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[ÉCLAIRAGE] Baromètre 2018 Admical/CSA sur le mécénat d'entreprise

[ÉCLAIRAGE] Baromètre 2018 Admical/CSA sur le mécénat d'entreprise

De nouveaux statuts types pour les associations et fondations RUP

De nouveaux statuts types pour les associations et fondations RUP

Generali mécène l’exposition “Éblouissante Venise” au Grand Palais

Generali mécène l’exposition “Éblouissante Venise” au Grand Palais

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

Speed-meeting pour les entrepreneurs sociaux et les associations le 23 octobre

Speed-meeting pour les entrepreneurs sociaux et les associations le 23 octobre

La plateforme de financement participatif Ulule organise pour les entrepreneurs sociaux et les associations un speed-meeting le mardi 23 octobre. Six ateliers viendront animer la soirée, dont l’un organisé avec Carenews et intitulé “Bien communiquer autour de son projet”. Les autres ateliers seront animés par Webassoc, Pro Bono Lab, la Fondation Monoprix et Ulule. Ils traiteront du mécénat de compétences, du crowdfunding, des fondations ou encore des outils web au service des porteurs de projets.

 

 

Échanger autour des bonnes pratiques et structurer son projet

 

Les porteurs de projets sont invités à se retrouver mardi 23 octobre à la Boutique Ulule, située 19 Rue de Cléry (Paris 2e), de 17h30 à 20h30. Ce temps sera dédié à l’échange de conseils et de pratiques auprès de différents experts. Six tables sont prévues à cet effet, avec six roulements et des sessions “atelier” de 20 minutes. La soirée se terminera par un apéro networking, afin de poursuivre les conversations dans un cadre plus informel.

 

L’atelier Carenews, pour affiner votre stratégie de communication

 

L’un des ateliers sera animée par Flavie Deprez, directrice éditoriale de Carenews. Intitulé "Bien communiquer autour de son projet", il révèlera aux porteurs de projets les clés d’une bonne stratégie relations presse et média (mécénat, fundraising, notoriété, communauté, engagement). Les autres ateliers seront animés par Webassoc (Les Outils web pour booster vos projets), Pro Bono Lab (Mécénat et bénévolat de compétences), la Fondation Monoprix (Le rôle des fondations dans l’accompagnement des associations) et Ulule (Google Ad Grants pour votre association : comment en bénéficier ? et Comment lancer sa campagne de crowdfunding). L’inscription est gratuite mais obligatoire.

 

 

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat média.

 

Forum National des Associations & Fondations : les nouveautés 2018

Forum National des Associations & Fondations : les nouveautés 2018

Le 13e Forum National des Associations & Fondations (FNAF) aura lieu le 17 octobre 2018 au Palais des Congrès à Paris. 80 conférences et ateliers sont prévus au cours de la journée. Alors que cette nouvelle édition sera marquée par la présence exceptionnelle du président de la Fondation la France s’engage François Hollande, qui interviendra durant une plénière, plusieurs nouveautés ont également été annoncées, comme la création d’un espace librairie en collaboration avec le Label Emmaüs.

 

Les nouveautés 2018 du FNAF

 

Cette année, le Forum National des Associations et Fondations (FNAF) s’attardera plus particulièrement à faire émerger des solutions s’appuyant sur des synergies entre les différents acteurs de la sphère associative. Côté logistique, Sophie Rouxel, commissaire général du FNAF, explique que l’exposition a été agrandie, “pour fluidifier la circulation et améliorer l’accueil” des visiteurs, et qu’un nouvel espace librairie “convivial et chaleureux”, a été conçu “en étroite collaboration avec Label Emmaüs”. “Enfin, trois temps forts à ne pas manquer : un keynote d’Alexandre Mars sur La révolution du partage, la plénière d’ouverture avec la venue exceptionnelle de François Hollande et enfin la plénière de clôture qui mettra en avant quatre projets associatifs au cœur de l’innovation sociale”, a-t-elle conclu.

 

François Hollande présent pour une plénière

 

Le président de La Fondation la France s’engage François Hollande sera présent pour cette 13e édition du Forum Nationale des Associations & Fondations lors de la plénière “Vers une nouvelle ère de l'engagement ?”, qui se tiendra le mercredi 17 octobre de 11h30 à 12h45, à l’Amphithéâtre Bleu - Niveau 2. Aux côtés de représentants de structures comme Le Mouvement Associatif, Pro Bono Lab ou La Fonda, il s’interrogera sur la question de l'engagement des jeunes, des dispositifs d’implication pour les entreprises et de la gouvernance associative. Le FNAF accueillera également Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Éducation nationale), le Haut-commissaire à l’ESS et à l’Innovation Christophe Itier, ainsi que Miren Bengoa (Fondation Chanel), Maud Sarda (Label Emmaüs), Alexandre Mars (Epic), Sarah Schmitt (Rock en Seine) et Pauline Véron (Mairie de Paris).

 

 

Cet article est rédigé dans le cadre d'un partenariat média.


 

[POSITIVONS] Wanted, la communauté solidaire de Facebook

[POSITIVONS] Wanted, la communauté solidaire de Facebook

Créer un groupe sur Facebook pour mettre en relation des inconnus à la recherche de conseils, de bons plans, ou même de soutien moral : c’est le pari un peu fou qu’ont fait trois amis bordelais, il y a maintenant 7 ans. Un projet au succès fulgurant, qui a connecté des centaines de milliers d’internautes à travers la France et dans le monde, et qui a permis d’écrire de belles histoires. Fonctionnant grâce à plusieurs dizaines de bénévoles, la communauté a récemment été récompensée par Facebook, avec une enveloppe d’un million de dollars. Un gros soutien financier pour donner un nouvel élan à la communauté virtuelle et ses nombreux projets solidaires et éthiques. Carenews revient sur cette success story inspirante.

 

Une communauté virtuelle pour une solidarité bien réelle

 

La communauté Wanted démarre sur un coup de tête, avec la création d’un groupe Facebook, dont le premier nom sera Wanted#BonPlans. L’idée de Luc Jaubert, son créateur, à l’époque gérant d’un café parisien : échanger des bons plans à Paris. Porté par un bouche à oreille croissant, le groupe prend de l’ampleur et compte rapidement plusieurs centaines, puis plusieurs milliers d’adhérents. Face au succès du groupe parisien et au constat que le concept était parfaitement reproductible dans toute la France, Luc Jaubert décide, avec ses deux amis Jérémie Ballarin et Christian Delachet, alors respectivement social media manager et avocat, d’exporter en 2014 le concept à Bordeaux, le bastion des trois amis désormais associés.

 

Le réseau se développe ensuite particulièrement en 2015 dans de nouvelles grandes villes de France : Toulouse, Lyon, Marseille, Nantes, Lille, Montpellier… Aujourd’hui, la communauté des “wantediens” est présente dans 82 villes en France métropolitaine et Dom-Tom, ainsi que dans plusieurs pays ou régions francophones (Belgique, Suisse, Luxembourg, Afrique francophone, Nouvelle-Calédonie, Québec) et aux États-Unis, où le concept est actuellement en phase de test à New York et à Chicago.

 

De l’aveu de ses fondateurs, la communauté Wanted a pris une dimension nouvelle lors des attentats ayant touché la France en 2015. Avec la saturation des réseaux téléphoniques, de nombreux internautes se sont retrouvés sans la possibilité de joindre leurs proches présents dans la capitale, et se sont alors tournés vers les réseaux sociaux, et plus particulièrement vers la communauté Wanted sur Facebook, pour lancer des appels à l’aide et communiquer les informations quasiment en temps réel. C’est dans ce contexte malheureux qu’émerge l’énorme potentiel de la communauté, qui se révèle très active : aujourd’hui, plus de 75 % des 750 000 Wantediens français sont actifs sur les groupes.

 

Mais Wanted, ce sont aussi de très belles histoires, qui montrent tout le pouvoir de la solidarité et du partage : à l’image de ce sans-abri qui, en moins d’une semaine, a trouvé un emploi grâce au groupe Wanted community de Bordeaux, après qu’une internaute ait lancé un appel à l’aide et une cagnotte en ligne pour lui venir en aide ; un autre encore avait trouvé un logement en 48 heures, grâce à un appel à l’aide lancé par une internaute. Dans la capitale, des maraudes sont également organisées via le groupe Wanted community Paris afin de soutenir moralement et matériellement des personnes sans-abri.


 

Coup de pouce financier de Facebook et nouveaux projets

 

Pour les fondateurs, les clés du succès de la communauté Wanted se trouvent dans son identité “résolument sociale”, sa gestion en “bon père de famille” et dans ses règles très strictes de modération (pas de publicité ou de branding, pas de sujet religieux ou politique, pas de contrefaçons ou de vente non autorisée) qui lui permettent de rester fidèle à sa conception première d’entraide et de solidarité. Pour autant, si la communauté Wanted connaît un succès grandissant, elle ne rapporte “pas un rond” à ses fondateurs qui ont tous quitté leur emploi pour se consacrer pleinement au développement de la communauté, et fonctionne grâce au travail de plusieurs dizaines de bénévoles qui passent, chaque jour, plusieurs heures à gérer les groupes et modérer les posts et les commentaires.

 

Un modèle économique qui aurait pu se retrouver rapidement dans l’impasse, malgré les nombreuses idées des trois amis pour développer le concept et le rendre durable. Wanted prend un nouvel élan, à la fin du mois de septembre 2018, lorsque les fondateurs sont récompensés par le réseau Facebook lui-même dans le cadre du Community Leadership Program, un programme qui récompense les communautés les plus inspirantes du réseau social à travers le monde. Wanted community est le seul lauréat européen de ce prix. À cette récompense d’un million de dollars (environ 850 000 euros), s’ajoute un programme de résidence et d’accompagnement pendant une semaine dans les locaux de Facebook à Menlo Park, en Californie.

 

Wanted avait déjà lancé de nombreux projets, et ce gros coup de pouce financier va permettre de mettre en place un modèle vertueux pour assurer la pérennité du projet, tout en restant en accord avec les valeurs de solidarité et d’éthique de la communauté Wanted. La première action de Wanted a été de créer une boutique en ligne solidaire répondant à une démarche éco-responsable, 100 % des bénéfices étant reversés à l’ONG WeForest qui lutte contre le réchauffement climatique par la reforestation. Début septembre 2018, un premier Wanted Café “pilote” a vu le jour à Bordeaux, pour permettre à la communauté virtuelle de se retrouver dans un lieu accueillant et chaleureux, et où les valeurs de la communauté se retrouvent : un menu est proposé à petits prix, on y pratique les “cafés suspendus”, et 2 % du chiffre d’affaires est reversé à une association bordelaise, choisie après consultation de la communauté. Le Wanted Café accueille également des associations pour des évènements ou des réunions.

 

Les trois fondateurs de Wanted fourmillent d’idées et ont l’ambition de “devenir la plus grande communauté d’entraide et de coopération sociale au monde”. Plusieurs axes vont être explorés, pour étendre le pouvoir d’action de la communauté à des services concrets. Les fondateurs envisagent ainsi de créer une marketplace de services avec des professionnels de qualité, labellisés “Wanted Community”, ainsi que des plateformes de recherche d’emplois et de solution de logement. Des projets ambitieux, mais comme aime à le rappeler Christian Delachet, “rien est impossible, surtout lorsque l’on est portés par une telle communauté qui nous rappelle chaque jour que rien n’est solitaire mais solidaire”.




 

Generali mécène l’exposition “Éblouissante Venise” au Grand Palais

Generali mécène l’exposition “Éblouissante Venise” au Grand Palais

C’est l’un des grands rendez-vous culturels de cette rentrée 2018 : Venise s’invite au Grand Palais pour une exposition évènement, “Éblouissante Venise - Venise, les Arts et l’Europe au XVIIIe siècle”. Organisée au Grand Palais par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais avec la collaboration de la Fondazione Musei Civici di Venezia, elle est soutenue par Generali. Fondée en Italie au 19e siècle, la compagnie promeut l’art italien à travers des actions de mécénat, tandis que sa fondation intervient pour les enfants défavorisés, les réfugiés et lutte contre l’asphyxie chez les nouveaux nés.

 

Promotion du patrimoine italien

 

Organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais* avec la collaboration de la Fondazione Musei Civici di Venezia, l’exposition "Éblouissante Venise" met en lumière les fastes de Venise au XVIIIe siècle, autour des œuvres de Piazzetta, Giambattista Tiepolo, Canaletto, Porpora, Hasse ou encore Vivaldi. Le mécénat de Generali s’inscrit dans une démarche initiée il y a plusieurs décennies par la compagnie :  restaurer et valoriser le patrimoine italien en France. Elle a notamment soutenue l'exposition "Primitifs italiens" au Musée Jacquemart-André en 2000, et la restauration du cabinet du Giotto au Château de Chantilly en 2003.

 

Generali et Venise, un mécénat de cœur

 

Fondé en 1831 à Trieste, Generali s’installe en 1832 à Venise sur la place Saint-Marc dans les désormais célèbres “Procuratie Vecchie”. La direction pour l’Italie y siège ensuite jusqu’au début des années 1990. Aujourd’hui, la compagnie restaure le bâtiment sous la direction de l’architecte David Chipperfield afin d’y héberger sa fondation, The Human Safety Net. Le lieu, qui sera ouvert au public, accueillera également des conférences, des colloques et des expositions ainsi que des espaces dédiés à l’incubation de projets sociétaux. Generali finance également la restauration de jardins royaux situés à l’arrière de la place Saint-Marc, afin de faciliter leur accès à la place et offrir de nouvelles perspectives au quartier. “La beauté de Venise est une source d’inspiration pour le monde, et Generali est fier d’enrichir l’héritage de la ville en restaurant le quartier de la Place Saint-Marc, a confié Philippe Donnet, CEO du groupe Generali. En ouvrant les "Procuratie Vecchie" au public pour la première fois en 500 ans, nous créons un espace nouveau et vibrant où tous pourront se retrouver pour discuter ensemble des grands enjeux de notre société.” Generali est également depuis 2016 sponsor du Prix Marco Polo Venise, qui récompense un roman italien traduit en langue française publié dans l'année en cours, et finance la restauration de la statue de Saint-Marc sur la flèche de Notre-Dame de Paris.

 

*avec la participation du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, des théâtres Gérard Philipe à Saint Denis et de La Criée à Marseille, du Pavillon Bosio, école supérieure d’Arts plastiques de la Ville de Monaco, et du laboratoire d’humanités digitales de l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

 

 

 

[DERNIÈRE MINUTE 41] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATION ET INTÉRÊT GÉNÉRAL

[DERNIÈRE MINUTE 41] LES BRÈVES MÉCÉNAT, ASSOCIATION ET INTÉRÊT GÉNÉRAL

Toutes les infos en bref qui font rayonner l’intérêt général ! Cette semaine, un collectif de youtubeurs qui sonne l’alarme pour la planète, des photos pour la journée des filles, les résultats d’une enquête de la Fondation des femmes sur le mouvement #metoo, et de nombreux appels à projets.

 

Environnement et nature

 

 

A la suite du rapport du GIEC sur le climat (hausse de 3°C des températures si rien n'est fait), un collectif de youtubeurs a lancé "Il est encore temps" le 8 octobre. Une plateforme où citoyens peuvent agir individuellement ou collectivement et faire pression sur leurs élus pour que les choses changent : https://ilestencoretemps.fr

 

Les 13 et 14 octobre, le Parc zoologique de Paris organise un week-end évènement pour la conservation des espèces en partenariat avec le Musée National d’Histoire Naturelle : animations pour sensibiliser, parrainage d'animaux, tombola pour la conservation des espèces, rencontres avec des experts, course solidaire…


 

Mécénat

 

 

La maison de champagne Perrier-Jouët devient mécène du musée du vin de Champagne et d'Archéologie régionale d'Epernay, qui ouvrira ses portes à la fin de l’année 2019. Perrier-Jouët s’est engagée à verser 250 000 euros, qui serviront à restaurer en partie le Grand salon du château Perrier, futur siège du musée.

 

Pour financer la cinquantaine de projets artistiques qui ont été proposés à l’édition 2018 de la Nuit blanche à Paris, les 6 et 7 octobre dernier, le commissaire a levé 550 000 euros de mécénat pour compléter la dotation de la Ville de Paris.


 

Filles et femmes

 

 

La Fondation des Femmes a publié les résultats d’une enquête effectuée en partenariat avec Femme actuelle, pour évaluer l’impact concret qu’a eu le mouvement #metoo sur la situation des femmes, un an après son lancement. Un chiffre impactant parmi toutes les données récoltées : 71% des femmes victimes auraient trouvé le courage de témoigner grâce à #MeToo.

 

L'ONG Plan International a lancé une chaîne solidaire sur les réseaux sociaux pour la journée internationale des filles le 11 octobre. Des actrices, animatrices, mannequins ou chanteuses ont déjà commencé à poster des photos d'elles enfants pour sensibiliser le grand public aux droits des filles, à l’éducation et contre les violences faites aux jeunes filles.


 

Santé

 

 

À l’occasion de la Journée des aidants le 6 octobre, la Fédération des Aveugles de France, soutenue par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) lance une plateforme d’informations et de conseils à destination des proches aidants d’une personne déficiente visuelle, savoiraider.org.

 

Rapidle, l’application coupe file en commerces de proximité s’engage auprès de l'OEUVRE FALRET, une association reconnue d’utilité publique et dédiée à la santé mentale, avec une campagne de don et d'affichage en point de vente, du 15 au 21 octobre 2018. Pour chaque commande passée sur l’application, Rapidle reverse 1 euro à l’association.


 

Appel à projets et distinctions

 

 

Up Campus, dévoile les sept projets gagnants de la troisième promotion du programme Up Factory, un programme de coaching pour des entrepreneurs sociaux co-organisé par le Groupe SOS et Accenture, en partenariat avec le Smiley Fund.

 

Les cinq finalistes de l’appel à projet du Fonds de dotation DELSOL Avocats présenteront leur projet au Forum National des Associations et des Fondations (FNAF) le 17 octobre prochain. Cet appel à projet vise à récompenser des projets qui ont pour objectif l’amélioration et l’épanouissement matériel, intellectuel ou moral des personnes et de leur environnement et tout particulièrement ceux favorisant la dignité personnelle.

 

16 associations françaises et libanaises sont lauréates de l’appel à projets 2018 de la Fondation d’entreprise CMA CGM sur la thématique : « Promouvoir l’égalité des chances pour les enfants issus de milieux défavorisés ». Ce sont 8 000 enfants qui seront soutenus grâce aux projets portées par les associations récompensées, avec une enveloppe globale portée à 220 000 euros.

 

Société Générale est pour la première fois cette année meilleure banque française du classement RSE de RobecoSAM. Le Groupe se classe à la 8ème place des banques européennes sur 133 étudiées, confirmant pour la 3ème année consécutive sa position dans le top 10 européen.

 

 

De nouveaux statuts types pour les associations et fondations RUP

De nouveaux statuts types pour les associations et fondations RUP

Par avis du 19 juin 2018, le Conseil d’État a approuvé les nouveaux statuts types devant être adoptés par les fondations et les associations qui souhaitent être reconnues d’utilité publique (RUP), qui ont été publiés le 6 août 2018. Les précédents statuts types dataient de 2012. L’objectif, avec ces modifications, est de tirer les enseignements des difficultés de gouvernance et de fonctionnement observées au sein de ces structures, avec la volonté de moderniser, d’assouplir et de simplifier leur fonctionnement tout en apportant plus de transparence et de déontologie. Carenews revient sur les principales nouveautés et évolutions proposées par ces nouveaux statuts types.


 

Un fonctionnement plus moderne et plus souple

 

L’une des innovations majeures de ces nouveaux statuts est d’avoir généralisé le recours aux nouvelles technologies pour moderniser et simplifier le fonctionnement des associations et fondations RUP. Le règlement intérieur devient obligatoire au sein des associations et fondations RUP et peut désormais prévoir la possibilité d’organiser des réunions à distance, des visioconférences et des audioconférences, en prévoyant des conditions permettant à tous de suivre et de participer aux débats, et avec un nombre minimum de personnes physiquement présentes. Il reste néanmoins obligatoire, pour les associations, de tenir au moins une réunion physique par an. Le règlement intérieur peut également prévoir la possibilité du vote à distance, dans des conditions garantissant la communication d’informations utiles, une période de débat, le secret du vote et la communication des résultats à l’issue du vote. En revanche, si elles ne sont pas expressément prévues par le règlement intérieur, le recours à ces procédures dématérialisées est impossible.

 

Les nouveaux statuts types se veulent également plus pédagogiques. Des notions sont précisées, et les fonctions de certains organes sont explicitées. Pour les fondations, la notion de dotation est clarifiée, et une distinction est désormais faite entre la valeur de la dotation qui doit être absolument préservée, et les éléments qui la composent (bien meuble ou immeuble, droits immobiliers, droits d’auteur ou droits sociaux d’une entreprise…) qui peuvent être transformés, sauf clause d’inaliénabilité. L’étendue des prérogatives du commissaire au gouvernement est précisée à l’article 4, et les missions du commissaire aux comptes sont précisées par référence aux articles correspondants du Code de commerce. Les fonctions du trésorier sont également précisées à l’article 10. Pour les associations, les catégories de membre sont précisées à l’article 3, la distinction est clairement faite entre membre bienfaiteur et membre d’honneur. Les différents cas de perte de la qualité de membre sont précisés : démission volontaire, radiation pour juste motif ou en cas de non paiement de la cotisation. Les compétences de l’assemblée générale sont clairement énumérées à l’article 6, et celles du conseil d’administration à l’article 9.

 

Des simplifications de fonctionnement sont introduites et alignées pour les associations et les fondations RUP : désormais, la composition du bureau n’est plus figée par les statuts, la désignation d’un président et d’un trésorier demeurant néanmoins obligatoire. Les conditions de révocation des membres sont simplifiées et les procédures allégées. Pour les associations, la procédure de radiation d’un membre pour non paiement de la cotisation est allégée pour faciliter la mise à jour de la liste des membres de l’association. Au sein des fondations, les modalités de remplacement d’un partenaire institutionnel démissionnaire sont simplifiées. En cas de trois absences consécutives sans motif valable d’administrateurs relevant de certains collèges, le conseil doit s’interroger sur l’opportunité de prononcer une démission d’office. Pour les associations et les fondations, il est possible, à la majorité des deux tiers des membres en exercice, de révoquer un administrateur peu assidu ou pour “juste motif”. Enfin, la représentation en justice des associations et fondations est simplifiée : désormais, la procuration nécessaire à la représentation en justice peut être générale, c’est-à-dire porter sur plusieurs contentieux.


 

Plus de transparence et moins de conflits d’intérêt

 

Les conflits d’intérêt sont l’une des principales problématiques auxquelles les nouveaux statuts types ont entendu mettre fin. De nombreuses règles de prévention des conflits sont introduites, parallèlement à une définition plus claire des fonctions de chaque organe. Le principe, commun aux associations et aux fondations, selon lequel le bureau ne peut représenter en nombre plus du tiers du conseil est par ailleurs réaffirmé. Pour les fondations dotées d’un conseil d’administration et d’un bureau, l’article 3 précise les critères d’éligibilité à chaque collège et systématise les règles d’incompatibilité assurant l’indépendance des collèges. Pour les fondations dotées d’un conseil de surveillance, des règles d’incompatibilité sont introduites pour garantir l’indépendance du directoire vis à vis du conseil de surveillance et les conditions de délibération du directoire sont précisées.

 

De nouvelles dispositions sont introduites s’agissant de la transparence financière, qu’il s’agisse de la rémunération des organes ou des dépenses de la structure. Concernant les rémunérations, pour les fondations comme pour les associations, la rémunération des administrateurs, hors défraiements, doit être autorisée par une mention expresse dans les statuts. Par ailleurs, en cas de recours à un directeur salarié, le président doit soumettre sa désignation, sa rémunération et le cas échéant son licenciement à l’avis du conseil d’administration. Pour les associations, l’article 6 des nouveaux statuts types précise que lorsque les administrateurs sont rémunérés, les conditions de leur rémunération doivent fixées par l’assemblée générale.

 

Sur les dépenses, au sein des associations, l’article 12 indique que les dépenses décidées par le président doivent être conformes aux orientations données par l’assemblée générale et aux décisions prises par le conseil d’administration, et l’article 6 précise que la validation de l’assemblée générale est requise pour tous les actes de gestion affectant significativement son patrimoine, ces actes étant déterminés par des critères précisés dans le règlement intérieur. Au sein des fondations, le trésorier a l’obligation de présenter chaque année au conseil un état de la dotation, concernant sa valeur actualisée et sa composition. Parallèlement à ce contrôle étroit, une plus grande autonomie est accordée au président d’une association ou d’une fondation pour des dépenses “peu significatives”, sur délégation expresse du trésorier (article 9 des statuts de fondation et article 12 des statuts d’association).

 

La transparence sur le fonctionnement des associations et des fondations, fondamentale pour éviter les abus, est réaffirmée : l’obligation de transmission annuelle des documents comptables, du budget prévisionnel, de la liste des administrateurs et du rapport annuel est maintenue. Néanmoins, les nouveaux statuts introduisent un arbitrage entre transparence et assouplissement de fonctionnement, en n’imposant désormais cette communication qu’au préfet de département et au ministre de l’intérieur. Les autres ministères pourront également obtenir la communication de ces documents internes, mais seulement à leur demande expresse. Dans les associations, le rapport annuel et les comptes ne sont plus nécessairement adressés à chaque adhérent mais doivent être communiqués sur demande.

 

Vous pouvez trouver les statuts types des fondations et des associations reconnues d’utilité publique sur le site service-public.fr.








 

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat & des assos (12-21 octobre)

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat & des assos (12-21 octobre)

Quelle est l’actualité du mécénat et du non-profit en cette fin de mois de septembre ? Carenews vous présente l’actualité solidaire, les évènements, remises de prix ou encore appels à projets qui rythment le calendrier du secteur de l’intérêt général, de la philanthropie et de la RSE.

 




 

Vendredi 12 octobre 2018

 

Journée mondiale pour la vue.

 

Fin des appels à projets de la Fondation Banque populaire destinés aux jeunes musiciens et compositeurs talentueux ainsi qu’aux personnes en situation de handicap ayant un projet professionnel.

 

Samedi 13 octobre 2018

 

Nuit des bibliothèques, sous le signe de gastronomie. Les médiathèques et établissements de lecture ouvrent leurs portes à des horaires inhabituels pour faire découvrir au public leurs collections et services. Des animations riches et variées sont prévues.

 

Dimanche 14 octobre 2018

 

Rallye pédestre caritatif à Grenoble proposé par Don Boule de Neige.

 

Vente aux enchères au profit de la Fondation GoodPlanet : Yann Arthus-Bertrand et ses amis se mobilisent pour maintenir la gratuité du Domaine de Longchamp au public et sensibiliser à l’écologie et à la solidarité. La vente aux enchères a lieu sur place et à distance (en ligne ou par téléphone).

 

Lundi 15 octobre 2018

 

Clôture des candidatures à l’appel à projets outre-mer de la Fondation la France s’engage.

 

Annonce des résultats du concours de documentaires ouverts à tous “Filme ton quartier !” proposé par France Télévisions. 10 lauréats seront récompensés et verront leur film diffusé sur France 3. Un grand gagnant se verra remettre une bourse de 7 000 euros et une caméra professionnelle.

 

“De la marche à l’appel” organisé par l’ONG CliMates aux Grands Voisins. Après les Marches pour le Climat organisée les 8 septembre et 13 octobre, représentants du monde associatif et citoyens se rassemblent pour appeler à une constitution écologique.

 

Mardi 16 octobre 2018

 

Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire.

 

Rencontres PRODURABLE à Lyon.

 

Mercredi 17 octobre 2018

 

Journée mondiale du refus de la misère.

 

Forum national des associations et fondations (FNAF) au Palais des Congrès, Porte Maillot à Paris. Conférences et ateliers se succèdent à ce rendez-vous annuel rassemblant plus de 5 000 visiteurs.

 

Jeudi 18 octobre 2018

 

10e anniversaire de la Fondation Rte.

 

Remise du prix Femmes en Chœur par la marque Dr Pierre Ricaud et Femme Actuelle.

 

Vendredi 19 octobre 2018

 

Colloque sur les 10 ans des fonds de dotation co-organisé par Fidal, l’Institut Pasteur et Carmignac Gestion.

 

Samedi 20 octobre 2018

 

Course solidaire Sport Ensemble organisée par Handicap International à Nice.




 

[SHOPPING] Créativité(s) Résilientes : insertion professionnelle par le design

[SHOPPING] Créativité(s) Résilientes : insertion professionnelle par le design

Mettre la créativité au service de l'insertion et le design au service de l'environnement ? À Paris, le studio Les Résilientes conçoit des collections "d'objets uniques en série" en sublimant des objets et matériaux de récupération. Le projet, porté par Emmaüs Alternatives, jadis implanté dans l'un de ses chantiers d'insertion, s'ouvre maintenant sur les rues parisiennes avec une première boutique. L'équipe des Résilientes est notamment composée de 5 salariés bénéficiaires, qui fabriquent mais aussi co-conçoivent les collections. Les Résilientes X Emmaüs Alternatives mène actuellement, et jusqu'au 17 octobre 2018, une campagne de financement participatif avec Ulule pour poursuivre ses aventures. Cet article s'inscrit dans l’opération la France des Solutions. Jusqu'au 14 octobre, retrouvez des solutions dans vos médias !


 

La créativité comme levier de retour à l'emploi


 

Designer résolument engagée pour l'insertion et l'environnement, Eugénie de Larivière s'installe au début de l'année 2017 au centre de tri Emmaüs Alternatives montreuillois pour un projet un peu particulier. Nourri par la triple ambition de répondre à des enjeux sociaux, environnementaux et économiques, le studio de création Les Résilientes emploie des personnes en situation d'insertion et conçoit, sur le principe de l'upcycling, des objets uniques à partir de produits et de matériaux devenus obsolètes.

 

Les petites mains Résilientes ? Des personnes jadis très éloignées de l'emploi, aujourd'hui engagées dans un processus de réinsertion professionnelle durable, mais aussi des bénéficiaires Emmaüs, des bénévoles qui portent la volonté d'une reconversion professionnelle... Forts de la conviction qu'un projet à impact social ne peut se réaliser qu'avec l'implication de toutes ses parties prenantes, toute l'équipe du studio de création montreuillois participe à la gestion de ce lieu unique en son genre et mettent à profit leur créativité pour concevoir, avec Eugénie, les différentes collections de la gamme.


 

Transformer les produits délaissés en source de revenus


 

Mais la démarche des Résilientes est aussi et surtout ancrée dans l'économie circulaire : les matériaux utilisés pour fabriquer les collections proviennent des gisements de dons reçus par Emmaüs qui ne sont pas valorisables en l'état. "On va jusqu'au bout des filières du réemploi", explique Eugénie : "la plus grande partie des dons reçus sont remis en vente en l'état, une autre est réparée puis revendue, et la dernière partie part au recyclage ou à la benne, c'est ici que nous nous servons pour fabriquer nos objets."

Abîmés, obsolètes... Ces matériaux retrouvent une seconde vie en étant transformés par l'équipe du studio : une revalorisation pratique, esthétique et marchande de produits jusqu'alors destinés à la benne. Une très jolie manière, en somme, de cheminer vers un objectif "zéro déchet", en proposant en sus une nouvelle gamme de produits beaux et solidaires parallèle à l'offre d'objets d'occasion existant déjà chez Emmaüs.


 

Un projet qui se pérennise grâce aux contributeurs Ulule


 

C'était un mois de septembre prometteur et chargé, pour les Résilientes. Le 4 septembre 2018, la petite équipe prenait ses quartiers dans la nouvelle ressourcerie Emmaüs, L'Alternative, située dans le deuxième arrondissement parisien . La première boutique de l'association qui dispose d'un espace entièrement dédié à l'upcycling, mais qui propose également des ateliers créatifs pour embellir les objets obsolètes et sensibiliser le public à l'économie circulaire.

 

Le même jour, Les Résilientes X Emmaüs Alternatives démarrait une campagne de financement Ulule pour poursuivre son aventure et développer encore ses activités. Une levée de fonds massivement suivie, qui à ce jour est en passe d'avoir reçu près du double de ses objectifs initiaux de collecte : "On ne s'attendait pas à ce succès-là !" s'enthousiasme Eugénie, "on avait la volonté de se faire connaître par cette campagne, c'est hyper encourageant et motivant pour la suite !" Pour l'heure, les Résilientes se familiarisent à leurs nouveaux espaces, et travaillent de concert pour les prochaines collections du studio.

 

 

[CHIFFRE] Étude Petits Frères des Pauvres: Personnes âgées et fracture numérique

[CHIFFRE] Étude Petits Frères des Pauvres: Personnes âgées et fracture numérique

Les petits frères des Pauvres a publié à l’occasion de la Journée internationale des personnes âgées, le 1er octobre son rapport annuel, consacré cette année à l’exclusion numérique des personnes âgées. Verdict : près d’un quart des plus de 60 ans – environ quatre millions de personnes – est en situation d’exclusion numérique, un pourcentage qui s’accroît avec l’âge. Pourtant, une fois cette barrière dépassée, le web fait ses preuves : une majorité des aînées considère internet comme un vecteur de lien social, et lorsque le numérique leur est accessible, ils sont 83 % à l’utiliser au moins une fois par jour. Autre point important relevé par l’étude, le manque d’intérêt pour le numérique chez les plus de 60 ans : 68 % des non-usagers se passent d’internet,car ils n’y trouvent simplement pas d’intérêt. Une réalité qui interroge et oblige les associations comme les pouvoirs publics à trouver des solutions adaptées.  


 

“Pas une, mais plusieurs fractures numériques”

 

Les personnes âgées profitent-elles pleinement des vertus du numérique ? Quels usages font-elles d’internet, et l’utilisent-elles pour lutter contre leur isolement ? Autant de questions auxquelles l’étude CSA financée par la Fondation des petits frères des Pauvres a tenté de répondre. “Cette étude montre qu’il n’y a pas une mais des fractures numériques, confie Thomas Genty, directeur d’étude CSA”. La première fracture concerne l’équipement, 21 % des personnes âgées de 60 ans et plus n’ayant simplement pas internet à domicile, et la seconde les usages; puisque que près de la moitié du public interrogé ne sait par exemple pas regarder une vidéo en ligne; et plus encore à ne pas utiliser les réseaux sociaux. De fait, 27 % des personnes de 60 ans et plus n’utilisent jamais Internet, quand bien même une majorité reconnaît qu’il est un vecteur de lien social. L’association propose ainsi une série de recommandations afin de lutter contre l’exclusion numérique, concernant aussi bien les entreprises que les opérateurs ou les organismes de formation.


 

Rationaliser la formation autour des spécificités territoriales

 

Autre point important de l’étude : au-delà des problèmes d’accès et de formation, Internet n’intéresse simplement pas les non-usagers. 68 % d’entre eux déclare en effet ne pas avoir “besoin” d’internet, ou ne pas trouver cela “utile”, un motif qui l’emporte sur la complexité d’usage (59 %), la peur du piratage (40 %) et même le prix (29 %). Une réalité à prendre en compte, car la formation a un coût. “Il est essentiel de déterminer pourquoi les personnes ne l’utilisent pas”, déclare Benoît Calmels. Pour le délégué général de l’Union nationale des centres communaux d'action sociale (UNCCAS), la solution repose sur le rapprochement de deux stratégies pour le moment opposées : “d’un côté, il s’agit de favoriser le numérique pour simplifier la vie des gens. De l’autre, une logique de rationalisation budgétaire s’impose avec moins de personnel, moins de guichets, moins de points de rencontres.” L’enjeu principal serait donc de trouver des solutions efficaces et adaptées à tous les publics en s’appuyant sur l’expertise des pouvoirs publics via les collectivités territoriales. 71 % des sondés estiment d’ailleurs qu’elles sont les mieux placées pour s’emparer du sujet de l’exclusion numérique. “Utilisons l’intelligence des territoires ! encourage Benoît Calmels. (...) Il existe des solutions qui ne nécessitent pas de moyens financiers démesurés. Rechercher d’abord les besoins des citoyens avant de proposer des solutions, s’appuyer sur les réseaux associatifs, former les accompagnements : arrêtons de partir de dispositifs pensés au plan national.”





 

[ÉCLAIRAGE] Baromètre 2018 Admical/CSA sur le mécénat d'entreprise

[ÉCLAIRAGE] Baromètre 2018 Admical/CSA sur le mécénat d'entreprise

Admical a publié, avec CSA, le Baromètre 2018 sur le mécénat d’entreprise en France. Ce nouveau baromètre confirme la hausse du mécénat d’entreprise, tant sur le nombre d’entreprises mécènes que sur le montant des dons, alors que les grandes entreprises restent les “locomotives” du mécénat. Le trio de tête des secteurs bénéficiaires du mécénat, social, culture et éducation, s’inscrit également dans la durée. Mais ce baromètre 2018 met également en lumière de nouvelles tendances : une diversification plus marquée des formes de mécénat, avec la montée en puissance du mécénat de compétences, et l’émergence des partenariats public-privé.

 

 

La hausse du mécénat d’entreprise se confirme

 

La tendance à la hausse du mécénat d’entreprise, observée depuis près d’une décennie par Admical, se confirme sur la nouvelle période d’étude 2016-2018 du baromètre sur le mécénat d’entreprise. Cette hausse s’observe tant sur le montant des dons que sur le nombre d’entreprises mécènes. Entre 2010 et 2016, le nombre d’entreprises ayant déduit des dons sur l’impôt des sociétés au titre du mécénat a été multiplié par 2,5 et le montant des dons déclarés a été multiplié par 1,8, atteignant le montant de 1,7 milliard d’euros en 2016. Cette tendance à la hausse devrait se confirmer dans les années à venir, car 69 % des entreprises mécènes déclarent que le budget consacré au mécénat restera stable, et 16 % affirment même qu’il augmentera.

 

Cependant, les chiffres du mécénat doivent être réévalués à la hausse, au regard du constat effectué par Admical et CSA selon lequel 50 % des entreprises mécènes ne déclarent pas ou ne déclarent que partiellement leurs dons. Il s’agirait principalement des TPE et PME, les grandes entreprises étant 81 % à déclarer leurs dons au titre du mécénat. Ainsi, Admical estime que 9 % d’entreprises étaient mécènes en 2017 pour un budget compris entre 3 et 3,6 milliards d’euros.

 

Les formes du mécénat évoluent également, même si le mécénat financier reste le plus pratiqué (92 % des entreprises mécènes). Le mécénat de compétences, en particulier, prend de l’importance, témoignant de la volonté des salariés de donner plus de sens et d’engagement à leur travail. Le mécénat en nature connaît également une certaine augmentation, mais ne représente encore qu’une faible part du budget alloué (3 %).


 

Les grandes entreprises sont toujours le moteur du mécénat

 

Ce sont les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés) qui restent le moteur du mécénat d’entreprise. Alors qu’elles ne représentent que 0,3 % des entreprises mécènes déduisant leurs dons, leur part dans le budget total est de 57 %. Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont également une part prépondérante, représentant 22 % des dons déclarés et seulement 4 % des entreprises mécènes.

 

L’engagement des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) s’accentue néanmoins ces dernières années, le nombre de TPE mécènes ayant quasiment triplé entre 2010 et 2016, et le montant des dons des PME ayant été multiplié par 1,8 sur cette même période.

 

De manière générale, les acteurs du mécénat se professionnalisent. Désormais, 17 % des entreprises mécènes mettent en place une politique d’évaluation des projets et de leur impact, contre 12% en 2015. Par ailleurs, les politiques de mécénat influencent le fonctionnement même des entreprises : plus d’un quart des entreprises mécènes (27 %) ont mis en place une politique RSE, contre 11 % seulement des entreprises non mécènes. Enfin, de plus en plus d’entreprises exercent leur mécénat via une structure dédiée (fondation ou fonds de dotation).


 

Qui bénéficie du mécénat d’entreprise ?

 

Le baromètre Admical/CSA 2018 confirme la tendance qui s’était affirmée depuis quelques années quant au “trio de tête” des secteurs bénéficiaires du mécénat d’entreprise. En 2017, c’est donc le domaine du social qui reste privilégié par les entreprises, représentant 28 % des dépenses. Vient ensuite, au second rang, le secteur de la culture et du patrimoine, dont le budget a fortement augmenté (25 % du budget totale en 2017 contre 15 % en 2015), puis le secteur de l’éducation, lui aussi en forte augmentation (23 % en 2017 contre 13 % en 2015). Comme en 2015, quel que soit le secteur, la proximité du projet reste un critère déterminant : 89 % des entreprises mécènes soutiennent des projets au niveau régional ou même local.

 

Dernière “surprise” de ce baromètre Admical/CSA 2018 : le bond des partenariats privé-public. Sans abandonner leur soutien aux structures privées, désormais 33 % des entreprises mécènes choisissent de soutenir à la fois des structures publiques et privées, soit une augmentation de 20 points par rapport à 2015.

 

 



 

L'information en direct des associations et des mécènes