15 février : journée internationale du cancer de l'enfant en Afrique

Algérie, Bénin , …
15 février : journée internationale du cancer de l'enfant en Afrique
C'est la journée internationale du cancer de l'enfant dans le monde et en Afrique, en particulier pour les équipes du Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédiatrique. 100 % des enfants diagnostiqués sont dans les pays à hauts revenus. Seulement 15 à 20% des enfants en Afrique francophone sub-saharienne. 80% des enfants sont guéris en France mais 20 % en Afrique francophone sub-saharienne. Depuis 19 ans, au sein du Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédiatrique (GFAOP) des médecins français et africains se battent pour réduire cette inégalité des chances d’accès aux soins et donc de guérison des enfants atteints de cancer. Aujourd’hui, 22 unités d’Oncologie Pédiatrique ont été créées dans 18 pays d’Afrique sub-saharienne et du Maghreb, plus de 450 personnes ont bénéficié de formation, plus de 11 000 enfants ont été soignés dont environ 1500 en 2018. Les équipes du GFAOP ont fait la preuve qu’il était possible de guérir en Afrique des enfants atteints de cancer, pour un coût peu élevé, à condition que les enfants parviennent à l’hôpital à un stade précoce de la maladie. Il faut le faire savoir.


 

15 février : Journée internationale des cancers de l’enfant. Seulement 20 % des enfants guéris en Afrique francophone sub-saharienne contre 80 % en France

 

De nombreuses causes sont identifiées : diagnostic souvent trop tardif dû à une méconnaissance de la maladie, pathologie non encore considérée comme une priorité de santé publique malgré les incitations de l’OMS, manque de ressources humaines (médecins et infirmiers), peu de centres de référence, conditions matérielles des familles qui ne bénéficient pas d’aides comme souvent dans les pays à hauts revenus.

De plus, si dans les pays à hauts revenus tous les enfants sont dépistés, en Afrique francophone sub-saharienne, ce sont moins de 15 % des enfants ayant un cancer qui sont diagnostiqués. Ils atteignent une unité d’oncologie pédiatrique, souvent à un stade avancé de leur maladie, ce qui explique ce taux de guérison encore très faible.

Depuis 19 ans, au sein du Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédiatrique (GFAOP), des médecins français et africains se battent pour réduire cette inégalité des chances d’accès aux soins et donc de guérison des enfants atteints de cancer.

Aujourd’hui, 22 unités d’Oncologie Pédiatrique ont été créées dans 18 pays d’Afrique sub- saharienne et du Maghreb, plus de 450 personnes ont bénéficié de formation, plus de 11 000 enfants ont été soignés dont environ 1 500 en 2018.

Les équipes du GFAOP ont fait la preuve qu’il était possible de guérir en Afrique des enfants atteints de cancer, pour un coût peu élevé, à condition que les enfants parviennent à l’hôpital à un stade précoce de la maladie.

3 actions ont été récemment mises en place et participent à l’amélioration de cette prise en charge :

 

Un registre du cancer pour les unités

Mis en place il y a 3 ans, ce registre permet de mieux caractériser la population des patients, évaluer les problématiques que rencontrent les familles et les équipes, améliorer la recherche clinique et les protocoles de traitement des cancers. Ce projet est développé dans le cadre du « Programme My Child Matters » de la Fondation Sanofi Espoir. À ce jour, ce sont plus de 3 000 enfants qui ont été enregistrés.

Une formation à la pluridisciplinarité réalisée à l’Institut Jean Lemerle de Dakar

Elle permet d’inciter les différents spécialistes impliqués dans la prise en charge du cancer (onco-pédiatres, anatomopathologistes, ophtalmologistes, chirurgiens, radiologues) à mieux coordonner leurs efforts et de définir pays par pays des protocoles de prise en charge au quotidien.

Chaque jour, chaque geste compte dans le traitement d’un enfant atteint de cancer. Une première formation a eu lieu en juin 2018 regroupant une trentaine de médecins spécialistes venus de 6 pays d’Afrique francophone sub-saharienne. Ces formations sont dispensées, parmi d’autres, à l’Institut Jean Lemerle, créé en 2018. Il est hébergé au sein du Centre d’Excellence Africain pour la Santé de la Mère et de l’Enfant (CEA- SAMEF, Université Cheikh Anta Diop – Dakar). Une subvention de la Fondation Bristol-Myers Squibb finance toutes les activités de l’Institut Jean Lemerle.

Ces 2 actions feront l’objet d’une présentation au Congrès de la Société Internationale d’Oncologie Pédiatrique dédiée à l’Afrique (SIOP Africa) en mars 2019 au Caire.

La e-santé

La e-santé est au service du développement de l’Oncologie Pédiatrique en permettant des échanges entre experts, de la formation à distance, etc.
Les équipes du Mali et de Côte d’Ivoire sont ainsi en capacité de tenir des réunions de concertation pluridisciplinaires pour une meilleure prise en charge des patients.

Ce sera bientôt le cas du Cameroun et du Burkina Faso. Chaque praticien peut échanger et partager en toute sécurité des informations et des examens médicaux avec ses confrères situés sur d’autres sites. Il a la possibilité d’échanger avec des confrères en France et obtenir des avis d’experts grâce aux jumelages mis en place entre établissements hospitaliers. Ainsi, le CHU Gabriel Touré de Bamako est jumelé avec l'Institut Curie à Paris et le CHU de Treichville à Abidjan avec l'hôpital de La Timone Enfants à Marseille.

Ce programme est soutenu par Expertise France.

L’ensemble de ces actions, complétant les autres actions du GFAOP permettra à terme d’augmenter significativement le nombre d’enfant accueillis et les chances de guérison de ceux-ci.
Le programme de l’OMS d’accès aux soins de qualité pour tous les enfants, prévu pour 2030, ne peut qu’appuyer cette initiative et permettra certainement d’accélérer le processus.

 

LE GFAOP

Fondé en 2000 par le Professeur Jean Lemerle, et des collègues africains, cette association médicale a été créée autour de l’idée fondatrice que « Les enfants africains atteints de cancer pouvaient être traités avec succès dans leur pays par des équipes africaines ».

Un partenariat unique a été mis en place entre les structures du Nord et du Sud pour :

·       L’aide à la mise en place d’unités de soins

·       La formation du personnel médical et paramédical

·       La mise au point de protocoles et l’envoi de médicaments

·       L’accompagnement des familles et la création de Maisons des parents

·       La sensibilisation des autorités, des professionnels, du grand public pour une meilleure prise en charge.

Le GFAOP a fait la preuve de l’efficacité de son soutien, il est devenu l’organisme de référence en matière de prise en charge du cancer pédiatrique en Afrique :

18 pays et 22 unités : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, Sénégal, Togo, Tunisie

·       5 types de cancers traités selon les protocoles GFAOP : leucémies aigues lymphoblastiques, Rétinoblastomes, Néphroblastomes, Lymphomes de Burkitt, Lymphomes de Hodgkin

·       Des taux de guérison pouvant atteindre 54 à 70% selon les types de cancer

·       Plus de 11 000 enfants déjà soignés en Afrique sub-saharienne

·       Plus de 450 personnes (médecins, infirmiers, associations) formées à l’oncologie pédiatrique et travaillant en réseau.

Le GFAOP est soutenu dans sa démarche par de nombreux partenaires dont Gustave Roussy, l’Institut Curie, des hôpitaux français, la Fondation Sanofi Espoir, la Fondation Bristol Myers- Squibb, Expertise France, d’autres associations et de nombreux donateurs.


En 2017, le GFAOP a obtenu le Label IDEAS qui atteste de la qualité de la gouvernance, de la gestion financière et du suivi de l’efficacité de l’action.

Contact GFAOP : Corinne Chalvon Demersay 06 07 97 97 14 Corinne.chalvon-demersay@gfaop.org

 

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