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Par Carenews PRO - Publié le 9 septembre 2013 - 18:37 - Mise à jour le 11 février 2015 - 13:19
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Le Crédit Coop’, un modèle pour l’Economie Sociale et Solidaire

Le terme « Economie Sociale et Solidaire » a, en France, une résonnance résolument moderne. Remis au goût du jour comme un outil politique de sortie de crise solidaire, l’ESS a pourtant une histoire bien plus ancienne, celle des pionniers de cette notion qui, comme le Crédit Coopératif, ont permis d’instituer le partage équitable comme un moteur de développement pour les pays du sud.

Le Crédit Coop’, un modèle pour l’Economie Sociale et Solidaire

C’est en 1982 que Michel Rocard créée une délégation interministérielle à l’économie sociale. Le terme est repris tout au long des années 80 et 90, avec de nouvelles notions telles que l’épargne solidaire, le commerce équitable, flirtant avec le démarrage d’Internet et les premiers sites de commerce en ligne, et, en 2000, la création d’un secrétariat d’Etat à l’économie solidaire.

En 2012, la création d’un ministre délégué à l’ESS institutionnalise le terme.

On peut dire aujourd’hui que l'économie sociale et solidaire regroupe un ensemble de coopératives, mutuelles, associations, syndicats et fondations, fonctionnant sur des principes d'égalité des personnes (1 personne 1 voix), de solidarité entre membres et d'indépendance économique.

Ca, c’est pour la définition. Et dans les faits, tous ces acteurs qui partagent les mêmes valeurs éthiques, qui travaillent pour une meilleure solidarité nord-sud dans le cadre d’un cercle vertueux où chacun aiderait au développement de l’autre ont besoin d’une structure économique pour financer leurs idéaux tout en gardant les pieds sur terre.

« Si un homme a faim, ne lui donne pas de poisson, apprends-lui à pêcher. » Telle pourrait être la devise du Crédit Coopératif.

Se présentant comme la première banque de l’ESS, le Crédit Coopératif (dites Crédit Coop’) s’inscrit dans ce mouvement. Quand on parle du Crédit Coop’, on pense à la banque des associations, des ONG, des collectivités territoriales, des mutuelles – Et bien-sûr des entrepreneurs sociaux.

Adossée au groupe Banque populaire, cette banque de taille moyenne évolue tout de même sur un marché de plusieurs milliards avec une multiplication des associations et entreprises engagées dans des démarches sociétales en cette période de sortie de crise et de virage solidaire.

Mais ce qu’on oublie souvent, ce sont les actions du groupe à l’étranger – Une longue histoire. En 1983 la banque créée un fonds de partage pour l’Afrique. L’épargnant est invité à donner une partie de son épargne au profit de la lutte contre la faim et d’initiatives de développement. Ce fonds a généré plus de 23 millions d’Euros. Parmi les perspectives ouvertes par ce fonds, de nombreuses entreprises ont été créées en Afrique, afin d’accompagner le redressement des populations, de l’humanitaire au développement.

Dans les années 80, le Crédit Coop’ s’implique également au Mali, dans la création d’un réseau de caisses d’épargne. Dans le cadre de ce projet, outre l’aspect du financement pur, c’est l’aspect de la formation qui a fait des émules : aujourd’hui, dans les rues de Bamako, des pancartes de publicité pour des établissements bancaires clamant haut et fort : « On ne prête pas aux riches » fleurissent, héritage de ce savoir-faire transmis par la banque il y a plus de deux décennies.

Plus récemment, une partie des taux de change est prélevée par la banque pour financer des actions environnementales de lutte contre le changement climatique dans l’Himalaya indien.

Le Crédit Coop’, grâce à ses produits financiers innovants, a permis de faciliter cette solidarité, d’en faire quasiment un réflexe, et surtout de permettre de donner en confiance.

A l’heure du désengagement étatique dans le financement des ONG émerge de nouvelles mentalités visant à se détacher de l’aide inconditionnelle à sens unique, pour aller vers plus de développement et d’autonomisation. Un nouveau modèle se met en place pour les ONG qui doivent désormais, elles aussi, être en mesure de générer des revenus pour financer leurs actions. Jamais la notion d’ESS n’a semblé aussi fondamentale dans les rapports entre pays aidant et pays aidés.

Aider ne suffit plus, il faut assister, accompagner, protéger, conseiller. Si chaque homme doit avoir un mentor et un protégé, il en va de même pour les entreprises de l’ESS.

Lorsqu’il parlait de « l’Economie Sociale Sans rivages », Jacques Moreau, écrivain, humaniste et ancien président du Crédit Coopératif ne croyait pas si bien dire.

Les révolutions du Printemps Arabe ont montré la volonté des peuples de casser ce dialogue à sens unique pour créer une nouvelle relation basée sur l’échange, sur la transmission de savoir, un échange de bons procédés bénéfique pour les deux mondes, celui du nord et celui du sud.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que ces pays du sud constituent un excellent débouché pour les produits manufacturés dans les pays du nord – La Chine investit en Afrique pour plusieurs raisons, l’exploitation des ressources en est une, la création de nouveaux marchés en est une autre. Mais elle le fait selon ses propres règles et sa propre éthique. Selon certains, cela ne devrait pas durer dans le temps.

« Après la colonisation, nous avons eu les investisseurs français, les Libanais, ensuite les Chinois, nous explique un professeur d’université à Dakar, au Sénégal. Ils ont accéléré le développement des pays en ne se préoccupant pas de faire quelque-chose de durable. Mais cela ne va pas durer. Un jour l’Afrique se tournera vers des investisseurs qui répondent à un code d’éthique, qui se préoccupent du bien-être des populations, qui construisent en accord avec les règles sociales et environnementales que, peu à peu, tous les pays d’Afrique de l’Ouest vont devoir appliquer. »

C’est à ce moment-là que le Crédit Coopératif, comme il l’a toujours fait, se posera en tiers de confiance entre investisseurs responsables et bénéficiaires soucieux de l’avenir.

Si l’argent n’a pas d’odeur, il peut (et doit!) avoir un sens.  

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