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Par Lire pour en sortir - Publié le 15 décembre 2016 - 15:59 - Mise à jour le 16 décembre 2016 - 14:36
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La culture en prison avec l'écrivaine Olivia Resenterra

Tous les trimestres, l’association Lire pour en Sortir organise des rencontres entre des écrivains et des personnes en détention. Ces rencontres contribuent au processus de réinsertion des personnes détenues et les encouragent dans leur ouverture au monde. Après Mazarine Pingeot et Daniel Rondeau à Châlons-en-Champagne et François Reynaert à Mont-de-Marsan, Olivia Resenterra, auteur du roman Un garçon, scènes de la vie provinciale, s’est rendue à la Maison d’arrêt de Versailles pour rencontrer et échanger avec les détenues.

La culture en prison avec l'écrivaine Olivia Resenterra

Plutôt qu’une discussion sur le roman, ce sont des questions autour de la vie d’écrivain qui ont intéressé la dizaine de participantes. Pendant 2h, elles ont questionné Olivia Resenterra sur ses rituels d’écriture, le déclic qui l’a amené à écrire et son prochain roman.

Ces rencontres sont riches pour les personnes détenues qui posent des questions, partagent leur point de vue et échangent un moment presque intime avec l’auteur. Mais elles le sont tout autant pour les écrivains qui rencontrent un public, à l’image d’Olivia Resenterra qui se confiait avant la séance « je n’ai jamais été dans une prison, c’est par intérêt et aussi par curiosité que j’ai accepté cette rencontre ». Et elle n’aura pas été déçu, prête à remettre ça dans un autre établissement.

C’est un échange fort qui a eu lieu entre Olivia Resenterra et les participantes. Maria* lui expliquait que « Un garçon » était le seul livre qu’elle ait lu, et encore pas jusqu’au bout. Pourtant elle lui explique combien elle a trouvé le livre intéressant. Au-delà de l’histoire, c’est la manière d’écrire d’Olivia qui l’a interpellée. Une finesse dans l’écriture, « simple et pourtant si précise dans les descriptions ». La discussion entre les deux femmes s’est poursuivies en off après la séance.

Aurélie, une autre détenue explique qu’elle aussi n’a pas l’habitude de lire. Pourtant, cette fois-ci elle a fait la lecture à sa codétenue pour échanger avec elle sur le livre avant même la rencontre avec son auteur.

* Les prénoms ont été modifiés.

 

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