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Par Carenews PRO - Publié le 5 août 2013 - 11:50 - Mise à jour le 11 février 2015 - 13:19
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Sea, wave and sun : faire son stage dans les vagues

Si vous êtes en vacances à la mer vous avez peut-être croisé l'association Surfrider Foundation, entre trois vagues et deux châteaux de sable. ONG de protection de la mer et de ses usagers, son combat passe par la recherche, le lobbying et la sensibilisation. Comme de nombreuses associations, elle fonctionne grâce à des personnes engagées. Parmi elles, Pierre-Emmanuel, qui termine son travail à Biarritz après un passage de quelques mois en Californie.

Sea, wave and sun : faire son stage dans les vagues

Les quatre axes principaux de Surfrider Foundation (SF) Europe sont les déchets, la qualité de l'eau, l'artificialisation du littoral, le transport maritime et le patrimoine et vagues. Pilier de son fonctionnement, elle a développé le statut de "gardien de la côte". Un citoyen lambda ayant détecté un problème de pollution peut demander un mandat à l'association. Ensuite, SF apporte son savoir faire scientifique, médiatique voire juridique pour soutenir le combat. L'ONG se porte quasi systématiquement partie civile lorsqu'un procès concernant la pollution maritime a lieu.

 

Au delà de ces volontaires ponctuels, qu’on retrouve aussi lors des “Initiatives océanes”, ces grandes récoltes de déchets, l’association travaille avec des étudiants. Pierre-Emmanuel qui est parti en service civique à Surfrider US, en Californie, pour préparer la Global Wave Conference, termine son contrat au siège européen, à Biarritz.

 

Les raisons de son engagement ne sont pas à chercher très loin. Ce basque amoureux des vagues nous confie: “Avoir l’opportunité de rester proche de ma côte tout en œuvrant pour son bien-être environnemental est quelque chose que j’ai tout de suite apprécié. Deux de mes sports favoris sont le beach-volley et le bodysurf, la préservation de mon terrain de jeu est très importante”.

 

“Je sortais de l’eau avec des tâches noires”

 

Cette sensibilité, Pierre Emmanuel l’a depuis tout petit: “Quand j’étais plus jeune, lors de la marée noire du Prestige, bien que la Côte Basque ait été relativement épargnée, il m’arrivait quand même de sortir de l’eau avec des tâches noires”. Habitant Anglet, à côté de Biarritz, il connaissait bien sûr l’association: “J’avais fait des nettoyages de plage, dans mon école et à titre personnel. J’ai aussi participé à un tournoi de volley pour récolter des fonds pour l’association. Je les suivais aussi sur  les réseaux sociaux car localement, ils sont une référence en matière d’information environnementale, notamment en ce qui concerne la qualité des eaux”.

 

Pour avoir été en Californie, Pierre Emmanuel perçoit clairement le manque de mobilisation chez les Européens: “ C’est une différence culturelle. Aux Etats-Unis, il est tout à fait naturel de se mobiliser pour toutes sortes de causes puisqu’on sait que l’Etat ne le fera pas. Il est beaucoup plus naturel de donner à une asso qu’en Europe. Les entreprises sont aussi plus facilement partenaires d’une organisation comme Surfrider qu’en Europe”. 

 

Quand les vagues valent de l’or

 

Quelques semaines avant la fin de son expérience, le jeune diplômé de Sciences Po. Toulouse se projette: “Travailler à la mise en oeuvre de programmes de réduction d’énergie, des déchets, ou autre, au sein d’une collectivité locale pourrait être quelque chose d’intéressant. Les gens gaspillent encore beaucoup trop et surtout, surtout, surtout aux Etats-Unis, où là c’est carrément démentiel!”. S’il envisage plus de travailler dans le public pour continuer ce combat, Pierre Emmanuel reste convaincu de l’intérêt des associations: “ Surfrider fait changer les choses dans la mesure où ces structures sont véritablement connues et reconnues et gagnent chaque jour un peu plus d’audience”.

 

Alors que le siège se trouve en Biarritz, il existe 35 antennes en Europe, avec 10 000 adhérents sur l'ensemble du continent. En créant des outils pédagogiques pour les professeurs, animateurs et moniteurs, l’association sensibilise des milliers de jeunes chaque année.

Démontrant la compatibilité entre développement durable et économie, le programme “patrimoine et vague” met en avant l’intérêt économique des vagues, avec les “surf trip” notamment. D’après une étude reprise par l’association: “Entre juin et septembre 2012, plus de 100 000 surfeurs ont glissé sur les côtes aquitaines, totalisant plus d’un million de journées de surf ! 55% d’entre eux sont des touristes, ils privilégient souvent les séjours longs en hébergement marchand”. Prochain objectif : obtenir la reconnaissance des vagues comme patrimoine culturel immatériel auprès de l’UNESCO.

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