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Par Carenews INFO - Publié le 3 juin 2015 - 14:35 - Mise à jour le 23 février 2018 - 15:30
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Mécénat des entreprises : l'implication des PME et TPE

Des rencontres régionales du mécénat à Angers, la fondatrice de CarenewsGroup Sophie Barniaud retenait un sujet essentiel sur lequel rebondir : le mécénat des PME. Dans son article, elle rendait compte de l’opinion de François Debiesse, président exécutif de l’Admical, sur le sujet. Pour lui, le mécénat local des TPE et PME est « l’enjeu du mécénat de demain, l’enjeu d’un développement massif de l’engagement sociétal de toutes les entreprises. »

Mécénat des entreprises : l'implication des PME et TPE

En France, le mécénat d’entreprises (dons, mécénat en naturemécénat de compétences) est un phénomène récent qui mobilisent de plus en plus. Depuis 2003 et l’abrogation de la loi TEPA, les avantages fiscaux pour les entreprises mécènes rendent le système particulièrement avantageux et motivant. Mais le mécénat semble être entré littéralement dans la logique des entreprises car la prise de conscience de leur rôle au sein de la société fait passer la volonté de pouvoir travailler pour l’intérêt général avant les bénéfices fiscaux et d’image.

Il est indéniable que le mécénat offre une valorisation certaine de l’image de l’entreprise, il reste un élément puissant de communication. Mais le bénéfice est aussi percevable en interne. En effet, l’implication d’une entreprise dans du mécénat permet de répondre au besoin croissant de ses collaborateurs de s’investir, au-delà du travail, pour une bonne cause. Le sentiment de fierté des collaborateurs d’une entreprise est essentiel : il se sentent investis, peuvent participer aux actions de mécénat, voient leur entreprise comme le pilier de la société telle qu’elle doit être. La mobilisation des collaborateurs et des ressources de l'entreprise, les ETI (entreprises de taille intermédiaire) l'ont bien intégré dans leurs politques de mécénats, elles aussi peu connues. Il en est bien rendu compte dans un article de Sophie Barniaud pour le numéro de Mai de Juris Asso. 

Pour les entreprises, la défiscalisation du don, bien qu’avantageuse, incite plus qu’elle ne détermine réellement la démarche des entreprises de se lancer dans le mécénat. Certaines ne sont même pas au courant de ces mesures quand elles s’engagent auprès d’associations. La démarche des entreprises est donc le plus souvent sincère et désintéressée bien qu’il soit généralement convenu de contreparties allant à l’entreprise mécène en échange de son don. Le système de défiscalisation du don en France restreint cependant le mécénat des PME ou TPE. En effet le montant ne doit pas excéder 0,5% du chiffre d’affaires de l’entreprise ce qui peut être parfois très faible pour une petite ou moyenne entreprise. C’est une limite qui n’est souvent pas atteinte dans les grandes entreprises qui sont pourtant à l’origine de 56% du budget, tout en ne représentant que 2% des mécènes (chiffres de l’enquête sur le mécénat des entreprises en France réalisée par l’Amical et le CSA début 2014). Ces 0,5% limitent également le nombre de projets qui pourront être soutenus et le budget alloué par les grandes entreprises (de 10 à 50 projets soutenus par an pour des dons souvent supérieurs à 10 000 euros) et ceux qui le sont par les PME (deux projets par an avec des donc plafonnés entre 1000 et 5000 euros pour les entreprises les plus petites). Pour François Debiesse, président exécutif de l'Admical, un effort est à fournir pour permettre aux TPE et PME de s’investir plus si elles le souhaitent sans qu’elles se retrouvent lésées.

Les PME ont trouvé une solution qui se répand de plus en plus pour leur permettre de soutenir des projets à plus grande échelle: les clubs de mécènes. Des chefs de PME, de TPE se rassemblent pour mettre en commun leurs moyens et soutenir ensemble des projets plus importants, souvent au niveau local. L’un des plus « célèbres » de ces clubs est Mécène et Loire, un exemple du genre.

Le mécénat des PME est un mécénat essentiel car il a une forte tendance à vouloir s’engager au niveau régional et qu’il est un atout pour le développement des actions locales. Il est donc effectivement intéressant de se questionner sur une façon de les aider à pouvoir s’investir davantage en révisant le système pour l’adapter à leur niveau et pour leur permettre d’apporter leur pierre à l’édifice autant qu’elles le souhaitent sans prendre de risques trop périlleux.

 

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