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Par Carenews INFO - Publié le 6 février 2015 - 15:11 - Mise à jour le 10 octobre 2017 - 09:59
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Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines

Les mutilations sexuelles féminines désignent toutes les interventions donnant lieu à une altération ou à une lésion des organes génitaux féminins pour des raisons non médicales. Ces pratiques constituent une violation internationalement reconnue des droits fondamentaux des jeunes filles et des femmes. C'est pour dénoncer cette forme extrême d'inégalité de traitement entre les sexes et de discrimination à l'égard des jeunes filles et des femmes qu'une journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines est organisée, tous les 6 février, depuis 2012.

Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines

Selon l'Assemblée générale des Nations Unies du 20 décembre 2012, cette journée internationale doit être l'occasion, pour « la société civile et tous les acteurs concernés » d' « intensifier les campagnes de sensibilisation et [de] prendre des mesures concrètes contre les mutilations génitales féminines ».

Ces pratiques représentent une violation du droit à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, du droit à être protégé de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants, et même du droit à la vie, puisque ces mutilations peuvent avoir des conséquences mortelles. Il s'agit d'un problème international dans la mesure où, même si elles sont essentiellement pratiquées dans 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient, ces mutilations le sont également dans certains pays d'Asie et d'Amérique latine et au sein de certaines populations immigrées en Europe occidentale, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Le fait que ces pratiques soient vieilles de plus de mille ans et qu'elles soient encore trop largement répandues – selon l'Organisation mondiale de la Santé, entre 120 et 140 millions de femmes en sont victimes chaque année – n'en fait pas une fatalité : des études montrent qu'elles pourraient disparaître en l'espace d'une génération, si les actions adéquates sont menées. Le United Nations Population Fund (UNFPA) et l’UNICEF ont lancé un programme mondial, le plus important organisé à ce jour, qui s'inscrit dans cette optique d'un abandon total et rapide de ces pratiques. Ce programme concerne actuellement 17 pays africains et il soutient des initiatives mondiales et régionales.

Par ailleurs, en décembre 2014, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution visant à inciter les États à mettre en place des stratégies globales de prévention des mutilations génitales féminines qui impliquent aussi bien les dirigeants locaux que les assistants sociaux, les responsables religieux, le personnels médical et, plus généralement, tous les professionnels concernés.

Cette année, la Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines tiendra compte du fait que les mutilations génitales féminines sont de plus en plus souvent exécutées par des professionnels du monde médical. En effet, une analyse récente a montré que plus de 18% des mutilations génitales subies par des femmes et des jeunes filles dans le monde ont été exécutées par un professionnel de santé, ce taux pouvant passer à 47% dans certains pays. Ainsi, le thème retenu pour ce 6 février 2015 est : « Mobilisation et implication des personnels de santé pour accélérer la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines ».

Des progrès relatifs à cette problématique, encore insuffisants mais dont on peut se réjouir, sont soulignés par le rapport du programme conjoint UNFPA-UNICEF sur les « mutilations génitales féminines/l’excision : accélérer le changement ». Il relève notamment les efforts de plusieurs pays qui ont commencé à former et à sensibiliser les professionnels de santé au problème des mutilations féminines : la Mauritanie, le Yémen, le Burkina Faso, le Kenya, l’Éthiopie, le Mali, la Somalie, l’Ouganda, l’Égypte et l’Erythrée.

 

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