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Pétition contre l’accaparement des terres dans l’État d’Odisha, Inde.

Pétition contre l’accaparement des terres dans l’État d’Odisha, Inde.
Depuis plus de sept ans, les populations villageoises de l’État d’Odisha repoussent les tentatives de la compagnie coréenne POSCO qui, avec le soutien du gouvernement local, convoite leurs terres vivrières pour l’installation d’une exploitation minière et d’un port commercial sur la côte.


Retrouver la pétition sur Avaaz :
http://www.avaaz.org/fr/petition/Mettons_fin_au_projet_daccaparement_des_terres_de_la_societe_POSCO_en_Odisha_Inde/?cRguBeb

Plus d'informations sur notre site :
http://www.solidarite.asso.fr/Petition-contre-l-accaparement-des

L’escalade de la violence début février 2013.

Début 2013,la répression s’est intensifiée envers les habitants, les forces de police arrachant et brûlant les champs, occupant la périphérie des villages depuis maintenant plus de deux mois, harcelant et maltraitants les villageois qui manifestent. Trois militants ont trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe, dont l’origine reste inconnue. Les habitants réunis en comité, le PPSS, continuent leurs manifestations hebdomadaires, menées principalement par les femmes.


Un projet à l’encontre de toutes valeurs démocratiques.

Ce cas d’accaparement se fait contre toute logique démocratique, l’État d’Odisha soutenant un projet dont l’utilité économique est controversée au sein même du gouvernement. Une convention d’un jour à l’appel des militants du PPSS, a réuni des membres de différents partis, même du parti du congrès. Ce projet aurait des conséquences écologiques également désastreuses, notamment sur la faune marine, les réserves souterraines d’eau ou encore les forêts, vouées à la destruction. Un premier rapport en 2012, non publié, s’était intéressé au potentiel destructif du projet. Un nouveau rapport, dirigé par le Roy Paul Committe, et validé par le ministère de l’environnement et des forêts, va dans le même sens, et critique le peu d’études préalables à la validation du projet. En mars 2012, le National Green Tribunal avait émis un avis négatif concernant la construction du port, en vertu notamment du droit des populations forestières ; cependant le gouvernement d’Odisha ne semble pas s’en préocuper.

Ce processus d’accaparement, bien qu’autorisé par les lois héritées de l’empire coloniale, va à l’encontre du plus récent Forest Rights Act qui garantit des droits aux communautés autochtones et forestières, et légitime de facto leur résistance. d’autre part,, le Protocole d’accord (MoU), passé entre la société sud-coréenne POSCO et le gouvernement d’Odisha en 2005, est caduc depuis juin 2010 ; la construction est donc illégale au regard des lois indiennes.

Enfin, il peut être intéressant de rappeler que l’intérêt économique d’un tel projet est plus que limité. En effet, il existe déjà un port à proximité de la zone de construction, à Paradeep, qui n’est pas utilisé au maximum de ses capacités. Un nouveau port n’aurait aucun impact économique positif, d’autant plus que les emplois locaux, comme la pêche, la culture du riz et surtout de la noix de bétel, seraient voués à disparaitre.


Des délais courts.

En avril, les habitants des différents villages craignent une intensification des violences, suite à la clôture de la session parlementaire de l’État d’Odisha, le 6 avril. La réquisition par la société POSCO et le gouvernement de l’État d’Odisha s’accélère, et rentre dans sa phase finale, aussi les mois à venir seront décisifs!

A l’heure actuelle, les habitants défendent la moitié seulement de leurs terres, l’autre partie ayant été réquisitionnée au cours des cinq dernières années, et les cultures brulées, comme en février dernier. Cette politique vise à détruire le moral et l’activité économique des habitants, les privant ainsi de leurs dernières ressources.

C’est pourquoi, nous appelons le gouvernement de l’État d’Odisha, représenté par M. Naveen Patnaik, « Chief Minister » à écouter les revendications des communautés agressées, à savoir :

* Le retrait immédiat des forces de police de la région.
* La cessation de l’acquisition par la force des terres des villageois par l’Etat local.
* Le respect de la Loi sur le droit des populations dépendantes des forêts ou Forest Rights Act.
* Le respect des droits fondamentaux des communautés affectées sans crainte d’arrestations et de fausses accusations.


Mobilisons-nous!

L’exemple de la Jan Satyagraha en Inde montre bien l’intérêt de la solidarité internationale dans les luttes nationales.

Ce geste est d’abord un soutien moral que nous envoyons à ceux qui résistent à l’accaparement de leurs terres, mais cela peut être aussi un moyen de pression sur le gouvernement local, et sur l’entreprise POSCO. Tout dépend du nombre que nous serons à signer!

Nous espérons que cette pétition pourra circuler et gagner de l’ampleur. Cela ne peut se faire sans votre soutien! Vous pouvez nous aider par des gestes simples :

* signer la pétition ;
* la diffuser sur vos réseaux sociaux ;
* en parler autour de vous, et la diffuser auprès des associations que vous connaissez.
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