Autistes à l'usine, l'expérience du groupe Andros

Ils sont aujourd'hui 12 adultes, atteints de troubles du spectre de l'autisme, à occuper un emploi en CDI au sein de l'usine Novandie. C'est à Auneau, en Eure-et-Loire, qu'un dispositif particulièrement innovant a vu le jour sous l'impulsion du Groupe Andros. Un projet de vie ouvert et inclusif, qui permet à la fois l'accueil d'adultes porteurs d'autisme en entreprise, une prise en charge socio-éducative adaptée, mais également un hébergement en autonomie. L'initiative, portée par Jean-François Dufresne, l'un des dirigeants de la société Andros et père d'un enfant autiste, a été soutenue par une collaboration étroite entre le monde de l'entreprise et les collectivités. L'association Vivre et Travailler Autrement, créée pour ce projet, a été récompensée, en juin 2018, par la Fondation La France s'engage, et veut à présent essaimer le dispositif pour l'insertion des adultes porteurs d'autisme.

 

 

L'autisme de l'adulte, nouvel enjeu de santé publique


 

Si la prévalence des troubles du spectre de l'autisme est aujourd'hui plus importante, on estime que seulement 2% des adultes qui en sont atteints ont accès à l'emploi. Faute d'une compréhension suffisante du trouble et des aménagements possibles, les capacités et les compétences de ces personnes restent à valoriser : ils s'agit pourtant de profils méthodiques aux facultés parfois hors du commun.


 

Un dispositif d'insertion socioprofessionnelle inclusif et innovant


 

C'est dans l'esprit de l'un des dirigeants de la société Andros, Jean-François Dufresne, père d'un enfant autiste, que germe l'idée de ce dispositif. Un projet particulièrement innovant dans le domaine, puisqu'il s'agit du seul, à ce jour, qui propose à la fois une activité professionnelle pérenne, une prise en charge assurée par des professionnels de l'autisme, et un hébergement adapté.

 

Située à Auneau en Eure-et-Loire, l'usine Novandie, qui fabrique notamment les produits laitiers du groupe Andros, accueille une dizaine de jeunes adultes autistes à temps partiel en CDI. Un emploi permis par des aménagements du poste de travail et un encadrement permanent dispensé par des spécialistes du Service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) et de l'Etablissement et service d'aide par le travail (ESAT). À quelques minutes de l'usine, la Maison du parc est un lieu de vie spécialement aménagé pour accueillir ces nouveaux employés dans des appartements autonomes.


 

Vivre et Travailler Autrement : un modèle efficace et la volonté de s'essaimer


 

Le projet-pilote, impulsé par l'association Vivre et Travailler Autrement, a été développé sous l'égide du Groupe Andros et en partenariat étroit avec les institutions publiques. Et l'expérience est plutôt concluante : "Au total, un professionnel autiste ne coûte pas plus cher qu’un autre. Il fait le même travail que les professionnels non handicapés. Sur certains postes, il peut être plus productif. Embaucher des personnes autistes est rentable", assure Yannick Bontemps, ancien directeur de l'usine d'Auneau.

 

L'association, parrainée par Josef Schovanec, a été récompensée en juin 2018 par la Fondation la France s'engage : un gage de sérieux qui lui permettra, sans doute, de favoriser les aspirations d'essaimage de ce modèle d'insertion socio-professionnelle novateur.  

 

 

[DERNIÈRE MINUTE 45] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATIONS ET INTÉRÊT GÉNÉRAL

[DERNIÈRE MINUTE 45] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATIONS ET INTÉRÊT GÉNÉRAL

Toutes les infos en bref qui font rayonner l’intérêt général ! Cette semaine, une campagne de fake news pour sensibiliser aux difficultés des femmes pour l’accès à l’emploi, les Grands Prix de la finance solidaire, la nouvelle appli de Surfrider Foundation et le documentaire événement “Une oasis d’espoir”.

 

 

Prix et récompenses

 

 

 

“À quoi ressembleront les solidarités de demain ?” : les dix lauréats du Prix Fondation Cognacq-Jay ont été récompensés le 19 octobre dernier à Paris, pour leurs projets apportant des réponses à des besoins essentiels, aux inégalités et au développement du lien social.

 

À l’occasion de la Semaine de la finance solidaire qui se tient du 5 au 11 novembre, Finansol et Le Monde dévoilent les cinq lauréats de la 9ème édition des Grands Prix de la finance solidaire, qui se distinguent par leur forte utilité sociale et environnementale et qui ont tous pour point commun d’avoir pu naître ou se développer avec le soutien de la finance solidaire.

 

L’association Pour un Sourire d'Enfant (PSE), qui oeuvre depuis 22 ans au Cambodge pour l’éducation et la protection des enfants, a obtenu le Label IDEAS. Ce Label atteste de la qualité de la gouvernance, de la gestion financière et du suivi de l’efficacité de l’action de cette association.


 

Philanthropie

 

 

La philanthropie devient-elle la norme pour les grandes fortunes ? Pour son célèbre classement annuel des 400 américains les plus fortunés, le magazine Forbes introduit cette année une “note philanthropique” évaluant la générosité des milliardaires sur une échelle de 1 à 5.


 

Environnement

 

 

Le 13 novembre prochain sur Ushuaïa TV sort le documentaire événement “Une oasis d’espoir”, primé aux Deauville Green Awards 2018 : l’histoire de Tahar El-Ammari, un habitant de la vallée du Drâa qui se bat pour perpétuer la tradition de son peuple, en cultivant ses terres dans le respect des méthodes agro-écologiques de ses ancêtres.

 

Surfrider Foundation lance, avec une campagne de crowdfunding sur Ulule, une nouvelle appli mobile : Ocean's Zero. Conçue comme un jeu, l’appli propose de réaliser des actions pour réduire ses déchets et protéger les océans, et de monter progressivement en difficulté.

 

Les administrations et organismes publics pourront bientôt matérialiser leur engagement en faveur de l’achat public durable, par le biais d’une charte pour l’achat public durable qui doit être finalisée d’ici novembre sous la supervision du ministère de la Transition écologique et solidaire.


 

Associations

 

 

L’association Orchestre à l’École, qui promeut la pratique musicale dans les écoles en France en proposant un soutien logistique et financier à des classes orchestres, fête ses 10 ans le 24 novembre prochain. Pour l’occasion, une après-midi tout en musique est organisée au Château de Fontainebleau : toutes les infos ici.


Pour sensibiliser sur les difficultés rencontrées par les femmes cherchant à reprendre une activité professionnelle après une période de “pause”, l’association Tissons la Solidarité, lance une campagne digitale de “fake news” avec Publicis Conseil en lançant “Parcours Parfait”, une fausse startup qui permet à tous d’avoir un CV parfait en remplaçant tous les “trous” de CV par une expérience professionnelle inventée.

 

 

[FUSAC] Levée de fonds de 1,1 million d’euros pour Alenvi

[FUSAC] Levée de fonds de 1,1 million d’euros pour Alenvi

Alenvi, entreprise de l’ESS (économie sociale et solidaire) qui valorise le métier d'auxiliaire pour mieux accompagner les personnes âgées, vient de lever 1,1 million d’euros auprès de Phitrust et d’investisseurs privés via Lita.co.

 

 

Une ESUS qui réinvente le métier d’auxiliaire de vie

 

 

Alenvi est une ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) créée en 2016 par Clément Saint Olive, Guillaume Desnoës et Thibault de Saint Blancard. C’est une société qui oeuvre dans le secteur de l’aide à domicile. Elle développe l’accompagnement des personnes âgées en se basant sur un constat : “Les professionnels de l’aide à domicile ne peuvent bien accompagner les personnes âgées que s’ils travaillent eux-mêmes dans un cadre de travail stable, épanouissant et valorisant”.

 

L’entreprise rassemble plus de 50 personnes et développe des communautés d’« auxiliaires d’envie » qui gèrent le recrutement de leurs pairs, la prospection et les plannings. Les technologies mobiles permettent aux auxiliaires d’améliorer le suivi et la communication avec les familles des patients. L’entreprise offre ses services à tous grâce à la tarification solidaire mise en place par Alenvi.

 

 

1,1 million d’euros levés auprès d’un fonds à impact et d’investisseurs personnels

 

 

Les fonds ont été levés auprès de Phitrust et de Business Angels, certains via la plate-forme Lita.co. Une levée assez importante. Pour situer, Lita.co affiche 14,6 millions d’euros collectés depuis sa création.  Sont cités par Alenvi deux personnalités qui ont pris place autour de la table : Thierry Gauthron (fondateur d’Altman Partners) et Philippe Perrin (PDG de Domiserve) qui souligne : « Ce que j’ai aimé dans le projet d’Alenvi c’est le diagnostic de départ que j’ai trouvé très juste : le modèle RH actuel sous-évalue les professionnels d’accompagnement ce qui impacte la qualité du service humain. Et la solution que propose Alenvi ce n’est pas d’inventer un nouveau métier, ni une nouvelle activité. C’est le même métier mais fait différemment, sur un modèle RH qui est innovant car il laisse plus de place à la responsabilisation des personnes. »

 

 

L'information en direct des associations et des mécènes