ARDEAR – Fondation Terre Solidaire : accompagner la transition agricole au plus près des territoires
La transition ne se décrète pas, elle se construit dans la durée, au plus près des territoires et de celles et ceux qui les font vivre. Elle n’est pas seulement une question de pratiques agricoles, elle touche à l’alimentation, au foncier, à l’eau, à l’énergie, à la biodiversité, au revenu des paysans, à la transmission des fermes et à l’avenir des territoires. Elle suppose d’écouter les besoins du terrain, de comprendre les blocages, de relier les acteurs et d’accompagner les initiatives qui émergent localement. Une philanthropie d’accompagnement est essentielle pour soutenir sans imposer, donner du temps, financer les liens autant que les actions visibles et contribuer à faire grandir des solutions concrètes, enracinées dans les réalités locales et attentives aux enjeux sociaux comme écologiques.
Une transition agricole qui oblige à relier les enjeux
Francis Charhon
Aujourd’hui, nous recevons Philippe Mayol, directeur général de la Fondation Terre Solidaire, et Léa Bernard, animatrice et coordinatrice de l’ARDEAR Auvergne-Rhône-Alpes. Philippe Mayol, pouvez-vous nous présenter la Fondation Terre Solidaire ?
Philippe Mayol
La Fondation Terre Solidaire a été créée en 2016 par le CCFD-Terre Solidaire, une ONG française de solidarité internationale née dans les années 1960. Historiquement, le CCFD agit dans les pays du Sud, en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, sur les questions de solidarité internationale. En amont de la COP21, l’ONG s’est interrogée sur son rôle face au changement climatique et à l’effondrement de la biodiversité. Elle a alors fait le choix de créer une structure spécialisée pour porter ces enjeux de transition écologique.
La mission de la Fondation Terre Solidaire est de soutenir des initiatives citoyennes, principalement en France, qui accélèrent la transition écologique dans les territoires. C’est une fondation reconnue d’utilité publique (FRUP) abritante, qui accueille aujourd’hui douze fondations abritées. Nous intervenons autour de quatre grands axes : l’agriculture et l’alimentation, les énergies renouvelables, l’économie et la protection de la biodiversité.
Francis Charhon
Vous insistez beaucoup sur l’idée de transition écologique, mais pas au sens étroit.
Philippe Mayol
Oui, notre approche est systémique. Elle vient de l’histoire du CCFD-Terre Solidaire, qui a toujours cherché à agir sur les causes profondes des problèmes. On ne peut pas réfléchir à l’agriculture sans penser aux territoires, aux intrants, aux pesticides, à la dépendance au pétrole, à l’eau, à l’énergie ou à la biodiversité. Tout est lié.
C’est particulièrement visible dans le monde agricole. Prenons l’exemple de la méthanisation ou de l’agrivoltaïsme. Ce sont des solutions qui peuvent contribuer à sortir des énergies fossiles. Mais si l’on détourne des productions agricoles de leur vocation alimentaire, ou si l’on accentue la pression sur le foncier agricole, on crée d’autres difficultés. Il faut donc mettre autour de la table les acteurs concernés pour construire des réponses solides.
Le rôle de la Fondation est d’entrer dans ces nœuds. Ce sont des zones de complexité, parfois de tensions, où les usages peuvent être contradictoires. Si on ne les travaille pas, la transition écologique ne peut pas avancer.
Une fondation engagée, mais non militante
Francis Charhon
Vous dites que la Fondation est engagée, mais pas militante. Que voulez-vous dire par là ?
Philippe Mayol
Nous sommes engagés parce que nous avons une conviction forte : la transition écologique suppose une véritable rupture avec notre modèle actuel de développement. Mais nous ne voulons pas entrer dans une logique d’accusation. Le but n’est pas de dire que tel ou tel acteur serait fautif, que tel agriculteur serait responsable ou pollueur. Les situations sont beaucoup plus complexes.
Nous voulons soutenir des associations qui ont une vision transformatrice de leur territoire et qui savent rassembler. Nous ne soutenons pas seulement un projet ponctuel ; nous soutenons des associations capables de travailler dans la durée, sur six, sept ou huit ans, avec une capacité à créer du lien entre des acteurs qui n’ont pas toujours les mêmes intérêts.
Francis Charhon
Vous parlez donc davantage de médiation entre usages que de confrontation.
Philippe Mayol
Exactement. Prenons l’exemple de Réseau Haies France, que nous soutenons. La haie concerne les agriculteurs, bien sûr, mais aussi les chasseurs, les randonneurs, les habitants, les acteurs de la biodiversité et de l’eau. Chacun peut avoir une vision différente de la ruralité. L’enjeu est de rassembler ces personnes autour d’un objectif commun : préserver et restaurer les haies, qui ont un rôle essentiel pour la biodiversité, l’agriculture, les sols et l’eau. Ainsi nous cherchons des associations qui ont l’intelligence du lien et la capacité à traiter des problèmes à la racine. Si la transition est aussi lente, c’est parce qu’il existe des blocages profonds. Notre rôle est d’aider à les travailler.
ARDEAR : accompagner l’agriculture paysanne et la transmission des fermes
Francis Charhon
Léa Bernard, pouvez-vous maintenant présenter l’ARDEAR ?
Léa Bernard
L’ARDEAR signifie Association régionale pour le développement de l’emploi agricole et rural. Je suis salariée, animatrice et coordinatrice. L’association est dirigée par un conseil d’administration composé de paysans et de paysannes bénévoles.
Nous faisons partie d’un réseau d’associations né au milieu des années 1980, qui œuvre au développement de l’agriculture paysanne. En Auvergne-Rhône-Alpes, nous travaillons avec une dizaine de structures départementales qui accompagnent et forment les personnes sur le terrain, tout au long de la vie de la ferme.
Notre action repose sur deux grands volets :
- L’accompagnement aux changements de pratiques vers une agriculture paysanne, plus adaptée au changement climatique et plus respectueuse des ressources.
- L’accompagnement à l’installation et la transmission des fermes : aider des personnes qui veulent devenir agriculteurs ou agricultrices à construire leur projet et les personnes qui partent à la retraite à transmettre leur ferme.
Francis Charhon
La transmission des fermes est un sujet important ?
Léa Bernard
L’enjeu est énorme. Plus de 50 % des agriculteurs présents en 2020 auront l’âge de la retraite en 2030. Aujourd’hui, il y a trois fois plus de personnes qui cèdent leur ferme que de repreneurs potentiels. Cela pose une question très concrète : qui va produire notre alimentation demain ? Et dans quel modèle agricole ? Il faut susciter des vocations, rendre le métier désirable, améliorer les conditions de travail, permettre aux paysans et paysannes de vivre correctement de leur activité. Mais avoir envie ne suffit pas. Il faut accéder au foncier, construire un modèle économique, s’intégrer dans un territoire, apprendre un métier très exigeant. C’est là que l’accompagnement est essentiel.
Francis Charhon
Concrètement, comment accompagnez-vous les personnes qui veulent s’installer ?
Léa Bernard
Nous intervenons très en amont. Nous parlons d’accompagnement à l’émergence des projets. Cela signifie prendre par la main des personnes qui se disent : « peut-être que ce métier pourrait me plaire », et les aider à passer de l’idée au projet. Ensuite, nous les accompagnons dans la mise en œuvre : modèle économique, choix techniques, lien avec des réseaux paysans, tutorat, formation. Nous travaillons aussi avec les cédants. L’idéal est d’anticiper au moins cinq ans avant le départ à la retraite. Il ne faut pas attendre les six derniers mois pour se demander qui reprendra la ferme C’est souvent ce qui se passe, car beaucoup de cédants repoussent ce moment délicat qui pose énormément de questions (droits à la retraite, valeur de la ferme, logement etc...) La réalisation d’un diagnostic de transmissibilité de la ferme est nécessaire, tout comme l’organisation de rencontres entre cédants et repreneurs, voir comment un projet peut s’inscrire sur une ferme, même si les productions ne sont pas exactement les mêmes.
La transmission n’est pas seulement une transaction. Une ferme, c’est souvent une histoire familiale, un patrimoine, un lieu de vie. Celui qui cède ne vend pas seulement une ferme ; il transmet une partie de son histoire. Celui qui reprend se voit confier quelque chose. Il faut donc que les projets se rencontrent.
Rendre les fermes viables, vivables et transmissibles
Francis Charhon
Le travail de l’ARDEAR correspond bien à la philosophie de la Fondation Terre Solidaire dans la capacité à traiter ensemble les enjeux écologiques, économiques et humains.
Philippe Mayol
Oui, la transition écologique ne peut réussir que si elle intègre les enjeux de justice sociale. Cela vaut aussi dans le monde agricole. Une situation dans laquelle de nombreux paysans ne vivent pas correctement de leur travail n’a pas de sens.
Il faut donc penser ensemble les enjeux environnementaux, la relocalisation de l’alimentation, la pérennité économique des fermes, le bien-être au travail. Les nouvelles générations qui s’installent aspirent à concilier vie professionnelle, vie personnelle et vie familiale, avoir des liens sociaux, pouvoir prendre des vacances. Ce sont des aspirations normales. Dans les ADDEAR, nous posons les questions avant l’installation, elles permettent aux cédants et aux repreneurs de réfléchir ensemble : où habiter ? Comment organiser le travail ? Quelle production ? Quelle viabilité économique ? Quelle insertion dans le territoire ? Tous ces éléments sont décisifs.
Francis Charhon
Ce regard change aussi l’image traditionnelle du métier agricole.
Philippe Mayol
Oui. Dans l’imaginaire collectif, l’agriculteur est souvent vu comme quelqu’un attaché à vie à sa ferme. C’est particulièrement vrai pour l’élevage, où les contraintes sont très fortes. Mais si l’on veut que des personnes s’installent demain, il faut intégrer la question du bien-être et des conditions de vie. Sinon, on alimente les situations de détresse.
Francis Charhon
Léa Bernard, combien de personnes accompagnez-vous ?
Léa Bernard
Presque un tiers des personnes qui ont un projet agricole dans la région passent à un moment donné par nos structures. En Auvergne-Rhône-Alpes, nous accompagnons environ 800 porteurs et porteuses de projet par an. Tous ne s’installeront pas mais notre rôle est de les aider à aller au bout de l’aventure pour être certain que le projet est viable, vivable et qu’il leur convient.
L’agriculture paysanne : une démarche de progrès
Francis Charhon
Vous employez le terme d’agriculture paysanne, toute l’agriculture n’est-elle pas paysanne ? Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Léa Bernard
L’agriculture paysanne est une agriculture à taille humaine, respectueuse du vivant, des personnes et des territoires. Nous défendons une agriculture qui permet aux paysan·nes de vivre dignement de leur métier tout en produisant une alimentation de qualité, accessible et durable. Ce n’est pas un label mais bien une démarche de progrès : c’est une invitation à se poser des questions sur sa façon de travailler et non une validation de certains modes de production. .
Plusieurs dimensions sont importantes.
- l’autonomie : autonomie économique, décisionnelle et technique. Par exemple, la question des semences paysannes est essentielle pour ne pas dépendre entièrement de l’industrie semencière ou des intrants.
- la répartition : des fermes plus nombreuses, à taille humaine, pour permettre à davantage de personnes de vivre de l’agriculture. C’est une forme de résilience. Plus il y a d’acteurs, plus le système est robuste.
- la transmissibilité est également centrale. Une ferme de 2 000 hectares qui vaut plusieurs millions d’euros est beaucoup plus difficile à transmettre qu’une ferme à une échelle plus ajustable.
- et enfin l’ancrage territorial, la qualité des produits, le travail avec la nature, la biodiversité et la limitation de l’impact sur les ressources.
Francis Charhon
La question économique reste centrale. Comment faire vivre des fermes comme vous les décrivez ? Est-ce que les circuits courts suffisent ?
Léa Bernard
Nous ne prônons pas le circuit court à tout prix. Il faut être pragmatique et inviter chaque personne à se demander ce qui est le plus pertinent pour son projet. Les circuits longs ne sont pas à exclure par principe, mais il faut interroger la répartition de la valeur ajoutée. Aujourd’hui, une part trop faible de la dépense alimentaire revient réellement aux agriculteurs et agricultrices.
Cela peut passer par des coopératives, des magasins de producteurs, des ventes à des supermarchés locaux, des circuits longs vertueux ou de la diversification. Il faut être inventif. L’enjeu est de choisir ses dépendances, de construire un modèle qui permette de produire une alimentation de qualité tout en permettant aux paysans et paysannes de vivre de leur travail.
Philippe Mayol
Le modèle actuel n’est pas non plus viable pour beaucoup d’agriculteurs. Il enferme souvent les exploitations dans une course à la surface, à la technologie, à l’endettement et à la dépendance. L’agriculture paysanne cherche à changer ce paradigme. Mais il ne s’agit pas de passer d’un excès à l’autre. Une toute petite exploitation n’est pas automatiquement viable. Tout dépend des régions, des productions, des débouchés et de l’agilité des solutions.
Francis Charhon
Est-ce que la loi agricole récemment adoptée à l’assemblée répond à certaines de vos questions ?
Philippe Mayol
En fait elle traduit la difficulté à sortir d’un cadre de pensée dominé par les intérêts de l’agro-industrie, alors même que les enjeux de transition écologique, de renouvellement des générations agricoles et de développement d’une agriculture paysanne nécessiteraient de soutenir davantage les petites et moyennes fermes, l’installation, la transmission et l’ancrage territorial.
Du local au national : expérimenter, relier, changer d’échelle
Francis Charhon
Est-ce que cette transition ne doit pas d’abord se construire localement, avant de devenir un débat national souvent très conflictuel ?
Philippe Mayol
Les solutions locales sont essentielles. C’est là que se trouvent l’expérimentation, le concret, les personnes, les liens. Elles montrent que la transition peut être désirable, qu’elle peut apporter du mieux-vivre, du progrès, du lien social.
Mais la somme des initiatives locales ne suffit pas à changer les choses. Il faut aussi des réseaux nationaux, des têtes de réseau, du plaidoyer, des coopérations. C’est pour cela que nous soutenons des acteurs comme les CIVAM, Solidarité Paysans, Terre de Liens ou Réseau Haies France.
L’enjeu est de relier les niveaux : local, régional, national. Il ne s’agit pas d’imposer une doctrine, mais d’enclencher des changements, de mettre de l’huile dans les rouages, d’accélérer ce qui existe déjà. La transition agricole ne se fera pas par injonction. Elle se fera par des dynamiques collectives, par des territoires qui se mobilisent, par des paysans qui trouvent leur place, par des cédants qui transmettent, par des citoyens qui comprennent que la terre engage leur avenir.
Francis Charhon
Ce partenariat rappelle donc une idée simple : la philanthropie ne doit pas agir à la place des acteurs, mais leur donner les moyens d’agir.
Léa Bernard
C’est aussi le fonctionnement de notre réseau. L’ARDEAR Auvergne-Rhône-Alpes s’inscrit dans un réseau national, avec la FADEAR, qui fédère les structures régionales et départementales, aux côtés de la Confédération paysanne. Nous sommes présents dans presque toutes les régions de France, avec des réalités différentes selon les territoires. Ce sont des associations paysannes, dirigées par et pour les paysans et paysannes. Cela nous paraît essentiel.
Les accompagnateurs de terrain voient très concrètement les difficultés rencontrées par les personnes qui veulent s’installer ou par les fermes qui veulent changer de pratiques. Le niveau national permet de porter ces constats, faire du plaidoyer et être force de proposition dans les discussions publiques.
Une action collective et une communauté d’acteurs
Francis Charhon
Votre action repose aussi beaucoup sur le collectif. Vous accompagnez individuellement, mais vous créez aussi du réseau.
Léa Bernard
Oui, c’est très important. Nous ne faisons pas seulement de l’accompagnement individuel. Notre approche s’inspire de l’éducation populaire. Nous organisons des temps collectifs où chacun peut bénéficier de l’expérience des autres, partager ses questionnements, ses difficultés, ses solutions. Nous travaillons aussi avec d’autres acteurs du territoire cités par Philippe : Terre de Liens, Solidarité Paysans, les CIVAM et d’autres structures spécialisées. On ne peut pas faire vivre seuls la transition agricole. La notion de réseau et de collectif est centrale.
Francis Charhon
Philippe Mayol, cette logique de réseau existe aussi à la Fondation Terre Solidaire ?
Philippe Mayol
Oui. La Fondation Terre Solidaire est une fondation collectrice et redistributrice. Environ 70 à 75 % de nos ressources viennent de dons de particuliers, le reste principalement de produits financiers. Nous sommes un maillon dans une chaîne de transformation : notre rôle est de trouver de l’argent pour le redistribuer à des acteurs qui agissent dans les territoires.
Avec nos douze fondations abritées nous essayons de faire vivre une communauté de coopération et une communauté apprenante. L’objectif est de permettre aux fondations abritées de coopérer, de cofinancer des acteurs, de progresser ensemble sur certains enjeux et de maximiser collectivement notre impact, par exemple sur la forêt durable ou demain sur l’océan.
Conclusion : une philanthropie qui accompagne les nœuds de la transition
Francis Charhon
Ce dialogue montre que la transition agricole nécessite du temps du dialogue et des financements dans la durée
Philippe Mayol
Une philanthropie utile doit être capable de soutenir les transformations réelles, pas seulement les projets immédiatement visibles.
Elle doit financer le temps long, les liens, l’accompagnement, la coopération. Elle doit faire confiance aux acteurs de terrain tout en construisant avec eux une exigence commune. Pour nous, l’enjeu est d’accompagner des associations capables d’agir sur ces nœuds complexes. Il ne s’agit pas d’imposer un modèle, mais de soutenir des acteurs qui expérimentent, relient, rassemblent et transforment les territoires.
La place juste de la philanthropie est là : soutenir sans diriger, relier sans capter, rendre visible sans parler à la place, financer l’invisible autant que le visible. Dans un moment où l’agriculture traverse des crises profondes, cette philanthropie d’accompagnement est essentielle. Elle permet de passer d’une logique de projet à une logique de transformation, enracinée dans les territoires et attentive à la justice sociale autant qu’à la transition écologique. Elle doit financer le temps long, les liens, l’accompagnement, la coopération. Elle doit faire confiance aux acteurs de terrain tout en construisant avec eux une exigence commune.
Léa Bernard
Et pour nous, l’agriculture paysanne est une réponse d’avenir. Elle ne consiste pas à revenir en arrière, mais à construire des fermes viables, vivables, transmissibles, ancrées dans leur territoire et capables de nourrir localement. Cela suppose d’accompagner les personnes, de faire réseau et de créer des conditions concrètes pour que les installations réussissent.
Francis Charhon
Le partenariat entre la Fondation Terre Solidaire et l’ARDEAR montre ainsi une philanthropie utile qui ne se contente pas de financer, mais accompagne, relie et donne du temps aux acteurs de terrain. Dans un moment où la transition écologique suscite à la fois urgence, peur et résistances, cette manière d’agir est précieuse. Elle permet de partir du concret, de construire la confiance et de rendre possible une agriculture plus autonome, plus juste et plus durable.