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Colloque Sanofi Espoir: pour un «transfert de l’innovation dans le droit commun

Colloque Sanofi Espoir: pour un «transfert de l’innovation dans le droit commun
Le 19 juin prochain, la Fondation Sanofi Espoir organise un grand colloque autour des « Vulnérabilités et Parcours de vie en France ». Une initiative d’un genre nouveau, puisque l’ensemble des projets présentés aura été entièrement co-construit en amont par les acteurs de l’intérêt général. Six thématiques transversales ont été identifiées et travaillées au sein d’ateliers, sous l’impulsion de deux associations. Parmi ces six axes de réflexion, le « transfert de l’innovation dans le droit commun ».


 

L’innovation partagée, ou la circulation des idées d’intérêt général

 

Il est dans la nature même des associations d’expérimenter de nouvelles solutions et de les appliquer au plus grand nombre. Elles identifient un besoin ou une problématique sur le terrain, construisent une réponse adaptée puis restent attentives à son impact. Or, lorsque l’un de ces dispositifs fait ses preuves, comment réussir à l’étendre et le diffuser le plus largement possible ?

En vue du colloque de la Fondation Sanofi Espoir le 19 juin, un atelier travaille sur la complexe question du transfert de l’innovation vers le droit commun. Autrement dit, le chemin qui mène une expérimentation isolée vers son financement par les pouvoirs publics, pour être appliquée à grande échelle. « L’enjeu, résume Sophie Roche, chef de projet à Emmaüs Défi et co-leader de l’atelier, est de sensibiliser les associations qui portent des projets expérimentaux à ce qui va les faire basculer vers l’essaimage et le droit commun. »

Les contributeurs s’attellent, lors de ces séances de co-construction, à définir une méthodologie de suivi de projet (évaluation, reporting, etc.). Il est aussi question des éléments-clés à travailler pour obtenir le soutien des pouvoirs publics. « On souhaite à la fois présenter de la matière intéressante et entendre les acteurs publics sur ce qui fait qu’ils s’engagent ou non à généraliser un dispositif. »

 

Méthodes et diffusion des bonnes pratiques

 

Le travail de co-construction sur la question du transfert de l’innovation dans le droit commun est animé par Emmaüs Défi, avec l’expertise du cabinet de conseil Improve. « C’est un peu particulier. Nous étions deux leaders au tout début mais il y a eu un départ à la retraite et pas de remplaçant, raconte Sophie Roche. On a opté pour l’évaluation externe d’Improve, qui analyse des projets en cours d’essaimage ou déjà repliqués. Cela nous donnera des enseignements sur les bonnes pratiques. »

L’association s’appuie aussi sur les consultants en conduite de changement d’Alter & Go, mandatés par la Fondation Sanofi Espoir pour accompagner les ateliers. « Nous avons beaucoup discuté de la structuration de l’atelier. Mais aussi de la manière dont on va pouvoir sensibiliser les pouvoirs publics et comprendre ce qui fait qu’ils décident de relayer une action portée par une association. »

Parmi les six thématiques, cet atelier-là est peut-être le plus transversal de tous. Il établit un lien important entre les différents groupes de travail, puisqu’il les concerne au premier chef : à l’issue du Colloque, les ateliers devraient en majorité produire des projets innovants à tester dans les meilleures conditions, puis à diffuser largement avec le soutien de la Fondation Sanofi Espoir. La boucle de la co-construction est bouclée. « C’est relativement rare de laisser autant de liberté à ceux qui font, conclut Sophie Roche. Quoi de plus efficace que de partager avec d’autres acteurs nos difficultés et de travailler ensemble à l’élaboration de solutions communes pour aider le plus grand nombre ? »

 

S'inscrire au colloque Vulnératibilités et Parcours de vie en France.

 

Crédit photo : Patrick Bar, ADSF

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