[LU] Le mécénat à la française, une pratique à faire perdurer

[LU] Le mécénat à la française, une pratique à faire perdurer
Ancré dans la tradition française, le mécénat permet de fédérer les entreprises, les collectivités et les associations en faveur de l’intérêt général. François Debiesse s’exprime sur le sujet, dans une tribune publiée le 4 juillet par La Tribune.


 

 

 

 

Le mécénat, une pratique entrée dans les mœurs des entreprises françaises

 

Issue d’une longue tradition humaniste, matérialisée dès le XVe siècle par la fondation des Hospices de Beaune, la France a vu le mécénat devenir un levier incontournable de la générosité de ses entreprises et de ses entrepreneurs. Comme le précise François Debiesse, président exécutif d’Admical, alors que « 3,5 milliards d’euros [sont aujourd’hui] dédiés au financement d’actions d’intérêt général par les entreprises », on note « 73 % de chefs d’entreprise engagés à titre personnel [et] 14 % d’entreprises mécènes ». Grâce au mécénat, on observe l’instauration d’un « dialogue constructif entre des acteurs aux finalités éloignées », à l’origine de dynamiques inédites, réunissant les donateurs, les collectivités et les associations.

 

La nécessité de faire évoluer le mécénat français pour le faire rayonner

 

Malgré son ancrage dans les traditions, la philanthropie à la française nécessite d’être constamment repensée, face à l’évolution des enjeux de société. Selon François Debiesse, différentes mesures s’avèrent aujourd’hui primordiales pour renforcer et faire rayonner le mécénat français à travers le monde, comme la mise en œuvre d’une politique interministérielle et coordonnée sur le mécénat, de dispositifs permettant d’encourager le mécénat de compétences dans les petites entreprises, ou encore d’actions de soutien en faveur du développement des fondations territoriales. En somme, « les pouvoirs publics, ainsi que l’ensemble des acteurs de la société civile [...] doivent se mobiliser : l’intérêt général est un intérêt partagé dont chacun doit être acteur », conclut François Debiesse.

 

Source : La Tribune

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