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Par Fondation Nexity - Publié le 12 octobre 2026 - 11:22 - Mise à jour le 12 octobre 2026 - 11:25
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De la 3e à la seconde : quand l’orientation peut renforcer les inégalités scolaires[

Le passage de la 3e à la seconde constitue un moment charnière dans le parcours d’un jeune. Après le collège, les trajectoires commencent à se différencier : voie générale et technologique ou voie professionnelle, avec des choix d’orientation qui peuvent parfois sembler déterminants pour la suite. Mais face à ces choix, tous les jeunes ne disposent pas des mêmes ressources pour se projeter, s’informer ou être accompagnés. À l’occasion de sa 19e Journée du Refus de l’Échec Scolaire (JRES), organisée le 16 septembre 2026, l’AFEV a choisi de se focaliser à cette transition entre la 3e et la seconde. À partir d’une enquête menée auprès de 926 élèves de seconde, l’association a cherché à comprendre comment les jeunes vivent ce changement et ce qui influence leurs trajectoires.

Bénévole AFEV avec un jeune bénéficiaire
Bénévole AFEV avec un jeune bénéficiaire

L’orientation : un choix qui ne se construit pas dans les mêmes conditions

Les résultats de l’enquête invitent d’abord à nuancer l’image d’une entrée au lycée systématiquement difficile. 75 % des élèves interrogés déclarent avoir bien ou très bien vécu leur arrivée en seconde.

Pour autant, cette expérience globalement positive ne signifie pas que la transition vers le lycée se fait sans difficulté pour tous. 27 % des jeunes interrogés déclarent avoir déjà pensé à arrêter le lycée, notamment en raison d’un manque de motivation ou du stress. Près d’un jeune sur deux aurait également souhaité davantage d’accompagnement au moment de son entrée en seconde.

Ces fragilités apparaissent notamment lorsqu’on s’intéresse à la question de l’orientation. Si 91 % des élèves interrogés déclarent avoir choisi leur filière, cette proportion descend à 83 % chez les élèves de la voie professionnelle. Parmi l’ensemble des jeunes interrogés, 18 % souhaiteraient aujourd’hui changer de filière. Cette proportion atteint 23 % dans la voie professionnelle et 27 % chez les enfants de parents non diplômés ou titulaires d’un CAP-BEP, contre 9 % parmi les catégories les plus diplômées.

Ces chiffres ne signifient pas qu’une orientation serait, à elle seule, responsable des difficultés rencontrées par la suite. Ils montrent en revanche que les conditions dans lesquelles un jeune construit son orientation peuvent varier fortement selon son environnement.

Connaître les différentes filières, comprendre leurs débouchés, identifier les métiers auxquels elles peuvent mener, savoir vers qui se tourner ou encore avoir la confiance nécessaire pour envisager certaines possibilités : autant de ressources qui ne sont pas toujours accessibles de la même manière.

 

L’égalité des chances se joue aussi avant le décrochage

 Pour la Fondation Nexity, c'est le cœur même de l'égalité des chances. Agir pour l’égalité des chances ne consiste pas seulement à intervenir lorsque les difficultés scolaires sont déjà installées. C’est aussi agir en amont, au moment où les jeunes construisent progressivement leur rapport à l’école, à l’orientation et à leur avenir.

La Fondation Nexity inscrit ainsi son action auprès des jeunes notamment ceux issus de milieux modestes ou des quartiers prioritaires, dont l’orientation peut être subie ou qui se trouvent en situation de décrochage. Son objectif est notamment de soutenir des actions permettant de développer les compétences, de découvrir les métiers et d’élargir les perspectives.

Cette approche repose sur une conviction simple : offrir les mêmes opportunités ne suffit pas toujours. Il faut aussi permettre à chacun de comprendre ces possibilités et de se sentir en capacité de les saisir.

C’est là que l’accompagnement prend toute son importance.

Accompagner un jeune, c’est aussi élargir son champ des possibles

Lorsqu’un jeune manque de repères, une personne extérieure à son environnement social habituel peut parfois jouer un rôle déterminant : apporter une information, partager une expérience, aider à prendre du recul ou simplement encourager une ambition que le jeune n’osait pas envisager.

Le mentorat répond notamment à cet enjeu. En mettant en relation un jeune avec un étudiant bénévole, l’AFEV propose un accompagnement qui ne se limite pas à l’aide scolaire. Il vise également à renforcer la confiance, à favoriser l’ouverture et à aider les jeunes à construire leur parcours.

La Fondation Nexity soutient l’AFEV dans le cadre de son programme KAPS, qui permet à des étudiants de s’engager dans des actions solidaires au sein de leur quartier. Ce partenariat s’inscrit dans une volonté plus large de soutenir des initiatives favorisant l’autonomie, l’engagement et la capacité des jeunes à prendre leur place dans leur environnement.

Au-delà de l’accompagnement dont peuvent bénéficier les jeunes, les échanges de cette 19e Journée du refus de l’échec scolaire (JRES) rappellent également que l’orientation ne devrait pas être perçue comme un choix figé.

Un jeune peut changer d’avis, découvrir une nouvelle voie, se tromper ou vouloir repartir autrement. Donner davantage de souplesse aux parcours et créer des passerelles entre les différentes filières peut ainsi permettre de limiter les effets d’une orientation mal vécue ou mal comprise.

Lors de cette 19e JRES, l’AFEV a notamment mis en avant cette nécessité de « créer des ponts plutôt que des murs » entre les parcours scolaires.

Agir pour que l’orientation reste une possibilité, pas une assignation

L’enjeu dépasse finalement la seule question de l’orientation.

Il concerne la capacité de chaque jeune à se projeter dans son avenir, à découvrir des possibilités d’avenir dont il n’avait pas connaissances et à bénéficier d’un soutien lorsque son parcours devient plus complexe.

Pour les acteurs de l’engagement, les associations, les établissements scolaires, les collectivités ou les entreprises, cela signifie aussi agir collectivement sur ces moments de transition.

Car l’égalité des chances ne consiste pas à tracer le même chemin pour tous.

Elle consiste à permettre à chacun de construire le sien.

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