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Par FONDATION DE LA 2e CHANCE - Publié le 11 décembre 2015 - 16:37 - Mise à jour le 12 décembre 2015 - 07:00
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Reconversion professionnelle avec la Fondation de la 2ème Chance / Faire un don

Pierre, 40 ans, a été lauréat de la Fondation en 2013 pour son projet de reconversion professionnelle en photographie, en Ile de France. Site-relais de Vincennes

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« Suite à un accident de la route mortel dans lequel j’ai été impliqué, même si j’ai été mis hors de cause par une enquête de police et un procès, j’ai sombré dans ma vie personnelle sur les plans professionnel, affectif et humain.

Je me suis alors plongé dans la photographie et d’après certains contacts avec des professionnels du milieu, il ressortait que je pouvais avoir un certain potentiel pour cette discipline. J’avais auparavant déjà effectué un bilan de compétences (dont les résultats portaient déjà sur la photographie), afin de me pencher sur une reconversion professionnelle. Suite à un licenciement, c’est tout naturellement que je me suis dirigé vers une formation diplômante de 10 mois. J’avais repris contact avec la psychologue du travail avec qui j’avais effectué mon bilan et nous avons validé cette option.

Je m’étais renseigné sur les différentes possibilités de financement de mon projet avant mon licenciement. Sur un total de 7 500 €, une partie était prise en charge par la Région Ile de France (4 100 €), une deuxième partie par mon compte DIF (1 100 €), Pôle Emploi ne voulant pas contribuer au solde de 2 300 € pour un dépassement de 100 € de budget.

Je me suis mis alors à la recherche de différentes aides, et par le biais d’internet et de plusieurs témoignages concernant la Fondation de la 2ème Chancehttp://www.deuxiemechance.org, j’ai constitué un dossier, pensant répondre aux différents critères du postulat.

La Fondation a répondu dans un premier temps, par le biais de Monsieur de Prati, Délégué du site-relais de Vincennes, que mon dossier pouvait à terme être financé par la Fondation de la 2ème Chance. Suite à un entretien avec Monsieur de Prati (qui devint mon parrain par la suite), il me demanda de patienter quelques jours afin d’obtenir la validation de mon dossier.

Monsieur de Prati avait été très à l’écoute de cet accident, et, de ce qui  malheureusement, en découla. L’écoute de ce parrain m’a permis aussi d’accentuer ma confiance quand à mon futur projet.

Nous sommes restés régulièrement en contact afin qu’il puisse juger du sérieux de ma formation et de son évolution. Il fut au courant que j’obtins mon diplôme d’Etat et que je commençais à obtenir certains résultats et contacts dans le milieu très fermé de la photographie. Lors de notre dernier contact, je lui expliquais mon avancée professionnelle.

La première étape de la réalisation de mon projet fut vraiment de valider mon nouveau départ dans cette branche que beaucoup de personnes me poussaient à refuser. Conscient des difficultés à repartir de zéro dans une branche inconnue, difficile et sans contacts, je suivis quand même mon instinct et mon envie première. J’ai commencé à me renseigner sur les différents statuts, degré de facturation et de fonctionnement de ce milieu.

Le fait de vouloir impérativement faire cette école de photographie était nécessaire est important à plusieurs niveaux : ne pas prendre à la légère une activité, qui pour beaucoup reste une distraction, mais reste bien une activité professionnelle, technique et rigoureuse.

Je voulais mettre tous les atouts de mon côté et apprendre les bases réelles de la photographie et orienter mon choix dans ce domaine.

Cette formation me confirma vraiment ma nouvelle vocation et que mon choix était le bon.

La deuxième étape fut liée à ma formation. Durant ces dix mois, j’ai travaillé en parallèle avec des agences de presse régionales, afin de couvrir des évènements sociaux/culturels et sportifs et de préparer la sortie de mon école.

Je fus recruté par la Fédération Française de Rugby et l’International Rugby Board pour être l’un des trois photographes officiels de la coupe du monde de rugby féminin qui s’est déroulée en Aout 2014 à Paris. Aujourd’hui la FFR devient l’un de mes clients avec lequel je commence à tisser un partenariat. J’ai aussi couvert les championnats du monde de boxe à Issy les Moulineaux en décembre dernier pour le dernier combat de Jean-Marc Mormeck. En parallèle, l’une des agences de presse avec laquelle je travaillais durant mon année de formation est devenue aussi mon client avec laquelle je collabore hebdomadairement http://www.pierrecharlierphotographe.fr.

Cependant, je sais aussi que le chemin reste long et difficile dans cette branche. La technicité, la pratique et mon regard me permettent aujourd’hui d’avoir des résultats qui sont reconnus par mes prestataires et me laissent confiant pour concrétiser mon projet. Bien que les contacts restent difficiles, bien que l’acquisition onéreuse du matériel reste encore un frein à ma progression je suis content de savoir que ma place se fera dans ce milieu, car mon choix est le bon.

Aujourd’hui je suis encore dans une situation « précaire ». Bien que mes contacts et que ma facturation commencent à être significatifs, je dois aussi travailler en parallèle, afin d’être à mon équilibre mensuel.

Je ne peux pas dire que mon projet soit actuellement finalisé et je le savais aussi avant de l’entreprendre. Cependant mes récents contacts me font garder le cap de mon objectif et renforcent grandement ma motivation première.

Concernant la Fondation, je parle régulièrement de ses mérites et j’invite les gens ayant des projets tout aussi ambitieux à se renseigner dans un premier temps sur le site internet, et à définir par eux-mêmes leur taux d’éligibilité. J’agis ainsi afin de ne pas rentrer dans les détails dans ma propre histoire. Il est pour moi tout naturel de pouvoir témoigner et d’apporter mes plus profonds remerciements pour votre écoute et votre précieuse aide, qui m’a réellement permis de pouvoir accéder à mon projet. Pouvoir de mon côté « épauler » une personne ayant aussi rencontré une grosse difficulté reste accessible, seulement il est toujours délicat de creuser dans des cicatrices douloureuses et profondes.

Ma conclusion personnelle reste mon étonnement à voir une fondation « privée » apporter une certaine aide à des personnes dans ma situation, alors même que Pôle Emploi s’y était refusé.

Il est vrai que par moments nous pouvons nous dire dans certaines situations : « Mais où sera ma deuxième chance ». Me concernant elle se trouva, en partie, dans votre aide, qui je le répète, me reste très précieuse. Merci à votre fondation de pouvoir redonner un deuxième élan à certaines personnes, suite à des accidents de la vie.  Merci encore de votre aide et de votre existence. »

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