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Par Carenews PRO - Publié le 5 juin 2015 - 09:01 - Mise à jour le 16 juin 2015 - 09:15
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[D'AILLEURS] Tour d’horizon de la philanthropie européenne

Une étude de la Fondation de France, en partenariat avec le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Philanthropie (CERPHI), dresse le bilan de la philanthropie en Europe et il est plutôt encourageant. En effet la philanthropie européenne n’a pas beaucoup à envier à la puissante culture caritative des Etats-Unis.

[D'AILLEURS] Tour d’horizon de la philanthropie européenne

Depuis environ 30 ans, l’Europe a engagé une nouvelle dynamique philanthropique et cela est notamment visible par l’augmentation considérable du nombre de fondations créées qui sont très actives. L’étude menée porte sur 10 pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède et Suisse) et a tenu à intégrer la Pologne qui connaît une croissance philanthropique récente et un investissement citoyen qui se montre de plus en plus dynamique.

Le leader européen des fondations est l’Allemagne. Le budget des fondations allemandes représente le tiers du budget total des fondations européennes avec 17 milliards d’euros dépensés en 2014. Les fondations françaises sont moins nombreuses que les polonaises et ou les espagnoles mais elles comptent parmi les plus actives du groupe. En moyenne, les fondations françaises ont un budget annuel de 2 millions d’euros ce qui les place en tête du classement des dépenses annuelles moyennes en Europe.

La population européenne donne mais la culture philanthropique n’est pas la même dans tous les pays européens. Quand 85% de la population des Pays-Bas réalisent des dons, seulement 19% des Espagnols le font. Le don des particuliers est en pleine progression en France comme en Allemagne et en Belgique. Au total, 44,3% des Européens sont des donateurs pour un total de 24,4 milliards d’euros de dons. Les plus grands donateurs sont les Britanniques qui contribuent à eux seuls à presque la moitié de la totalité des dons recensés en Europe avec 11,5 milliards d’euros donnés. Elément intéressant, il est relevé que les dispositifs pour l’assouplissement de la fiscalité autour du don influe davantage sur le montant du don que sur le choix de faire un don. Les donateurs sont donc souvent les mêmes et l’évolution tient à la hauteur du don plus qu’à la quantité de donateur.

Les secteurs soutenus varient selon les pays: la France se tourne plus vers la solidarité nationale, les Allemands, Belges et Suisses donnent la priorité à l’aide internationale et humanitaire et les Pays-Bas comme le Royaume-Uni restent axés sur la religion.

Les principales différences entre l’Europe et les États-Unis concernent la quantité de dons récoltés (quasiment dix fois plus de dons récoltés aux États-Unis), la proportion de donateurs dans la population (95,4 aux Etats-Unis contre 44,3 en Europe) et les actifs cumulés des fondations puisque les fondations américaines ont tendance à capitaliser quand les fondations européennes réinvestissent l’argent récolter dans les projets d’intérêt qu’elles soutiennent. Finalement, les dépenses engagées par les fondations sont équivalentes en Europe (54 milliards d’euros) et aux Etats-Unis (53,5 milliards d’euros) car les fondations européennes sont plus dynamiques.

Un compte-rendu somme toute encourageant qui prouve la vitalité des fondations européennes et la bonne dynamique de la philanthropie sur le vieux continent face au géant philanthrope que sont les États-Unis. Cette dynamique portée par les géants européens ne manque cependant pas d’emmener les plus timides mais non moins motivés dans son sillage.

 

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