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Par Carenews PRO - Publié le 5 mai 2014 - 08:55 - Mise à jour le 11 février 2015 - 13:31
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Journée mondiale de la sage-femme et solidarité avec l'Afrique

En grève depuis 6 mois, les sages-femmes revendiquent plus de reconnaissance et notamment le statut de praticien hospitalier. En grève mais toujours actives, elles sont aussi solidaires.

Journée mondiale de la sage-femme et solidarité avec l'Afrique

20 000 euros de dons récoltés en un mois. C’est l’exploit des sages-femmes françaises en 2013 pour participer au financement de la campagne de l’AMREF Stand Up for african mothers. L’objectif? former 15 000 sages-femmes en Afrique subsaharienne d’ici 2015.

En 2012, l’AMREF est venue présenter son projet d’éducation des sages-femmes en Afrique auprès du Conseil national de l’ordre des sages-femmes. Alarmée et motivée, Marie-Josée Keller, présidente du Conseil, s’est empressée de mobiliser l’ensemble de la profession. En un mois, 20 000 euros ont été récoltés. Les sages-femmes françaises ont mis en place leur propre campagne de collecte, qui sert maintenant d’exemple à leurs homologues européennes.

Le but de ce programme est de diminuer la mortalité maternelle en Afrique en augmentant le nombre de professionnelles capables d’aider les femmes enceintes. 

Au Sud Soudan par exemple, il n’y a qu’une centaine de sages-femmes pour 8 millions d’habitants et donc, 90% des femmes accouchent seules. Alors, sur 100 000 accouchements, 1500 s’actent par un décès, contre 8 en France.

Au problème des décès s’ajoute celui des séquelles d’accouchement, comme les déchirures. Ces femmes abîmées, inaptes à la reproduction et même à toute relation sexuelle, se retrouvent souvent bannies de la société. 

Autre effet collatéral: 1.5 million d’enfants africains deviennent orphelins chaque année après avoir perdu leur maman qui essayait de donner vie à un autre enfant. Selon le Docteur John Nduba, Directeur en santé maternelle à l’AMREF, ces nouveau-nés orphelins ont dix fois plus de risque de mourir dans les deux premières années de leur vie.

Si 4000 personnes ont déjà été formées, l’AMREF s’est donnée jusqu’en 2015 pour atteindre les 15 000. Dans certains pays comme l’Ethiopie, il existe déjà des sages-femmes dites communautaires. Ces femmes, qui n’ont jamais suivi de cours et ont appris sur le tas, peuvent maintenant, elles aussi, être formées. L’association finance ce programme mais laisse les professionnelles locales dispenser ces cours, adaptés aux moyens matériels disponibles.

Cette formation assure évidemment l’employabilité. Ensuite, ces femmes exercent dans des centres mais se rendent aussi en milieu rural pour faire de la sensibilisation et donner des conseils aux femmes dont la plupart devront malgré tout accoucher seules. Par effet papillon, selon l’AMREF, une sage-femme formée c’est 500 mamans aidées chaque année et des milliers de femmes éduquées à leurs droits et au planning familial.

L’AMREF porte la candidature d’Esther Madudu au prix nobel de la paix 2015. Le portrait de cette sage-femme ougandaise est disponible sur le site de l’association: http://www.amref.fr/nos-publications/nos-actus/esther-sage-femme

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