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Par Société Générale - Publié le 2 octobre 2019 - 11:22 - Mise à jour le 4 octobre 2019 - 07:21
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Rejoué : favoriser l’insertion et promouvoir l’économie circulaire

Depuis 2012, Rejoué œuvre pour l’insertion professionnelle à travers un projet original : le réemploi et la valorisation de jouets et livres pour enfants. En peu de temps, cette entreprise sociale a su montrer l’efficacité de sa méthode, accompagnant 115 personnes vers l’emploi, et passant d’un petit atelier à Paris intramuros à des locaux sur 3 étages dans un ancien centre de tri postal à Vitry-sur-Seine. Ce projet, soutenu par la Fondation Société Générale depuis 2015, prépare actuellement son essaimage au niveau national.

Rejoué : favoriser l’insertion et promouvoir l’économie circulaire

 

Une innovation sociale à fort impact social et environnemental

 

Le jouet est la clé de l’imaginaire et du rêve mais cache une réalité de plus en plus morose. Chaque jour, 110 000 jouets finiraient à la poubelle en France et 7 jouets sur 10 ne sont plus utilisés 8 mois après l’achat. De plus, la prépondérance du plastique dans l’offre ludique rend le recyclage difficile, voire impossible pour de nombreux produits. Rejoué collecte donc des jouets usagés auprès de collectivités, de crèches, d’écoles et aussi de particuliers afin de leur donner une seconde vie. Les jouets, une fois complétés, nettoyés et que leur état de fonctionnement a été vérifié selon la norme CE, sont revendus à prix neuf ou moins dans les boutiques de l’association. En 2018, 65 tonnes de jouets ont été collectés par Rejoué et 75 % d’entre eux ont pu être revalorisés par l’association. 

 

Mais la première expertise de Réjoué, c’est l’accompagnement des publics fragiles vers l’emploi. Au sein de Rejoué, les salariés en insertion, une trentaine aujourd’hui, principalement des femmes en charge de familles, sont formés à un métier mais surtout accompagnés dans leur accès aux droits et la définition de leur projet professionnel. « C’est un peu la particularité ici. Aujourd’hui, ils font du réemploi de jouets, mais on sait que demain, ils n’en feront pas, » explique Nathalie Ourry, directrice d’établissement chez Rejoué. « On essaie donc de travailler sur la transférabilité des compétences. »

 

Aujourd’hui, 67 % sortent du chantier d’insertion pour un emploi durable ou une formation qualifiante. Diana, une salariée de Rejoué accompagnée depuis plus d’un an, est arrivée de Roumanie il y a maintenant sept ans. Elle a longtemps vécu dans la rue, trouvant des emplois sporadiquement avant d’entrer dans un parcours d’insertion avec Emmaüs Solidarité. Ella a été ensuite orientée vers Rejoué via le dispositif Convergence qui permet d’accompagner des personnes en situation de grande exclusion sur un temps plus long que les programmes d’insertion classique. « Cette association a changé ma vie », raconte-t-elle. « Depuis que je suis ici, j’ai mon appartement, j’ai mon numéro de sécurité sociale définitif, j’ai amélioré mon français. » À sa sortie de Réjoué, elle souhaite devenir préparatrice de commande.

 

L’heure du changement d’échelle

 

L’activité de Rejoué augmente et la réflexion autour des questions du réemploi et de la maîtrise de notre consommation de plastique prend davantage de place dans l’espace public, ainsi l’association envisage son développement au niveau national. « L’idée est de favoriser le réemploi de jouets de façon massive et faire reconnaître notre activité, » explique Nathalie Ourry. « Dans ce cadre-là, une filière REP (responsabilité environnementale du producteur) est en train de se mettre en place pour instaurer une sorte d’écotaxe du jouet et inciter chacun à avoir des jeux éco-conçus. Rejoué y fait entendre sa voix pour que tout ne parte pas sur du recyclage mais que tout ce qui peut être réemployé le soit. »

 

Pour créer un réseau d’acteurs pouvant mettre cette ambition en action, la fondatrice de l’association, Claire Tournefier, accompagne actuellement de nombreux porteurs de projets d’insertion par la valorisation des jouets à Lyon, Nantes et Lille notamment, qui pourront à terme porter un label qualité créé par Rejoué. « C’est sécuriser la chaîne, rassurer le client final sur la qualité de travail réalisé, » dit Nathalie Ourry. L’association peut compter sur le soutien de la Fondation Société Générale dans cette démarche, qui suit la structure depuis ses premières années. « C’est vraiment un partenariat de longue date, » se réjouit Nathalie Ourry. « la Fondation Société Générale nous avait accompagnés sur le passage de l’atelier initial dans le 14e à l’atelier semi-industriel actuel et continue de nous accompagner pour modéliser l’essaimage au niveau national. »

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