Header logo

Le portail n°1 dédié à l'intérêt général

[INFO ENGAGÉE] Valentin Pringuay, fondateur rédacteur en chef de Terra Incognita

[INFO ENGAGÉE] Valentin Pringuay, fondateur rédacteur en chef de Terra Incognita

Autisme Emploi, plateforme inédite pour accompagner les autistes vers l’emploi

Autisme Emploi, plateforme inédite pour accompagner les autistes vers l’emploi

Une alliance nouvelle pour les entreprises de l’ESS : le plaidoyer d’ESS France

Une alliance nouvelle pour les entreprises de l’ESS : le plaidoyer d’ESS France

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[DERNIÈRE MINUTE 3] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

[DERNIÈRE MINUTE 3] Les brèves mécénat, associations et intérêt général

Toutes les infos en bref qui font rayonner l’intérêt général ! Cette semaine, le lancement de la campagne du Secours Populaire Don’actions, l’annonce d’une loi pour l’économie circulaire, un défi détourné sur les réseaux sociaux pour sensibiliser aux effets du réchauffement climatique, et de nombreux appels à projets.



 

Handicap & Santé

 

La 3e saison “Un handicap, des talents”, un cycle de dix émissions proposées sur Vivre FM qui donne la parole aux lauréats du concours de la Fondation Banque Populaire, a démarré mi-janvier. L’émission sera diffusée en direct le deuxième lundi de chaque mois de 10h30 à 11h30. Depuis 1992, la Fondation Banque Populaire récompense chaque année le projet artistique, sportif, universitaire ou entrepreneurial d’une personne porteuse de handicap.

 

Cette année se déroulera la 66e journée mondiale des lépreux, les 25, 26 et 27 janvier. “En 10 ans, les dons collectés en France lors de la Journée Mondiale des Lépreux ont été divisés par 2, passant de 1 million d’euros en 2007 à un peu plus de 500 000 euros en 2017”, alerte la Fondation Raoul Follereau, qui oeuvre depuis plus de 60 ans contre la maladie dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie.


 

Environnement

 

Selon Positive Planet, la France se place cette année 17e au classement de l’indice de positivité des nations 2018. Depuis 2013, Positive Planet publie l’indice de positivité des 34 nations de l’OCDE, un indice qui mesure la capacité d’une nation à prendre en compte l’intérêt de générations futures au cœur de son action publique, selon trois dimensions (spatiale, temporelle, relationnelle) et à travers 29 indicateurs.

 

Le géant du e-commerce Amazon aurait détruit des millions de produits invendus en France, selon le dernier reportage “Capital”, diffusé sur M6 dimanche dernier. Une pratique qui a scandalisé de nombreuses associations, ainsi que Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition écologique, qui a annoncé qu’une loi, issue de la Feuille de route pour l’économie circulaire (FREC) doit être adoptée d’ici cet été pour lutter contre le gaspillage des invendus.

 

De nombreux internautes ont détourné le “10 years challenge”, un défi sur les réseaux sociaux qui consiste à publier deux photos de soi, une datant de 10 ans et une autre d’aujourd’hui, avec des photomontages qui montrent l’évolution de l’environnement depuis 10 ans. Banquise, forêt amazonienne, mers et lacs, animaux sauvages… Le contraste est frappant.


 

Partenariats

 

L’association Électriciens sans frontières et Enedis ont signé une convention de partenariat, à l’occasion d’une cérémonie de voeux le 10 janvier dernier. À travers cette convention, Enedis s’engage à mettre à disposition de l’association, des agents ainsi que des salles de réunion ou du matériel. L’association Électriciens sans frontières intervient depuis 1986 partout dans le monde, principalement dans les pays africains francophones (Burkina Faso, Bénin, Togo).



 

Opérations solidaires

 

L’opération annuelle de récolte de fonds du Secours populaire français, Don’actions, a été officiellement lancée le samedi 12 janvier, dans plusieurs villes de France (Agen, Cahors, Le Havre, Nice, Nîmes, Paris, Périgueux, Rouen, Tarbes, etc.). Pendant toute la campagne (qui dure jusqu’au 14 mars), des milliers de bénévoles du Secours populaire seront mobilisés pour récolter des fonds dans les rues, et des concerts de soutien, des braderies, des ventes aux enchères seront organisés. Un jeu de loterie en ligne a également été lancé, avec des tickets en vente à 2 euros.

 

Depuis le 1er janvier et jusqu’au 10 février 2019, le réseau des fleuristes Rapid’Flore / Cœur de Fleurs propose l’opération caritative ‘’Du cœur pour un nouveau cœur avec Mécénat Chirurgie Cardiaque’’ pour collecter des fonds permettant de sauver la vie d’un enfant cardiaque. Au soutien de cette opération, les clients pourront acheter un porte-clés ‘’ourson’’ Mécénat Chirurgie Cardiaque au prix symbolique d’un euro.



 

Appels à projets

 

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 8 avril 2019, pour la 10e édition du PIEED, un prix qui soutient les projets d’associations jeunes ou étudiantes d’information et de mobilisation autour des enjeux de citoyenneté internationale, organisé par l’association Etudiants et Développement en partenariat avec France Volontaires, Solidarité Laïque et la Mairie de Paris. Les 5 lauréats recevront une subvention financière allant de 5.000 à 2.000 euros.

 

Il reste quelques jours encore, jusqu’au 31 janvier, pour candidater au programme 2019 de Génération Climat, un programme de soutien pour les 15-35 ans qui souhaitent présenter un projet relatif aux problématiques environnementales et de solidarité. En deux ans, 63 projets soutenus, représentant une dotation totale de 170 000 euros.


La Fondation d’entreprise Groupe France Télévisions a annoncé les 9 projets retenus dans le cadre de son Appel à Solutions, lancé en septembre dernier : l’école de cinéma gratuite Kourtrajmé, l’association Les Déclencheurs, l’association d’accompagnement numérique Chemins d’avenir, l’école numérique Eden School, la plateforme monavenirengrand.fr de l’Institut Télémaque, l’association de réinsertion Wake Up Café, l’association Par le monde, les programmes de formation Co-Dev, et le programme de validation des acquis numériques ID6. Les lauréats bénéficieront d’un soutien financier allant de 40.000 à 50.000 euros, et pour certains d’entre eux, d’un accompagnement en mécénat de compétences.

 

 

 

[SHOPPING] Les bijoux éthiques et engagés de Florapada

[SHOPPING] Les bijoux éthiques et engagés de Florapada

La marque française Florapada travaille en collaboration étroite avec une population d’Amérique latine pour concevoir une collection délicate et colorée. La marque, engagée et partisane d’une juste rémunération de ses artisans, dédie également une partie de ses bénéfices au soutien de l’association mexicaine Lazos, qui œuvre pour l’éducation.


 

Une alliance des savoir-faire mexicain et français

 

L’authenticité, c’est le crédo de la marque française Florapada qui promeut, à travers ses produits, l’artisanat d’Amérique latine. Ainsi, tous les bijoux de la marque Florapada sont créés à la main par des artisans de la tribu Huichol, une population indigène établie au nord du Mexique. Les pièces sont ensuite assemblées et dorées à l’or fin dans des établissements français, pour donner une collection de bijoux d’inspiration mexicaine, ethniques et délicats.

 

Florapada, qui se revendique marque éthique “pensant la mode différemment”, affiche une totale transparence sur ses coûts et son processus de production. Dans cette logique, la marque met un point d’honneur à rémunérer au juste prix les artisans qui fabriquent leurs bijoux, à hauteur de 40 % du prix de vente.


 

Une marque engagée pour l’éducation en Amérique latine

 

La marque se veut également engagée. Leur cause : l’éducation des enfants en Amérique latine, continent encore touché par l’analphabétisme, en particulier dans les zones rurales très éloignées des grandes villes. Pour chaque bijou acheté, Florapada s’engage donc à financer un livre d’école au bénéfice de l’association mexicaine Lazos, par le biais de son programme My School Book.



 

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat & des assos (18-27 janvier)

[QUOI DE NEUF ?] Actualités, évènements du mécénat & des assos (18-27 janvier)

Quelle est l’actualité du mécénat et du non-profit en ce début d’année 2019 ? Carenews vous présente l’actualité solidaire, les évènements à ne pas manquer, les remises de prix ou encore les appels à projets qui rythment le calendrier du secteur de l’intérêt général, de la philanthropie et de la RSE.

 

 

 

Vendredi 18 janvier 2019

 

Fin de l’appel à candidatures à la 2e édition du concours Start-ups Handicap.

 

Samedi 19 janvier 2019

 

3e édition de la Nuit de la lecture : plus de 5 000 évènements ont lieu partout en France pour célébrer le plaisir de lire.

 

Lundi 21 janvier 2019

 

Clôture des inscriptions au Grand Prix des Bonnes nouvelles des territoires porté par la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur.

 

Mardi 22 janvier 2019

 

12e anniversaire du décès de l’Abbé Pierre. La Fondation Abbé Pierre lui rend hommage.

 

Mercredi 23 janvier 2019

 

Journée mondiale des solitudes.

 

Fin de l’appel à projets “Emploi et activité” de la Fondation de France.

 

Vendredi 25 janvier 2019

 

Clôture de l’appel à projets pour le programme d’incubation Tekhnè lancé par le Liberté Living Lab, avec les Fondations Edmond de Rothschild avec le soutien de la Fondation EDF.

 

Samedi 26 janvier 2019

 

L’association En avant toute(s) fête ses 5 ans et lance une soirée Paillettes Party au Pan Piper à Paris. En avant toute(s) accompagne les femmes victimes de violences et mène des actions de sensibilisation.

 

Dimanche 27 janvier 2019

 

Grand Prix d’Amérique à Vincennes. L’édition 2019 met en lumière SOS Autisme France. La recette des entrées sera reversée à l’association ainsi que les bénéfices d’un t-shirt collector dessiné par Philippe Geluck.



 

[CHIFFRE] Emploi et handicap: 63% des employeurs jugent la situation “difficile"

[CHIFFRE] Emploi et handicap: 63% des employeurs jugent la situation “difficile"

Pour les entreprises, s’impliquer personnellement en faveur de l’emploi de personnes en situation de handicap est avant tout une manière de participer à la construction d’une société plus juste et plus égalitaire. Pourtant, selon une étude Agetiph, encore près de deux tiers des dirigeants d’entreprise jugent la situation “difficile”.

 

 

 

 

Handicaps et entreprises, une insertion compliquée

 

Pour les dirigeants (l’enquête a été menée auprès de 402 dirigeants d’entreprises, responsables RH ou de mission handicap, représentatif des entreprises françaises ayant au moins un salarié, tous secteurs d’activité confondus), l’embauche des personnes en situation de handicap est très souvent “difficile”. Elle représente, pour la moitié des sondés (46 %), une difficulté objective compte tenu de la nature même des postes proposés, et pour un tiers d’entre eux (27 %) une charge supplémentaire dans l’organisation de l’entreprise. Certaines missions effraient plus que d’autres, comme l’encadrement d’équipe (60 %), et plus problématique, l’accomplissement de tâches courantes (49 %). Le bien-être au travail n’est toutefois pas remis en cause, puisqu’une faible minorité (⅕ des dirigeants) estime qu’être en situation de handicap peut entraîner un manque de respect de la part des autres salariés.

 

Des chefs d’entreprises volontaires et optimistes

 

Bonne nouvelle cependant, une grande majorité des dirigeants d’entreprises de 20 salariés et plus se disent prêts à embaucher davantage de personnes en situation de handicap (85 %). Contrairement aux salariés et au grand public, qui sont encore nombreux (près de 50 %) à voir l’emploi de personnes en situation de handicap comme une “obligation sociale imposée par la loi”, les chefs d’entreprises, eux, ne sont que 17 % à l’envisager comme telle – une perspective qui s’explique toutefois par leur statut même, impliquant une connaissance plus pointue du sujet. Et dernière bonne nouvelle : pour 34 % des sondés, c’est surtout une opportunité de s’ouvrir à de nouveaux profils !

 

 

Une alliance nouvelle pour les entreprises de l’ESS : le plaidoyer d’ESS France

Une alliance nouvelle pour les entreprises de l’ESS : le plaidoyer d’ESS France

À l’occasion de son assemblée générale du 5 décembre dernier, ESS France a adopté un texte rappelant les valeurs fondamentales qui font la force et la spécificité de l’économie sociale et solidaire (ESS) : humanité, éthique, démocratie, coopération, transparence, non-lucrativité… Véritable plaidoyer politique pour l’ESS, ce texte a vocation à rappeler la place centrale que doit occuper l’ESS dans la société d’aujourd’hui et dans le processus des prises de décision qui feront demain.

 

 

L’ESS, acteur indispensable pour répondre aux défis de demain

 

“Jamais la voix de l’ESS n’a été aussi nécessaire” : c’est sur ces mots que débute le texte adopté à l’unanimité par l’assemblée générale d’ESS France le 5 décembre dernier, marquée par l’élection de Jérôme Saddier au poste de président. Plaidoyer d’un “projet politique” pour l’économie sociale et solidaire (ESS), le texte est d’abord destiné aux acteurs de l’ESS eux-mêmes mais a également l’ambition de porter leurs voix à l’extérieur : “L’ESS a des choses politiques à dire”, affirme Jérôme Saddier. “Notre volonté, à travers ce texte, était de définir un projet politique et commun à tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire, au-delà de leur diversité”.

 

Face aux multiples transitions (écologique, sociale, numérique) qui doivent être menées aujourd’hui, l’ESS fait preuve d’une “capacité à innover en proposant des réponses de long terme” et se place comme un acteur indispensable pour répondre à ces défis de manière démocratique, éthique et socialement responsable. Mais, souligne le texte, “C’est le paradoxe de l’ESS française : elle est partout dans la vie économique, sociale, elle irrigue les enjeux sociétaux mais elle n’est pas reconnue en tant que telle”.

 

“Il y a donc urgence à agir contre la banalisation de nos activités et formes d'entreprendre, mais aussi contre l'individualisation des comportements qui fragilisent notre société, nos organisations sociales et nos solutions collectives”, alerte ESS France.


 

L’ESS française insuffisamment écoutée

 

Alors que la loi Hamon avait posé en 2014 le cadre légal et les grandes orientations de l’ESS, l’institution représentante du secteur au niveau national s’estime insatisfaite des mesures proposées par les différents gouvernements, et réclame “une politique publique globale ambitieuse, (...) en cohérence avec les attentes suscitées dans l’ESS et dans la société toute entière”. Pour ESS France, ces attentes ne trouvent pas une oreille attentive de la part des hauts responsables de l’exécutif : “Dans le contexte actuel français, l’ESS est insuffisamment écoutée et peu associée aux choix de politique publique dans des débats importants qui la concernent.”

 

Une référence directe aux dernières grandes mesures destinées au secteur, en particulier le Pacte de croissance de l’ESS, présenté fin novembre par le gouvernement et pour lequel “aucun processus de consultation” n’a été mis en place, regrette Jérôme Saddier, “même si certains acteurs de l’ESS ont spontanément formulé des propositions”. Un dialogue a néanmoins pu émerger a posteriori entre les représentants institutionnels de l’ESS et le Gouvernement. Un site internet, qui doit permettre la consultation officielle du Conseil supérieur de l’ESS spécifiquement au sujet du Pacte de croissance et de ses principales mesures (volet européen, élargissement de l’agrément ESUS, clarification de la représentation nationale de l’ESS...), doit être lancé d’ici le mois de février.


 

Un socle de valeurs communes réaffirmé

 

Dans un contexte parfois tendu, parsemé de difficultés financières, de concurrence accrue, d’affaiblissement de l’engagement citoyen, les structures de l’ESS peuvent être tentées de délaisser leur socle de valeurs et les pratiques qui en découlent. C’est pourquoi, ESS France a souhaité à travers ce plaidoyer, rappeler les valeurs fondamentales, “en opposition [aux] valeurs capitalistiques, financières, individuelles et d’appropriation” qui réunissent les structures de l’ESS, au-delà de leurs différences et de leurs particularités, et qui font son exemplarité.

 

Un appel à travailler main dans la main qui apparaît plus que nécessaire à l’heure actuelle, alors que Roger Belot, suite à son départ d’ESS France, a confié ses déceptions dans une interview accordée au quotidien régional La nouvelle République : «J’ai eu plus de déception que de satisfaction : l’économie sociale et solidaire n’a pas été suffisamment écoutée durant ces quatre années. (...) Nicolas Hulot avait dit en parlant de nous : “J’aimerais que l’exception d’aujourd’hui soit le modèle de demain.” Au Gouvernement, il était visiblement le seul.»


 

Autisme Emploi, plateforme inédite pour accompagner les autistes vers l’emploi

Autisme Emploi, plateforme inédite pour accompagner les autistes vers l’emploi

Véritable “coach” pour l’emploi des personnes autistes de haut niveau et porteuses du syndrome d’Asperger, la plateforme autisme-emploi.fr, lancée il y a tout juste un mois, est le fruit d’une première et étroite collaboration entre l’agence de conseil Ethik Connection et la Fondation Malakoff Médéric Handicap. La volonté des partenaires, avec cette plateforme inédite, est de créer une communauté bienveillante et constructive pour aider les personnes autistes à accéder à l’emploi en milieu ordinaire.

 

 

L’emploi des personnes autistes, des défis encore immenses

 

Si des chiffres sur l’emploi des personnes handicapées sont régulièrement publiés, il n’existe aucune donnée détaillée concernant les personnes atteintes d’autisme, qui représentent environ 600 000 personnes en France. Mais le constat des professionnels et du secteur associatif est univoque : bien que les personnes autistes évoluent aujourd’hui en milieu “ordinaire” (c’est-à-dire non spécifiquement réservé aux personnes en situation de handicap), l’autisme, reconnu handicap spécifique depuis seulement 25 ans, demeure un important frein à l’emploi, et ce en dépit des quatre Plans autisme mis en œuvre par les différents gouvernements, dont le dernier lancé en avril 2018.

 

Une étude de terrain menée conjointement par Ethik Management, département d’Ethik Connection et membre du groupe Ethik Investment, - qui a notamment développé les restaurants et spas Dans le Noir ? -, et la Fondation Malakoff Médéric Handicap en 2014-2015, a identifié plusieurs blocages de la part des employeurs : méconnaissance du handicap, difficulté à trouver des candidats et à aménager le poste, peur de l’échec, absence de méthodes spécifiques d’évaluation du potentiel professionnel et de management...

 

Pourtant, selon cette même étude, les personnes atteintes d’autisme ont souvent des diplômes, et sont en moyenne plus diplômées que le reste des personnes porteuses de handicap. Mais toutes les étapes qui mènent à l’emploi (prise de contact, démarchage, entretiens téléphoniques ou physiques…) sont des obstacles pour bon nombre d’entre elles, les incitant à finalement renoncer à postuler à un emploi.


 

Objectif : intégrer les autistes en milieu ordinaire

 

C’est pour répondre à toutes ces difficultés que l’agence de conseil en impact social Ethik Connection, a lancé, avec le soutien de la Fondation Malakoff Médéric Handicap, qui œuvre spécifiquement pour l’accès à l’emploi et à la santé des personnes handicapées, autisme-emploi.fr, la première plateforme entièrement dédiée à l’emploi des personnes atteintes d’autisme de haut niveau et du syndrome d’Asperger en âge de travailler. C’est l’entreprise adaptée de sous-traitance numérique Avencod, qui emploie des personnes handicapées (majoritairement des personnes autistes), qui s’est vue confier le développement de la plateforme.

 

“Mini réseau social” et outil collaboratif au profit des personnes autistes, le site autisme-emploi.fr, qui compte déjà 200 inscrits, a vocation à s’adresser tant aux personnes porteuses du handicap qu’à leur entourage (accompagnants, proches, employeurs et managers) pour les aider à aller vers l’emploi et à évoluer sereinement dans le milieu professionnel. L’utilisateur pourra trouver des “trucs et astuces” partagés par la communauté, un espace de communication fonctionnant sur le modèle d’une boîte mail, et des questionnaires qui permettront aux experts d’obtenir des informations sur les personnes autistes et les autres parties prenantes de leur dossier, entourage ou employeur.

 

En France, on trouve quelques exemples inspirants en matière d’emploi de personnes autistes en “milieu ordinaire”, à l’image des entreprises Andros, EDF, Décathlon ou Airbus. Pour Didier Roche, directeur général d’Ethik Investment et président d’Ethik Connection, si l’emploi des personnes autistes en entreprise adaptée (EA) est une démarche positive, “cela ne peut constituer qu’une solution intermédiaire dans la société actuelle”.  “La place du citoyen, quel qu’il soit, est dans le milieu ordinaire”, affirme-t-il.




 

[INFO ENGAGÉE] Valentin Pringuay, fondateur rédacteur en chef de Terra Incognita

[INFO ENGAGÉE] Valentin Pringuay, fondateur rédacteur en chef de Terra Incognita

Le journalisme de solutions, ou impact journalism, met en avant les initiatives sociales, citoyennes, solidaires qui font avancer la société. Ces sujets liés à l'intérêt général, au développement durable, à l'innovation sociale sont plébiscités par le grand public. Les rédactions des médias généralistes et spécialisés s'emparent, depuis quelques années ou plus récemment, de ces thèmes exigeants, loin des clichés sur un traitement de l'information léger et futile. Aujourd'hui, nous donnons la parole à Valentin Pringuay, rédacteur en chef et fondateur de Terra Incognita. Lancé en 2017, le magazine, à raison de trois à quatre publications par an, explore la notion d’open source en invitant ses lecteurs à assister à l’élaboration du contenu et valorise les acteurs de l’intérêt général.

 

 

Valentin, pourquoi êtes-vous devenu journaliste ?

 

Ce qui me passionne, c’est le besoin d’échanger avec des gens, j’ai une forme de curiosité maladive. Le journalisme et les interviews sont le meilleur moyen de rester inspiré. Après quelques années, je commence à accepter de me présenter comme un “vrai” journaliste, mais je me sens davantage entrepreneur. Terra Incognita, c’est avant tout un projet d’entreprise pour explorer de nouvelles choses.

 

Pourquoi avez-vous choisi de traiter des sujets engagés ?

 

Dans mon ancien travail, j’avais besoin de temps de cerveau disponible pour me soucier de l’environnement, des grandes problématiques de société… Et je ne me sentais pas aligné dans ce que je faisais. C’est venu en créant mon entreprise, c’est comme ça que j’ai trouvé ma place et du sens. Je vais vous raconter une anecdote : la sortie du numéro trois de Terra Incognita coïncidait avec la naissance de ma fille. La veille, on m’a dit : “Comment peut-on donner naissance dans un monde pareil ?”. Le lendemain, ma fille était dans mes bras, c’était trop tard. Il me fallait désormais trouver des raisons d’être optimiste.  

 

 

Les avez-vous trouvées ?

 

C’est un work in progress ! J’ai fait un constat en lisant la presse : on se sent souvent impuissant face aux problèmes de société. Certes, la situation est tendue, mais on ne prend pas le temps d’avoir de la distance pour voir les grandes tendances se dessiner. Notre façon de fonctionner, c’est en se focalisant sur le négatif, alors qu’il y a des raisons d’être positifs. Avec Terra Incognita, nous essayons de contrebalancer le discours ambiant.

 

Comment sensibiliser le public à ces sujets et aborder son lectorat ?

 

Nous sommes plus une communauté qu’un média, puisque nous permettons à nos lecteurs de venir assister aux interviews. Actuellement, nous sommes en train de repenser notre mode de fonctionnement, on aimerait offrir plus de transparence sur le travail journalistique en les impliquant à toutes les étapes. Nous souhaitons échanger avec eux et trouver le moyen de les faire passer à l’action.

 

Avez-vous le sentiment que les sujets d'engagement prennent aujourd’hui plus de place dans la presse généraliste  ?

 

Non, pas vraiment. Mais cela va venir, car il y a une demande des lecteurs, qui sont en quête de sens. Les gens ont besoin de nouvelles positives et surtout d’une ouverture vers le journalisme de solutions.

 

Pouvez-vous me citer une rencontre marquante  ?

 

La couverture du numéro un, Joséphine Goube de Techfugees. En entrant dans la pièce, elle a prononcé une phrase que j’ai encore en tête : “Pour une fois, mes propos ne seront pas déformés par les journalistes”. Notre volonté d’être encore plus transparent en 2019 part de là. J’ai réalisé que nous avions cette valeur ajoutée. Ensuite, car elle m’a sensibilisé à la cause des migrants et à la crise des réfugiés, un combat qui n’était pas le mien et qui m’a touché et donné envie de creuser le sujet. En 2019, nous avons  décidé de consacrer un numéro entier aux migrants. Rencontrer des gens qui vont m’inspirer, c’est ma principale motivation.

 

Le sujet que vous avez préféré traiter  ?

 

Récemment, nous avons rencontré Laurent Bazin (ancien animateur de La Matinale d’RTL, présentateur de C dans l’air sur France 5, ndlr). Je me rends compte que ce projet, Terra Incognita, est une manière d’expérimenter un nouveau modèle de médias, de rencontrer d’autres journalistes du secteur et d’imaginer à quoi ressemblera dans quelques années. Et ça, c’est un sujet qui me passionne.

 

Comment voyez-vous l'avenir des médias  ?

 

Je pense les médias seront davantage des communautés, ou des médias de niche avec une forte valeur ajoutée pour leur audience.


 

 


 

[AÀP] Nouvel appel à projets de Mécène et Loire

[AÀP] Nouvel appel à projets de Mécène et Loire

Le club d’entreprises Mécène et Loire lance son nouvel appel à projets, ouvert jusqu’au mois de mars 2019. Créée en 2007, Mécène et Loire est une fondation qui rassemble 22 entreprises mobilisées pour encourager le mécénat de proximité valorisant le territoire de Maine-et-Loire.

 

 

Une vingtaine d’actions d’intérêt général récompensées

 

Comme chaque année, Mécène et Loire s’attardera sur le caractère “innovant et/ou original et porteuses d’image pour le territoire de Maine-et-Loire” des projets, qui peuvent oeuvrer pour la culture, la solidarité, le patrimoine, la science ou encore l’environnement. Ils devront se dérouler entre le 3 juin 2019 et le 29 mars 2020. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 29 mars 2019, et les lauréats seront dévoilés au mois de juin.

 

Une enveloppe de 100 000 euros  

 

Au total, 100 000 euros seront distribués aux porteurs de projets, avec des dotations entre 1 000 et 30 000 euros, pour une enveloppe moyenne de 7 500 euros. L’an dernier, le festival Premiers Plans a reçu 20 000 euros pour son trentième anniversaire, la biennale d’art vidéo VIDEOPROJECT une dotation de 10 000 euros, tandis que le projet “Le Maine-et-Loire est exceptionnel !” a récolé 6 500 euros.

 

 


 

L’ Alliance pour le mécénat de compétences : des chiffres et des convictions

L’ Alliance pour le mécénat de compétences : des chiffres et des convictions

Ce matin, au siège des Échos, des grands patrons (SNCF, Total, Accenture, Groupe ADP, IBM…) étaient réunis à l’initiative de la Fondation du Groupe SNCF afin de dévoiler un baromètre du mécénat de compétences et de signer un manifeste pour une Alliance pour le mécénat de compétences. Date est prise pour une deuxième édition en janvier 2020 avec l'objectif de doubler le nombre d’entreprises engagées.   


 

Des chiffres sur le sujet du mécénat de compétences : une méthodologie sérieuse

 

L’ensemble de l’enquête a été mené par l’IFOP auprès de près de 3 000 personnes : 427 salariés (SNCF et autres entreprises du fichier Pro Bono Lab) ayant effectué une ou plusieurs missions de mécénat de compétences, un échantillon de 200 dirigeants d’entreprises de plus de 50 salariés, 454 salariés du secteur privé d‘entreprises de plus de 50 salariés, échantillon de 1025 personnes âgées de 18 ans et plus représentatives de la population française (grand public) et 751 répondants ayant participé à un dispositif d’engagement de la Fondation SNCF.

Dans les enseignements, soulignons que le mécénat de compétences plait aux jeunes, 75 % des moins de 35 ans estiment légitime que l’entreprise propose à ses salariés de s’engager avec elle. On pense notamment aux structures de conseil qui utilise une politique dynamique en la matière pour attirer et garder les talents. Le mécénat de compétences allie intérêts personnels et professionnels : 71 % des salariés engagés voient l’occasion de sortir de leur routine et 64 % y voient l'occasion d'acquérir des compétences.

 

Du côté des dirigeants, le chiffre a été souligné plusieurs fois, seulement un tiers d’entre eux affirment être favorable à la mise en place d’un dispositif de mécénat de compétences. 23 % disent l'envisager et 9 % le font déjà. Même si ce chiffre est à lire, comme le recommande Augustin de Romanet à la lumière du nombre important de TPE et de PME en France - pour lesquelles la mise en place des dispositifs est beaucoup moins facile que pour les grands groupes, il souligne la nécessité d’un fort travail de conviction.

 

D’autant que les résultats semblent très favorables pour les entreprises, notamment dans leur lien avec les collaborateurs. Alain Mergier, sociologue, explique : “Lorsqu’un salarié estime qu’il est légitime que son entreprise agisse au-delà du champ de son activité, cela signifie qu’il reconnaît qu’elle peut agir pour l’intérêt public mais également qu’elle doit agir.” 42 % des salariés engagés interrogés ont porté un nouveau regard sur leur entreprise. Pour l’amélioration de l’image et de la réputation, ce dispositif d’engagement est stratégique selon 88 % des dirigeants et 82 % des salariés. Il touche aussi à la cohésion, à la motivation et à la transformation des méthodes.

Le baromètre propose également des profils types de salariés, de leurs dispositions initiales (sceptique, vigilant, altruiste, individualiste), en passant par leur relation à l’entreprise (constructif, vulnérable, ambitieux, démotivé) puis par les déclics d’engagement (opportunité, envie d’évasion, affirmation de soi, concordance) en finissant par les effets positifs (nouvelle relation à l’entreprise, renforcement personnel et professionnel,  changement de regard sur l’intérêt général).

 

Enfin, ce baromètre détaille les conditions de réussite d’une mission selon les salariés, sans grande surprise : permettre à tous de s’engager, accord du manager (à 76 %), choix des missions, accompagnement, explications concrètes.

 

Le point d’amélioration de l’étude réside dans la définition du mécénat de compétences. En effet, selon qu’il s’agisse de mise à disposition de temps, de compétences (métier), de dispositif senior (transition vers la retraite) ou de team building solidaire, les problématiques sont différentes, et les bénéfices également, pour les porteurs de projets comme pour les entreprises. Souhaitons que la prochaine édition creuse ces différentes typologies, même si le sujet n’est pas facile à analyser en profondeur.

 

François Ravel de Habitat Humanisme a proposé lors d’un classique “questions / réponses” de sonder les associations sur leur ressenti, car pour son association, les missions longues, de fin de carrière par exemple, sont très précieuses, mais trop peu nombreuses. [On peut retrouver des chiffres sur l’appréciation des associations sur le Panorama du Pro Bono].


 

Des visions de patrons de grands groupes (SNCF, Total, Groupe ADP) et des témoignages de salariés

 

Les dirigeants présents sur scène ont fait des annonces et réaffirmé certaines convictions. Ces interventions ont été panachées de témoignages de salariés. Nous vous proposons une sélection de ces prises de paroles.

 

Patrick Pouyanné a annoncé que les salariés du Groupe Total (France et International) auraient droit à 6 jours par an. Guillaume Pepy a souligné qu’au sein du Groupe SNCF 3 500 salariés étaient impliqués. Augustin de Romanet a pris la parole sur l’engagement chez ADP dont la fondation est assez récente (2015). Après négociations, le groupe a obtenu un gentlemen agreement avec les syndicats avec un horizon de 6 jours de disponibilité par an. IBM fait du mécénat de compétences depuis 50 ans. Nicolas Sekkati a mis en place du mécénat de compétences, mais hors fondation pour deux raisons : il ne faut pas déléguer ce dispositif, et les collaborateurs IBM voulaient s’engager sur des sujets qui sortaient des champs d’intervention de la fondation.


 

À noter une remarque de Dominique Laurent, directeur des ressources humaines de Schneider Electric : dans la salle, beaucoup de fondations d’entreprise et de personnes des départements de RSE étaient présentes, mais peu de représentants des RH. Selon lui, le mécénat de compétences ne fonctionne que quand les directions s’articulent, d’où la nécessité d’inclure les RH dans les processus.

 

Pour finir, Marianne Eshet, déléguée générale de la Fondation Groupe SNCF, a dévoilé  les 7 engagements que doivent remplir les entreprises en insistant sur la diversité des offres. Cette “bonne pratique” de la SNCF lui a permis de mobiliser des collaborateurs aux emplois variés et ainsi de faire “chuter” le ratio des cadres, biais connus des experts de la mobilisation des collaborateurs [le mécénat de compétences est pratiqué souvent majoritairement par les cadres, et l’un des enjeux des entreprises est de l’étendre à tous les salariés]. Ces divergences de typologies de salariés ont été soulignées par Christian Caye du Groupe Vinci qui cherche “la bonne formule” (“il est plus facile de mobiliser une équipe qu’une personne quand on opère des chantiers”) et par Alain Roumilhac de ManPower (“réconcilier  terrain et siège, car le terrain connaît des difficultés que le siège ne connaît pas”).



 

À ce jour, le manifeste du mécénat de compétences a été signé par 17 personnalités  :

Accenture - Olivier Girard (président),

Groupe ADP - Augustin de Romanet (président-directeur général),

Algoé - Pascal Gustin (président-directeur général),

Elan Edelman - Marion Darrieutort (CEO),

Eramet - Christel Bories, (président-directeur général),

Eurogroup Consulting – Gilles Bonnenfant (président),

IBM France - Nicolas Sekkaki, (président),

Groupe La Poste - Philippe Wahl (président-directeur général),

ManpowerGroup France - Alain Roumilhac (président),

PageGroup France – Isabelle Bastide( présidente),

Radio France - Sybile Veil (présidente),

Schneider Electric - Jean-Pascal Tricoire, (président-directeur général),

Showroomprivé - Thierry Petit (fondateur),

SNCF - Guillaume Pepy, (président du directoire),

SNCF Réseau - Patrick Jeantet (Président délégué du directoire et président de la Fondation SNCF),

Total - Patrick Pouyanné (président-directeur général),

Vinci - Xavier Huillard (président-directeur général).






 

[MERCATO] Jérôme Saddier, nouveau président d’ESS France

[MERCATO] Jérôme Saddier, nouveau président d’ESS France

À l’issue de l’assemblée générale d’ESS France, en décembre dernier, Jérôme Saddier en a été élu président à compter du 1er janvier 2019. Il succède à Roger Belot, président d’ESS France depuis sa création en 2014, et entend poursuivre les actions menées ces dernières années pour faire rayonner les valeurs de l’ESS.

 


 

Il y a du changement au sein d’ESS France : dans une même assemblée générale du 5 décembre 2018, Roger Belot n’a pas souhaité renouveler son mandat, et le délégué général Emmanuel Verny a annoncé son départ à la retraite.

 

La relève est incarnée par Jérôme Saddier, président de l’Avise depuis 2016, vice-président du Crédit Coopératif depuis juin 2018, et vice-président de la section française du CIRIEC (Centre international de recherches et d’information sur l’économie coopérative, publique et sociale), qui devient officiellement président d’ESS France le 1er janvier.


 

Jérôme Saddier, une carrière tournée vers l’ESS

 

Diplômé de sciences politiques et de relations internationales, Jérôme Saddier a occupé les fonctions de directeur général de la Mutuelle Nationale Territoriale de 2014 à 2018. En 2017, il a parallèlement exercé les responsabilités de directeur de la stratégie et des affaires publiques du nouveau groupe mutualiste VYV, dont il a été l’un des artisans.

 

Il a également été chef de cabinet et conseiller spécial de Benoît Hamon, quand ce dernier occupait les fonctions de ministre délégué chargé de l’Économie Sociale et Solidaire et de la Consommation. C’est à l’occasion de la loi relative à l’ESS de 2014, dite “loi Hamon”, qu’a été créée ESS France (Chambre française de l’ESS), qui “assure, au plan national, la représentation et la promotion de l’ESS”.


 

Une nouvelle direction, des objectifs réaffirmés

 

C’est donc en fin connaisseur du secteur de l’ESS, et fervent défenseur des valeurs qui y sont attachées, que Jérôme Saddier endosse son mandat à la présidence d’ESS France. Il se place comme le digne héritier de l’action de Roger Belot, qui a œuvré pour l’émergence institutionnelle de l’ESS et pour sa promotion sur les territoires.

 

Pour son mandat, Jérôme Saddier souhaite défendre l’ESS à un niveau local : “Il nous semble fondamental de développer des actions à un niveau infra-régional, et d’approfondir l’ancrage de l’ESS partout sur le territoire”, affirme-t-il.

 

 

L'information en direct des associations et des mécènes