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Par Chroniques philanthropiques par Francis Charhon - Publié le 11 octobre 2021 - 16:54 - Mise à jour le 11 octobre 2021 - 17:04
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Les interviews de Chroniques Philanthropiques : Sophie Rouxel, Directrice du Pôle Société & Citoyenneté - Les Echos Le Parisien Evénements

Apprendre, s’enrichir, échanger. Le Forum National des Associations et Fondations est unique en France. Il permet à tous les acteurs de la philanthropie de faire avancer la réflexion et la professionnalisation d’un secteur essentiel à notre vie sociale. Découvrez dans cet échange entre Francis Charhon et Sophie Rouxel le programme, les nouveautés et les personnalités présentes au Palais des Congrès le 13 octobre.

Ce forum est le rendez-vous incontournable de l’ensemble du secteur associatif, des fondations et plus largement de tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Ce sera la quinzième édition de cet événement dont le principe est de donner des clés aux dirigeants et responsables d’associations et fondations pour gérer et développer leur structure.

 

  • Pourquoi dites-vous qu’il est incontournable ?

Il est incontournable parce que depuis plusieurs années, énormément de dirigeants associatifs et l’ensemble de l’écosystème se mobilisent autour de cet événement qui n’a cessé de se développer. Si au début les participants étaient essentiellement des cabinets d’expertise comptable, des cabinets d’avocats, aujourd’hui tous les participants de l’écosystème, le Mouvement Associatif, le Centre Français des Fonds et Fondations, IDEAS et tous les acteurs du numérique se mobilisent sur cette manifestation. C’est aussi le seul moment où nous permettons à toutes les parties prenantes d’être en relation au niveau national. À ma connaissance il n’y a pas d’autre salon qui existe sous cette forme.

 

  • Qu’est-ce qui a changé depuis l’origine, c’est un salon qui s’est développé ?

C’est effectivement une manifestation qui s’est développée.  À la base, c’était déjà vraiment un salon avec une grande partie d’exposition et il s’adressait essentiellement aux dirigeants d’associations. Puis petit à petit nous avons développé tout un programme de conférences thématiques et des ateliers très pratico-pratiques, du networking et nous en avons élargi l’audience pour en faire, comme je le disais, le rendez-vous aussi des fondations et de l’ensemble de l’écosystème. C’est en réalité le seul lieu où se retrouvent non seulement les acteurs, mais aussi les prestataires qui travaillent avec ces derniers. Cela permet de donner une vision globale de ce qu’est la philanthropie aujourd’hui. 

 

  • Combien de personnes recevez-vous par an ?

Généralement nous en recevons entre 4000 et 5000 depuis trois ou quatre ans, l’année dernière toutefois le Forum a été annulé compte tenu du contexte sanitaire. La plupart des événements reprennent aujourd’hui légèrement en-deçà de ce que l’on connaissait il y a deux ans en termes de fréquentation. Mais là nous visons environ 4000 participants avec plus de 3500 préinscrits à date. 

 

  • Quelle forme le forum prend-il cette année?

Nous souhaitons que les organisations y présentent les problématiques auxquelles elles font face. Pour cela, nous avons mis en place des interviews dénommées « Les yeux dans les yeux » qui se déroulent sur ce que nous avons appelé la « main stage ». C’est un nouveau format qui nous permet de répondre à la fois à l’attente des participants en présentiel et ceux qui sont à distance. Sur des formats très courts une personnalité ou une organisation peut venir en mode d’interview durant 10 à 15 minutes, présenter son action, sa vision et partager son expérience avec les participants. Ce nouveau format est très lié à l’hybridation de ce modèle événementiel. Mais pour répondre plus largement à votre question, il y a aussi tout le cycle des conférences avec des confrontations de points de vue sur des problématiques partagées par de nombreux acteurs sur comment nouer des partenariats innovants, comment diversifier ses ressources financières, la finance à impact et d’autres thématiques encore. Il y a aussi des ateliers pratiques qui participent au renforcement de la professionnalisation du secteur comme on a pu le voir à travers le temps et toujours la partie exposition avec des partenaires qui présentent leurs offres de service. La nouveauté cette année, avec l’hybridation du modèle, c’est que les partenaires pourront rencontrer les participants sur site, mais aussi proposer pour certains des rendez-vous en distanciel avec les dirigeants ou responsables qui ne se seraient pas déplacés sur l’événement.

 

  • Les conférences qui sont proposées reflètent, je suppose, l’état du moment, les interrogations, les perspectives qu’ont ces organisations pour l’avenir.

Exactement. Nous sommes vraiment à la fois sur des problématiques de gestion quotidienne et aussi sur tous les enjeux du secteur philanthropique pour les prochaines années. Nous abordons ainsi à la fois des questions techniques et de gestion, mais aussi de la prospective et de la réflexion autour des grands défis auxquels font face ces dirigeants et responsables qui participent à l’événement. En fait ce forum est ce que les organisations en font, car c’est un outil mis à leur disposition et ils utilisent le Forum comme une plateforme selon la manière qui leur paraît la plus pertinente.

 

  • Je suppose que si les membres du gouvernement viennent, nous pourrions peut-être cette année voir des représentants de partis politiques puisque nous arrivons dans la période électorale. Vous avez peut-être invité des personnalités de différents partis cela leur permettent- d’exprimer des orientations ou d’avoir des échanges avec des dirigeants associatifs qui les challengeraient sur le sujet ?

Cette année viendront Sarah El Haïry, Olivia Grégoire, Thibault Guilluy et nous attendons une dernière confirmation de Jean-Michel Blanquer.  

 

  • Pour ces visites, ce ne sont pas seulement des rencontres informelles dans les couloirs, vous avez d’autres formats ? 

Oui, ce sont des conférences auxquelles participent les représentants du gouvernement, cela permet des échanges et des interpellations sur les sujets qui préoccupent les organisations. Nous allons avoir une séquence « plaidoyer présidentiel » avec les attentes des dirigeants d’associations et de fondations qui vont pouvoir être formulées à l’occasion d’un regard croisé avec un représentant du Centre Français des Fonds et Fondations et Le Mouvement Associatif. 

 

  •  Vous vient-il en mémoire des grands moments durant ces 15 années ? 

Plusieurs !... Chaque année nous vivons de beaux moments je peux en citer quelques-uns.  Alors que nous avions un partenariat avec la Fondation France s’engage, nous avons reçu énormément de jeunes venus « pitcher » sur leurs projets, c’était joyeux et nous avons eu la visite de François Hollande alors Président de la Fondation et l’entendre sur l’intérêt des associations. J’ai aussi en tête la venue de Muhammad Yunus, il y a deux ou trois ans. Il était venu en fin de journée pour clôturer l’événement, tout le monde voulait l’entendre, ce fût un débordement de la salle dans laquelle il intervenait. Plusieurs grands moments effectivement ! Et nous avons eu la chance, chaque année, de pouvoir compter sur la présence des représentants du gouvernement.

 

  • J’imagine que c’est une grande bouffée d’air après deux ans de confinement, puisque l’on a manqué une session. Serons-nous tous masqués dans les couloirs ? 

Oui je vous le confirme, nous serons tous masqués dans les couloirs et la présentation d’un pass sanitaire sera demandée à l’entrée avec le port du masque obligatoire dans les couloirs et même dans les salles lors des prises de parole. Mais le fait de se rencontrer physiquement à nouveau est un moment formidable, on s’est tellement manqués.

 

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