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Jean-Claude Gandur doit montrer patte blanche

Jean-Claude Gandur doit montrer patte blanche
Jean-Claude Gandur devait être le principal mécène de la rénovation du musée d’art et d’histoire de Genève. Le projet a été refusé par les Genevois qui lui ont reproché un manque de transparence. À cet avis s’ajoutaient sûrement les appréhensions que l’opinion avait sur M. Gandur.


Jean-Claude Gandur est un magnat du pétrole qui gère ses affaires de main de maître et sait ce qu’il veut. Il arrive qu’il lui soit reproché d’user de la philanthropie dans le seul but de servir ses intérêts. En effet, au moment de s’implanter dans une région, il fait des dons importants à divers organismes ou structures locales et cela lui amène logiquement les faveurs des représentants locaux. 

Au Kurdistan, Jean-Claude Gandur a largement contribué à la construction de l’Université américaine de Suleimanieh en sortant 10 millions de sa poche et 5 millions de sa société Addax, avec laquelle il allait exploiter un champ pétrolifère dans la région très rapidement. Une fois les Kurdes amadoués, il peut se permettre de s’accommoder de leurs dissensions. Ainsi, Gandur promet une fontaine du souvenir des souffrances subies par les Kurdes au moment où ils acceptent qu’il vende Addax. Une fois la vente opérée, le projet ne reviendra pas sur le tapis, les deux tribus kurdes ne s’entendent pas dessus et il n’insiste pas.

C’est cette attitude et les polémiques régulières autour des actions philanthropiques de Jean-Claude Gandur qui ont braqué nombre de partisans à la rénovation du Musée d’Art et d’Histoire de Genève et ont également servi de fer de lance aux opposants au projet. Qu’il demande en contrepartie que sa collection personnelle soit exposée au sein du musée pour 99 ans n’arrangeait rien.

Pour beaucoup, les donc de Gandur au Kurdistan n’avaient rien de philanthrope et n’étaient qu’une façon pour lui d’arriver à ses fins. « Et alors ? » diront certains tandis que d’autres crieront au scandale et chacun avec des arguments cohérents. Dans une certaine mesure, la philanthropie est un art et il faut savoir la manier avec subtilité et c’est peut être ce qui manque parfois à Jean-Claude Gandur.

 

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