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Par Carenews PRO - Publié le 3 novembre 2016 - 13:44 - Mise à jour le 14 novembre 2016 - 10:43
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[ENTRETIEN] Elisabeth Coquet-Reinier, co-présidente de la Fondation Onet

​Chez Onet on est très sensibilisé au mal logement. Raison pour laquelle la direction du groupe a choisi de concentrer les actions de la Fondation Onet sur ce thème. Et de créer une Journée Solidarité et Logement, temps fort annuel qui rassemble 400 collaborateurs consacrant une journée entière à une action de solidarité.

[ENTRETIEN] Elisabeth Coquet-Reinier, co-présidente de la Fondation Onet

Comment vous est venue l’idée de créer une fondation ?

Les dirigeants et actionnaires d’Onet avaient depuis quelques années l’envie de créer une fondation autour de l’humain et des valeurs du Groupe. Spécialisé dans les services aux entreprises, en particulier dans les domaines de la propreté et de l’assainissement, celui-ci emploie parmi ses effectifs des personnes peu qualifiées, elles-mêmes parfois en difficulté. Ceci nous a d’abord amenés dans le cadre du mécénat, à agir au niveau de l’aide au logement ou de l’illettrisme par exemple.

Etant déjà engagés dans les trois piliers -économique, social, environnemental- de la RSE nous avions l’idée de nous engager davantage dans la société. Et surtout de créer une structure capable de fédérer les actions de solidarité du Groupe en impliquant les collaborateurs.

La Fondation Onet a finalement vu le jour en 2010 et Anne-Sophie Crespin, déjà très impliquée dans notre politique RSE, a bien voulu relever le challenge en devenant directrice déléguée de la Fondation. Aujourd’hui, la Journée Solidarité et Logement, notre temps fort annuel, rassemble 400 collaborateurs, qui consacrent une journée complète (dont la moitié prise sur leurs congés) à une association de solidarité.

 

Quels sont les axes prioritaires de la fondation Onet ?

Au niveau du Groupe, un comité Fondation composé de collaborateurs et anciens collaborateurs propose des actions essentiellement concentrées sur le mal logement. Un choix dicté par la forte sensibilisation de nos collaborateurs à ce sujet. Aujourd’hui nous aidons les associations qui aident les gens à se loger, même si nous aimerions pouvoir faire encore plus.

Nous avons actuellement sept projets portés par des collaborateurs avec des associations régionales. D’année en année, nous ne travaillons pas toujours avec les mêmes associations, même si nous avons un membre de la Fondation Abbé Pierre à notre conseil d’administration et si nous travaillons régulièrement avec les Restos du Cœur.

Notre objectif est toujours la création de lien entre nos agences régionales et les associations locales. L’idée est de s’intéresser aux petites structures que l’on peut aider au plus près.

Cette année nous avons d’ailleurs réussi à entrainer des écoles, un hôpital et même la Légion étrangère qui se sont associées à nos projets. A Marseille parmi les 90 personnes engagées à nos côtés se trouvaient des jeunes d’un collège et d’une école de commerce.

Nous voulons mettre en relation tous ceux qui constituent la société pour lutter contre le sans- abrisme et le mal logement. Ce n’est pas simple mais petit à petit, on progresse.

Enfin, nous avons créé un fonds de dotation qui peut recevoir des fonds de personnes autres que l’entreprise ou ses salariés. Cela nous a permis de financer la création du projet O’lien, un camion mobile pour que les plus démunis puissent accéder à une douche, dans le respect de l’hygiène et de la sécurité. Nous allons offrir le camion à la ville de Marseille et c’est le Samu Social qui le prendra en charge.

 

Voyez-vous des changements dans l’approche mécénat des entreprises ?

Oui je perçois une évolution dans l’approche du mécénat d’autant plus que je côtoie beaucoup de chefs d’entreprise. Historiquement le mécénat était concentré sur la culture mais il y a un engagement fort des chefs d’entreprise pour modifier les choses. Il y a une prise de conscience forte des besoins, par exemple dans le domaine médical, certainement en lien avec la crise.

Nous constatons aussi de plus en plus de misère sociale, d’autant que les subventions aux associations baissent et que beaucoup sont aussi en situation très instable.

Enfin, je pense que les fondations d’entreprises s’envisagent de plus en plus comme des plateformes, qui font le lien entre les différentes parties prenantes (collaborateurs, élus, entreprises, etc.) mobilisées autour d’un projet commun et qui permettent de faire émerger des solutions.

 

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