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Par Carenews INFO - Publié le 9 février 2015 - 12:08 - Mise à jour le 13 février 2015 - 15:16
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Procès de l'affaire Bouille à Perpignan : corruption et mécénat à la barre

Un procès pour corruption s'est ouvert le jeudi 5 février 2015 au tribunal correctionnel de Perpignan. L'affaire qui sera jugée pendant ce long procès de trois semaines est l'« affaire Bouille », pour laquelle quinze prévenus seront amenés à se relayer à la barre. L'ancien maire de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), Jacques Bouille, s'est suicidé le 24 mai 2009 à la maison d'arrêt de Perpignan mais quinze autres personnes concernées étaient présentes lors de cette première journée d'audience.

Procès de l'affaire Bouille à Perpignan : corruption et mécénat à la barre

L'enjeu du procès est de déterminer le rôle que chacun d'entre eux a joué dans le mécanisme financier imaginé par Jacques Bouille, l'ancien maire et président de la communauté de communes sud Roussillon. Le début de l'instruction judiciaire a déjà permis de comprendre comment fonctionnait le système mis en place par les principaux concernés : des centaines de milliers d'euros en espèces ont été utilisés pour acquérir des œuvres d'art en échange de permis de construire, de marchés publics ou d'autorisations d'exploiter. Le montant total des œuvres rassemblées et exposées au domicile des Bouille, dans le cabinet du maire et dans une salle municipale – des peintures, des sculptures, des tapis et des figurines chinoises – a atteint les 7 millions d'euros. Les acteurs de l'affaire, tous employés ou amis de Jacques Bouille, avaient entrepris d'empaqueter, de déménager, voire d'enterrer les objets d'art dès novembre 2008, quand les descentes de police étaient imminentes.

Parmi les prévenus, on trouve Damien Piller, un homme d'affaire suisse qui aurait misé au moins 400 000 € pour faire avancer ses projet immobiliers, et un artisan électricien, qui semble s'être soudain pris de passion pour l'art contemporain, au point de « consacrer 158 000 € » à des tableaux en échange des marchés publics. Marie-Antoinette Bouille, l'épouse de Jacques Bouille, est, quant à elle, poursuivie pour recel et déménagement intensif des objets. Sont également concernés Jean-Pierre Dreno, à l'époque procureur, et Francis Montor, ancien directeur général des services de la commune, qui aurait entretenu une relation qualifiée d' « inappropriée » avec Vicky Jacquinot, ex-compagne d'un des prévenus.

Le tribunal devrait décider, au plus tard le lundi 9 février 2015, s'il convient d'exiger l'audition des deux magistrats qui ont instruit le dossier et du procureur de la République de l'époque.

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