[LU] Contre l'inscription de l'environnement dans l'objet social des entreprises
Emmanuel Macron et Nicolas Hulot souhaitent inscrire la prise en compte des conséquences environnementales dans l’objet social des entreprises. Une mauvaise idée selon Hervé Guyader, qui dénonce l’interventionnisme du chef de l’État.
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Halte à la moralisation de la vie économique
Pour Hervé Guyaner, président du Comité français pour le droit du commerce international, injecter de l’écologie dans l’objet social des entreprises s’apparente plus à une obligation décidée par la morale que par des prescriptions techniques. Cette disposition pourrait notamment conduire l’entreprise à vérifier l’impact écologique de chacune de ses décisions, un objectif difficilement tenable au regard de l’impact environnemental de chacune des actions humaines. L’innovation aurait également à pâtir de cette nouvelle disposition écologique dans l’objet social. Cet interventionnisme de l’État surprend chez un président libéral comme Macron.
Vers la naissance d’un état d’urgence écologique ?
Positionner la France comme l’un des leaders mondiaux de la lutte en faveur de l’écologie, voici une des luttes que semble mener le chef de l’État, comme en témoigne la COP 21 et le One planet summit, au bilan quelque peu mitigé. Hervé Guyaner dénonce une dérive totalitariste de l’État, qui tente de faire passer les préoccupations écologiques au-dessus du processus parlementaire et démocratique et d’imposer une vision morale de la lutte pour le climat. Il voit « se profiler un état d’urgence écologique qui conduirait notre pays sur une voie dangereuse pour les libertés ».
Source : Les Echos