[À LA TÉLÉ] À but non lucratif parle de la Fondation RAJA-Marcovici

[À LA TÉLÉ] À but non lucratif parle de la Fondation RAJA-Marcovici
Comme chaque semaine, Didier Meillerand présente l’émission À but non lucratif sur BFMBusiness. Cette semaine (diffusion le 29 janvier 2017), il parle des actions de mécénat de la Fondation RAJA – Danièle Marcovici. Avec lui, Danièle Kapel-Marcovici, présidente directrice générale du groupe RAJA et présidente de la Fondation RAJA-Marcovici, Daniel Cohen, membre du comité exécutif de la Fondation et directeur général délégué du groupe RAJA, Clotilde Bato, directrice de l’association SOL, Françoise Brié, directrice de l’association l’Escale. Sophie Barniaud, qui présentera les actualités du mécénat et des associations de la semaine.


Le droit de la femme, avant tout une valeur de l’entreprise RAJA

Le groupe RAJA créé dans les années 50 par la mère de Danièle Kapel-Marcovici et aujourd’hui le leader européen de l’emballage avec plus de 21 entreprises dans 18 pays et 500 millions d’euros de chiffres d’affaires. Il y a 10 ans, Danièle Kapel-Marcovici, directrice du groupe depuis les années 80, fonde la Fondation RAJA-Marcovici qui soutient l’émancipation et le droit de la femme. Un projet qui lui tenait à cœur, notamment pour son engagement auprès de la femme depuis son plus jeune âge et comme valeur de l’entreprise, sa mère en étant la fondatrice.

 « Une entreprise n’a pas seulement un rôle économique à jouer, mais également un rôle sociétal et éthique et nous avons choisi de soutenir les femmes. »  Danièle Kapel-Marcovici

Depuis toujours le groupe RAJA veille à l'égalité des salaires, aux égales chances d’évoluer et l'égalité au sein de l’entreprise pour les hommes et les femmes, et ce, avant même les débats et les lois à ce sujet.

 

Des projets en raccord avec les collaborateurs et les associations

Daniel Cohen, investi à part entière dans les projets de la fondation, se bat aux côtés de ses collaborateurs pour le droit de la femme. Il initie le projet « RAJA people » pour engager tous les collaborateurs de la société dans cette dynamique comme véritable valeur de l’entreprise.

En 10 ans, près de 10 millions d’euros ont été consacrés à cette cause à travers plus de 350 projets et différentes associations. La fondation a décidé de travailler uniquement avec les associations et ne traite donc avec aucun particulier. Elle défend l’éducation, l’insertion et le droit de la femme ainsi que la lutte contre les violences. La fondation a mis en place différents projets comme les RAJA women’s Awards, l’opération podomètre ou travaille aux côtés d’associations comme SOL ou l’Escale.

 

Le travail en faveur de la femme des associations

L’association SOL tend à « satisfaire les besoins essentiels des petits paysans et paysannes et de revaloriser leur rôle dans la société, l’agriculture comme voie d’accès à l’autonomie sur le long terme », comme l’a décrit Clotilde Bato. L’association travaille en Afrique et en Inde et tout récemment en France. Elle bénéficie de 400 000 euros de budget en 2015 dont 84 000 provenant de la Fondation RAJA. « C’est énorme, la fondation a également fait participer ses collaborateurs en vendant des foulards et autres pour notre association. On a pu récolter 500 euros, ce qui ne semble pas énorme, mais en Inde, cela permet par exemple de construire deux jardins écologiques dans deux écoles pour former les petites filles à l’agriculture », précise Clotilde Bato.

L’association l’Escale lutte contre les violences faites aux femmes. Encore aujourd’hui, peu importe le niveau social et l’origine, les femmes sont trop nombreuses à être victimes de violences. En France, près d’une femme sur dix est battue et une femme meurt tous les trois jours sous le coup de violence. L’association était au départ une association de quartier créée par des femmes engagées pour le droit à l’avortement et l’accès à la contraception. Elles ont décidé de s’engager contre les violences et travaillent aujourd’hui aux côtés de la Fondation RAJA qui les finance à hauteur de 12 000 euros par an depuis de nombreuses années (sur un budget total de 1,5 million d’euros).

 

 

 

L’actualité du mécénat avec Sophie Barniaud

Cocoricauses est la première plateforme de crowdfunding 100% dédiée à la ruralité. Elle fonctionne avec un principe simple, pour chaque euro versé, la plateforme fait don de 1 euro. Fonctionnant avec des mécènes comme AXA qui a par exemple fait don de 200 000 euros, elle finance de nombreux petits projets (d’environ 3 500 euros) comme la restauration d’un bâtiment ou l’aide aux personnes isolées.

 

Mon don a du sens, c’est la nouvelle plateforme de don qui permet de savoir précisément comment sera utilisé l’argent versé. Le Secours Catholique, initiateur de ce projet espère pouvoir récolter plus de dons grâce à cette innovation motivante qui permet aux donateurs de participer aux projets mis en place et de les voir évoluer.

 

Le Service Civique fête ses 7 ans et lance une grande campagne pour remercier les volontaires (200 000 en 7 ans). La campagne média sera présente sur les réseaux sociaux avec le #merciauxvolontaires et sera accompagnée d’affiches ainsi que d’un court-métrage. Retrouvez toutes les informations ici.

 

Le don de tickets restaurants est peu connu, mais toujours aussi important. À partir du 1er février, les titres restaurants de l’année précédente ne sont plus valables. Mais ils ne sont pas perdus pour autant puisqu’ils peuvent être donnés à Action contre la Faim. Pour cela, envoyez vos tickets à ACF opération je déj je donne autorisation n° 93244 77009 Melun Cedex. Depuis 2005, près de 380 000 tickets ont déjà été récoltés soit 2,6 millions d’euros et 180 000 enfants sauvés de la faim.

 

Les Entreprises pour la Cité s’intéressent à l’égalité hommes/femmes en entreprise

Inès Dauvergne s’est penchée sur l’égalité hommes/femmes en entreprises et la manière dont elle est perçue.

Les entreprises doivent être actrices et s’engager, mais également faire savoir qu’elles s’engagent. Cela permet d’en faire un sujet en interne. Une étude réalisée sur 1 900 managers dans 9 entreprises révèle que le sujet de la parité ne va pas forcément de soi en entreprise.

Les hommes n’ont pas la même perception du sujet que les femmes, surement parce qu’ils sont moins concernés. Deux tiers des femmes dans l’entreprise estiment qu’il n’y a pas d’équité, que les promotions internes favorisent les hommes et qu’il est plus dur de devenir cadre dirigeant lorsque l’on est une femme. Elles font également remonter qu’à compétences égales elles sont souvent moins payées. Chose que les hommes ne remarquent pas forcément : pour eux, le fait de voir moins de femmes à de hauts postes est lié aux contraintes familiales et au fait que les femmes seraient moins attirées par le pouvoir.

Encore aujourd’hui il est difficile pour une femme de prendre sa place dans une entreprise historiquement faite par des hommes et pour des hommes.

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