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Par Tournesol, Artistes à l'Hôpital - Publié le 9 décembre 2013 - 13:43 - Mise à jour le 11 février 2015 - 13:23
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Les artistes de Tournesol: Entretien avec Thomas Cousseau

15 ans maintenant que Thomas Cousseau est engagé auprès de Tournesol, Artistes à l’hôpital et qu’il parcourt avec nous les services pour lire des contes aux patients. Car cet ancien élève du Cours Florent et du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, rendu célèbre pour son interprétation de Lancelot dans la série Kaamelott, s’épanouit avant tout dans la relation qu’il crée avec son public. Comédien discret, il témoigne aujourd’hui sur son parcours à Tournesol, Artistes à l’hôpital.

Les artistes de Tournesol: Entretien avec Thomas Cousseau

Retrouvez ici l'intégralité de l'entretien !

 

Comment en êtes-vous arrivé à travailler avec l’association Tournesol, Artistes à l’hôpital ?

Tout a commencé en 1994. J’étais alors en résidence à Belfort avec deux autres comédiens. Nous avons monté un spectacle, que nous avons joué dans un service de gériatrie. J’étais terrorisé, pétrifié ; c’était très impressionnant. (…) Quelques temps après, en 1997, j’ai rencontré Jean-Marc Zvellenreuther [guitariste, partenaire de Tournesol, Artistes à l’hôpital]. Je lui ai parlé de mes recherches et il m’a dit « tu sais je travaille avec une association, Tournesol ; appelle-les de ma part ». (…)

 

Pourquoi les contes plutôt que le théâtre, puisque votre première action à l’hôpital était une pièce ?

Je trouvais qu’une pièce de théâtre se prêtait mal au contexte. (…) L’hôpital est un lieu où il faut savoir s’adapter très vite. Une pièce de théâtre est un cadre trop lourd. Dans ma pratique je dois être très souple. J’ai aussi choisi cet exercice car je m’y jugeais mauvais (…) C’était donc une forme de défi pour moi.

 

Vous disiez que votre première expérience vous avait « terrorisé ». Comment avez-vous appréhendé ce genre de public ?

Petit à petit tu commences à te détendre. Ça fait énormément de bien à l’égo, énormément ! Ca débarrasse de tout un tas de préoccupations : « est-ce que je suis bien ? », « est-ce que ce passage était bien ? », etc. Il faut accepter que sa présence soit secondaire. Il peut se passer quelque chose de formidable, mais parfois ce n’est pas le cas. Ça peut être de ta faute – il y a des fois où je suis mauvais, où je me trompe, où je choisis une histoire qui ne plaît pas…–, mais pas forcément. La personne n’est pas là pour ça, elle est d’abord là pour se soigner. (…)

 

Aujourd’hui quelle place occupe votre engagement à Tournesol au sein de votre vie professionnelle et personnelle ?

Ca occupe la place la plus passionnante. J’y retrouve ce pour quoi j’ai voulu devenir comédien. (…) Je n’ai jamais eu l’impression de « faire une bonne action ». Ce qui se passe à l’hôpital, c’est un échange. J’arrive avec ma conviction qu’il faut garder l’esprit actif dans un contexte de soin, mais ce que me donnent les patients en retour, c’est incroyable. Je pense vraiment qu’ils m’ont bien plus donné que je ne leur ai donné. (…)

 

Est-ce que vous avez le sentiment que ces actions à l’hôpital vous ont permis de vous améliorer en tant que comédien ?

Je ne sais pas si ça a amélioré mon jeu, mais en tout cas ça a changé ma relation au métier. (...) Ce que j’aime également dans ces actions à l’hôpital, c’est le lien noué avec le public. Quand on joue sur scène on est très peu en contact avec le public. Alors qu’à l’hôpital, on s’expose beaucoup plus, on est face aux gens, on entre dans leur vie et on voit en direct leurs réactions. C’est une vraie rencontre.

 

Retrouvez ici l'intégralité de l'entretien !

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