Bilan de la finance solidaire en 2016

Bilan de la finance solidaire en 2016
L’association Finansol et le journal La Croix dévoilent ce lundi 22 mai le Baromètre de la finance solidaire en 2016. Dans un contexte économique où les ménages cherchent à donner davantage de sens à l’argent qu’ils épargnent, ces circuits financiers dits « solidaires » permettent de soutenir des projets, des associations, des entreprises ayant une forte utilité sociale et environnementale.


L’épargne solidaire : mode d’emploi 

Lorsqu’en 1995, l’association Finansol est créée, l’objectif est assumé : « promouvoir la solidarité dans l’épargne et la finance ». Depuis une vingtaine d’années, le modèle s’est développé, favorisant des placements plus éthiques. Chaque particulier peut désormais à travers sa banque, son assureur ou encore son entreprise, faire fructifier son argent tout en participant à résoudre des problématiques d’intérêt général : lutte contre le chômage, lutte contre le mal-logement, développement de l’agriculture biologique… En parallèle, afin d’orienter les épargnants, le label Finansol est depuis 1997 un gage de fiabilité. Il répond aux inquiétudes relatives à la bonne utilisation des fonds investis. Il garantit l’investissement de ces derniers dans des activités ayant de véritables retombées sociales positives. De même, il s’engage pour permettre une parfaite transparence de l’information entre les souscripteurs et leurs intermédiaires au sein des structures financières.

 

1,3 milliards d’euros en 2016

Le 15e baromètre de la finance solidaire fait état d’un bilan satisfaisant du secteur. Si le montant placé est en léger recul par rapport à l’an dernier, ce dernier n’en demeure pas moins conséquent. Les Français ont épargné 1,3 milliards d’euros, pour un encours total de 9,76 milliards d’euros au 31 décembre 2016. Grâce à ces nouveaux types de réseaux financiers, les associations ont pu recevoir près de 5 millions d’euros de dons, et les quelques 280 millions d’euros restants ont nourri de multiples projets, permettant à terme la création de 49 000 emplois, l’approvisionnement de 20 000 foyers en électricité renouvelable ou encore le relogement de 5 500 personnes. 

 

Finance solidaire et création d’entreprise

Alors que la lutte contre le chômage semble être l’objet principal des politiques publiques menées depuis plusieurs années, la solution se loge peut-être au sein des circuits courts. Derrière les chiffres, ce sont aussi des visages que l’étude Finansol met en valeur. Ainsi, trois trentenaires, passés de bénéficiaires du revenu de solidarité active à chefs d’entreprises, incarnent de nouvelles dynamiques. Fondateurs de la brasserie Les Pirates du Clain (Vienne), ces derniers ont bénéficié de prêt à taux zéro auprès de France Active et du soutien d’épargnants solidaires à travers une plateforme collaborative. Autant d’alternatives prêtent à se diffuser et à profiter de l’essor de l’épargne citoyenne responsable. 

 

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