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Par Fondation Bouygues Telecom - Publié le 14 novembre 2019 - 10:40 - Mise à jour le 26 novembre 2019 - 15:19
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Violences conjugales : obtenir une aide immédiate en quelques clics

Alors que le gouvernement mène depuis le 3 septembre le Grenelle contre les violences conjugales, l’association Droits d’Urgence a inauguré une plateforme d’information et de prise en charge des victimes : droitdirect.fr. Le projet a obtenu le soutien de la Fondation Bouygues Telecom, via l’appel à projets annuel dédié aux clients de l’entreprise engagés dans une association.

Plateforme Droitdirect.fr

Un portail interactif, géolocalisé et sécurisé

Droits d’Urgence œuvre depuis 24 ans pour l’accès aux droits des plus vulnérables, en organisant des permanences juridiques en France et à l’étranger. L’un de ses points relais, dans le XXème arrondissement de Paris, accueille quotidiennement des femmes en proie aux violences conjugales. Son atout : une prise en charge pluridisciplinaire des victimes, intégrée dans un réseau de professionnels (commissariat de police, psychologues, services sociaux, centres de protection maternelle et infantile, centre de planification et d’éducation familial, etc.). Ces actions coordonnées sécurisent leur parcours juridique, administratif et médico-social.

De là naît l’idée en 2015 d’une plateforme en ligne, menant les femmes concernées – le cas échéant sous pseudonyme – à verbaliser leur situation et à connaître l’interlocuteur de leur région le plus adapté.

Le portail droitdirect.fr prodigue des fiches d’information concrètes. En permanence affichée, une icône « j’ai besoin d’aide » déclenche un chatbot comprenant quelques questions essentielles. En fonction des réponses, la personne obtient le nom d’un professionnel de proximité – voire une mise en relation immédiate. Un compte-rendu du chatbot est transmis. « La victime doit avoir une porte d’entrée et ne pas avoir à refaire le récit à chaque fois, explique Gwenaëlle Thomas-Maire, directrice de Droits d’Urgence. C’est traumatique, et au bout d’un moment elle va baisser les bras. Il faut aller vers une sortie de la violence la plus rapide possible. »

Une expérimentation inaugurée dans les Hauts-de-France le 9 octobre, en présence de Marlène Schiappa

La plateforme droitdirect.fr a été conçue pour s’adapter à chaque territoire régional, en proposant un accompagnement global et coordonné aux personnes (juridique, social, administratif, etc.). Depuis le 9 octobre, elle est expérimentée dans les Hauts-de-France au sein du territoire du Montreuillois, zone rurale où l’isolement géographique est un frein majeur pour les victimes.

Une première mise en œuvre rendue possible par le soutien de la Fondation Bouygues Telecom, sollicité par Jérôme Giusti, avocat très engagé dans l’association et client de l’entreprise. Bénévole depuis 20 ans pour Droits d’Urgence, devenu président depuis 2015, il a initié le projet de la plateforme : « DroitDirect.fr nous permet d’affirmer une nouvelle fois que ce n’est pas aux gens d’aller vers le droit mais au droit d’aller vers les gens. C’est l’un des objectifs que nous nous sommes fixés en 1995 en allant à la rencontre des personnes les plus exclues. C’est la promesse que nous avons renouvelée en 2015 et l’un des engagements de la charte nationale de l’accès au droit que nous avons signée le 21 février 2017. »

L’expérimentation a été très préparée en amont par Droits d’Urgence. « On a audité et répertorié les ressources et les professionnels, détaille Gwenaëlle Thomas-Maire. On a mis tout le monde autour de la table, le président du Tribunal de Grande Instance, le Parquet, l’ordre des avocats, les associations locales, les professionnels et les élus locaux. L’idée était de créer une synergie autour de cette problématique. »

En plus d’une communication pour sensibiliser le public à l’existence de la plateforme, l’association a organisé un événement de lancement. Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité hommes-femmes et de la lutte contre les discriminations, a fait le déplacement. « C’était important d’être en phase avec le Grenelle des violences conjugales. Marlène Schiappa a mis en avant l’idée de co-construction en local. » Un signal fort pour la mise en place du projet, qui a ainsi pu faire connaître sa démarche auprès d’autres élus. Et ouvrir la voie à de futurs territoires d’expérimentation.

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