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Par Carenews INFO - Publié le 1 avril 2015 - 17:32 - Mise à jour le 27 avril 2015 - 07:57
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Rencontre avec Marguerite, de retour de son service civique au Maroc

Marguerite Bannwarth, 24 ans, a réalisé un service civique de neuf mois au Maroc, avec le groupe Amicale marocaine des handicapés (AMH). Modalités, avantages, limites... elle revient pour nous sur son expérience et nous donne son avis quant à l'instauration d'un service civique obligatoire.

Rencontre avec Marguerite, de retour de son service civique au Maroc

À la fin de ses études en juin 2014, Marguerite Bannwarth a décidé de quitter la France pour réaliser un stage au Maroc. Le pays lui a tellement plu qu'à la fin de cette expérience, elle a décidé de rester de l'autre côté de la Méditerranée, mais pour un service civique cette fois-ci. Nous avons rencontré la jeune fille originiaire de région parisienne, à Casablanca, quelques jours avant son retour. 

Carenews : Pourquoi avoir choisi de faire un service civique ? 

Marguerite Bannwarth : L'idée du service civique me trottait dans la tête depuis le lycée déjà. J'avais pensé à un engagement à l'international assez tôt. Mon précédent stage s'étant déroulé à Casablanca, je voulais trouver un moyen de rester au Maroc, et d'enrichir mon parcours professionnel par une expérience en accord avec ma formation [management de projet et communication, entre autres, ndlr ].

Est-ce que cela a été difficile de trouver le poste ? L'asso le proposait ou c'est toi qui a " vendu " le concept ?

J'ai eu énormément de chance car l'annonce avait été postée quelques jours avant que je ne me mette à la recherche d'un service civique. Étant sur place, il a été assez facile pour moi de passer les entretiens avec le Groupe AMH et de  " remporter " le poste. Comment s'est passé ce service civique ? 

Mon service civique s'est très bien passé. J'ai eu la chance de travailler dans une association organisée avec des supérieurs attentionnés et ayant à cœur la montée en compétences de leurs collaborateurs. J'ai ainsi pu m'exercer à d'autres activités que celle pour laquelle j'avais été recrutée initialement, et ça a été très formateur. Qu'est-ce que cela t'a appris ? 

Ce service civique m'a permis de me rapprocher encore d'avantage de la culture marocaine que j'avais pu explorer lors de mon stage précédent à Casablanca. Je connaissais déjà le travail dans le milieu associatif, mais le Groupe AMH m'a appris à travailler dans au sein d'un groupement associatif d'entrepreneuriat social, plus indépendant et structuré qu'une simple association. Qu'est-ce que tu regrettes ? 

Peu de regrets pour ce service civique ! Ma charge de travail était importante mais me permettait néanmoins d'avoir suffisamment de temps pour visiter le Maroc, qui vaut vraiment le détour !

Crois-tu que le service civique va pouvoir être valorisé sur ton CV ? 

Certains employeurs ne connaissent pas le service civique, ou en ont vaguement entendu parler. Une fois le système expliqué, les retours sont assez positifs. Je pense pouvoir le valoriser comme un emploi, plus qu'un stage, ce qui est assez intéressant ! C'est à mon sens un bon sas de décompression entre les stages dans lesquels les élèves sont encore très infantilisés, et un vrai travail, qui, au sortir de l'école ou de l'université, peut être un peu inquiétant...

Que penses tu de l'idée de rendre le service civique obligatoire ? 

Dans mon cas, le service civique a été une expérience tout à fait positive, car la structure qui me recevait avoir mis à ma disposition différents éléments nécessaires au bon déroulement de ma mission (encadrement, poste de travail, accueil, etc.). L'immersion dans un pays étranger peut être intéressant si la personne est prête à ce changement qui peut être violent.

Le service civique peut avoir un intérêt professionnel pour des jeunes parfois pas toujours au clair avec leurs ambitions personnelles, mais sous réserve d'un bon accompagnement.

En ce qui concerne le service civique en France, je trouverai évidement intéressant que chaque jeune se recentre sur les problématiques sociales de l'endroit où il vit par exemple. Il faut simplement faire attention à ce que la structure recevant le bénévole ait les capacités de l'accueillir, et que le " jeune " soit réellement volontaire, bénévole, notion qui peut faire défaut dans le " service civique obligatoire ".

 

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