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[LU] Téléthon, Enfoirés, Sidaction… la fin d’une ère ?

[LU] Téléthon, Enfoirés, Sidaction… la fin d’une ère ?
L’émergence des nouveaux modules de don (micro-don, arrondi, financement participatif…) va-t-elle sonner le glas des grandes opérations de collectes télévisées ? Ce n’est en tout cas pas pour demain, si l’on en croit un récent article paru sur francetvinfo.fr. En revanche, si les associations ayant investi le petit écran sont encore sont parmi celles qui récoltent le plus de dons en France, il leur faut désormais composer avec l’apparition de nouvelles formes de collecte et de nouveaux profils de donateurs.  


 

 

Les collectes à la télévision, nécessaires pour nourrir la solidarité ?

Si les principaux évènements caritatifs télévisés (Sidaction, Les Enfoirés pour les Restos du Cœur et le Téléthon) ont vu leur audience et le montant de leur collecte chuter en 2017, ils ne devraient toutefois pas disparaître du petit écran de sitôt. "Un : ces shows sont bien conçus par les associations et les médias qui les soutiennent. Deux : les Français ont besoin d’actions démonstratives, collectives et de proximité, comme celles suscitées par le Téléthon ou les Restos du cœur. Trois : nous sommes bombardés d’informations peu réjouissantes, soutient Jacques Malet, président de Recherches et solidarités à franceinfo. Or, pour secouer les Français, leur donner de l'espoir, il faut de grands moments de solidarité, relayés avec une force médiatique d'une grande puissance, afin que le message puisse passer au milieu d'infos anxiogènes.” Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les deux associations enregistrant le plus de dons déclarés au fisc (hors legs et dons d'entreprises) sont l'Association française contre les myopathies (AFM), qui organise le Téléthon, et les Restos du cœur, avec plus de 50 millions d’euros au compteur.

De nouveaux profits de donateurs

En règle générale, qui donne moins ? Selon une récente d’étude Recherche et solidarités sur la générosité des Français, ce sont les jeunes, qui ne représentent que 4 % des donateurs. Cela ne fait pas d’eux des sujets moins engagés pour autant, ainsi que le rappelle Jacques Malet : "les jeunes sont un peu écœurés parfois, mais ne baissent pas les bras. Deux termes leur parlent beaucoup : l’action et le sens. Ils sont prêts à relayer une belle cause sur les réseaux sociaux. Ou à donner par SMS”. De fait, le financement participatif, qui permet de donner en ligne quelques euros à des projets en quelques secondes, leur fait de l’œil. Rappelant que l’on donne aujourd’hui “moins à une marque qu'à un projet”, Thomas Guillochon, directeur du développement d'HelloAsso, sait qu’aujourd’hui, l’engagement des jeunes prend un autre visage. “Les jeunes ne se considèrent pas comme des donateurs, mais comme les membres d'une communauté mobilisée autour d'un projet. Et ils vont ensuite entrer dans une logique d'ambassadeurs sur les réseaux sociaux, avec une réactivité immédiate”, explique-t-il. Cela n’empêche pas les plateformes de financement participatif de récolter des dons conséquents, puisqu’à elle seule, HelloAsso a recueilli 30 millions d’euros en 2017.  

Les grandes transitions du secteur du don

Alors que la générosité “se diversifie avec de plus en plus de canaux”, comme le rappelle Laurence de Nervaux de la Fondation de France à franceinfo, les défis de demain sont multiples. Le premier sera de prendre le virage numérique requis par les nouvelles générations, et d’en maîtriser les différents outils, comme le crowdfunding et les micro-dons, en plein essor. Les codes de solidarité sont eux aussi en pleine mutation, du fait de la multiplication des outils de dons, et de causes à soutenir. Les donateurs ne sont plus uniquement touchés par des grandes causes, mais aussi par des projets ou des profils touchant à leur sensibilité personnelle.

 

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