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Par Fondation Bouygues Telecom - Publié le 17 novembre 2020 - 09:52 - Mise à jour le 17 novembre 2020 - 10:01
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Maintenir l’accueil des personnes en grande précarité

L’aide aux démunis revêt en ce début d’hiver 2020 une importance toute particulière. Car la crise sanitaire a exacerbé la précarité et mis à mal le tissu associatif. Depuis trente ans, la Halte Accueil de Brest ouvre ses portes le week-end et les jours fériés à tous les publics fragiles, afin de vivre un moment de repos et de convivialité. Depuis le début du premier confinement, l’association s’adapte et a décidé de mettre tous ses efforts au service de l’aide alimentaire, dont l’urgence ne fait que croître mois après mois. La Halte a reçu le soutien de la Fondation Bouygues Telecom grâce au parrainage d’un collaborateur, Philippe Triboulet.

L'aide alimentaire organisée par La Halte Accueil de Brest

Un lieu d’accueil digne et convivial pour « faire une pause dans la galère »

Toute l’année, la Halte est la seule structure de Brest à proposer un accueil de jour le week-end et les jours fériés pour les personnes en situation de précarité. Pour quelques heures ou pour la journée, on peut y prendre un repas convivial, se doucher, laver son linge et participer aux activités proposées l’après-midi. La Halte dispose aussi d’un service permettant, sur prescription d'un service social, de garder un chien pendant la durée d'une hospitalisation de son maître, ou même d’un rendez-vous administratif ou de santé.

Les accueillis ont des profils très différents : 70% d’hommes pour 30% de femmes, 8% de moins de 25 ans, 16% de plus de 65 ans, 36% de migrants… Dans les locaux de l’association se croisent ainsi des sans domicile fixe, jeunes ou moins jeunes, des travailleurs précaires ou venant de perdre leur emploi, des personnes dépendantes des minima sociaux, ou des personnes présentant des problèmes psychiques, un handicap, une addiction.

Ce brassage est une opportunité de créer un lien social intergénérationnel entre accueillis de tous horizons et bénévoles de la Halte. Pour maintenir ses activités, les subventions des collectivités (ville, département) ne suffisent pas et la Halte a besoin de dons et de mécènes :

Si nous n’avions pas le soutien de donateurs et de fondations, nous devrions fermer.

C’est indispensable.

 

S’adapter à l’urgence du confinement

De nombreuses activités étaient prévues pour l’année 2020. Balades collectives, grand barbecue au bord de la mer, renouvellement des livres de la bibliothèque, animations de fin d’année, une imprimante pour l’atelier « écrivain public »… Mais la crise sanitaire fait son apparition en février.

A l’annonce du confinement, la Halte décide en à peine deux jours de ne pas fermer et de modifier son fonctionnement. Tous les bénévoles et les permanents se mobilisent autour d’un objectif : pourvoir une aide alimentaire immédiate.

Les locaux sont entièrement réorganisés pour un accueil trois jours par semaine, de 9h à 13h. Le parcours de dons alimentaires – à sens unique pour ne pas se croiser – est pensé pour que chacun puisse, s’il le souhaite, échanger avec les bénévoles à chaque stand.

Nous prenons de leurs nouvelles.

Nous gardons cette interaction qui est si importante pour eux. 

Les accueillis ne sont pas tout à fait les mêmes que d’habitude pendant cette période. En plus des visages connus de la Halte, il y en a de nouveaux : ceux dont la structure habituelle a été contrainte de fermer, les intérimaires sans travail, les étudiants sans revenus d’appoint, les familles.

Au moment du déconfinement du mois de mai, la Halte maintient la distribution alimentaire. À la rentrée, la structure envisage de reprogrammer des moments de convivialité, comme le bricolage, les balades au grand air en petit groupe, et prévoit la reprise des repas du dimanche en effectif réduit.

Un redémarrage des activités à nouveau stoppé

L’annonce du reconfinement fin octobre met un coup d’arrêt à tous ces projets. La Halte continue cependant la distribution de denrées alimentaires, faisant face à un surcroît de fréquentation lorsque d’autres structures de la ville sont fermées.

Les accueillis ont exprimé un autre besoin au cours des échanges avec les bénévoles : celui d’être aidé concernant les règles du confinement et l’utilisation de l’attestation dérogatoire. Une fois de plus, la Halte Accueil de Brest met toute son énergie pour accompagner au mieux ceux qui poussent ses portes, de manière inconditionnelle et avec beaucoup de bienveillance.

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