[LU] La RSE comme critère pour la rémunération des dirigeants d’entreprises

[LU] La RSE comme critère pour la rémunération des dirigeants d’entreprises
La RSE va-t-elle intégrer les critères de rémunération variable des dirigeants d’entreprises ? Ils auraient fort à y gagner, selon le site theconversation.com, qui recommande aux entreprises de passer le cap. La démarche serait salutaire et permettrait de réconcilier nombre de PDG avec leurs employés, mais aussi de redéfinir la performance de leur structure en synergie avec les enjeux sociétaux d’aujourd’hui. 70 % des entreprises du CAC 40 appliquent déjà ces méthodes.


 

 

 

Les limites de la rémunération variable

 

Georges Plassat a renoncé à ses 3,9 millions d’euros d’indemnités de départ en quittant son poste de PDG de Carrefour, mais a ouvert la boîte de Pandore : quid aujourd’hui de la rémunération variable ? Pour le moment, ces primes versées aux dirigeants reposent sur des critères de performance reposant sur des mesures comptables et/ou boursières. Mais elles font débat, puisqu’elles peuvent de faire augmenter en fonction des cours de la bourse sans que le dit-dirigeant ne soit en rien responsable de cette évolution, et génèrent des écarts de salaire parfois difficiles à accepter pour les salariés.  

 

La RSE comme “création de valeur à long terme”

 

70 % des entreprises du CAC 40 intégraient des critères RSE dans la rémunération de leurs dirigeants en 2015, soit sept fois plus qu’en 2006, rappelle theconversation.com. Pourquoi avoir passé le cap ? Pour le site internet, ces critères RSE sont à la fois des “composants importants de la gestion des risques et une source potentielle de création de valeur à long terme”. Mais pas seulement. Ce changement de paradigme permet par ailleurs d’accompagner la mutation de l’entreprise moderne, en renvoyant à un “nouvel éclairage du concept de la performance” et en s’appuyant sur la transparence.  

 

Quels critères ?

 

Les critères les plus en vogue au sein des entreprises concernent “l’atténuation des risques liés à la santé et à la sécurité” (55 % des entreprises du CAC  40), puis au changement climatique (41 %), et enfin les questions d’ordre éthique. Si de nouvelles opportunités s’offrent aux entreprises, elles s’accompagnent de défis d’ordre structurel, comme le manque d’outils adaptés pour mesurer ou évaluer les indicateurs. La part que représentera l’impact de ces critères RSE sur la part variable du dirigeant sera également à déterminer. Pour autant, le mouvement est lancé et devrait entraîner dans le sillage un nombre croissant d’entreprises. “Adopter un comportement socialement responsable est en effet susceptible de rendre les entreprises financièrement plus performantes. Et ce point-là fait aujourd’hui consensus”, conclut theconversation.com.

 

Source : The Conversation France.

 

 

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