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Par Carenews PRO - Publié le 13 octobre 2015 - 16:57 - Mise à jour le 2 novembre 2015 - 12:26
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[ENTRETIEN] Stéphanie Osmont, Déléguée Générale de L’Envol

L’Envol est une association loi de 1901 intégralement financée La Banque Postale et portant son programme de mécénat axé sur l’éducation et l’égalité des chances. Créée en 2012, elle encadre aujourd’hui 240 lycéens et étudiants.

[ENTRETIEN] Stéphanie Osmont, Déléguée Générale de L’Envol

Quel parcours vous a menée à cette accepter cette responsabilité ?

Pendant une dizaine d’années mon parcours démarré au sein des services financiers du Groupe La Poste était centré sur le marketing client. J’ai ainsi accompagné l’évolution de l’entreprise en particulier celui des bureaux de poste. Un parcours permettant de concilier préservation des valeurs de l’entreprise et exigences d’efficacité.

À titre privé mais grâce à La Poste j’ai pris mes premiers congés solidaires et me suis engagée dans des associations sportives et environnementales.

Si bien qu’à la création de L’Envol, le campus de La Banque Postale – association portant le programme de mécénat de La Banque Postale – j’ai postulé pour prendre la responsabilité de la mise en place de ce programme d’égalité des chances dans le cadre de l’entreprise. Élue pour un mandat de trois ans renouvelé au printemps dernier j’ai ainsi pu mettre mon expertise et ma connaissance de l’entreprise au service de L’Envol.

 

Comment intervenez-vous auprès des lycéens et étudiants que vous accompagnez ?

Nous accompagnons chaque année 60 élèves issus de 30 académies, provenant pour moitié de milieux urbains et pour moitié de milieux ruraux. Nous amorçons cet accompagnement trois ans avant le bac et le poursuivons trois à cinq ans après, soit une durée totale de 6 à 8 ans pour chaque élève.

La sélection des élèves se fait en partenariat avec l’Éducation nationale qui identifie les collèges. Les candidats boursiers présentés par leur proviseur doivent fournir les bulletins de 3ème et 4ème avec un mot de motivation de leur professeur. Nous rencontrons les jeunes avec leur famille pour nous assurer de leur adhésion à l’ensemble du programme qui se déroule sur une partie de leur temps libre (soir et vacances scolaires).

 

Le programme comprend cinq briques:

1 L’accompagnement scolaire pour des cours d’anglais par exemple, par e-learning ou cours en tutorat si besoin.

2 L’esprit de promotion. Nous faisons se rencontrer les élèves une à deux fois par an, cela leur permet d’apprendre à se connaître et de  constituer leur premier réseau pour l’avenir.

3 L’ouverture culturelle et sur l’entreprise grâce à des visites de musées, d’institutions, d’entreprises et un accent mis sur la médiation.

4 Le soutien matériel et la pédagogie financière pour les sensibiliser aux solutions pour financer les études supérieures. Nous les accompagnons dans leurs demandes de bourses ou leurs proposons des jobs d’été.

5 Suivi individuel et orientation. L'Envol met en place un protocole d'orientation visant à sensibiliser les élèves aux études supérieures et aux différents métiers. L’objectif est d’aider l'élève à trouver sa future filière et à accéder au métier qu'il souhaite.

Un collaborateur du groupe assure l’accompagnement humain de l’élève en complément de la famille et des professeurs. Actuellement 375 collaborateurs de La Banque Postale et du Groupe La Poste sont engagés comme parrains bénévoles.

 

Quelle vision avez-vous de l’évolution du mécénat ?

Je vois deux volets dans cette évolution. D’abord de plus en plus de projets sont proposés aux collaborateurs en entreprise car il y a un vrai souci de les associer aux programmes de mécénat. Ceux-ci se réalisent selon des formules très diverses allant du bénévolat au mécénat de compétences. Cela donne du sens au travail en entreprise, valorise les compétences et permet un meilleur fonctionnement des associations. De mon point de vue c’est une belle chose. Cela permet aussi aux collaborateurs de faire leurs premiers pas dans le monde associatif et aussi parfois de s’engager à titre personnel ailleurs.

Ensuite le climat économique est difficile pour les fonds publics comme dans les entreprises. Cela amène les mécènes comme les associations à mieux connaître l’utilisation des fonds pour être plus efficaces. Depuis deux ou trois ans nous voyons émerger des études pour mesurer l’impact des programmes. Ces réflexions se font de façon conjointes, en co-création souvent.

Le rapprochement des deux mondes me semble une évolution intéressante.

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