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[#STREET] Alternative urbaine propose des balades dans Paris animées par des SDF

[#STREET] Alternative urbaine propose des balades dans Paris animées par des SDF

Les outils Wertheim du CNAM ont besoin de mécènes !

Les outils Wertheim du CNAM ont besoin de mécènes !

FUNDORAMA : Le fundraising a du mal à se faire une place dans les hôpitaux

FUNDORAMA : Le fundraising a du mal à se faire une place dans les hôpitaux

Le Grand Débat de la Fondation des Femmes

Le Grand Débat de la Fondation des Femmes

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

Lidl reverse 1 million d’euros aux Restos du Cœur

Lidl reverse 1 million d’euros aux Restos du Cœur

Lidl a profité du Salon de l’Agriculture pour remettre un chèque de 1 million d’euros aux Restos du Cœur. Une somme collectée dans le cadre de l’opération « Cagettes à 1 € », lancée par la chaîne de magasins afin de lutter contre le gaspillage alimentaire.

Lidl, partenaire engagé des Restos du Cœur

 

Pour Lidl, la solidarité et l’entraide sont des valeurs clés. C’est pourquoi la chaîne de grande distribution est engagée depuis de longues années auprès d’organismes comme les Banques Alimentaires et les Restos du Cœur. Présente aux côtés de l’association de Coluche depuis 2012, elle est l’un de ses plus gros partenaires officiels. En plus de prendre part annuellement à la Collecte Nationale, Lidl a décidé de lancer l’opération « Cagettes à 1 € » à la mi-2016, afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, tout en venant en aide aux personnes en situation de grande précarité en soutenant les Restos du Cœur.

 

Cinq kilos de fruits et légumes défraîchis pour 1 €

 

L’opération « Cagettes à 1 € » s’inscrit dans le cadre de la politique « zéro déchet » de Lidl. Elle consiste à proposer à la vente des cagettes de cinq kilos de fruits et légumes trop abîmés ou défraîchis pour répondre aux standards de qualité de la chaîne, au tarif de 1 €. Pour chaque cagette vendue, 50 cents sont reversés par Lidl aux Restos du Cœur. C’est dans ce cadre qu’un chèque de 1 million d’euros a été remis par Michel Biero (Gérant Achats Lidl France) à Patrice Blanc (Président des Restos du Cœur) et Véronique Colucci (ex-compagne de Coluche), le 2 mars dernier, à l’occasion du Salon international de l’Agriculture.

[ÉCLAIRAGE] Mesure d'impact social dans l'ESS: KPMG publie son premier baromètre

[ÉCLAIRAGE] Mesure d'impact social dans l'ESS: KPMG publie son premier baromètre

Le premier baromètre de mesure d’impact social de KPMG met en avant un élément clef des projets de l’ESS, l’impact des initiatives sur les régions et les populations ciblées. Bonne nouvelle : sept structures interrogées sur dix disent avoir atteint leurs objectifs.

Les associations ont répondu présent

Quatre acteurs de l’ESS sur dix disposent d’outils leur permettant de mesurer l’impact social de leurs actions. Telle est l’une des conclusions du premier baromètre sur l’impact social de KPMG. Cette étude se base sur les réponses de 366 acteurs de l’ESS, dont deux sur trois sont des associations. Les autres acteurs interrogés incluent des entreprises, des pouvoirs publics, des fondations, des sociétés coopératives d’intérêt collectif, des banques et des fonds d’investissement. Pour 71% des répondants, la mesure de l’impact social permet avant tout d’améliorer leur activité. Elle contribue également à convaincre et à fidéliser leurs partenaires, à renforcer leur légitimité et leur notoriété.

Les principales difficultés rencontrées

Le coût élevé des outils mis en place dans la démarche de mesure d’impact social est la première difficulté pour 54% des personnes interrogées, suivie de la complexité des mécanismes (37%) et du manque de partenaires (17%). L’éloignement est un autre problème cité par 4% des acteurs interrogés qui remarquent que les personnes chargées de mesurer l’impact social des actions déployées ne connaissent pas bien le contexte global. Se pose aussi le problème de valorisation monétaire de l’impact social, une estimation à laquelle s’opposent 16% des acteurs de l’ESS. Point positif tout de même : un répondant sur cinq affirme n’avoir rencontré aucune difficulté dans sa démarche de mesure d’impact social.

Une association allemande propose un revenu universel pendant un an

Une association allemande propose un revenu universel pendant un an

L’association allemande Mein Grundeinkommen (Mon revenu de base) offre un revenu de base de 1 000 euros pendant douze mois à une personne tirée au sort. Cette initiative vise à améliorer la qualité de vie des gagnants et à augmenter leur engagement social.

Un revenu mensuel qui offre une vision du monde différente

Que feriez-vous avec un revenu mensuel de 1 000 euros par mois non imposable pendant un an ? Vous devriez vous poser cette question si vous envisagez de vous inscrire sur le site Mein Grundeinkommen. Cette association allemande lance des campagnes de crowdfunding pour collecter des fonds et offrir à un heureux élu un revenu universel de 12 000 euros, soit 1 000 euros par mois. Le tirage au sort est ouvert à toutes les personnes indépendamment de leur âge (adultes et enfants), de leur nationalité et de leur statut social.

Un revenu universel, pour quoi faire ?

Non, le but de cette association n’est pas d’inciter les gagnants à ne rien faire, selon une idée reçue. Au contraire, le revenu universel permettrait d’éliminer des préoccupations financières pour se concentrer sur des causes utiles, par exemple la révélation d’une passion ou des actions de bénévolat. « Je me sens libre, insouciant, j’ai des idées plein la tête, cela permet de m’engager bénévolement, d’être un meilleur père, de vivre plus sainement » déclare Michel, un des heureux gagnants. Ce concept séduit également Benoît Hamon. « C’est une belle expérience par sa dimension citoyenne et participative. Cette expérimentation permet de voir que ça fonctionne et comment les gens l’utilisent » affirme une porte-parole du candidat à la présidentielle de 2017.

[ENTRETIEN] Sophie Fourchy, directrice de la Fondation d’entreprise Carrefour

[ENTRETIEN] Sophie Fourchy, directrice de la Fondation d’entreprise Carrefour

Après une expérience de plusieurs années à l’international, Sophie Fourchy a rejoint la Fondation Carrefour dès sa création. Cela lui permet de diriger aujourd’hui une structure qui coordonne les bonnes volontés du groupe Carrefour, intervenant dans l’alimentation solidaire comme dans les situations d’urgence, aussi bien en France que dans les pays d’implantation du distributeur.

Quel parcours vous a conduite à la direction de la Fondation Carrefour ?

Ingénieur agronome de formation j’ai amorcé ma carrière dans le développement rural à l’international dans le cadre de la coopération en lien avec les associations locales. Il s’agissait de missions réalisées sur une période de deux à trois ans au Brésil, en Équateur ou en Afrique du Sud. 

Une expérience qui a été très riche pour moi, mais je me suis sentie assez vite plus légitime dans mon propre pays au fur et à mesure que l’intérêt général devenait un enjeu important. Je suis rentrée en France en 2000 et j’ai alors cherché où m’engager dans ce qui m’intéressait, c’est-à-dire le développement et l’intérêt général.

Carrefour venait de créer sa fondation et j’ai alors été recrutée pour la mettre en place. Il s’agissait de donner une réponse professionnelle en accompagnant des programmes répondant à des besoins alimentaires locaux dans les différents pays d’implantation. Mais aussi de répondre avec nos moyens professionnels aux personnes en situation d’urgence. Je suis devenue directrice de la Fondation en 2005.  

 

Quel est le mode d’intervention de la Fondation Carrefour ?

La Fondation Carrefour est dotée d’un budget annuel de plus de 8 millions d’euros. Elle a financé 97 programmes en 2016 dans 16 pays différents. Ce sont des programmes menés avec des associations qui s’appuient sur les équipes du groupe Carrefour et leurs compétences. Sur deux axes privilégiés d’intervention : L’alimentation solidaire et l’aide humanitaire d’urgence. 

La fondation est la structure qui coordonne les bonnes volontés de l’entreprise. Elle a sa gouvernance propre. Elle n’est pas liée à l’activité de Carrefour, mais peut s’appuyer sur ses compétences. Par exemple si une catastrophe se produit dans un pays, les implantations locales sont les premières informées et travaillent en lien avec les équipes d’urgence de la sécurité civile. Elles nous remontent les besoins, indiquent ce qu’elles peuvent donner et nous finançons à prix coûtant du matériel adéquat.

Parce qu’elle a fait de l’alimentation une voie pour faire reculer l’exclusion, la Fondation Carrefour intervient auprès de structures de soutien à l’entrepreneuriat social. Ainsi elle s’associe à Ticket for Change pour la quatrième édition de son « Programme Entrepreneur ». Un appel à projets est lancé jusqu’au 2 avril 2017 pour identifier 50 graines d’entrepreneurs autour de dix enjeux majeurs allant de l’environnement à la santé ou la mobilité. La Fondation Carrefour a choisi d’aider plus spécifiquement l’entrepreneuriat au service de l’alimentation solidaire et va donc chercher à identifier des entrepreneurs innovants sur le champ « Agriculture et Alimentation ».

 

Comment voyez-vous évoluer le mécénat ?

Même si je suis très positive par nature, je constate que l’économie sociale et solidaire progresse beaucoup, en France, mais aussi à l’international (Taïwan en est un exemple). Et c’est très constructif à notre niveau. De beaux projets très professionnels voient le jour et c’est très grisant de constater cette dynamique en réponse à de vrais besoins. L’entreprise y joue un rôle très important. 

Je constate aussi que les opérations se font de plus en plus souvent en cofinancement. Comme celle menée avec la Banque Solidaire de l’Équipement, un programme d’Emmaüs Défi destiné à aider les personnes en situation de précarité à équiper leur logement. Carrefour a ainsi permis à 2 300 familles de la région parisienne de s’équiper. Un programme du même type vient d’être lancé à Lyon et le groupe Carrefour, comme SEB et les Galeries Lafayette font partie des distributeurs et fabricants à faire don gratuitement de biens, invendus ou fin de série, à la Banque Solidaire de l’Équipement. Preuve que lorsque les programmes sont beaux, les entreprises suivent.

[#STREET] Alternative urbaine propose des balades dans Paris animées par des SDF

[#STREET] Alternative urbaine propose des balades dans Paris animées par des SDF

La rue est aujourd’hui le lieu où regards craintifs et dédaigneux se croisent. Pourtant, elle est dotée d’un grand potentiel de cohésion sociale. Des actions, toujours solidaires, sont menées afin de redonner à cet espace de vie toute sa convivialité, en se préoccupant d’abord de ceux qui y vivent. Depuis septembre 2014, l’association Alternative Urbaine propose aux touristes ou simples intéressés des visites dans Paris, dont les guides sont des personnes en situation de précarité, parfois SDF.

La responsabilisation des plus précaires

Alternative urbaine fait appel à des personnes en situation précaire, connaissant bien les quartiers de Paris, pour offrir aux intéressés des balades « originales et conviviales ». Il y a comme un inversement des polarités. Plutôt que de cantonner les sans-abris à la passivité, ce qui ne les aide pas à retrouver de la volonté, l’association propose d’utiliser positivement leur connaissance de la rue. Du 13e au 20e arrondissement, des balades sont proposées afin de découvrir ou redécouvrir des lieux plein de charme. Cela permet ainsi aux plus démunis de se reprendre en main, par le biais de la responsabilisation. Et c’est par l'activité professionnelle que l'aide solidaire est réalisée, en mobilisant la bonne volonté des guides.

Une dynamique d’inclusion pour les « éclaireurs urbains »

Tout en participant de la « rénovation » de l’image de la rue comme espace social de premier choix, les promenades d’Alternative urbaine mobilisent la culture et le tourisme pour inclure ceux qui sont mis à l’écart. La rencontre entre deux mondes se solde par le constat qu’il y a des points communs, et parfois beaucoup, entre ceux qui ont eu de la chance et ceux qui en ont moins eu. Les guides, bien que l’association n’ait pas la prétention d’en faire des professionnels, sont rémunérés au bon vouloir de ceux qui les suivent (les balades sont à prix libre). Et cette rémunération participe elle aussi d’une intégration de cette partie de la population à la société civile. Afin de réserver un guide pour une balade, vous pouvez joindre Alternative Urbaine avec cette adresse mail : reservation.alternative@gmail.com .

Les outils Wertheim du CNAM ont besoin de mécènes !

Les outils Wertheim du CNAM ont besoin de mécènes !

Le Musée des arts et métiers du CNAM a lancé sa première campagne de financement participatif sur la plateforme Commeon, intitulée « Outils recherchent mécènes ! ». L’objectif est de récolter 25 000 €, pour la restauration des panoplies Wertheim.

Une campagne de crowdfunding pour les outils Wertheim

 

Le Musée des arts et métiers du CNAM puise régulièrement dans les dizaines de milliers d’objets et dessins de sa réserve pour élaborer des expositions temporaires, toutes plus fascinantes les unes que les autres. L’une des prochaines en date est l’exposition « Les Meilleurs Ouvriers de France », qui se tiendra du 30 mai au 5 novembre prochain. À cette occasion, quatre panoplies d’outils Wertheim seront présentées, dont trois nécessitent un important travail de restauration avant de pouvoir être visibles au public. Afin de récolter les fonds nécessaires, le CNAM a lancé une campagne de mécénat participatif sur la plateforme Commeon le 21 février.

 

Des pièces historiques, qui nécessitent une restauration méticuleuse

 

Composées d’outils de menuisier, tourneur et tonnelier fabriqués au cours du XIXe siècle et primés à l’Exposition universelle de Paris de 1855, les panoplies Wertheim du CNAM ont longtemps servi de modèles dans les formations dispensées par le conservatoire. Leur restauration comportera différentes étapes, à commencer par le démontage des outils et des supports de textile rouge sur lesquels ils sont fixés, qui permettra de donner à chaque matériau un traitement spécifique. Au total, le CNAM espère récolter 25 000 € d’ici le 21 avril 2017, afin de pouvoir procéder à la remise à neuf de l’ensemble des panoplies endommagées par le temps.

 

FUNDORAMA : Le fundraising a du mal à se faire une place dans les hôpitaux

FUNDORAMA : Le fundraising a du mal à se faire une place dans les hôpitaux

Dans son étude Fundorama publiée en 2016, l’Association française des Fundraisers s’est posé la question du fundraising au sein des hôpitaux. Jusqu’à quel point peuvent-ils bénéficier de collectes de fonds et des compétences des fundraisers ? Si le fundraising semble être une solution crédible pour les finances des hôpitaux, l’étude révèle que ce n’est pas si simple…

Le fundraising, la solution pour les hôpitaux ?

 

Les hôpitaux sont des structures essentielles à la société, mais qui ont de plus en plus besoin de financements. La pratique du fundraising serait donc la bienvenue afin de collecter des fonds. Cependant, un certain nombre d’éléments rendent son entrée dans les hôpitaux compliquée. Certains essaient de s’approprier cette pratique, mais il s’agit souvent d’une seule personne, soit le responsable de communication ou le directeur. Or, cette personne se retrouve noyée dans ses tâches et ne peut pas forcément gérer le fundraising de manière efficace.

 

Les hôpitaux auraient donc besoin de professionnels issus du milieu de la communication et du marketing. Néanmoins il est assez rare de trouver ces compétences dans les hôpitaux, car elles ne font pas partie de leur culture. Cela nécessiterait par conséquent d’embaucher du personnel spécialisé, une démarche couteuse que les gouvernances ne sont pas encore prêtes à faire.

 

La culture des hôpitaux, un obstacle pour la collecte de fonds

 

En plus du coût de l’introduction de fundraisers dans les hôpitaux, le fundraising doit aussi faire face à une certaine réticence du personnel. Les salariés sont en effet inquiets de laisser rentrer de l’argent privé au sein des hôpitaux et de devoir avoir recours au marketing. L’inquiétude se porte principalement sur la potentielle influence que les entreprises pourraient avoir sur les structures hospitalières, si elles venaient à les financer.

 

En somme, l’étude Fundorama explique le besoin fondamental pour les hôpitaux de sensibiliser les gouvernances à de nouveaux types de financements et à faire « adhérer en interne » ces nouvelles pratiques. De cette manière, ils pourraient avoir accès à de nouveaux financements et diversifier leurs ressources.

Le Grand Débat de la Fondation des Femmes

Le Grand Débat de la Fondation des Femmes

Ce vendredi 24 mars, la Fondation des Femmes a accueilli les porte-parole de quatre candidats à la présidentielle pour parler des droits de femmes et de leur place dans les programmes. Retour sur une soirée plus féministe que jamais.

Quatre porte-parole ont représenté quatre des candidats à la présidentielle

 

La Fondation des Femmes avait convié François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon à l’événement. Elle avait espéré que les candidats viennent en personne pour parler de la condition des femmes en France, qui représentent près de 53 % de la population du pays. Malheureusement, aucun des candidats conviés ne s’est montré ce soir-là. La Fondation des femmes a donc reçu leurs porte-parole : Delphine Beauvois représentait Jean-Luc Mélenchon, Marlène Schiappa Emmanuel Macron, Laura Slimani était la porte-parole de Benoît Hamon et enfin, Nicole Ameline pour François Fillon.

 

Les porte-parole ont répondu aux questions des intervenantes, qui, là encore, étaient toutes des femmes. Ainsi les participants ont pu entendre les idées des candidats concernant les droits des femmes. Si Jean-Luc Mélenchon veut s’attaquer au patriarcat sous toutes ses formes, Benoit Hamon propose de doubler le budget du ministère des droits des femmes (ce qui en fera néanmoins l’un des plus petits budgets des ministères du Gouvernement). Quant à Emmanuel Macron, sa porte-parole a assuré que son programme prenait en compte l’égalité femmes-hommes dans chacune de ses mesures. Enfin, Nicole Ameline a très peu éclairé l’audience quant aux intentions de François Fillon sur le sujet.

 

Plus de 50 associations et un amphithéâtre au complet

 

C’est la Maison du Barreau qui a accueilli l’événement ce 24 mars 2017 à 19h30. Si les candidats n’ont pas assisté à l’événement, ce dernier a néanmoins attiré la curiosité de beaucoup. 50 associations étaient présentes pour ce débat, et 260 personnes y ont assisté. Il a comptabilisé 7 800 vues sur le direct de la page Facebook de l’association. Le hashtag #GrandDébatFdf dédié à l’événement a été le trending topic n°1 tout au long de la soirée sur Twitter.

 

Si quelques hommes étaient dans la salle, la fondation a déploré cette majorité féminine qui montre bien que le combat pour l’égalité femmes-hommes peine encore à se faire une place en ce temps de campagne présidentielle. Un manque d’intérêt d’autant plus alarmant que les femmes représentent plus de la moitié des électeurs potentiels, mais aussi et surtout, de la population française.  

 

 

Pour son anniversaire, le Centre Pompidou veut convaincre les mécènes

Pour son anniversaire, le Centre Pompidou veut convaincre les mécènes

À l’occasion des 40 ans du Centre Pompidou, Serge Lasvignes, son président, a répondu aux questions des Échos sur les objectifs du Centre, sa politique et a parlé de mécénat. Cela fait 40 ans que le Centre Pompidou remplit sa mission de « faire sauter les cloisons entre la grande et la petite culture ». Grâce aux donations d’artistes, de collectionneurs, de galeristes ou de mécènes, le musée compte aujourd’hui plus de 120 000 œuvres ; ce qui en fait la deuxième plus grande collection d’art moderne après le MoMA à New-York.

Aujourd’hui, le musée souhaite rénover le bâtiment qui est d’origine (faciliter l’accès, améliorer la sécurité, nettoyer les façades…). Le but est également, à travers ces travaux, de démocratiser l’art, notamment en créant une entrée commune entre le musée et la bibliothèque, extrêmement fréquentée par les jeunes des quartiers avoisinants.

Pour cela, un soutien de l’État et des mécènes est indispensable.

 

Beaubourg, une nouvelle politique pour convaincre les mécènes

D’origine, la gouvernance du centre n’est pas faite pour accueillir les mécènes. La mise en place d’un fonds de dotation est en pleine réflexion. Il aurait pour objectif d’intégrer une dizaine de grands patrons engagés dans la culture et de créer une interactivité avec les entreprises par le biais de projets alimentés par le fonds en question – des résidences d’artistes par exemple. 

Les grands mécènes qui ont choisi de créer leur propre fondation modifient et compliquent le fonctionnement des donations.

 

En tant que musée ayant une mission de service public, Beaubourg bénéficie d’une subvention de l’État, mais celle-ci a baissé de 8 à 9 millions en dix ans. La baisse des budgets publics est un véritable casse-tête pour les musées. Leur besoin de dons est plus fort que jamais et la politique des dispositifs fiscaux qui les encouragent doit être poursuivie de manière significative.

En se rapprochant du modèle privé des musées américains, Serge Lasvignes déclare vouloir s’investir de plus en plus dans les levées de fonds, notamment à l’étranger. Garder la liberté et la pluridisciplinarité du Centre, tout en travaillant auprès de différents mécènes, est la réelle difficulté de la tâche que s’est donnée le musée d’art moderne et contemporain.

 

Les musées sont-ils dépendants de leurs mécènes ?

Une sorte de concurrence s’est installée entre les musées (et institutions) pour attirer les mécènes. Cela a eu pour effet de diminuer les attentes des musées. Par exemple privatiser Beaubourg coûte aujourd’hui beaucoup moins cher qu’auparavant. Cette concurrence pénalise les musées dans leurs démarches et leurs projets.

 

« Lorsqu’un collectionneur nous prête des pièces pour monter une exposition, nous sommes conscients de la plus-value possible pour lui », admet Serge Lasvignes.

En développant ses recettes à l’international, le Centre Pompidou espère garder son indépendance. Le projet « Centre Pompidou Malaga » a fait preuve de réussite avec ses 320 000 visiteurs en un an et demi, c’est pourquoi le Centre se projette maintenant à Shangaï (2018) et Bruxelles (2020).

« Je crois beaucoup à la valorisation de notre ingénierie culturelle à l’étranger, il y a une vraie demande, notamment en Chine, où il se crée sans-cesse de nouveaux musées. Nous avons la marque, les réseaux, les compétences », continue Serge Lasvignes.

 

Démocratiser l’art, l’objectif phare du Centre Pompidou

Multiplier les projets hors les murs pour aller vers le public que l’on ne voit jamais. Tel est le mot d’ordre du Centre. Dans cet objectif-là, un projet d’annexe constituée des réserves du musée devrait voir le jour en Seine-Saint-Denis d’ici 2020.

 

« L’art doit être partagé par le plus grand nombre : c’est pourquoi, pour nos quarante ans, plutôt que de faire un seul grand événement à Paris, nous avons préféré une fête vertueuse qui se propage sur le territoire », conclut Serge Lasvignes.

 

Pour retrouver l’intégralité de l’interview, cliquez ICI.

[MERCREDI EN IMAGES] La marque de bière Skol se défait de son passé sexiste

[MERCREDI EN IMAGES] La marque de bière Skol se défait de son passé sexiste

La marque de bière brésilienne Skol, fortement critiquée par le passé pour ses campagnes de communication mettant en avant des femmes en bikini, tente de faire peau neuve.

Skol fait appel à l’agence de communication F/Nacza Saatchi & Saatchi

 

En faisant appel à l’agence de communication F/Nacza Saatchi & Saatchi, la société Skol compte bien mettre ces visuels derrière elle. Les images représentaient de jeunes femmes, souvent en bikini ou très dénudées tenant les bières dans les mains, parfois même, les servant. Des images bien sûr, qui ont déplu à beaucoup pour leur caractère sexiste. La société souhaite cependant adopter une nouvelle image. Comme elle le dit dans la nouvelle campagne née de son travail avec F/Nacza Saatchi & Saatchi : « Ces images font partie de notre passé. Mais le monde a évolué, tout comme Skol. Aujourd’hui, elles ne nous représentent plus. »

 

L’opération Reposter

 

Afin de faire passer le message de Skol et de débarrasser la marque de cette image misogyne, l’agence de communication a lancé l’opération Reposter. Elle a donc fait appel à six artistes femmes pour retravailler les images et les transformer en ode au féminisme. Ainsi, Camila Do Rosario, Eva Uviedo, Carol Rossetti, Elisa Arrudo ,Criola et Manuela Eichner ont revisité les visuels à leur manière. Les images arborent maintenant des styles différents mais prônent toutes l’égalité des sexes. Un renouveau de la marque Skol qui est le bienvenu.

 

L'information en direct des associations et des mécènes