[SOCIAL TECH] L’économie collaborative a de l’avenir avec Smiile

[SOCIAL TECH] L’économie collaborative a de l’avenir avec Smiile
Construite sur le leitmotiv “Think local, act global” (penser local, agir global), la plateforme Smiile ambitionne de développer le mieux vivre-ensemble et de recréer le lien entre voisins, à l’échelle du quartier, de la ville ou de l’entreprise. L’économie collaborative apparaît de plus en plus comme un modèle de développement bénéfique pour tous et à tous les niveaux, économiquement, socialement et écologiquement.


 

 

Échanger, partager, prêter, donner entre voisins

 

Charlotte donne un canapé-lit, Emmanuel propose des cours de cuisine, Benoît cherche un prof de français… Sur la plateforme collaborative Smiile on trouve (presque) de tout. Smiile revendique aujourd’hui 400 000 utilisateurs, de tous âges et sur toute la France. Rebaptisée Smiile en 2017, la plateforme existait depuis 2013 sous le nom Mon p’tit voisinage. “Nous avons souhaité un nom plus universel, et potentiellement international, pour moins nous limiter à un réseau de voisinage, dans une vision plus globale”, explique Morgane Hemery, chargée de communication chez Smiile.

 

Contrairement à d’autres réseaux de proximité comme AlloVoisins ou Voisins Solidaires, qui se concentrent sur le prêt de matériel ou les petits services, la plateforme Smiile mélange les fonctionnalités de Facebook, Leboncoin et Blablacar. On peut y prêter ou donner des objets, proposer ou demander des services, des petits trajets (lieu de résidence - lieu de travail) et même des achats groupés pour profiter de réductions ou de prix de gros. Le tout, dans une dimension locale, et un système basé sur la confiance : chaque utilisateur est coopté par un voisin.

 

Smiile ne s’adresse pas seulement aux particuliers. Le réseau a vocation à intégrer les commerçants, les associations, les bailleurs sociaux, les collectivités. Si le réseau est entièrement gratuit pour les particuliers, Smiile doit développer, d’ici quelques mois, un service payant destiné aux entreprises. “Les gens passent énormément de temps au travail, on s’est dit qu’il pourrait être judicieux de recréer le réseau de voisinage, mais sur le lieu de travail”, explique Morgane Hemery.



 

“Tout un mode de vie à revoir, à repenser”

 

L’économie collaborative sera-t-elle le modèle de performance de demain ? Une étude PwC de 2016, commanditée par la Commission européenne sur le sujet, prévoyait que le montant total des transactions dans les cinq principaux secteurs de l’économie collaborative en Europe (finance hébergement, transport, services à la personne et services aux entreprises) pourrait être multiplié par 20 en 10 ans, et atteindre 570 milliards d’euros d’ici 2025. “L’économie de partage se développe à vitesse grand V. Nous sommes passés d’un simple titre accrocheur à un choix de consommation privilégié des nouvelles générations Y et Z”, explique Jean-François Marti, responsable du PwC Experience Center.

 

Surfant sur la vague de l’économie collaborative et des “challenges” qui fleurissent sur les réseaux sociaux, comme le zéro déchet ou le défi Rien de neuf de Zéro Waste, le concept de Smiile n’en connaît pas moins des obstacles culturels, sociaux et psychologiques encore importants. “La difficulté, c’est que c’est tout un mode de vie à revoir, à repenser. Cela va prendre du temps, mais je pense que nous allons tous vers ce mode de vie, du moins les prochaines générations”, analyse Morgane Hemery.



 

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