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Par Fondation Bouygues Telecom - Publié le 12 janvier 2021 - 14:14 - Mise à jour le 12 janvier 2021 - 14:16
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Une parenthèse créative pour mieux gérer la douleur et la maladie

L’art-thérapie est reconnue comme l’un des corollaires indispensables des longs parcours de soins. Les ateliers organisés par Médecins de l’Imaginaire donnent aux patients, de tous âges, un espace bienveillant d’expression artistique pour se libérer de ce qu’ils traversent. Dans la clinique Edouard Rist à Paris, l’association vient en particulier en aide aux adolescents hospitalisés. L’initiative a reçu le soutien de la Fondation Bouygues Telecom grâce au parrainage d’une collaboratrice, Joëlle Bureau. Celle-ci a répondu à l’appel à projets organisé chaque année auprès des salariés Bouygues Telecom engagés en faveur d’une association.

Un atelier d'art-thérapie

L’art-thérapie pour « colorer la vie »

La maladie et les douleurs chroniques sont des épreuves très déstabilisantes. Les repères vacillent, l’énergie est ténue et la confiance en soi mise à mal. Au moment de l’adolescence, tout cela se conjugue avec une période charnière de la vie pendant laquelle on se construit et traverse de profonds changements.

Au sein de la Clinique Edouard Rist dans le XVIème arrondissement de Paris, Médecins de l’Imaginaire conduit un programme d’art-thérapie depuis douze ans auprès des patients. Le parcours de soins est multidisciplinaire, et l’art-thérapie y est désormais pleinement intégrée. L’établissement reçoit, entre autres, des adolescents pour la plupart déscolarisés depuis plus de deux mois car ils sont atteints d’une maladie au long cours ou de douleurs chroniques suite à un accident. Agés de douze à dix-huit ans, ils peuvent suivre s’ils le souhaitent un ou plusieurs cycles gratuits d’art-thérapie, garçons et filles séparément pour faciliter la prise de parole et l’expression d’émotions intimes.

Joelle Bureau, collaboratrice Bouygues Telecom, suit depuis de nombreuses années l’action de Médecins de l’Imaginaire. Elle a parrainé les ateliers dédiés plus particulièrement aux adolescentes auprès de la Fondation Bouygues Telecom.

Ces temps partagés avec les patients leur permettent d’oublier un peu le contexte médical qui fait leur quotidien, pour les plonger dans l’univers artistique. Ayant personnellement accompagné des proches malades, je sais que l'efficacité des traitements ne repose pas uniquement sur la qualité des soins prodigués, mais dépend beaucoup de l'état d’esprit du malade à ce moment-là. L’art-thérapie est une méthode reconnue pour compléter efficacement les différentes médications et l'expérience de Médecins de l'imaginaire dans cette voie est avérée. »  

 

Renouer avec la vitalité et le plaisir de s’exprimer

Par petits groupes, les jeunes patientes se réunissent dans la salle et découvrent au tout début du cycle la grande variété de supports proposés. Dessin, collage, peinture, écriture… l’expression par le graphisme est envisagée sous toutes ses formes. Chacune choisit selon son envie et le projet défini dans les grandes lignes lors d’un entretien individuel réalisé au préalable.

Au fur et à mesure des ateliers, l’art-thérapeute devient ce « médecin de l’imaginaire » qui les guide sur leur chemin artistique. Le principe est de parvenir à se reconnecter à son imaginaire, délaissé depuis longtemps par ces jeunes filles focalisées sur la douleur et la maladie. Le corps réapprend à créer, à s’exprimer, à se laisser surprendre et n’est plus seulement le siège de maux quotidiens.

L’expression artistique est un compagnon qui les aide à gérer leurs émotions et à espacer la douleur. L’atelier est un lieu sécurisant, où les jeunes filles peuvent s’exprimer en toute confidentialité dans un cadre bienveillant, y compris de la part des autres jeunes filles qui sont toujours d’un grand soutien entre elles. » - Elisabeth Sannié, art-thérapeute

A la clé : une meilleure confiance en soi, notamment en leur capacité à gérer la douleur et leurs projets. L’art-thérapeute accueille la parole des adolescentes, les encourage et les emmène atelier après atelier vers davantage d’autonomie. En s’exposant, au sens propre comme au sens figuré, elles apprennent à se voir comme des individus et non comme des personnes malades. En un mot, à prendre soin d’elles-mêmes.

En fin de cycle, soit après huit séances, chacune des participantes se voit remettre sa création et reste libre de décider ce qu’elle souhaite en faire. Certaines ont la possibilité de continuer les ateliers en entamant un nouveau cycle selon les objectifs thérapeutiques. Le bilan permet à toutes de déceler ce qu’elles ont traversé tout au long des ateliers et d’échanger sur leur expérience avec l’équipe.

 

Confinement et continuité des soins

Au premier confinement, au mois de mars, tous les ateliers se sont interrompus. La clinique Edouard Rist a été transformé en centre de suite de soins COVID, pour répondre à l’urgence de la situation sanitaire. Mais dès que l’étau s’est desserré en mai, l’équipe médicale a tout de suite demandé à Médecins de l’Imaginaire de revenir dispenser ses ateliers. L’envie de reprendre l’art-thérapie et de retrouver leur groupe a été très forte chez les jeunes filles, après une longue période de confinement.

Au départ, la reprise se fait avec seulement cinq patientes. Puis le protocole sanitaire s’assouplit à la faveur d’un contexte plus favorable et l’année peut suivre son cours.

Nous avons fini l’année un peu plus tard que d’habitude pour avoir un cycle normal. Et nous avons repris beaucoup plus tôt en septembre. » - Elisabeth Sannié

Médecins de l’Imaginaire a su s’adapter et a réussi à ne pas interrompre ses ateliers lors du second confinement. Une résilience de bon augure pour l’année 2021, dans un contexte sanitaire changeant. L’association peut en outre compter sur le soutien de l’équipe médicale de la Clinique Edouard Rist, très attachée à leur partenariat qui apporte tout au long de l’année bien-être et répit à leurs patients.

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