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[QUOI DE NEUF ?] ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS DU MÉCÉNAT ET DES ASSOS (25/06-1/07)

[QUOI DE NEUF ?] ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS DU MÉCÉNAT ET DES ASSOS (25/06-1/07)

[POSITIVONS] Rhum : Quand la liqueur préférée des pirates sauve les littoraux

[POSITIVONS] Rhum : Quand la liqueur préférée des pirates sauve les littoraux

[CHIFFRES] Fondation BNP Paribas: 6 millions d’€ dédiés au changement climatique

[CHIFFRES] Fondation BNP Paribas: 6 millions d’€ dédiés au changement climatique

[LU] L’Observatoire des inégalités s’interroge sur l’égalité des chances

[LU] L’Observatoire des inégalités s’interroge sur l’égalité des chances

Carenews, l'actualité des associations, du mécénat et de la philanthropie

[LU] Philippe Jahshan défend un pacte pour l’intérêt général

[LU] Philippe Jahshan défend un pacte pour l’intérêt général

Président du Mouvemement associatif qui réunit près d’une association sur deux en France, Philippe Jahshan publie une tribune dans la Croix pour défendre un pacte pour l’intérêt général. Il plaide pour une véritable collaboration entre État et secteur associatif afin de lutter contre les inégalités croissantes et le malaise social.


Du malaise social à la justice sociale

Philippe Jahshan fait état de la situation préoccupante observée en France ces dernières années. Le CESE (Conseil économique, social et environnemental) comme l’Observatoire des inégalités présentent des rapports, pointant les écarts qui ne cessent de se creuser entre les plus riches et les plus pauvres. Le lien social en subit les conséquences et s’étiole progressivement : « Ces inégalités isolent des territoires entiers, et les citoyens les uns des autres. C’est un poison qui s’infiltre toujours plus au cœur de ce qui fonde la cohésion du pays et approfondit les fractures. » En cette période d’élections, le malaise s’est aussi traduit politiquement. L’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée est, pour le Président du Mouvement associatif, signe d’une recomposition marginalisant les appareils traditionnels. Les conclusions qu’il en tire sont claires : « Nous sommes à l’évidence devant des choix de société majeurs et au cœur de nombreuses transitions qu’il est désormais urgent de maîtriser avec le souci d’assurer qu’efficacité économique signifie aussi performance écologique et justice sociale. » Des défis majeurs donc pour l’avenir du pays, qui ne pourront être relevés qu’au moyen d’une collaboration entre État et secteur associatif. 

 

Les associations : terreau d’innovation et de solutions

Le tissu associatif est très dense en France : 1,3 million d’association et près de 13 millions de bénévoles ainsi que 1,8 million de salariés. Des chiffres qui témoignent de la vitalité du secteur et qui en font un lieu clé de l’engagement citoyen. Il agit aussi comme un véritable interface de proximité et apporte des solutions concrètes chaque jour à des milliers de personnes sujettes à des difficultés multiples (santé, éducation, emploi…). L’Observatoire des inégalités commente à ce sujet « dans de nombreuses communes, départements ou régions, des actions de lutte contre les inégalités sociales, de démocratisation de l’accès aux services publics sont engagées, souvent avec l’appui d’association. » Philippe Jahshan s’attache alors à rappeler avec conviction : « les associations prennent des risques, innovent et sont un lieu d’expérimentation sociale ou écologique. Elles inventent les recettes d’une nouvelle cohésion sociale. »

 

Du pacte républicain au pacte pour l’intérêt général 

Au regard des constats qu’il dresse, le Président du Mouvement associatif plaide pour « un pacte pour l’intérêt général ». Il appelle l’État à prendre ses responsabilités et à assumer une politique claire et coordonnée de soutien aux associations afin qu’elles accomplissent pleinement leur rôle et soient reconnues comme un véritable partenaire de l’action publique. Du pacte républicain au pacte pour l’intérêt général, il n’y a donc plus qu’un pas : « Pour tenir une économie juste, il faudra toutes les valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité. Et pour tenir la République, il faudra la Nation. Et les associations en France constituent un tissu puissant, souvent discret, parfois fragilisé, mais qui contribue à tenir la Nation ensemble. »

L’Association Jaccede organise sa 7e Nuit de l’accessibilité à Paris

L’Association Jaccede organise sa 7e Nuit de l’accessibilité à Paris

L’Association Jaccede donne rendez-vous aux Parisiens le 30 juin prochain à l’occasion de sa 7e Nuit de l’accessibilité. L’événement, parrainé par Michaël Jeremiasz, soutient la candidature de Paris pour l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024.




Un parrain d’exception pour une nuit d’exception

Une fois encore, Paris est lancé dans la course à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques. L’Association Jaccede, créée il y a une dizaine d’années pour venir en aide aux personnes à mobilité réduite, profite de sa 7e Nuit de l’accessibilité pour soutenir la candidature de la Ville Lumière. Cet évènement unique aura lieu le 30 juin prochain dans le 4e arrondissement de la capitale (halle des Blancs Manteaux). Il sera parrainé par Michaël Jeremiasz, quadruple médaillé paralympique de tennis et porte-drapeau de la délégation paralympique française. La soirée, qui sera rythmée par des percussions brésiliennes, promet son lot d’émotions. Vous pourrez défier des champions, notamment Michel Boudon au judo et Vincent Boury au ping-pong. Cette 7e Nuit de l’accessibilité permettra au public présent de passer un moment inoubliable tout en soutenant la candidature de Paris aux JOP 2024.

Jaccede, à l’origine de la première plateforme de l’accessibilité

L’application mobile Jaccede, lauréate du label La France s'engage, peut se vanter d’être la première plateforme numérique dédiée à l’accessibilité. Elle fournit aux utilisateurs des informations concernant l’accessibilité des lieux publics, des informations précieuses pour les personnes à mobilité réduite. Par ailleurs, l’appli permettra aux supporteurs venus encourager leurs champions lors des JOP 2024 de consulter leur smartphone pour connaître en quelques clics les meilleurs endroits parisiens. Ils sauront ainsi où aller fêter une victoire et où manger entre deux compétitions.

 

Art Graphique & Patrimoine, mécène du Ministère de la Culture

Art Graphique & Patrimoine, mécène du Ministère de la Culture

L’agence Art Graphique & Patrimoine a réalisé pour le Ministère de la Culture, via un mécénat de compétence, une application mobile en réalité augmentée dédiée à la Nuit des Musées 2017, qui a eu lieu le 20 mai dernier. Retour sur cet événement et cette appli.



Mettre en valeur le patrimoine grâce à la réalité augmentée

 « Décrochez la nuit ». Tel est le nom de l’application mobile en réalité augmentée créée par l’agence Art Graphique & Patrimoine pour animer la 13e édition de la Nuit des Musées. Ce projet, réalisé gracieusement pour le Ministère de la Culture, s’inscrit dans la mission que s’est donnée Art Graphique & Patrimoine : la mise en valeur du patrimoine et de la culture, par l’utilisation des outils numériques. Disposant d’un savoir-faire étendu en matière de modélisation 3D, l’agence a signé une application mobile d’une grande qualité, qui a permis aux visiteurs de vivre une expérience unique lors de leurs visites nocturnes de musées.

 

Un jeu de piste, pour une nuit de visites ludiques

 L’idée de l’agence Art Graphique & Patrimoine était de rendre le public acteur des visites réalisées au cours de la Nuit des Musées, en le faisant participer à un jeu de chasse au trésor personnalisé par le biais de son application. Les visiteurs étaient ainsi invités à télécharger gratuitement l’appli « Décrochez la nuit » sur l’App Store ou sur Google Play, puis à se lancer à la recherche d’une œuvre d’art numérisée en 3D dans le musée visité. Une fois l’œuvre découverte, ils pouvaient en partager une photo sur les réseaux sociaux. Ce jeu ludique était disponible dans l’ensemble des musées français et européens adhérents à l’événement.

 

[LU] Se sentir utile, motif numéro un de la philanthropie ?

[LU] Se sentir utile, motif numéro un de la philanthropie ?

D’après une étude réalisée par l’Association Recherches & Solidarités publiée récemment par La Croix, 77 % des bénévoles français engagés dans une association ont choisi d’aider pour être utiles à la société.




Utilité et actions concrètes, les moteurs du bénévolat en France

Certains ont à peine 20 ans et sont étudiants. D’autres sont octogénaires et préfèrent donner leur temps au lieu de le prendre. Quel que soit leur âge, les 13 millions de Français qui réalisent des actions de bénévolat dans les associations ont de bonnes raisons de le faire. Telle est l’une des principales conclusions d’une étude réalisée par Recherches & Solidarités. Plus de trois bénévoles sur quatre, 77 % des personnes interrogées, s’engagent avant tout pour se sentir utiles à la société. Pour la moitié d’entre elles, c’est l’envie d’agir concrètement qui les a poussés à faire le pas. Certaines personnes s’engagent également dans des actions de bénévolat pour donner un sens à leur vie (40 %), défendre une cause (37 %) ou acquérir de nouvelles compétences (34 %).

Social caritatif et sport, les domaines qui attirent le plus les bénévoles

Aider, oui, mais comment et dans quel domaine ? Concernant les champs d’action, ce sont le social et le sport qui virent en tête (6,7 % et 6,1 % respectivement). Les bénévoles français s’impliquent également dans le loisir (5,2 %), l’éducation et la jeunesse (4,4 %), la culture (4,3 %), l’environnement (2,3 %) et la recherche (2,1 %). Le nombre d’heures dédiées au bénévolat varie considérablement entre les personnes. Environ 11 % des interrogés y consacrent au moins 10 heures par semaine. Autre information intéressante qui mérite d’être signalée : plus d’un bénévole sur trois collabore avec plusieurs associations.

[AÀP] Mon Projet Innovant, un appel à projets destiné à dynamiser le Grand Ouest

[AÀP] Mon Projet Innovant, un appel à projets destiné à dynamiser le Grand Ouest

L’édition 2017 de Mon Projet Innovant est lancée. Les associations et autres organismes de l'ESS intéressés ont jusqu’au 15 juillet 2017 pour soumettre leur proposition. Les lauréats recevront une enveloppe, un soutien technique de la Caisse d'Épargne Bretagne Pays de Loire et/ou une diffusion exceptionnelle pour faciliter la mise en place de leur projet.



Un concours ouvert aux acteurs de l’ESS

Créé sous l’impulsion de la Caisse d’Épargne Bretagne Pays de Loire, Mon Projet Innovant est un concours qui a pour objectif de soutenir et d’accompagner les entreprises et les organismes d’intérêt général (associations, fondations, mutuelles, coopératives) porteurs d’un projet d’économie sociale et solidaire (ESS). Pour être retenu, le projet  doit être déployé dans le Grand Ouest, en Bretagne ou dans les Pays de la Loire. Il doit être innovant et porter sur l’un des domaines suivants : culture, santé, environnement, insertion, logement, personnes en situation de handicap… Il doit être original, d’intérêt général, pérenne et exemplaire. Vous êtes intéressé ? Rendez-vous sur le site de Mon Projet Innovant avant le 15 juillet 2017 pour participer.

Dotation des prix et calendrier

Cette année, le jury retiendra six lauréats. Chaque gagnant bénéficiera de l’une ou de plusieurs des dotations suivantes :

Subvention à hauteur de 10 000 € ;

Un soutien technique de la part des partenaires du concours (réseaux de l’ESS, Bretagne Active, Fondes, Enchan’Terres, CRESS, Sans Transition) ;

Abonnement d’un an à la revue Sans Transition ;

Participation à l’émission Sans Transition !.

La sélection des lauréats aura lieu le 10 novembre 2017 et les prix seront décernés le 2 décembre 2017.

Pour information, un deuxième appel à projets réservé aux start-ups sera lancé le 4 septembre 2017.

[QUOI DE NEUF ?] ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS DU MÉCÉNAT ET DES ASSOS (25/06-1/07)

[QUOI DE NEUF ?] ACTUALITÉS & ÉVÈNEMENTS DU MÉCÉNAT ET DES ASSOS (25/06-1/07)

L'actu solidaire de Carenews et les évènements, conférences, remises des prix ou encore appels à projets qui vont rythmer le monde du non-profit, des associations, du mécénat, de la RSE et de l'intérêt général.



Jusqu'au 5 novembre 

L' exposition Les meilleurs ouvriers de France met en lumière les métiers de l’artisanat au musée des arts et métiers à Paris avec le mécénat d'EY (#expoMOF). Les visiteurs pourront y découvrir les outils, matériaux, lieux et processus de production ainsi que la vie de ces ouvriers hors du commun.

Jusqu'au 9 juillet 

Exposition Orange Rouge "Ostréanie !" à l'ENSAPC YGREC de Paris


Du 23 au 25 juin 

Festival Solidays au profit de Solidarité Sida à Paris

Dimanche 25 juin 

Salon Emmaüs Paris avec des street artistes, des ateliers DIY, un stand de tatouage, des animations festives et militantes et pour la première fois un salon du livre militant, pour la parution du livre Emmaüs : le combat continue.

Jusqu'au 25 juin 

Festival Food Sweet Food, des restaurants confient leurs cuisines à des chefs réfugiés dans toutes l’Europe.

27 et 28 juin 

Deauville Green Awards, festival international des productions audiovisuelles pour le développement durable et les éco-innovations. 370 films sélectionnés en accès libre, des tables rondes d'experts et des ateliers

Vendredi 30 juin 

 Nuit de l'accessibilité parrainée par Michaël Jeremiasz. Le handisport est à l'honneur dans Paris.

 

[POSITIVONS] Rhum : Quand la liqueur préférée des pirates sauve les littoraux

[POSITIVONS] Rhum : Quand la liqueur préférée des pirates sauve les littoraux

Consommer du rhum de manière responsable et écolo, c’est maintenant possible avec les bouteilles de rhum faites à partir de déchets ramassés sur les plages. Une opération de l'agence Fitroy au profit de la North Sea Foundation.



Des bouteilles de rhum pour sauver nos plages

 

C’est l’agence hollandaise Fitzroy qui a eu l’idée d’un rhum 100 % écologique. Attention, le rhum reste du rhum normal. C’est la bouteille qui change, car ses bouchons sont entièrement réalisés avec des déchets ramassés sur les plages et recyclés. En janvier 2017, les plages hollandaises étaient envahies par des étiquettes de bouteilles Coca-Cola. L’agence Fitzroy a alors eu l’idée d’en faire des bouchons de bouteille de rhum, pour donner un sens nouveau à la boisson « rhum-Coca ». La bouteille en verre est également faite en verre recyclé, mais une partie seulement provient des littoraux. Une fois la liqueur consommée (avec modération), la bouteille peut-être réutiliser pour d’autres liquides. Le label s’appelle « From Waste to Wasted » (des déchets à l’ivresse) et est vendu aux Pays-Bas : les bénéfices sont intégralement reversés à la North Sea Foundation.

 

La North Sea Foundation

 

100 % des bénéfices réalisés par le label « From Waste to Wasted » seront reversés à la North Sea Foundation. Cette dernière se bat pour la préservation et le bon usage de la mer du Nord depuis 35 ans. La mer du Nord, en plus d’être la plus grande réserve naturelle des Pays-Bas, possède aussi une très riche biodiversité, menacée par les activités humaines. Ainsi, la North Sea Foundation lutte pour créer un réseau écologique qui protègerait 30 % de ma mer du Nord, prévoit de réduire de 50 % les déchets flottants sur la mer d’ici 2020, favorise les énergies respectueuses de l’environnement et une pêche durable et contrôlée.

[LU] L’Observatoire des inégalités s’interroge sur l’égalité des chances

[LU] L’Observatoire des inégalités s’interroge sur l’égalité des chances

L’Observatoire des inégalités, dans le cadre de son rapport publié le 30 mai dernier, s’interroge sur la situation de l’éducation en France. « L’école amplifie-t-elle les inégalités ? », la question est posée et les conclusions peu encourageantes. Le système éducatif doit encore s’améliorer pour assurer l’égalité des chances.


1 enfant d’ouvrier sur 10 est étudiant

Si l’accès à l’enseignement supérieur se démocratise, ce dernier demeure très inégalitaire en fonction de l’origine sociale. Alors que 30 % des jeunes de 18 à 23 ans sont enfants d’ouvriers, seulement 11 % d’entre eux sont étudiants. Un déséquilibre significatif qui témoigne des inégalités à l’oeuvre dans l’enseignement supérieur. Ces dernières sont d’autant plus visibles au sein des filières d’excellence (écoles d’ingénieurs, écoles de commerces, classes préparatoires), qui restent très majoritairement composées d’enfants issus de cadres supérieures. Les CPGE atteignent près de 50 % d’élèves issus de milieux favorisés, contre seulement 7 % issus de familles d’ouvriers. Le rapport souligne notamment : « La part, dans les classes préparatoires aux grandes écoles, des enfants d'ouvriers et d’employés, n'a pas changé depuis la fin des années 1990. » Un constat alarmant qui met en lumière l’écart entre principes et réalités dès lors qu’on parle d’égalité des chances. 

 

La France : championne des inégalités ?

Les premières conclusions semblent être en défaveur de la France. Par ailleurs, la dernière enquête PISA, développée par l’OCDE et menée auprès des jeunes de 15 ans, faisait état d’un système éducatif parmi les plus inégalitaires. Un bilan à nuancer selon l’Observatoire des inégalités qui, s’il ne remet pas en cause les failles de ce dernier, veut aussi rappeler que l’école joue malgré tout son rôle. Son directeur, Louis Maurin, interrogé par Le Monde, mentionne ainsi : « Si l’on observe non pas les résultats mais les diplômes obtenus et le lien avec le milieu social des parents, notre pays est l’un de ceux où le décrochage scolaire est parmi les plus faibles. L’un de ceux, aussi, où les enfants de parents peu diplômés s’en sortent mieux que la moyenne. » Comment dès lors faire la part des choses entre ces différentes analyses ? À défaut d’un bilan unique, la comparaison des multiples études menées demeure une de solutions les plus fiables,  afin d’en décrypter les grandes tendances et de mieux appréhender les défis auxquels l’école est confrontée. 

 

Le secteur de l’intérêt général engagé pour l’égalité des chances

À défaut d’un remède miracle, les acteurs de l’intérêt général s’engagent au quotidien pour permettre l’égalité des chances. La Fondation égalité des Chances, dont Edgar Morin occupe la Présidence d’Honneur et née de l’initiative commune de 7 grandes entreprises françaises (Coca-Cola, HSBC, Total, Veolia…), finance de nombreux programmes destinés à encourager la mobilité sociale et à l’insertion des jeunes issus des zones les plus défavorisés. 43 internats de la réussite ont par exemple pu voir le jour grâce à ses subventions. La Fondation France Télévisions fait également de son cheval de bataille la lutte pour l’insertion des plus jeunes. Elle s’engageait  il y a peu à accompagner 10 nouveaux projets pour permettre à des jeunes défavorisés d’accéder au secteur du journalisme. Quant au monde associatif, lui-aussi offre des solutions. Prométhée Éducation agit ainsi au coeur des lycées pour guider les élèves dans leur orientation et pour favoriser l’accès aux Grandes Écoles, via des cours de soutien ou des dispositifs d’accompagnements personnalisés. Télémaque se veut quant à lui un programme visant à accompagner les jeunes élèves dans leurs choix d’orientation grâce à des professionnels qui leur parlent de leurs expériences et de leur métier. 

[LU] L’OMS sous l’influence des donateurs ?

[LU] L’OMS sous l’influence des donateurs ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) voit depuis 1990 la part des dons privés augmenter significativement dans son budget. L’année dernière, les contributions volontaires ont représenté près de 80% de ses financements. Une générosité salutaire mais qui influencerait les priorités de l’organisation.



Les dons privés en forte hausse

Si, à l’origine, les cotisations des États membres étaient majoritaires dans la composition du budget de l’OMS, l’explosion des dons, durant ces dernières années, a complètement rééquilibré la balance. Bilan : en 2016, 80 % des financements de l’organisation provenaient de contributions privées, soit près de 1,7 milliard de francs suisses pour un budget total de 2,4 milliards. Parmi les plus généreux, les États-Unis et la Grande-Bretagne qui accordent des subventions supplémentaires au-delà de leurs cotisations, mais aussi la fondation Bill & Melinda Gates ainsi que la fondation GAVI Alliance.

 

La politique de l’OMS sous influence ?

Bien que l’action du philanthrope Bill Gates soit essentielle au financement de l’OMS (86 milliards de francs suisses), cette dernière n’en demeure pas moins controversée. Les observateurs s’interrogent sur le manque d’indépendance de l’OMS, qui alignent ses priorités sur certains intérêts privés. Exemple sans appel : la lutte contre la polio, programme pour lequel le budget de l’organisation est le plus élevé, atteignant 870 millions de francs suisses pour les années 2016/2017. Or, l’éradication de la maladie se révèle être le cheval de bataille du célèbre fondateur de Microsoft. Une proximité troublante qui met en lumière l’influence grandissante de certains donateurs sur l’agenda de l’OMS. Antoine Flahault, directeur de l'Institut de Santé Globale de la Faculté de Médecine à l'Université de Genève, souligne à ce propos : "Si un jour on éradique la polio de la planète, on pourra le devoir en grande partie à la Fondation Bill Gates. En revanche, l'OMS est moins libre, parce que les dons vont orienter la politique là où le donateur souhaite l'orienter, puisqu'il donne pour une cause. Il ne donne pas pour l'OMS".

 

Définir la politique de santé mondiale 

Autre difficulté, la hiérarchisation des objectifs de l’OMS, en fonction des intérêts particuliers, pose en même temps la question de la pertinence des combats menés. Jean-Marie Kindermans, président de l’Agence Européenne pour le Développement et la Santé (AEDES), interrogé par le média suisse RTSinfo, considère que l’enveloppe budgétaire de l’OMS devrait être destinée à la lutte contre des maladies qui tuent davantage aujourd’hui comme la tuberculose, le VIH ou encore l’hépatite C. Pour résoudre ces problématiques, le spécialiste estime nécessaire l’ouverture d’un débat public pour définir une politique de santé mondiale, véritablement ordonnée aux exigences de bien commun. 

[SHOPPING] Je vous parle d’un temps : des nouvelles pour soutenir les femmes

[SHOPPING] Je vous parle d’un temps : des nouvelles pour soutenir les femmes

Le recueil de nouvelles Je vous parle d’un temps est disponible sur le site d’e-commerce Amazon le 1er juin 2017. La totalité des bénéfices sera reversée à l’association des Lauréates de la Fondation ELLE.



Je vous parle d’un temps, des nouvelles sur le thème de la nostalgie

 

Je vous parle d’un temps est un recueil de nouvelles réalisé par le collectif d’auteurs de la Pieuvre. Il s’agit d’un collectif de douze auteurs indépendants : Solenne Hernandez, Elsa Chapelier, Victor Boissel, Laura D., Jérôme Dumont, Frédéric Meurin, Nina Frey, Albine Tangre, Franck Driancourt, James Osmont, R. Eve et Nolwenn Renard. Tous se sont penchés sur le thème de la nostalgie. Chacun a écrit une nouvelle sur le sujet qui est publiée dans le recueil, dont les bénéfices seront entièrement reversés à l’Association des Lauréates de la Fondation ELLE. Le recueil est disponible depuis le 1er juin prochain sur le site Amazon au prix de 9 euros en livre broché ou 2,99 euros en format E-Book.

 

L’association de Lauréates de la Fondation ELLE

 

La Fondation ELLE est une fondation d’entreprise qui a été créée en 2004 par le Groupe Lagardère Active. Elle se consacre tout particulièrement à la promotion des droits des femmes dans le monde, à leur émancipation par l’éducation, la formation et l’information. Elle a soutenu en 2016 une trentaine de projets dans ce sens. L’Association des Lauréates de la Fondation Elle a pour mission de soutenir les bénéficiaires de la Fondation d’entreprise en France comme à l’étranger.

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