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FAR : un lieu pour tous les acteurs de l’industrie créative et culturelle

FAR : un lieu pour tous les acteurs de l’industrie créative et culturelle

[HORS-FRONTIÈRES] Mecenazgo y philanthropia : l’Espagne s’ouvre à l’engagement

[HORS-FRONTIÈRES] Mecenazgo y philanthropia : l’Espagne s’ouvre à l’engagement

[SOCIAL TECH] ILINI, la startup qui aide les réfugiés à apprendre le français

[SOCIAL TECH] ILINI, la startup qui aide les réfugiés à apprendre le français

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

Logement et solidarité : les lauréats du Fonds de dotation Qualitel

Logement et solidarité : les lauréats du Fonds de dotation Qualitel

Créé en 2012 par l’association Qualitel, le fonds de dotation Qualitel soutient et finance des projets solidaires en faveur du logement et du “mieux logement”. Pour Chantal Jannet, sa présidente, ce dernier “n’aura jamais reçu autant de dossiers de candidatures ni soutenu autant de projets qu’en 2018”. Au total, ce sont 18 porteurs de projets qui ont été sélectionnés par le Fonds de dotation Qualitel et ses partenaires, pour une enveloppe totale de 136 000 euros.

 

 

 

 

Qualitel, acteur pour la qualité du logement

 

Depuis plus de quarante ans, l’association Qualitel œuvre pour promouvoir la qualité du logement. Son action passe par plusieurs canaux : l’information du grand public sur les éléments de qualité du logement (sécurité, énergie, isolation, acoustique...), la formation des professionnels du secteur de l’immobilier et de la construction, la recherche fondamentale, l’évaluation et l’expertise sur les chantiers, et la certification qualité des logements en France (CERQUAL Qualitel Certification) et à l’international (certification HQE). Il y a 6 ans, l’association a créé un fonds de dotation pour soutenir des projets à vocation sociale et solidaire. Le Fonds de dotation Qualitel sélectionne chaque année depuis sa création des projets autour de quatre thématiques : “Hébergement” (aide à l’hébergement des personnes défavorisées), “Accompagnement” (l’accompagnement au bon usage du logement des populations défavorisées), “Numérique” (le numérique au service de l’accès au logement, de la réinsertion par l’habitat), et “Recherche” (la recherche dans tous les domaines liés à l’habitat : nuisances sonores, pollution, sécurité…). Pour ces quatre catégories confondues, pas moins de 222 dossiers ont été déposés à la suite de l’appel à projet de 2018, soit deux fois plus qu’en 2017.

 

Cette année, le Fonds de dotation Qualitel a sélectionné cinq programmes qui se distinguent par leur forte dimension solidaire : Unity Cube, un projet toulousain qui propose des habitats modulaires et démontables insérés dans des espaces inoccupés ; Nouvelle Ville Vie Nouvelle, une association venant en aide aux personnes vivant difficilement en Ile-de-France à s’installer et à s’insérer durablement en province ; Entourage, qui développe un réseau social de solidarité de proximité entre les personnes sans-domicile et les habitants, sur la base d’une carte interactive ; Solinum, qui développe la plateforme Soliguide, un outil numérique référençant les lieux utiles pour les personnes en situation de grande précarité et les services utiles à leur situation au quotidien. Pour la catégorie “Recherche”, le Fonds de dotation Qualitel a retenu le projet porté par Emmaüs Solidarité pour la réhabilitation du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale Georges Dunand, dans le 14e arrondissement de Paris. Emmaüs souhaite impliquer les résidents du quartier et des salariés et réutiliser des matériaux de construction. Les collaborateurs du Groupe Qualitel ont également été invités à sélectionner un projet : c’est Iglou, un projet d’abris d’urgence innovant pour les sans-abri, qui a reçu le “prix des collaborateurs”.

 

Une sélection appuyée par plusieurs partenariats

 

Qualitel renouvelle son partenariat initié en 2017 avec le Fonds de dotation Les Petites Pierres, une plateforme de financement participatif porté par la Fondation Somfy et dédiée au mal-logement. Dans le cadre de ce partenariat, le Fonds de dotation Qualitel a sélectionné sept projets qui participeront à une campagne de crowdfunding sur la plateforme Les Petites Pierres. Les projets Une Villa en Urgence, Emmaüs Défi, le Comité Contre l’Esclavage Moderne, l’association ADSF Agir pour la Santé des Femmes, l’association Utopia 56, l’Association Revivre et l’Association Quatorze seront présentés pendant 90 jours sur la plateforme des Petites Pierres pour atteindre leur objectif de financement. Chaque euro versé sur la plateforme au soutien des projets sera doublé par le Fonds de dotation Qualitel, qui prévoit une somme globale de 35 000 euros à cette fin.

 

Des nouveautés ont été mises en place pour l’appel à projets 2018. Trois nouveaux mécènes sont venus participer à l’appel à projets : Humanis, groupe de protection sociale, le Groupe ROCKWOOL, leader mondial de solutions d’isolation en laine de roche, et le promoteur immobilier Pierre Étoile. Ensemble, ils ont sélectionné cinq porteurs de projets. Le Groupe ROCKWOOL, sensible aux problématiques de l’isolation des logements, a choisi l’association Habitat & Humanisme Auvergne, pour son projet de travaux dans 10 logements occupés par des familles précaires et Apprentis d’Auteuil pour son projet de rénovation d’une résidence sociale parisienne. Le promoteur immobilier Pierre Étoile a choisi La Maison de Tom Pouce, un projet de rénovation et d’aménagement d’une ancienne bergerie en un espace d’accompagnement pour les femmes enceintes et jeunes mamans isolées.

 

En partenariat avec Humanis, a été créé un prix spécial “Habitat & Autonomie” pour le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, décerné à deux lauréats. Humanis a choisi, parmi 60 candidats, les projets des Compagnons Bâtisseurs Provence pour la rénovation de logement de personnes âgées de PACA disposant de faibles ressources, et de l’Union Départementale des Associations Familiales (UDAF) du Nord pour la création de deux dispositifs de “familles gouvernantes” dans les villes de Cambrai et Dunkerque (59).





 

Expo Picasso : le cabinet Linklaters Paris s'engage aux côtés du musée d'Orsay

Expo Picasso : le cabinet Linklaters Paris s'engage aux côtés du musée d'Orsay

Engagé dans une politique de mécénat culturel depuis plusieurs années, le cabinet Linklaters Paris soutient à travers sa fondation pour la première fois le Musée d’Orsay dans le cadre de l’exposition Picasso. Bleu et rose, qui se tient du 18 septembre au 6 janvier 2019. Sa fondation œuvre également au quotidien pour la pédagogie scolaire auprès de partenaires comme La Source et Coup de Pouce, à travers un soutien financier et du pro bono.

 

 

 

 

La cabinet d'avocats Linklaters soutient l’exposition Picasso

 

Helmut Newton, Keith Haring, Niki de Saint Phalle, David Hockney… Depuis 2012, le cabinet Linklaters est de nombreuses expositions d’art contemporain majeures dans la capitale. Afin de prolonger son engagement pour le mécénat culturel, une fondation a vu le jour en 2015. Après avoir soutenu l’exposition Hergé au Grand Palais, elle apporte son financement à la très attendue “Picasso. Bleu et rose” du Musée d’Orsay et du musée national Picasso qui ouvre ses portes au public ce 18 septembre jusqu'au 6 janvier prochain. L’exposition réunira plus de 300 œuvres issues des périodes bleue et rose de l’artiste espagnol, pour certaines présentées pour la première fois en France, comme La Vie (1930, Cleveland Museum of Art).

 

Un engagement pérenne dans le mécénat culturel

 

La Fondation Linklaters consolide son action en intervenant également pour des programmes éducatifs autour du développement de la créativité artistique à travers des dotations financières et des actions de pro bono. Elle est notamment partenaire de la plateforme La Fabrique du Regard du BAL qui forme les jeunes aux enjeux des images – une initiative qui lui permet par ailleurs de faire passerelle avec son second axe d’intervention, l’éducation solidaire – ou encore de l’association La Source (Eure), qui propose dans sept départements français un enseignement aux arts plastiques et vivants aux jeunes en difficulté. En parallèle, la Fondation d’entreprise Linklaters dispose également de sa propre collection de photographies depuis 2010. Riche de plus de 70 œuvres, elle est exposée dans les locaux du groupe.

 

 

 

[HORS-FRONTIÈRES] Mecenazgo y philanthropia : l’Espagne s’ouvre à l’engagement

[HORS-FRONTIÈRES] Mecenazgo y philanthropia : l’Espagne s’ouvre à l’engagement

Alors qu’elle n’est une démocratie que depuis 1976 et qu’elle n’est membre de l’UE que depuis 1986, l’Espagne a connu un développement important. Avec 14 000 fondations distribuant chaque année 8,5 milliards d’euros, elle est en effet un acteur dynamique du complexe philanthropique européen.

 

 

 

 

Suppression, fonctionnement complexe, investissements obligatoires. Des débuts difficiles…

 

Pour bien comprendre le développement de la philanthropie espagnole, il faut garder à l’esprit que les premières occurrences de soutien aux arts et aux indigents sont intimement liées à la monarchie et donc à l’Église catholique. Par-delà ces racines, le contexte des 19e et 20e siècles a pesé négativement sur le développement des fondations. En effet, elles sont d’abord supprimées dans leur majorité durant les troubles des années 1820, puis une loi de 1849 les autorise, mais avec des conditions d’exercice tellement restrictives qu’elles ne peuvent fonctionner sur le long-terme. Si le retour d’émigrants ayant fait fortune en Amérique latine relance la machine à la fin du 19e siècle, l’espoir est de courte durée. Non seulement cette philanthropie séculière est minoritaire, mais elle est vite encadrée par une loi de 1912 qui aura cours jusqu’en 1994 : à part les bâtiments nécessaires à leur activité, les fondations ne peuvent investir que dans des obligations de l’État...

 

Sous Franco, les “entités singulières” et la philanthropie des familles

 

De 1939 à 1975, la dictature de France va, paradoxalement, voir les premières actions d’institutionnalisation du secteur.  En premier lieu, 5 associations atteignent une taille critique au sein d’un secteur fragmenté et principalement composé de petites et moyennes structures. La Croix Rouge, la ONCE (fondation des personnes aveugles), Cáritas Española (fondation de l’Église Catholique), Manos Unidas (fondation catholique pour la coopération internationale) et l’association espagnole contre le cancer vont développer une relation privilégiée avec les gouvernements espagnols successifs jusqu’à aujourd’hui. Le second axe de progression de la philanthropie espagnole va intervenir avec les balbutiements de la philanthropie familiale et la création de fondations personnelles bien dotées. Afin d’échapper au contrôle de l’État, leur créateur conférait au conseil d’administration tout pouvoir sur la gestion des actifs, leur évitant de tomber sous le coup de la loi de 1912. L’arrivée de la démocratie va ensuite aider à déverrouiller le secteur.

 

Plus de 14 000 fondations espagnoles, des entreprises et des acteurs publics engagés

 

L’Espagne est l’un des pays les plus dynamiques du continent européen: 12 900 fondations auxquelles il faut ajouter les 1 100 organisées sous un régime de droit canon et affiliées à l'Église catholique. L’association nationale de référence compte près de 800 membres ce qui en fait la plus importante d’Europe après son homologue allemande. L’essor des fondations espagnoles est en partie attribuable au dynamisme du secteur privé avec 16 % des fondations espagnoles issues du monde de l’entreprise (contre 25 % en France et 1 % en Belgique) et à celui des acteurs publics, notamment des entités locales (35 % des fondateurs). Avec des ressources à 80 % privées, l’implantation de ce nouveau type d’acteur dans le paysage semble réussie.

Ces chiffres ne doivent cependant pas occulter une taille moyenne modeste avec deux tiers des fondations ayant moins de 500 000 euros de revenus par an (3 % au-dessus de 10 millions). 75 % sont opératrices (vs distributrices) et elles sont principalement actives dans 3 domaines : la culture (46 %), la recherche (36 %) et les services sociaux (35 %). À noter que les fondations espagnoles possèdent des actifs comparables en valeur à leurs homologues françaises (23,9 milliards vs 21,8 milliards) quoique leur répartition soit très inégale: 54 % des fondations ont plus du minimum légal d’actifs (30 000 euros).

 

Mais 20 % de donateurs et une société encore à convaincre

 

Aux antipodes de ce dynamisme institutionnel, le comportement des individus interpelle: seuls 19 % des Espagnols effectuent des dons, un chiffre parmi les plus bas d’Europe et qui s’explique vraisemblablement en partie par une confiance basse dans les associations (33 % d’opinions positives) et une réduction d’impôt limitée à 25 % du montant donné. Ce chiffre ne prend toutefois pas en compte les Espagnols qui souscrivent au “X solidaire”: il est possible de donner 0,7 % de la somme due au titre des impôts à l’Église catholique et/ou à un organisme en cochant la case dédiée de sa déclaration (d’où le X). Ce mécanisme est choisi par plus de 10 millions de déclarants et a représenté, en 2016, près de 300 millions d’euros distribués aux organismes “à fins sociales”. Cependant, l’opinion publique reste encore à convaincre. En témoigne la récente mésaventure du fondateur de Zara lequel a vu des dons refusés et a déclenché une polémique nationale à l’annonce d’un plan de lutte contre le cancer de 320 millions de dollars.  

 

Le contexte historique et un réseau d’associations relativement peu développé expliquent vraisemblablement l’essor rapide des fondations espagnoles. En effet, celles-ci se sont rapidement imposées comme le principal vecteur de l’engagement des personnes physiques et morales. Cependant, le secteur philanthropique espagnol se développe, peut-être, trop vite pour certains.

 

[SOCIAL TECH] ILINI, la startup qui aide les réfugiés à apprendre le français

[SOCIAL TECH] ILINI, la startup qui aide les réfugiés à apprendre le français

Pour une personne déplacée, la maîtrise de la langue française est une compétence cruciale à l'insertion et l'autonomie. Au printemps 2018, la startup ILINI noue un partenariat avec l'organisation Techfugees, qui fédère les acteurs de l'entrepreneuriat technologique en faveur des réfugiés, et décide d'ouvrir gratuitement sa plateforme aux associations ainsi qu'à leurs bénéficiaires. La solution d'apprentissage, interactive et ludique, permet à son utilisateur d'apprendre le français grâce à des vidéos d'actualité et de culture de façon autonome. Une belle initiative, qui pourrait être prochainement enrichie d'une série de supports spécialement adaptés aux besoins des nouveaux arrivants qui débutent en français.


 

L'histoire d'une entreprise qui voulait faire apprendre le français autrement


 

Lancée en 2017, ILINI repose sur l'idée qu'apprendre une langue, c'est aussi découvrir une culture. Pour offrir à ces apprenants une réelle opportunité d'immersion, la startup a développé une solution de e-learning innovante et immersive. Sur l'interface du site internet, on retrouve au choix des vidéos d'actualité, des vidéos humoristiques de Cyprien ou Norman, les derniers titres de grands artistes français comme Grand Corps Malade ou Louane, mais aussi des sujets de société ou des critiques littéraires.

 

Enrichie d'outils interactifs pour s'approprier le vocabulaire et la grammaire, mais aussi de contenus imprimables pour permettre aux enseignants de l'utiliser très facilement comme support, la plateforme a très vite séduit les écoles d'Outre-Manche et d'ailleurs.


 

Une rencontre fondatrice


 

C'est durant la Social Good Week 2018 que Benjamin Rey, fondateur d'ILINI, fait la rencontre, par hasard, de l'organisation Techfugees à la Station F : "En discutant avec Techfugees, nous nous sommes aperçus à quel point un outil qui permet de découvrir à la fois la langue, et la culture du pays, pouvait être vraiment adapté aux besoins des nouveaux arrivants." Cette rencontre sera la genèse d'un premier partenariat, et, au-delà, d'une volonté renouvelée de s'engager. Après un projet pilote réalisé avec l'association, qui coordonne l'engagement de la communauté Tech for Good pour construire des solutions avec et pour les personnes déplacées, la startup décide de fournir un accès illimité et gratuit à d'autres projets et initiatives similaires au travers de la France.

 

"Pouvoir être utile à des gens pour qui l'apprentissage de la langue est vraiment une nécessité et une urgence, c'est accomplir réellement une mission", explique le jeune entrepreneur. Aujourd'hui, la solution développée par ILINI profite déjà à une trentaine d'associations telles que SINGA, France Horizon, Emmaüs, sans compter les initiatives locales et citoyennes qui disposent de peu de ressources pour accomplir leurs missions.


 

Un outil en passe de s'enrichir


 

Apprendre la langue et la culture française constitue à la fois un défi et une nécessité, pour les personnes déplacées : "la principale barrière pour l'accès à l'emploi, c'est la maîtrise du français", explique Benjamin Rey, qui souhaite aujourd'hui produire une série de nouvelles vidéos sur la base des retours qu'il a pu récolter au fil de ses échanges avec les acteurs associatifs ainsi qu'avec les utilisateurs.

 

"L'idée de ce projet, c'est d'adapter encore plus l'outil, notamment pour les grands débutants. Nous voudrions réaliser des vidéos qui mettent en scène des situations de la vie courante, garder l'authenticité de nos contenus, mais en les adaptant." Dialogues plus simples, prononciation travaillée, l'objectif de ce projet est de permettre aux nouveaux arrivants de maîtriser le vocabulaire lié à l'insertion sociale et professionnelle afin d'être en mesure de réaliser des démarches administratives ou de trouver un emploi. Une idée prometteuse, pour laquelle la startup recherche actuellement de nouveaux partenariats.

 

FAR : un lieu pour tous les acteurs de l’industrie créative et culturelle

FAR : un lieu pour tous les acteurs de l’industrie créative et culturelle

Navire amiral physique du Groupe SOS Culture, FAR est un lieu de rassemblement des acteurs du savoir et de la création. Ses 2 600 m2 parisiens sont ouverts aux entrepreneurs, créateurs, artistes, institutions, makers, associations, journalistes, chercheurs et publics. Accompagnement, incubation, coworking, évènementiel… les services offerts sont très nombreux dans ce bâtiment inauguré au printemps 2018. FAR est porté par une vision sociale et innovante de la culture du Groupe SOS qui y a investi 20 millions d’euros. Y sont déjà en place les entités du Groupe SOS comme Up le Mag ou Commune Image, mais aussi des partenaires du secteur de la culture ou de l’ESS.


 

SOS Culture, filiale du Groupe SOS pour l’accès à la culture par l’inclusion

 

Le Groupe SOS, créé par Jean-Marc Borello, est une entreprise sociale de 16 000 salariés. Sa filiale, SOS Culture, compte quatre pôles dans le secteur de l’industrie culturelle et créative :

- l’ingénierie et l’accompagnement (FAR, agence Le troisième pôle et l’incubateur Créatis)

- le cinéma (fabrique de cinéma et de réalité virtuelle  Commune Image)

- les médias (la radio RAJE, UP le Mag, Respect Mag, les agences Upside et Presscode)

- le patrimoine (ACTA VISTA).

 

Le Groupe SOS Culture, créé il y a deux ans, porte une vision de la culture inclusive et novatrice. Alexandre Lourié, directeur général de SOS Culture explique : “  La culture n’est pas un marché comme les autres. Ce n’est d’ailleurs pas un marché. La culture c’est la nourriture première des territoires, des citoyens, de toutes les fiertés, ce sont aussi des repères partagés et partageables, des constructions individuelles et collectives. Certes, elles représente six fois le PIB de l’industrie automobile, mais « le PIB mesure tout sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue », non ?

FAR, c’est le ferment d’une nouvelle génération de porteurs de projets culturels. C’est l’adresse d’un espoir pour la culture, d’une révolution qui ne se résigne pas face à l’industrialisation par le bas et la concentration des géants du divertissement. Il n’y a pas une culture valable d’un côté, et une qui ne l’est pas de l’autre. Il n’y a pas un clan illégitime et des élites savantes. Il y a la culture, et la mutation qui s’opère aujourd’hui la concerne toute entière.”


 

Un lieu hybride pour tous les acteurs de la culture

 

Au cœur de Paris, dans le bâtiment qui hébergeait autrefois l’Association des anciens élèves des Ponts et Chaussées, se trouve désormais FAR. Le lieu a été acheté par le Groupe SOS qui y a investi 20 millions d’euros en 2017.
 

Les chiffres sont à la hauteur de l’ambition du lieu : 2 600 m², 80 projets en résidence, portés par des structures variées : sociétés, associations, coopératives ou encore des indépendants. 50 % des projets sont accompagnés en résidence, les autres hors les murs.

Les revenus proviennent de sources diverses : programmes d’accompagnement financés par des institutions ou des grandes entreprises, programmes d’incubation payés par les incubés, accès aux espaces de travail, en poste ou au bureau, formations, événementiel, accès aux studios, subvention.


 

Au programme de la rentrée 2018 chez FAR

 

Le Groupe SOS Culture souhaite développer des évènements pour l’industrie créative et culturelle. 120 manifestations par an sont ainsi prévues. KissKissBankBank et Créatis ont par exemple organisé une master class « Le Crowdfunding pour les professionnels du patrimoine ».

 

Creatis accueille des entrepreneurs du Creative Lab 2018 le 18 septembre pour un Creative Lab Boot Camp. C’est un programme destiné aux entreprises françaises de la tech travaillant dans les secteurs de la culture.  Ce programme permet à 8 entreprises françaises de bénéficier de cours en accéléré en Amérique du Nord (New-York & Montreal) avec des experts et professionnels locaux afin d’accélérer leur croissance outre-Atlantique.

 

La première édition du Cinéclub FAR est programmée le 3 octobre 2018. Chaque premier mercredi du mois, la communauté FAR se retrouvera autour d’un bon film !

 

Les Up Café s’installent à FAR à partir du 4 octobre 2018. Les célèbres rencontres de l’économie sociale et solidaire (ESS) explorent à FAR les nouvelles formes de management dans nos organisations.

 

Créatis accueille les 15 et 16 octobre 2018 une classe de lycéens. Le programme Option Startup est organisé en partenariat avec la Mairie de Paris. Les élèves participants au projet iront à la rencontre des entrepreneurs de la communauté et de leurs initiatives. Par exemple Stample, un outil de veille en ligne permettant de faire une sélection de contenus web à plusieurs et de pouvoir les partager.


 

[MERCATO] Sylvain Coudon, directeur Mécénat, Philanthropie et Legs d’APF France

[MERCATO] Sylvain Coudon, directeur Mécénat, Philanthropie et Legs d’APF France

Au mois d’août dernier, Sylvain Coudon est devenu le nouveau directeur Mécénat, Philanthropie et Legs de l’association APF France Handicap, une association reconnue d’utilité publique oeuvrant pour les personnes en situation de handicap moteur et leurs proches. Il remplace à ce poste Rémi Vallet, et prend la tête d'une équipe d'une dizaine de personnes.

 

 

 

Un professionnel reconnu dans le domaine du mécénat

 

Sylvain Coudon, 53 ans, bénéficie d’une expérience confirmée dans le développement des grandes causes, en particulier dans le mécénat d’entreprise et les relations avec les grands donateurs. D’abord directeur de communication pour de grands groupes (MFP Services), il s’oriente ensuite vers le mécénat en devenant directeur de communication et de mécénat au sein de l’Institut Pasteur, poste qu’il occupera pendant près de 9 ans entre 2006 et 2015. Il se spécialise alors dans le mécénat pour la recherche biomédicale internationale, et ses compétences sont saluées par de nombreux prix professionnels, notamment le Epica Awards (argent), le Prix de la campagne de publicité corporate, ou le Prix Empreintes campagne Pasteurdon (or) et le prix Empreintes campagne 120 ans de l’Institut Pasteur (or). Il avait par ailleurs obtenu le label “Grande Cause Nationale” en 1991, 1995 et 2008. Il mettra ensuite toute son expérience à profit pour un nouveau poste au sein de la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, pendant deux ans et demi, avant de prendre la tête du pôle mécénat de l’association APF France Handicap.


 

Une impulsion nouvelle pour le mécénat de APF France Handicap

 

L’association APF France Handicap, anciennement Association Des Paralysés De France, oeuvre depuis près d’un siècle pour la cause des personnes en situation de handicap moteur et de leurs proches, dans une volonté de sensibilisation du grand public et d’inclusion des personnes en situation de handicap. Avec l’arrivée de Sylvain Coudon à la tête du pôle Mécénat, Philanthropie et Legs de APF France Handicap, l’association entend bien développer de manière plus marquée la part des ressources privées issues de la générosité dans son budget. Pour Prosper Teboul, directeur général de l’association, il s’agit “de franchir un cap et de permettre aux entreprises et aux particuliers sensibles à nos combats d’avoir à leur disposition une direction dédiée pour répondre à leurs attentes”.

 

[POSITIVONS] Voix en développement : le chant pour aider les plus fragiles

[POSITIVONS] Voix en développement : le chant pour aider les plus fragiles

Depuis près de 20 ans, “Voix en Développement” aide les personnes fragilisées à se reconstruire grâce à la pratique du chant. Les programmes, ouverts à toutes les tranches d’âges, s’articulent autour d’une pédagogie mêlant technique vocale et psychologie et visant à redonner confiance aux participants, mais aussi une structure et une discipline propres à l’apprentissage de la musique classique. Piloté par la cantatrice Malika Bellaribi le Moal, cofondatrice de l’association, le projet a profité depuis 2000 à environ 12 500 adolescents, dans des centres sociaux, des écoles, des lycées ou dans diverses associations.

 

 

Une pédagogie développée pour redonner confiance aux personnes fragilisées

 

Plus qu’une initiation à la musique classique, “Voix en développement” est un projet éducatif et social. Il rassemble dans les quartiers dits difficiles des personnes de tous les âges autour d’ateliers dédiés à la pratique du chant. Une initiative de la cantatrice Malika Bellaribi le Moal, qui a mis au point une pédagogie basée sur la technique et la psychologie. Elle le met en pratique dans le cadre d’ateliers de chant hebdomadaires de deux heures à  Paris, Grigny (91), Bondy (93), Villeurbanne (69) et Vaulx-en-Vélin (69). Les participants ont ensuite l’occasion de prolonger l’expérience autour de week-ends ou semaines de répétitions, et enfin de de monter sur scène aux côtés de chanteurs et de musiciens professionnels. “Quand on travaille le chant, on travaille sur l’ouverture du corps et les muscles, explique-t-elle. Se faisant, la personne apprend à gérer la conduite de son corps et à se responsabiliser. Progressivement, elle va prendre confiance, exprimer ses ses besoins plus facilement, se redresser, discuter, assumer des opinions, puis faire confiance aux autres”. Si les résultats prennent du temps, “sept à huit mois”, et demandent de l’assiduité, les ateliers sont ouverts à tous. “Les gens qui chantent faux sont des gens qui respirent mal”, recadre Malika Bellaribi le Moal, et sont gratuits. “Nous accueillons toutes sortes de personnes, des malades de cancer aux enseignants en passant par les personnes sans-abri ou plus fortunées. Le corps est sans frontière, la classe sociale n’est pas importante”, ajoute-t-elle”, même si l’association “privilégie ceux qui sont en difficulté”.

 

Prévalence à l’autofinancement et à l’indépendance

 

Si l’association est notamment soutenue par le groupe Clarins (Malika Bellaribi le Moal a d’ailleurs reçu le prix Clarins de la femme dynamisante en 2011), elle reconnaît qu’une grande partie des fonds provient de l’autofinancement “grâce aux concerts ou aux projets artistiques”, et que l’association n’hésite pas à avoir recours au “système D” : “Quand nous jouons les opéras, nous sommes souvent hébergés chez l’habitant, ou nous trouvons des gîtes”. Une stratégie qui permet à “Voix en développement” de conserver son indépendance et ses valeurs. “Nous sommes axés sur la recherche action, nous réfléchissons beaucoup sur la pédagogie”, explique Malika Bellaribi le Moal, qui prolonge par ailleurs toute l’année son action auprès d’écoles ou de centres sociaux. Je dois m’adapter aux gens avec lesquels je travaille. J’ai été élevée en bidonville puis chez les religieuses dans les châteaux, donc je mesure l’importance de créer les ponts. Et l’engouement de plus en plus fort des professionnels pour le projet témoigne de l’intense bonheur que provoque cette rencontre de deux mondes qui semblaient s’opposer”. L’action de l’association s’amplifiant, elle forme depuis quelques années de nouveaux chanteurs, qui la secondent dans les ateliers. “Des gens dans l’empathie”, comme elle aime à les décrire,  “même s’ils restent des professionnels”. “Il faut être dans la bienveillance. Nous avons besoin de gens sincères, avec du fond”.

 





 

[ON Y ÉTAIT] [#ESSRULES] Conseil des Ministres à Convergences

[ON Y ÉTAIT] [#ESSRULES] Conseil des Ministres à Convergences

Nous vous avions annoncé, sur carenews.com, la venue des ministres du Gouvernement idéal et virtuel de l’ESS 2018, élus par les lecteurs de Carenews, au forum mondial organisé par Convergences. Le 4 septembre dernier, à l’espace 3Zéro du Palais Brongniart, se sont réunis Sylvain Reymond (Pro Bono Lab), porte-parole du gouvernement, Ericka Cogne (Institut Télémaque), ministre de l’Éducation, Guillaume Capelle (Singa), ministre des Affaires Étrangères, Émilie Poisson (Convergences), ministre du Développement International, Stéphanie Goujon (ADN), ministre de la Solidarité, Charlotte Debray (La Fonda), ministre de la Vie associative, Anne-Cécile Mailfert (Fondation des femmes), ministre des Droits des femmes, et Rose Boursier-Wyler, représentant Lucie Basch (TooGoodToGo), ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

 

 

“L’économie sociale et solidaire doit devenir une norme”. C’est sur ces mots de Flavie Deprez qu’a démarré le conseil des ministres du gouvernement #ESSRULES 2018 au forum mondial Convergences. Ce conseil des Ministres a été l’occasion d’annoncer la sortie prochaine du livre blanc, qui paraîtra à l’automne ; pour le porte-parole du gouvernement, Sylvain Reymond, l’enjeu sera de porter toutes les propositions du livre blanc le plus haut possible. Les ministres présents ont pu, chacun à leur tour, exposer une de leurs mesures ou un thème de leur programme.

 

Emilie Poisson, ministre du Développement international, rappelle en guise d’introduction que la France est engagée depuis un demi-siècle dans l’aide publique au développement ; or, le montant de cette aide n’atteignait en 2017 que 0,38 % de son PIB. L’objectif serait donc de monter à 0,70 % du PIB, un taux optimal selon les calculs de l’économiste néerlandais Jan Tinbergen, prix Nobel d’économie en 1969. Pour doter le fonds de financement de l’aide publique au développement, la ministre propose d’instaurer une taxe sur les transactions financières, à l’image de ce qu’avait expérimenté le Crédit Coopératif, ainsi que de récupérer le montant des amendes imposées aux GAFAM par l’Union Européenne au titre de leurs évasions fiscales.

 

Rose Boursier-Wyler, pour Lucie Basch, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a insisté sur la notion de transparence : “L’alimentation a un coût environnemental, un coût social et un coût sur notre santé”. Il s’agit donc d’informer au mieux le consommateur sur ce qu’il achète, afin de l’autonomiser, par exemple en affichant l’impact carbone d’un produit. Cet affichage permettrait également, à la fin de la chaîne, de responsabiliser davantage les industriels. Idéalement, les externalités environnementales et sociales négatives seraient intégrées dans le prix du produit, pour inciter à la consommation de produits sains et responsables.

 

Ericka Cogne, ministre de l’Éducation, tire la sonnette d’alarme sur le sujet des jeunes : “On crée une jeunesse qui manque de confiance en elle, qui se connaît mal”, dans un contexte sociétal toujours plus anxiogène. La ministre de l’Éducation propose donc d’instaurer et de généraliser, “de la maternelle jusqu’au bac+12”, des cours de confiance en soi et de gestion des émotions.

 

“43 % des Français pratiquent le bénévolat, de manière régulière ou irrégulière”, rappelle Charlotte Debray, ministre de la Vie Associative. L’engagement en France est non seulement fort, mais il progresse. Pour la ministre, organiser cette mobilisation doit désormais se faire autour de la matrice des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD). Mais les associations ne sont pas les seules responsables de la mobilisation citoyenne, les entreprises ont également un rôle à jouer. En ce sens, les partenariats entre ces deux mondes doivent se développer et se systématiser : ce sera la mesure phare du ministère de la Vie Associative.

 

D’emblée, Anne-Cécile Mailfert, ministre du Droit des Femmes, rappelle des chiffres parlants sur la situation des femmes en France, qui malgré une certaine prise de conscience, ne semble toujours pas s’améliorer sensiblement. La ministre propose donc de développer et de généraliser des solutions de proximité, à l’image de la Maison des femmes de Saint-Denis, qui regroupe un ensemble de professionnels (conseillers conjugaux, sages-femmes, psychologues) au service des femmes ; ou encore, un chat créé et géré par un groupe de femmes qui permet d’échanger en direct ou de lancer des alertes. Par ailleurs, le congé paternité doit être amélioré et augmenté.

 

Gwénaëlle Thomas-Maire, ministre de la Justice, souhaite avant tout renforcer et prioriser la question de l’accès au droit : “Nous naissons sujets de droit, notre vie est constituée de droit”, d’où l’importance de permettre et de faciliter un accès à la justice et au droit pour tous, en intervenant plus en amont dans le système juridique. Des partenariats doivent être développés entre les différents organismes et les différents acteurs du droit.

 

Une démission au ministère des Affaires Étrangères ? Guillaume Capelle, ministre actuel, a suggéré que le poste pourrait être repris, pour plus de diversité au sein du gouvernement, par une personne étrangère. En attendant, il propose de développer la notion de “commun” par la modélisation de toutes les innovations sociales et environnementales que porte la France, en les rendant accessibles, en les traduisant pour les rendre compréhensibles par tous les pays pour qu’ils puissent, s’ils le veulent, s’en inspirer.

 

Enfin, Stéphanie Goujon, ministre de la Solidarité, rappelle qu’actuellement en France, 9 millions de personnes, dont 3 millions d’enfants, vivent sous le seuil de pauvreté ; parallèlement, la France a un système de minima sociaux très complexe qui impact finalement peu le niveau de pauvreté. Elle propose donc une mesure très pragmatique :  instaurer un revenu social minimum garanti, individualisé, et qui soit aussi prédictible, pour permettre d’aborder avec plus de sérénité les changements de vie.

 

Un conseil des ministres qui, sur un format très court, a été très riche en propositions, en échanges et en projets. Le gouvernement en ressort grandi, donnant un nouvel élan au livre blanc. Restez à l’affût pour sa sortie ! Vous pouvez nous envoyer vos coordonnées mail pour le recevoir dès sa parution.

 

[DERNIÈRE MINUTE 37] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATIONS ET INTÉRÊT GÉNÉRAL

[DERNIÈRE MINUTE 37] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATIONS ET INTÉRÊT GÉNÉRAL

Toutes les infos en bref qui font rayonner l’intérêt général ! Cette semaine, on vous parle de courses, à pied ou en bateau, des ruches d’Orange sur les toits de Paris et des Prix Convergences, remis à l’occasion du forum mondial des 3 et 4 septembre dernier, mais aussi du Prix du livre Environnement de la Fondation Veolia et du nouveau festival MAPLANET(e).

 

 

Nature, environnement et bien-être

 

Le 8 septembre dernier, le bateau de l’ONG néerlandaise The Ocean Cleanup a été lancé en mer, au départ de San Francisco. Ce bateau va s’installer dans une zone stratégique au large de la baie de San Francisco, pour positionner un barrage flottant de 600 mètres de long conçu pour capturer le plastique.

 

En 2011, le groupe Orange avait lancé Let it Bee, un programme d’installation de ruches sur les toits de ses immeubles. Le 11 septembre dernier, une opération de vente du miel provenant de 6 ruches a été organisée auprès des salariés de Orange. Tous les bénéfices récoltés par la vente de 400 pots de miel ont été reversés à l’association Autisme APTE, à la Société Centrale d’Apiculture et au rucher d’Arcueil.

 

Du 27 au 29 septembre, au Havre, se tiendra la 7ème édition du LH Forum, le forum historique de l’économie positive porté par l’ONG Positive Planet. Cette année, le LH Forum a choisi le thème des villes et territoires positifs, mettant en lumière des expériences inspirantes menées dans le monde entier, pour une transition positive et durable des territoires.

 

L’Institut Européen d’Ecologie et l’association Ecrans des Mondes organisent, les 16, 17 et 18 novembre 2018, la première édition de MAPLANET(e) INTERNATIONALFILMFESTIVAL, un festival du film dédié à la transition écologique et aux liens entre les sociétés humaines et la nature. Ce festival est lancé avec le soutien de la ville de Metz et du ministère de la transition écologique et solidaire.

 

L’association Keys, qui oeuvre pour constituer un réseau de femmes fragilisées et pour leur apporter des solutions concrètes, organise le 26 septembre la 3ème édition de son “parcours d’éclosion” à la mairie du 9ème arrondissement. Le parcours proposera 6 ateliers de reprise de confiance en soi autour d’activités variées (yoga, cours de cuisine, séances photo…), ainsi que des talks sur le thème de la réconciliation.


 

 

Solidarité

 

 

Les entreprises AccorHotels, Eqiom, Galeries Lafayette, PMU, SYSTRA, et la Fondation Santé des Étudiants de France (FSEF) vont participer, le 16 septembre prochain à Meudon (92), à la course Ensemble, une course-trail de 5 kms pour sensibiliser à la cause du handicap. De nombreux ateliers de sports paralympiques sont organisés en parallèle. À l’issue de la course, un chèque d’un montant de 14 000 euros sera remis à l’association Comme Les Autres.

 

A l’occasion de l’édition 2018 des Journées du Courtage, qui se tiendront les 19 et 20 septembre au Palais des Congrès à Paris, le Groupe Henner, groupe d’assurances, a de nouveau mobilisé ses collaborateurs au profit de l’Institut Imagine, institut de recherche dédié aux maladies génétiques touchant les enfants. Cette année, les courtiers devront faire tourner une roue pour cumuler des dons et ainsi récolter des fonds pour la recherche.

 

MMA, assureur multi-spécialiste, et Citizen Entrepreneurs, une association qui promeut l’entrepreneuriat en France, ont signé un partenariat pour renforcer les liens entre entreprises et jeunes entrepreneurs français. MMA sera partie prenante de toutes les initiatives de Citizen Entrepreneurs, notamment du G20 des Jeunes Entrepreneurs qui se déroulera du 19 au 21 septembre prochain.

 

Le 4 novembre prochain, Loïck Peyron, tenant du titre de la Route du Rhum, prendra le départ de Saint-Malo pour rejoindre Pointe- à-Pitre (Guadeloupe), à bord du petit Trimaran jaune « Happy ». Il relève le défi de naviguer à « l’ancienne », avec carte papier et sextant pour seuls guides de naviguation. Pour ce voyage, il sera soutenu par la Fondation Action Enfance.

 

 

Communiqués et appels

 

 

Dans un communiqué de presse du 12 septembre, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, lance, à un an de la 6e conférence de reconstitution du Fonds qui se tiendra le 10 octobre 2019 à Lyon, un appel au président Emmanuel Macron pour solliciter l’augmentation des contributions financières de la France au fonds, ainsi que celles des autres Etats partenaires.

 

Le 4 septembre, 50 entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire ont publié une tribune pour encourager l’économie d’avenir : “Nous pensons que le succès de la transition écologique et sociale nécessaire repose sur un nouveau type d'entreprises qui se développent, en préservant le capital écologique et social de l'humanité, et s'appuient sur un modèle économique pérenne qui assure en premier lieu une meilleure répartition des richesses” (extrait).

 

Dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité, du 16 au 22 septembre, Assurance Location Voiture a réalisé une infographie "Vacances et handicap" sur les différents moyens de transport (avions, voitures de location, train) accessibles aux personnes handicapées qui souhaitent partir en voyage.


 

 

Prix et récompenses

 

 

Le 3 septembre, à l’occasion du forum mondial organisé par Convergences, ont été révélés les noms des trois lauréats du prix Convergences, sur 70 candidats : le projet WEEECAM de l’association Solidarité Technologique (Prix Convergences International IPPAG), le projet Smart Clean Garden Concept (Prix Convergences International Recherche) et le projet Jute Lab (Prix Coup de Coeur Recherche).

 

La Fondation Veolia a remis cette année son prix du Livre Environnement à Gauthier Chapelle et Pablo Servigne pour leur ouvrage “L’entraide, l’autre loi de la jungle”, à l’occasion du salon Le Livre sur la Place qui s’est tenu du 7 au 9 septembre dernier à Nancy.

 

 

[MERCATO] Jérémy Fretin, chargé du mécénat d’entreprise de l’Opéra de Paris

[MERCATO] Jérémy Fretin, chargé du mécénat d’entreprise de l’Opéra de Paris

Après avoir largement contribué au développement de Commeon (plateforme de mécénat participatif et d’engagement citoyen) ces dernières années, Jérémy Fretin a rejoint en juin dernier l’AROP (Association pour le Rayonnement de l’Opéra national de Paris) dont il devient chargé du mécénat d’entreprise. Une mission qui débute sur les chapeaux de roues, puisque l’Opéra célébrera l’an prochain ses 350 ans, un anniversaire qu’il promet “jalonnée de moments exceptionnels”.

 

Plusieurs années d’expérience dans le mécénat


 

Diplômé de Sciences Po’ Toulouse en management des affaires culturelles puis d’HEC (Médias, Art, Création) en 2014, Jérémy Fretin effectue ses premières expériences dans la communication médias et institutionnelle. Il entre ensuite en 2012 chez Lizarine, où il découvre le mécénat d'entreprise en conseillant des associations dans le cadre d’un dispositif local et en partant à la recherche de financements. En 2014, Commeon le charge de son développement, une mission qu’il remplira durant quatre ans. En marge, Jérémy Fretin devient administrateur de la Fondation Cultura et donne des cours sur le mécénat au CELSA. En juin dernier, il devient chargé du mécénat d’entreprise de l’AROP (Association pour le Rayonnement de l’Opéra national de Paris).

 

 

Les 350 ans de l’Opéra de Paris

 

 

Au sein de l’AROP, Jérémy Fretin, qui intègre une équipe de cinq personnes, sera principalement chargé de consolider les relations avec certaines des entreprises du Cercle des entreprises mécènes et partenaires de l'Opéra de Paris, et de participer à la recherche de fonds aux côtés de l'équipe du mécénat d'entreprises. L'Opéra de Paris compte notamment sur la soutien d'entreprises comme EY, Rolex, ou encore la Fondation BNP Paribas, Taittinger. “Certains de nos mécènes soutiennent la production d’un spectacle, d'autres l’ensemble de la programmation chorégraphique et lyrique, d'autres encore des projets spécifiques de l'Opéra.” Jérémy Fretin se dit aujourd’hui “fier d'intégrer une institution aussi prestigieuse", qu'il a salué pour "son dynamisme notoire sur le volet du mécénat”. Et se réjouit d’avoir rejoint l’établissement à l’aube de ses 350 ans, qui seront célébrés l’an prochain.

L'information en direct des associations et des mécènes