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LULU DANS MA RUE : Redynamiser les quartiers par la conciergerie de proximité

LULU DANS MA RUE : Redynamiser les quartiers par la conciergerie de  proximité
Parce ce qu’on ne sait jamais à qui s’adresser pour monter un meuble, changer une ampoule, promener le chien, dépanner l’imprimante, arroser les plantes ou s’occuper du courrier pendant notre absence - tous ces petits besoins du quotidien pour lesquels un artisan ne se déplacerait pas -, LULU DANS MA RUE a eu l’idée de réinventer la conciergerie de proximité.


Une nouvelle forme d’économie collaborative à l’échelle du quartier

Portée par l’association APCDS (Association de Préfiguration du Comptoir des Services), la structure, qui propose aussi des services à la personne plus classiques (repassage, ménage baby-sitting …), peut même répondre à des demandes moins usuelles comme aider à descendre une valise, attendre un livreur à domicile ou se faire livrer des croissants le dimanche matin. « On a toujours besoin de quelqu’un pour un petit coup de main. On veut recréer le concierge qu’on est en train de perdre », constatait Charles Edouard Vincent, fondateur de LULU DANS MA RUE, interviewé le 14 juin 2016 sur LCI.

Par internet ou en kiosque, l’initiative met en relation les habitants du quartier qui ont besoin d’un service avec des “Lulus”, eux aussi du quartier. Leurs services sont déclarés et assurés car la structure aide les “Lulus” à obtenir le statut d’auto-entrepreneur. Les prix, forfaitaires, sont volontairement modérés (de 5 à 20 euros les 30 minutes en moyenne) pour que même les plus modestes puissent faire appel aux « Lulus ». Tout le monde peut d’ailleurs devenir un “Lulu” : retraité, étudiant, chômeur ou actif en quête d’un complément de revenus. Il suffit de vouloir rendre service dans son quartier, de disposer du savoir-faire recherché et de se faire référencer auprès de l’association.

Recréer localement du lien social et de l’activité économique

Remettre de l’humain et de la qualité de vie dans le quotidien. LULU DANS MA RUE sort les habitants et les “Lulus” de l’isolement ou de l’anonymat et les encourage à tisser des liens de confiance. Des valeurs d’entraide et de convivialité, soulignées dans la charte des « Lulus » qui stipule aussi qu’ils doivent contribuer à la bonne humeur du quartier ! Une communauté se crée dans le quartier entre clients et entre « Lulus », entretenue par des apéros de quartier et des partages de moments de détente.

« Trouver des hommes à tout faire, j’y crois énormément, ça peut créer durablement de la petite activité à grande échelle » déclare régulièrement Charles Edouard Vincent. Lui qui enseigne le social business à HEC a passé dix ans chez Emmaüs où il a lancé Emmaüs Défi,  et a pour leitmotiv professionnel de trouver des solutions innovantes pour aider à sortir de l’exclusion. L’association soutient les « lulus » dans leur activité en leur fournissant une assistance administrative et en leur proposant  des formations pour développer leurs compétences commerciales et des ateliers de formation technique. Ils sont soutenus dans leur évolution personnelle et professionnelle aussi, avec un « coach » mis à leur disposition.

Certains « Lulus », éloignés de l’emploi depuis longtemps, retrouvent un rôle social à travers le statut d’auto-entrepreneur ou reprennent confiance en eux. D’autres qui étaient en situation de précarité améliorent leur situation grâce aux revenus récoltés. « Nous sommes fiers que six de nos Lulus aient retrouvé un emploi » complète Emma Virey, salariée de la première heure de LULU DANS MA RUE. Et de citer le cas de cette personne sourde, que son activité auprès des animaux en tant que LULU a aidé à reprendre confiance et qui a ensuite trouvé un emploi de vendeuse. « Mais ce n’est pas notre objectif premier, qui reste de créer du lien et de l’activité au niveau local » précise-t-elle.

Un succès grandissant


En mars 2015, LULU DANS MA RUE a reçu le label présidentiel La France S’engage, dont Total est le mécène privé. « Il nous a apporté une reconnaissance au projet qui était à ses prémices. Cela nous a donné de la visibilité et de la crédibilité vis à vis des partenaires » expliquait Charles Edouard Vincent sur le site de La France s’engage.

Le concept, fondé en 2014, rencontre un immense succès, avec plus de 9 000 commandes reçues à ce jour et 65 « Lulus » en activité. Le premier kiosque, ouvert en avril 2015 dans le quartier du Marais, couvre désormais cinq arrondissements (1er, 2è, 3è, 4è et 11è). Et face aux nombreuses demandes, « les Lulus » se déplacent même, dans certaines conditions, dans d’autres arrondissements. « Nous sommes passés de 10 à 50 commandes par jour, c’est un beau décollage ! » constate Emma Virey, qui ajoute : « Nous sommes très sollicités, en région, et même à l’étranger ! Après cette première année d’expérimentation, réussie, l’objectif pour 2017 est d’ouvrir quatre à cinq kiosques dans Paris et peut-être un en région. »

 

http://www.luludansmarue.org/


 

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