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Par Carenews PRO - Publié le 8 mars 2019 - 09:34 - Mise à jour le 8 mars 2019 - 12:39
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[8 MARS] 80 % des Françaises estiment que l’égalité des sexes n’a pas progressé

La Fondation des Femmes et Femme Actuelle ont demandé à l’institut de sondage Kantar de réaliser, pour la première fois, un Baromètre sur la perception par les Françaises et les Français de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il ressort de cette étude que 80 % des Françaises et 60 % des Français estiment que l’égalité ne s’est pas améliorée en 2018 par rapport à l’année dernière.

[8 MARS] 80 % des Françaises estiment que l’égalité des sexes n’a pas progressé

 

 

Peu de progrès par rapport à 2017 selon les Français

 

#metoo et #balancetonporc, pénalisation de l'outrage sexiste et allongement des délais de prescription de certains délits, loi “Avenir professionnel” pour l’égalité salariale, plan national contre les violences conjugales... En France, l’année 2018 a été mouvementée en matière de lutte pour les droits des femmes. Pour autant, le chemin est encore long pour atteindre une avancée concrète des droits des femmes et une réelle égalité entre les femmes et les hommes.

 

Les Françaises et les Français ne s’y trompent pas, si l’on en croit les résultats du sondage mené par Kantar pour la Fondation des Femmes et Femme Actuelle sur la perception des inégalités entre femmes et hommes. Si 59 % des Françaises considèrent que les droits des femmes ont effectivement progressé par rapport à l’année dernière, 80 % d’entre elles considèrent que l’égalité entre femmes et hommes ne s’est pas améliorée sur la même période. 63 % des femmes jugent que la situation n’a pas changé, et 17 % que la situation s’est même dégradée par rapport à 2017. Les hommes eux, sont seulement 60 % à considérer que l’égalité entre hommes et femmes ne s’est pas améliorée.

 

La lutte contre les violences conjugales et sexuelles, une priorité

 

Les enjeux prioritaires de la lutte pour l’égalité des sexes, selon les personnes interrogées, sont la lutte contre les violences conjugales (57 %) et contre les violences sexuelles (55 %). Un consensus pas si marqué, même si 63 % des personnes interrogées affirment souhaiter que les auteurs de violences sexuelles et sexistes soient punis plus sévèrement, et 95% pensent que la prise en charge de leurs victimes doit être améliorée.

 

En matière de prise en charge des victimes, le sondage montre une certaine défiance à l’encontre des services de police. Seule une petite majorité affirme faire confiance à la police (56 %) et à la justice (53 %) pour une bonne prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles, quand 71% des femmes estiment qu'il est toujours difficile de porter plainte. Pour faciliter les démarches et inciter les victimes à porter plainte, le gouvernement a mis en place, en novembre dernier, un portail électronique de signalement des violences sexistes et sexuelles dont un premier bilan a été dressé ce jour par le ministère de l’Intérieur.

 

De gros chantiers pour l’égalité professionnelle

 

Le travail est le lieu où les Français ressentent le plus fortement les inégalités. Ils sont 66 %, hommes et femmes confondus, à juger que le niveau d’égalité y est insatisfaisant, contre seulement 31 % dans l’espace familial. Selon le sondage, la lutte pour l’égalité salariale est le 3e enjeu prioritaire (33 %) pour les Françaises et les Français, et 89 % des interrogés pensent qu’il est nécessaire de rendre obligatoire l’égalité salariale entre femmes et hommes.

 

Alors que 62% des femmes pensent qu'il est plus difficile de trouver un travail que pour un homme, les défis sont encore nombreux dans le monde professionnel : écarts de salaire à poste égal, plafonds de verre, différences de congé maternité et paternité, carrières “hachées” par la maternité… Sur ce dernier point, hommes comme femmes font preuve d’une triste lucidité : 79 % des personnes interrogées pensent qu'avoir plusieurs enfants est un frein à la carrière des femmes.

 

Parmi les sondés, 60 % se disent favorables à un congé paternité obligatoire. Brigitte Grésy, secrétaire générale du Conseil supérieur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP), analyse : “L’obligation de prendre un congé paternité pourrait permettre de réparer cette inégalité en créant une obligation similaire chez les hommes et les femmes”. Un signal fort pour Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes : “L’opinion publique est prête, il appartient au législateur de s’en emparer."

 

 

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