[MERCATO] Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire

[MERCATO] Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire
Le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy a présenté sa démission le 16 juillet 2019, mis à mal par des révélations médiatiques sur son utilisation de fonds publics. Son mandat n’aura duré que 10 mois.


 


 

Nouveau départ au ministère de la Transition écologique et solidaire. À peine 10 mois après sa nomination, François de Rugy a présenté sa démission. Il était acculé par diverses révélations de Médiapart et de plusieurs autres médias, sur son utilisation des fonds publics et de ses frais professionnels, en tant que ministre mais aussi à l’époque de son mandat parlementaire. Il venait par ailleurs de limoger sa directrice de cabinet, la préfète Nicole Klein, suite à des révélations sur un logement social à Paris qu’elle aurait conservé sans l’utiliser.

 

Le prédécesseur de François de Rugy, Nicolas Hulot, avait tenu 15 mois avant de claquer brutalement la porte du Gouvernement en août 2018. Il avait, à l’époque, dénoncé les conditions dans lesquelles il exerçait son mandat, pointant du doigt la force des lobbys dans la conduite de la politique environnementale. Depuis 2007, 11 ministres se sont ainsi succédés, sous des appellations variées, au portefeuille de l’écologie, devenu un véritable « siège éjectable » du Gouvernement. 


 

« Déclassement »

 

C’est la ministre des Transports, Elisabeth Borne, jusque-là placée sous l'autorité du ministre de la Transition écologique et solidaire, qui a été désignée pour remplacer François de Rugy. Elle gardera également son portefeuille des transports. Elle n’aura toutefois pas le rang de ministre d’État, a précisé l’Élysée.

 

La décision du Gouvernement a fait monter au créneau plusieurs associations écologistes. L’ONG Greenpeace s'est inquiétée du « déclassement » du ministère de la Transition écologique et solidaire, qui perd ses attributions de ministère d’État. « Même si cette charge était avant tout symbolique, c'est un signal préoccupant », a regretté Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France. Le portefeuille de l’écologie était un ministère d’État depuis la présidence de Nicolas Sarkozy (2007), à l’exception du mandat de Nathalie Kosciusko-Morizet, de fin 2010 jusqu’à l’élection de François Hollande. 

 

« Tant que le président et le premier ministre ne font pas de l'écologie une véritable priorité dans les arbitrages politiques, nous ne rattraperons pas notre retard face à l'enjeu climatique ou la perte de biodiversité », a alerté Jean-François Julliard dans un tweet. « Au-delà des révélations de Mediapart, voilà 10 mois de perdu pour l'écologie », a regretté Maxime Combes, porte-parole du réseau altermondialiste Attac en France. De son côté, l’association Agir pour l’environnement (APE) a dénoncé un « Président qui parle vert mais agit gris ». 


 

, , ,