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Par Carenews PRO - Publié le 5 janvier 2016 - 14:46 - Mise à jour le 14 janvier 2016 - 11:01
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[CARENEWS JOURNAL] Marine Watel, bénévole pour l'association Clowns Z'hôpitaux

Professionnelle de la communication, Marine Watel apporte à Clowns Z’hôpitaux ses compétences lors des différentes manifestations. Rencontre avec une jeune femme énergique à l’emploi du temps bien chargé. Pour Marine Watel, l’humour n’est pas franchement la politesse du désespoir. C’est plutôt un pied de nez fait à la maladie. Et si les effets du rire sur la santé sont connus de tous, elle va plus loin : « Le rire, c’est vital ! Quand vous allez dans un hôpital, c’est triste et glauque. Devant un spectacle, les enfants et les personnes âgées se sentent comme les autres et ils ne sont pas pris pour des idiots. Si l’humour ne les guérit pas, ça les aide à y croire un peu plus », avance cette jeune chargée de projets en communication. Crinière brune, accoudée et jambes croisées à la table d’une brasserie jouxtant la gare Saint-Lazare, Marine Watel s’excuserait presque d’avoir adhéré à Clowns Z’hôpitaux il y a seulement un an. « Pas assez drôle pour être clown, pas du tout la formation... », mais énergique et pétillante, elle apporte depuis son soutien dans l’organisation des évènements comme La Course des Héros ou des campagnes de micro-dons.

[CARENEWS JOURNAL] Marine Watel, bénévole pour l'association Clowns Z'hôpitaux

Loin des planches et du spectacle dans sa vie professionnelle, Marine Watel voit dans cet engagement associatif une manière de se rendre utile socialement. Même si personne dans son entourage n’est atteint par la maladie, elle se dit « très sensible au sort des enfants malades : ça [lui] déchire le cœur », confie-t-elle avant d’avertir qu’elle n’a « pas besoin d’en connaître pour être touchée ». Et si la franchise de ses propos n’a d’égal que l’ardeur avec laquelle elle défend Clowns Z’hôpitaux, c’est tout simplement parce qu’elle est en phase avec celle-ci : « C’est une petite structure avec une éthique très forte. Ça me ressemble. » Elle regrette parfois de ne pas être plus proche des enfants et des personnes âgées comme les clowns, mais elle sait que ses compétences professionnelles sont d’une grande utilité au fonctionnement de l’association.

Elle regrette également de ne pas pouvoir les aider plus souvent, mais avec des horaires de bureau très variables en fonction de ses projets, il lui est difficile de s’impliquer plus. « L’action ponctuelle peut avoir du sens : je me sens utile quand j’aide sur des évènements en particulier comme la Course des Héros. Je m’adapte à leurs besoins en fonction du temps dont je dispose. »

Marine Watel a plusieurs vies associatives derrière elle. Étudiante, elle effectue un stage chez IDEAS en œuvrant notamment pour une plus grande transparence des associations sur les donations qui leur sont faites, « pour savoir où l’argent va », précise-t-elle. Et pour parachever le tout, elle se propose à l’emballage des cadeaux en période de fêtes. Rien que ça.

C’est parce qu’elle a adhéré à plusieurs associations et que son engagement ne date pas d’hier que Marine Watel a pris ses distances avec les associations qui ont pignon sur rue comme Médecins du Monde ou Les Restos du Cœur. Celles-ci en demandent souvent trop à leurs adhérents. « On s’engage sur une période d’un an à donner tel jour une heure de son temps », mais pour elle qui « termine parfois sa journée à 23h00, c’est un engagement impossible à tenir ». Selon elle, les associations gagneraient en adhésion et en mobilisation si elles étaient plus « flexibles » et acceptaient l’aide ponctuelle. « Ce qui freine les gens à s’investir dans le monde associatif c’est leur manque de temps. Ces associations importantes font peur car elles ne sont pas flexibles », tranche-t-elle.

À l’entendre, être adhérent d’une association c’est autant un don de soi qu’un équilibre de vie. Comme si donner de son temps à des enfants malades ou des personnes âgées apportait équilibre et bonheur... étrange idée dans un monde où la recherche d’un profit immédiat et quantifiable est le maître étalon ! Mais pour Marine Watel, c’est une évidence et la société tirerait de grands bénéfices à gommer les frontières entre la vie personnelle et professionnelle pour laisser une place à la vie associative. « En école de commerce ou de communication, les valeurs véhiculées par le monde associatif comme l’entraide et l’écoute ne sont pas vraiment mises en avant », déplore-t-elle. Profondément optimiste, Marine Watel martèle qu’une entreprise a tout à gagner à s’investir dans une cause associative. En remplissant un autre rôle que celui qu’ils ont au quotidien, les employés sortent de leur simple relation de travail, « Ils ne sont plus seulement collègues, car ils partagent un moment fort et cela crée un beau souvenir. »

C’est peut-être cela la clé pour Marine Watel : se créer des beaux souvenirs. Loin d’être une rêveuse, cette jeune femme à poigne qui étreint son verre pour mieux appuyer ses propos pense « qu’on ne pousse jamais la porte d’une association par hasard ». Mais l’enfer étant pavé de bonnes intentions, elle conseille à quiconque veut adhérer de se demander ce qu’il peut apporter. Un savoir-faire, de l’énergie, de la bonne humeur, qu’importe, il faut être utile pour trouver sa place. Mais une chose est sûre pour elle : « On ne s’investit pas pour faire passer le temps. »

 

Clowns Z’hôpitaux

Clowns Z’hôpitaux est une association qui organise des rencontres entre des clowns et des enfants et adultes en souffrance. Organisé dans le cadre hospitalier, le « spectacle » se veut complémentaire des soins en créant un moment de joie, de partage et d’écoute.

 

Retrouvez l'article dans le Carenews Journal 

 

Crédit photo Bruno Demelin

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