[MERCREDI EN IMAGES] Campagne de l’ONG Médecins du monde, un pavé dans la mare

[MERCREDI EN IMAGES] Campagne de l’ONG Médecins du monde, un pavé dans la mare
Une campagne choc de Médecins du monde dénonçant le prix exorbitant des médicaments a été refusée par plusieurs afficheurs. Ce refus, que l’ONG considère comme une tentative de censure, a provoqué un intérêt majeur pour sa campagne polémique. Pour preuve, une pétition a déjà recueilli plus de 150 000 signatures.


Une campagne qui dérange l’industrie pharmaceutique

Le débat n’est pas nouveau. Ce n’est pas la première fois que les géants de l’industrie pharmaceutique sont montrés du doigt et accusés de remplir leurs caisses au détriment des patients. Cette fois-ci, c’est une campagne de Médecins du monde cherchant à faire baisser le prix des médicaments qui a fait des vagues. Pour marquer les esprits, l’ONG a misé sur des phrases choc telles que « Le cancer du sein, plus il est avancé plus il est lucratif », « Chaque année en France le cancer rapporte 2,4 milliards d'euros » ou « Un milliard d'euros de bénéfice, l'hépatite C on en vit très bien ». Les plus grands afficheurs français ont refusé de véhiculer de tels messages et ont prié l’ONG de citer les sources de ces affirmations. De son côté, l’industrie pharmaceutique qualifie ces déclarations de « caricaturales et outrancières ».

Réaction de Médecins du monde

L’ONG n’a pas tardé à réagir. Pour dénoncer ce qu’elle considère une censure, Médecins du monde a lancé une pétition et a déjà obtenu plus de 150 000 signatures. Elle affirme que les prix très élevés des médicaments sont injustifiés. Elle cite l’exemple du Glivec, un médicament indiqué dans la prise en charge de la leucémie qui coûte 40 000 par an alors que le coût de production serait de 200 euros. Pour Médecins du monde, l’Etat a une grande part de responsabilité dans cette affaire : « Ces prix exorbitants mettent en péril notre système de santé solidaire. L’État a failli dans sa mission de régulation. »

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