Pour ses 7 ans, le Service Civique lance sa nouvelle campagne

Pour ses 7 ans, le Service Civique lance sa nouvelle campagne
Ils étaient moins de 20 000 jeunes en 2011 à participer au Service Civique, aujourd’hui ils sont plus de 100 000. Devenu l’un des objectifs phares du ministère de la Jeunesse, il est dépeint comme la solution d’avenir pour beaucoup de jeunes de 18 à 25 ans. Le jeudi 12 janvier au cinéma Élysée-Biarritz, Patrick Kanner est venu présenter la nouvelle campagne du Service Civique accompagné de ses fondateurs et des participants à ce grand projet.


À sa création en 2010, le Service Civique avait reçu un budget de 8 millions d’euros. Aujourd’hui, il est de 380 millions. Il s’agit de missions proposées par l’État aux jeunes de 16 à 25 ans (jusqu’à 30 ans pour les personnes en situation de handicap). Elles sont rémunérées 500 euros par mois environ et durent entre 6 à 12 mois, mais ne sont pas cumulables. Lors de ces missions, le jeune participe à un projet d’intérêt général autour de la personne, de l’environnement, du sport ou de la culture par exemple, mais aussi à quelques missions à l’étranger.

 

Le ministre Patrick Kanner s’engage

En sept ans, le Service Civique a beaucoup évolué, permettant aux jeunes volontaires d’avoir un plus grand choix de mission et plus d’encadrement. Mais pour Patrick Kanner, ministre des Sports, de la Ville et de la Jeunesse : « Beaucoup a été fait, mais beaucoup reste à faire. » Véritable projet en perpétuelle construction, le Service Civique a pour objectif d’augmenter le nombre de places disponibles pour les jeunes citoyens et de multiplier les offres de missions. Le parcours réalisé est positif et il faut donc aller encore plus loin dans la démarche afin de valoriser ces missions et les jeunes qui y participent et encourager les associations, les fédérations, les services de l’État, les établissements publics et les collectivités territoriales à s’engager auprès d’eux. Pour Patrick Kanner, fervent défenseur de ce projet : « La France a de la chance d’avoir cette jeunesse engagée et il faut en profiter. »

 

Une notoriété grandissante

Selon les études réalisées par l’IFOP et Kantar Sofres, la notoriété du Service Civique et en très nette augmentation et l’image véhiculée est de plus en plus positive. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à déclarer trouver cette démarche gratifiante pour un jeune, même si cette valorisation n’est pas encore suffisante et fait partie des objectifs à atteindre. Quant aux jeunes qui ont réalisé une mission, ils sont 91% à être satisfaits de cette expérience. 2% se disent pas du tout satisfaits. Pour 71% des volontaires, le Service Civique leur a permis de trouver une activité moins de 6 mois après.

 

Certains points de ce programme d’engagement restent à améliorer

Le Service Civique ne bénéficie pas que de louanges. Critiqué sur plusieurs fronts, l’objectif sera également de répondre aux accusations et d’améliorer le système initial. Un des plus gros problèmes est la faille administrative : lorsque l’on devient volontaire, on perd son statut d’étudiant, de chômeur sans pour autant être ni salarié ni stagiaire. Au final le volontaire n’est plus personne au regard des différents services administratifs publics. Cela se complique pour Pôle Emploi par exemple. N’étant pas enregistré comme salarié, le volontaire est inscrit comme demandeur d’emploi … n’étant plus en recherche de travail, la mission civique étant non reconnue par Pôle Emploi. Il faut donc également dire adieu aux réductions étudiantes et chômeurs.

Beaucoup reprochent également aux services accueillant des volontaires de profiter de main-d’œuvre à bas coût en dessous du SMIC, parfois à compétences égales (470 euros net par mois sur une base de 35h). Engagés comme volontaires, les jeunes se voient parfois demander des heures supplémentaires, dans un cadre flou.

Le dernier problème, celui-ci moins grave certes mais handicapant au lancement d’une campagne, le nombre de missions disponibles est insuffisant.

 

Un film et une nouvelle campagne de communication pour le Service Civique

Dans le cadre de ces nouveaux objectifs, l’État français lance une campagne de communication grand public du Service Civique afin de faire connaître ce projet de société et de construire un environnement solidaire. Un film réalisé par Ilan Treboul, Merci aux Volontaires, sera diffusé sur les chaines de France Télévisions ainsi que dans certains cinémas (MK2, UGC, Gaumont Pathé et réseaux indépendants). Il sera également présenté sur les réseaux sociaux grâce au #Merciauxvolontaires. Ce hashtag sera le lien de toute cette campagne de communication puisque des affiches reprendront également le mot dièse ainsi que des témoignages de participants au Service Civique. Le but est de souligner l’impact positif sur la société des volontaires et des missions du Service Civique.

Les organismes d’accueil des volontaires bénéficieront d’un macaron représentant un cœur afin de montrer leur engagement et leurs actions, et devenir porte-paroles des valeurs du Service Civique.

 

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