Aller au contenu principal
Par Fondation RTE pour les ruralités - Publié le 18 mars 2026 - 17:20 - Mise à jour le 18 mars 2026 - 17:20
Recevoir les news Tous les articles de l'acteur

Associations en crise : avec l’opération « Tenez Bon ! », comment les Fonds et Fondations repensent leurs modes de soutien et d’action ?

Confrontées à une baisse continue et structurelle des subventions publiques, à l’inflation des dernières années et à une hausse des besoins sociaux, les 1,4 millions d’associations françaises luttent pour maintenir leurs activités. Cette fragilisation du tissu associatif pousse aujourd’hui de nombreux acteurs philanthropiques, comme la Fondation RTE pour les ruralités, à repenser leurs modalités de soutien et d’accompagnement.

Le monde associatif, un pilier du lien social qui vacille

En France, près d’une personne sur trois est engagée dans une association, tout secteur confondu. Au cours d’une vie, rares sont les individus qui ne croisent jamais une structure associative. C’est ce qu’a rappelé Mickaël Huet, délégué général du Mouvement associatif, lors du lancement de l’opération « Tenez Bon ! » par Benjamin Blavier, directeur général du Centre Français des Fonds et Fondations, et ayant eu lieu le mercredi 11 mars. Une opération de mobilisation générale qui répond au cri d’alerte du mouvement associatif « Ça ne tient plus » lancé en octobre dernier. Cet évènement a regroupé plusieurs fonds et fondations volontaires pour repenser leurs modalités d’action et de soutien au regard des difficultés actuelles du monde associatif. Autour de la table pour témoigner La France s’engage et France Active mais aussi les Fondations Pierre Bellon, Mirova et RTE pour les ruralités qui tous se mobilisent pour mieux accompagner ces structures.  

Les associations jouent un rôle essentiel à l’heure de la polarisation des débats et de l’effritement du lien social. Elles représentent également un enjeu économique majeur puisqu’elles regroupent plus de 10% des emplois du secteur privé. Elles constituent aussi des relais locaux précieux et indispensables pour déployer des politiques publiques dans les domaines de la santé, de la culture ou encore de l’écologie pour ne prendre en compte que ces exemples.

Pourtant, elles font face à une baisse continue des subventions publiques qui représentaient 34% des financements associatifs en 2005 et n’en constituent aujourd’hui plus que 20%[1].

Des Fondations et Fonds qui ajustent leurs modèles d’accompagnement

La diminution des subventions publiques affecte particulièrement les dépenses de fonctionnement des associations, mettant en péril la continuité de nombreuses activités.

A l’occasion de cette opération « Tenez bon ! », les acteurs philanthropiques ont mis sur la table des pistes pour s’adapter au nouveau contexte associatif : financer une plus grande part des dépenses structurelles, détecter et accompagner des situations de détresse psychologique des dirigeants associatifs, aider à renforcer la trésorerie, mais aussi accompagner les associations vers une plus grande robustesse grâce à des appuis méthodologiques et un suivi plus resserré.  

Allier aide d’urgence et accompagnement renforcé

Parmi les Fondations témoignant ce jour-là, la Fondation RTE pour les ruralités, qui a soutenu plus de 700 projets associatifs contribuant à la cohésion sociale depuis 2008, a mis en place une aide d’urgence couplée à un processus de suivi spécifique. Après une identification des associations vulnérables via un questionnaire, 7 associations jugées prioritaires ont bénéficié d’un soutien exceptionnel notamment pour pallier des besoins de trésorerie. D’autres structures présentant aussi des difficultés ont été orientées vers des dispositifs d’aides tels que les DLA.

Cette intervention exceptionnelle souligne la nécessité d’un accompagnement global : identifier les fragilités financières, prévenir l’épuisement des porteurs de projet, et renforcer durablement la capacité d’action des structures. La Fondation RTE a d’ailleurs engagé une réflexion plus large sur ses propres modalités de soutien afin de mieux répondre aux situations de crise.

Une action complémentaire, mais qui ne peut remplacer celle de l’Etat.

Si ce type d’initiative est précieux dans un contexte de contraction des financements publics, il ne peut et n’a pas vocation à se substituer au rôle de l’Etat et des collectivités. En 2025, 45% des subventions publiques attribuées aux associations étaient en baisse par rapport aux années précédentes[2]. Le mécénat ne représente que 5 à 7% du budget total des associations n’a pas vocation à compenser le retrait de la puissance publique. S’il ne résout pas les difficultés structurelles, cet appui constitue toutefois un signal fort qui contribue à préserver la continuité des actions associatives et à maintenir le lien de confiance avec les acteurs de terrain pour la pérennité de leurs actions.

Fermer

Cliquez pour vous inscrire à nos Newsletters

La quotidienne
L'hebdo entreprise, fondation, partenaire
L'hebdo association
L'hebdo grand public

Fermer