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Par Le RAMEAU - Publié le 12 octobre 2020 - 14:50 - Mise à jour le 13 octobre 2020 - 11:54
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ODD 17 : De la (Re)connaissance à la valorisation !

Après avoir fait la pédagogie de l'ODD 17 en pratique (voir module pédagogique), et (dé)montrer qu'il s'agit d'un levier de transformation systémique, Le RAMEAU a entamé depuis l'été un plaidoyer sur l'urgence de valoriser le « jouer collectif » à sa juste valeur. Les notes prospectives « Ensemble, valorisons l-ODD 17 » et « Pourquoi investir dans l'ODD 17 » en donnent les principales clés de lecture. Pour en comprendre les fondements, il n'est pas inutile d'en relire le cheminement.

Après 7 ans de « défrichage » des enjeux et des pratiques de co-construction du bien commun (2006-2012), Le RAMEAU a consacré 7 ans à « outiller les organisations et les territoires » (2013-2019) sur les méthodes innovantes du « faire alliance ». Il capitalise, modélise et partage les démarches éprouvées par la pratique des « pionniers » d'un « jouer collectif » radicalement novateur. L'objectif était clair : permettre à chacun de s'approprier à son rythme et selon ses propres besoins les connaissances et les compétences nécessaires pour comprendre, piloter et évaluer les démarches apprenantes de co-construction. Fin 2019, la dernière publication de ce cycle : le référentiel « l'évaluation partenariale en pratique » se conclut par une invitation à valoriser le jouer collectif, et par une définition de la notion de valorisation de l'action sociétale.

La valorisation repose sur 4 piliers complémentaires, de la racine aux fruits : la capitalisation du chemin pour être capable de le relire et le relier aux besoins de son écosystème, l'évaluation pour être en mesure de rendre compte à la fois des moyens, des résultats et des impacts de l'action réalisés, la modélisation économique pour pouvoir donner une valeur collective au chemin parcouru, ainsi qu'un faire-valoir adapté pour faire (re)connaître la pertinence de l'action et la performance du chemin. Lorsqu’il pose cette définition de la valorisation, Le RAMEAU s’inspire de son propre cheminement pour faire (re)connaitre la valeur des dynamiques de co-construction du bien commun.

Lorsqu'en 2015 sont signés les Objectifs de Développement Durable qui positionnent l’ODD 17 comme levier de transformation systémique, et qu’en France est publié le rapport « Intérêt général : nouveaux enjeux, nouvelles alliances, nouvelle gouvernance », Le RAMEAU a la preuve de la maturité collective pour passer à une nouvelle étape du « jouer collectif ». C'est pourquoi il publiera en 2016, à l'occasion de son 10ème anniversaire le livre « Bien commun : vers la fin des arrogances », et créera à la Fondation pour la Co-construction du bien commun. Cette dernière a pour objectif de faire valoir au travers « d'exemples inspirants » les résultats concrets de l'Alchimie du Lien commun. Cette dernière repose sur des « Artisans du bien commun », femmes et hommes engagés au service de tous, sur des « Projets Cèdres du Liban », initiatives fondées sur le temps long pour transformer notre « faire société », et sur des « Territoires de confiance », féconds en alliances innovantes et résilients face à l'adversité des défis collectifs. La Journée 2020 de la Fondation a été consacrée à « comment valoriser l’ODD 17 en pratique ? ». Elle nous a récemment rappelé combien la (Re)connaissance du « jouer collectif » doit être une priorité à la fois internationale, nationale et locale. C’est en effet sur les territoires que s’inventent aujourd’hui les solutions pour demain !

Les 15 exemples inspirants

Pour que ce « faire-valoir » ait du sens, encore faut-il qu’il soit fondé sur une capacité réelle à qualifier les actions réalisées et à en mesurer les effets de leviers. Sans une capitalisation de qualité, rien n’est possible. Si Le RAMEAU a pu créer la Fondation pour la Co-construction du bien commun en 2016, c’est parce que depuis déjà 3 ans, il s’était lui-même engagé dans un travail de capitalisation, modélisation et publication d’une décennie de recherche empirique. Fort de son alliance avec la Caisse des Dépôts et la fondation Bettencourt Schueller, il s'agirait de transmettre les résultats des travaux au travers d'une diversité de publications (référentiels, guides pratiques, démarches méthodologiques, …), mais aussi de les transformer en outils concrets pour permettre aux organisations publiques et privées ainsi qu’aux territoires de se saisir de l'ensemble des données, méthodes et outils expérimentés. Conscient de la limite de toute « boîte à outils », et de la nécessité de valoriser la diversité des usages possibles selon son profil, ses objectifs, ses moyens, sa maturité … et ses envies, Le RAMEAU mettra 7 ans à capitaliser l'ensemble du chemin vécu avec plus de 500 organisations et territoires représentatifs de la diversité des acteurs de l'écosystème. Outre les multiples publications, ce travail se traduit par la conception, la réalisation et l’animation de 17 espaces de capitalisation complémentaire. 

Les 17 espaces numériques

Lorsqu'en 2017, l'Observatoire des partenariats capitalise les résultats de son programme quinquennal PHARE (2013-2017) sur les fragilités prioritaires par territoire en France et le rôle de la co-construction pour y répondre, il décide d'aller plus loin dans son prochain plan quinquennal d'étude (2018-2022) et de s'attaquer à l'évaluation des impacts des alliances stratégiques entre organisations publiques et privées riches de leurs différences. Il convient en effet de mesurer précisément les effets du « jouer collectif » sur la performance des organisations (associations, entreprises, collectivités, état, académiques, …), sur l'innovation (de ses racines territoriales à son déploiement national, voire international) et sur la confiance (individuelle au travers de l’engagement, et collective au travers de la co-construction territoriale). En matière d’évaluation, après le « se conter » où il s'agit de mettre en lumière le récit des pionniers (exemple / référentiel co-construction territoriale), et le « se compter » (exemple /création du réseau des pionniers des alliances en territoires comptant 350 « catalyseurs territoriaux »), il faut savoir « compter ». C’est tout l'enjeu du programme IMPACT de l'Observatoire des partenariats dont le rapport intermédiaire publié en juin dernier montre aujourd'hui notre capacité collective à passer à une nouvelle étape. Issu de la mission ministérielle sur l'accélération des alliances stratégiques en France, l'état des lieux des partenariats en France, le programme systémique de 21 mesures pour accélérer le jouer collectif et le kit ODD 17 en pratique qui donne le panorama des outils pour s’informer, se former et agir, constituent une AMM - Autorisation de Mise sur le Marché - du levier de transformation systémique qu’est la co-construction du bien commun. Elle se traduit par une proposition de loi pour expérimenter un « droit de l'alliance » qui sera déposé en octobre par la députée Cathy RACON-BOUZON.

Pour passer à l’action, il faut maintenant agir sur le 4ème pilier de la valorisation : la modélisation économique. Sans « prime à l'alliance », le « jouer collectif » reste en effet à la charge des personnes et des organisations engagées. Au regard de la valeur collective des alliances stratégiques, il n'est pas normal qu'elles ne soient pas encore reconnues économiquement. Il s'agit donc d'ouvrir un véritable chantier pour permettre de donner une valeur économique aux démarches collectives. Puisque l'économie est « l'équilibre de la maison », il est indispensable de bien comprendre la diversité sur laquelle repose notre équilibre collectif. C'est la raison pour laquelle Le RAMEAU lance le programme « (Re)connaissance des modèles socio-économiques d'intérêt général ». Puisqu'ils sont les plus complexes, et hybrident naturellement les 3 leviers qui les composent (richesses humaines, ressources financières, alliances stratégiques), ils permettent d’appréhender les questions économiques de matière systémique. Dès 2013, au travers de la note « l'entreprise responsable » remis au Gouvernement à l'occasion des Assises de l’entreprenariat, Le RAMEAU avait insisté sur la dimension socio-économique des alliances stratégiques. Avec le référentiel « modèle l'investisseur sociétal » (2015), le référentiel « co-construction territoriale » (2016), le guide de « l'investissement sociétal en actions ! » (2018) et le référentiel « modèle socio-économique d'intérêt général » (2019), le laboratoire de recherche empirique a progressivement éclairé la nécessité d'une approche systémique des liens entre économie et intérêt général. Autrement dit, comment concevoir des solutions reposant sur des modèles socio-économiques durables pour permettre à la fois de réduire les fragilités collectives et individuelles, ainsi que pour faire émerger de nouveaux moteurs de développement économique durable. Nous sommes là au plein cœur de la question de l'ODD 17 en pratique pour concrètement permettre à la fois de sortir de la crise actuelle, mais aussi pour réussir l'Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable. C'est par l'action concrète qu'il faut aujourd'hui agir, et c'est en éclairant ses 3 leviers d'action : les richesses humaines, les ressources financières et les alliances stratégiques qu'il est possible d'accélérer la conduite du changement nécessaire (voir note des 7 leviers du changement, juin 2020).

Les 3 leviers MSE

Le 15 octobre à 10h45, nous vous invitons à découvrir le programme « (Re)connaissance des modèles socio-économiques d’intérêt général », et à réserver dès à présent le créneau du 22 octobre de 13h à 14h30 !

 
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