Entrepreneuriat et ESS : Paul-Adrien Tournier, consultant chez PIE

Entrepreneuriat et ESS : Paul-Adrien Tournier, consultant chez PIE
L'entrepreneuriat est aujourd'hui un vecteur capital du lien social et de la cohésion des territoires, particulièrement lorsqu'il a une portée sociale et solidaire. Acteur majeur du financement des TPE franciliennes, Paris Initiative Entreprise (PIE) est un tremplin pour les entreprises de l'ESS. Elles peuvent avec le soutien de PIE créer et développer leur activité économique. Une contribution qui ne se limite pas à un apport financier, puisque PIE accompagne également le lancement des start-ups et peut être caution bancaire. Toutes ces outils mis à disposition des petites entreprises ont permis de créer ou de sauvegarder plus de 4 000 emplois en Île-de-France depuis la création de l'association. Découvrez les portraits de ceux qui animent PIE au quotidien.  Aujourd’hui, rencontre avec Paul-Adrien Tournier. Cet ancien entrepreneur accompagne depuis neuf mois les créateurs d’entreprise qui font une demande de financement auprès de PIE. Un travail passionnant et varié…


 

Accompagner les entrepreneurs dans leurs recherches de financements

 

Paul-Adrien Tournier ne manque pas de travail depuis qu’il a rejoint PIE il y a tout juste neuf mois. Cet ancien étudiant en école de commerce âgé de 31 ans a créé une entreprise de vente de bilan carbone avant, comme il le dit lui-même, de vouloir « passer de l’autre côté du miroir et d’aider les entrepreneurs ». Sa fonction de consultant au sein de la plateforme de financement parisienne lui permet de rencontrer un grand nombre d’entrepreneurs venus d’horizons bien différents. « Je travaille essentiellement auprès des TPE, raconte t-il. Je traite en moyenne trois nouveaux dossiers par mois et j’ai souvent affaire à des reprises de fonds de commerce. Boulangerie, salon de coiffure, institut de beauté, agence de mannequin, escape game… Le panel est varié. »

 

Paul-Adrien Tournier définit sa fonction comme celle d’un accompagnateur des entrepreneurs à la recherche de financement

 

« Les dossiers de demande des entreprises sont remplis sur Internet et ils sont ensuite attribués à des chargés de mission, explique cet expert. Lorsque je reçois un de ces documents, je prends contact avec le créateur de la société afin qu’il me raconte son histoire. Je m’assure notamment que son prévisionnel et que ses estimations de chiffre d’affaires soient corrects et j’analyse l’emplacement de ses locaux car cela peut avoir une grande importance pour les commerçants. Cette rencontre en tête-à-tête dure généralement au moins deux heures. Je téléphone ensuite à l’entrepreneur autant de fois qu’il le faut pour retravailler son dossier afin de mettre toutes les chances de son côté avant qu’il ne passe devant un des quatre comités d’engagement TPE qui se réunit chaque mois et qui décidera de lui octroyer ou non une aide. »

 

Les parrains bénévoles, la grande force de PIE

 

Ces petites sociétés en création peuvent espérer obtenir un prêt d’honneur création d’un montant maximum de 30 000 euros ou un prêt d’honneur croissance plafonné à 50 000 euros. PIE peut également accorder des parrains aux start-ups qui ont besoin d’un spécialiste pour leur mettre le pied à l’étrier. « Nous pouvons faire appel à des dizaines de bénévoles, qui sont souvent des retraités issus du monde de l’entreprise, afin qu’ils accompagnent les créateurs pendant un an, souligne Paul-Adrien Tournier. Généralement, ils se déplacent dans les locaux une fois par mois pour conseiller l’entrepreneur. Ce service est une des grandes forces de PIE. » L’association parisienne a un autre rôle majeur auprès des jeunes pousses de l’économie française

 

« Nous faisons souvent de l’intermédiation bancaire pour elles, révèle le consultant trentenaire. Nous appelons les banques qu’elles ont contactées pour nous assurer que leur plan de financement est correct et que leurs demandes tiennent la route. Nous souhaitons avoir l’avis de l’établissement bancaire avant de passer le dossier à notre comité d’engagement. Beaucoup de banques nous font, quant à elles, confiance et conditionnent l’octroi d’un crédit à notre accord préalable de financement. Il est donc tranquillisant pour un créateur d’entreprise de travailler avec nous car nous lui retirons souvent une épine du pied lorsque nous prenons en charge son dossier. »

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