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Par Carenews INFO - Publié le 12 février 2015 - 14:31 - Mise à jour le 13 février 2015 - 13:56
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12 février : journée internationale des enfants soldats

Depuis quelques années, la proportion de civils parmi les victimes des conflits armés a connu une augmentation spectaculaire : elle dépasse aujourd'hui les 90 %. Ce chiffre est d'autant plus terrible que près de la moitié de ces victimes sont des enfants.

12 février : journée internationale des enfants soldats

L'incidence dramatique que les conflits armés peuvent avoir sur la vie des enfants prend le plus souvent la forme de l'exil : à l'heure actuelle, environ vingt millions d'enfants ont été contraints de fuir de chez eux à cause d'un conflit et vivent comme réfugiés dans un pays voisin ou dans leur propre pays, à l'intérieur duquel ils ont été déplacés.

Mais ces conflits ont de multiples autres conséquences, parfois les plus graves qui soient, puisqu'ils ont directement tué plus de 2 millions d'enfants. Au moins 6 millions ont été frappés d'une invalidité permanente ou ont été grièvement blessés. Entre 8000 et 10 000 enfants sont tués ou mutilés par des mines terrestres chaque année. Plus d'un million sont devenus orphelins ou ont été séparés de leur famille.

Environ 300 000 enfants dans le monde peuvent être considérés comme des enfants soldats. Certains d'entre eux ont été recrutés de force ou enlevés, d'autres se sont enrôlés pour fuir la pauvreté, la maltraitance et la discrimination, ou encore pour se venger de ceux qui ont commis des actes de violence contre eux ou contre leur famille. Ces enfants deviennent combattants, coursiers, porteurs ou cuisiniers. Ils sont parfois utilisés pour fournir des services sexuels.

Outre ces dangers matériels et physiques, les enfants mêlés à des conflits armés sont confrontés de façon récurrente à des événements émotionnellement et psychologiquement douloureux : la mort violente d'un parent ou d'un proche, le fait d'assister au meurtre ou à la torture d'être chers, l'exposition aux combats etc.

Les jeunes filles et les femmes sont particulièrement vulnérables pendants les conflits armés. Le viol, l'exploitation sexuelle, la traite, l'humiliation et les mutilations sexuelles sont devenus des stratégies utilisées par les différentes parties des conflits. Les rapports d'enquête ont montré qu'au Rwanda, par exemple, après le génocide de 1994, presque toutes les femmes de plus de douze ans ayant survécu auraient été violées.

Des mesures ont été prises à l'échelle internationale en 2002, par le biais du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant. Ce dernier porte sur la participation des enfants aux conflits armés et il interdit la participation d'enfants de moins de 18 ans aux hostilités. Il exige que les États fixent l'âge minimum du recrutement obligatoire et de la participation directe aux hostilités à 18 ans, mais aussi l'âge minimum du recrutement volontaire à plus de 15 ans.

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