Au Salon de l’agriculture, ces acteurs veulent faire évoluer le secteur
Plusieurs organisations présentes au Salon de l’agriculture, à Paris, proposent des solutions dont l’objectif affiché est de répondre aux défis sociaux et environnementaux du secteur. Rencontre avec certaines d’entre elles.
Le Salon international de l’agriculture se tient à Paris du 21 février au 1er mars. L’occasion pour les visiteurs de rencontrer des agriculteurs et de découvrir des spécialités des territoires français. Mais sont aussi présents des acteurs du système agroalimentaire, comme des entreprises industrielles, des syndicats ou des banques, et des acteurs qui souhaitent le faire évoluer. Ces ONG, coopératives, acteurs publics ou entreprises veulent répondre à plusieurs défis : améliorer la rémunération des agriculteurs, faciliter la transition écologique ou mieux équilibrer les relations commerciales, par exemple.
La rédaction de Carenews s’est rendue le 26 février sur place pour rencontrer certaines de ces organisations.
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Mieux rémunérer les agriculteurs
Pierre Lethuillier, producteur d’oignon récemment engagé dans la démarche de C’est qui le patron ?!, nous présente cette coopérative. Pommes, lait, yaourts, concentré de tomate... les consommateurs, sociétaires de la coopérative, établissent un cahier des charges et votent le prix auquel seront vendus les produits. Celui-ci est censé rémunérer justement les agriculteurs, en tenant en compte de leurs coûts de production et de leur salaire.
Le label Agri-éthique vise aussi à « garantir un prix rémunérateur aux agriculteurs » sur plusieurs années. L’objectif est d’appliquer les principes du commerce équitable à la France. Le prix doit couvrir les coûts de production, assurer une rémunération suffisante, et dégager une marge permettant de réaliser des investissements. Des projets « à intérêts techniques, environnementaux, sociaux, bien-être animal » sont financés par un fonds de développement. Sans des prix rémunérateurs garantis dans la durée, il est compliqué pour les agriculteurs « d’avancer sur le sujet environnemental », fait valoir auprès de Carenews Ludovic Brindejonc, directeur général du label.
Financer des projets agricoles
En ce qui concerne la transition de l’agriculture, justement, Bruno Martel préside l’Agence bio, organisation publique chargée du développement et de la promotion de l’agriculture biologique. L’organisation est présente à l’entrée du salon. Son président met en avant la progression de la consommation de produits biologiques : 59 % des Français de « toutes les catégories de population » déclarent consommer des produits biologiques au moins une fois par mois, selon un baromètre publié par le 26 février. Il s’agit d’une « reprise », après « plusieurs années de stagnation ». Bruno Martel se déclare optimiste quant à la croissance dans les années à venir du nombre d’agriculteurs en bio, un type d’agriculture dont il a rappelé à Carenews les intérêts écologiques, liés notamment à l’usage très limité d’intrants chimiques.
Autre acteur agissant pour la transition de l’agriculture : Miimosa. Cette entreprise entend financer la transition écologique en incitant les citoyens à investir ou à effectuer des dons pour soutenir des projets sélectionnés. Timothée Delacourt, responsable énergies renouvelables, explique le principe du dispositif dans la vidéo.
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La rédaction 