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Par Carenews PRO - Publié le 17 mars 2017 - 15:26 - Mise à jour le 13 avril 2017 - 13:21
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[À LIRE] Patrick Kanner s’adresse à la jeunesse dans son essai

Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports publie en décembre 2016, en fin de mandat, un essai sur la jeunesse française, La relève, osons la jeunesse. Il retrace dans cette soixantaine de pages ce qu’il en a appris, les mesures qu’il a proposées ou mises en œuvre afin de la soutenir, les dangers qu’il distingue à l’horizon. L’idée motrice de son écriture est belle et bien le pari sur la jeunesse, dont il garde la définition hollandiste : de la crèche à l’entrée dans la vie active.

[À LIRE] Patrick Kanner s’adresse à la jeunesse dans son essai

Une jeunesse au cœur du projet politique

En tant que ministre de la Jeunesse entre autres, Patrick Kanner souhaite d’abord revenir sur un mandat touchant à sa fin. Lors de sa campagne aux élections de 2012, François Hollande faisait de la jeunesse une priorité. Depuis, les nombres de jeunes chômeurs ainsi que ceux de jeunes décrocheurs ont diminué. Dix milliards d’euros du budget de plus ont été consacrés aux moins de 25 ans. Le rôle principal du ministère de la Jeunesse a été de soutenir les politiques d’autonomie des jeunes et de coordonner les actions gouvernementales en la matière pour les 16-30 ans. Concrètement, il a développé l’accès au service civique et le but est d’en faire bénéficier 350 000 jeunes en 2019. A aussi été promulguée la Loi Egalité et citoyenneté qui permet un congé de 6 jours pour toute personne exerçant une responsabilité associative. La prime d’activité, mise en place dès le 1er janvier 2016, a bénéficié à 500 000 jeunes en France en 2016. D’ailleurs, de 2002 à 2012, la pauvreté des moins de 18 ans est passée de 16,7 à 20,4 %. Enfin, le ministre revient sur le Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme, ayant lieu dans le cadre de l’éducation.

Le constat de l’imperméabilité entre jeunes et politique

Patrick Kanner déplore dès le début de son essai - ce qu’il ressent comme une « meurtrissure » -  l’énorme taux d’abstention de vote chez les jeunes et également le fait que beaucoup sympathisent avec les thèses frontistes. Il souhaite répondre à cette progression qu’il considère grave, s’expliquant par de nombreuses raisons économiques, sociales et politiques. D’après une enquête réalisée par l’Ifop, plus de la moitié des jeunes envisagent de ne pas aller voter à l’élection présidentielle de 2017. Ils ont l’impression que ce vote ne changerait rien à leur situation. Pourtant, de nombreux efforts ont été déployés par le Gouvernement, mais les jeunes ne semblent pas l’avoir remarqué. Même si certains avouent que leur vie a changé depuis les mesures prises comme la Garantie jeunes ou la mission locale, la jeunesse est déçue. L’action a en effet été ciblée sur les cas les plus précaires, les plus urgents, empêchant ainsi la mise en œuvre d’une réforme plus vaste et s’appliquant à toute la jeunesse.  Tout un dernier chapitre du livre se consacre à l’exposition de nouvelles idées pour l’avenir, comme entre autres l’abaissement de la majorité légale à 16 ans, une « quinzaine civile » comme résurgence du service militaire ou possibilité de toucher le RSA dès 18 ans.

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