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Par Carenews PRO - Publié le 2 avril 2014 - 06:32 - Mise à jour le 11 février 2015 - 12:27
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L’agence du don en nature: gaspiller moins pour donner plus

Carenews.com est allé à la rencontre de Stéphanie Goujon, déléguée générale de l’Agence du don en nature. Solidarité, environnement, efficacité sont les gènes principaux d’ADN. Cette association sert de passerelle entre les industriels qui cherchent à se débarrasser de leurs invendus et les associations qui ont toujours moins de moyens pour venir en aide aux plus démunis.

L’agence du don en nature: gaspiller moins pour donner plus

 

L’Agence du don en nature est née d’un double constat paradoxal : d’un côté, chaque année, plus de 400 millions d’euros de stocks de produits non alimentaires sont invendus et en partie détruits, de l’autre, plus de huit millions de personnes vivent sous le de pauvreté en France.

L’association sert donc de passerelles entre le monde du lucratif et du non lucratif en redistribuant des produits d’hygiène et d’entretien, fournitures scolaires, vêtements et linge de maison, jouets ou petits électroménagers à 500 associations.

Elle permet donc aux entreprises d’économiser les frais de destruction ou de stockage de leurs invendus. Si certains avaient déjà l’habitude de donner, ADN simplifie la chaîne en assurant traçabilité et sérieux des associations partenaires. : “Nous avions commencé à gérer nous-mêmes, par l’intermédiaire de notre Fondation, la distribution de nos produits aux associations. Quand nous avons rencontré l’Agence du Don en Nature, il nous a tout de suite semblé beaucoup plus efficace de nous appuyer sur un interlocuteur unique pour donner à davantage de structures, selon une répartition plus équitable” explique Thierry de La Tour d’Artaise, Président du Groupe SEB.

Des défis ambitieux

Aurore, SOS villages d’enfants, Secours populaire, les organismes partenaires travaillent contre l’exclusion à travers le logement, les épiceries sociales et solidaires ou la réinsertion professionnelle. “Notre partenariat avec ADN nous a permis de diminuer de 50% notre budget de produits d’hygiène” explique Dominique Mainville, du Secours catholique. Pour les associations, l’intérêt est évident. Elles ont accès à une multitude de produits qu’elles peuvent commander via un catalogue en ligne, sur le site de l’ADN, exemple type de l’association 2.0 : “Il s’agit d’une réponse à un besoin social de manière moderne” décrit Jean Marc Borello, Président du Groupe SOS et du Mouvement des entrepreneurs sociaux.

Du côté des bénéficiaires, ces gâchis en moins font des heureux en plus. Parmi eux, certains ont l’habitude d’être habillés avec des vêtements donnés, mais déjà utilisés, parfois tâchés. En recevoir de tout neufs leur redonne un peu de dignité puisque les produits, qu’on appelle obsolètes au sens marketing, sont bien sûr en parfait état. Il s’agit de packaging ou noms de marque changés, de “queue de promotion” ou de défaut minime de packaging ou conception.

En limitant la réduction des déchets industriels, l’ADN allie bien sûr solidarité et environnement. Elle permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre en supprimant l’incinération.

Avec 7 salariés et une vingtaine de bénévoles, l’association fonctionne aussi grâce aux mécènes financiers et de compétence. Autre ressource : la participation des associations partenaires qui, en plus d’assurer ne pas revendre les dons, contribuent chaque fois à hauteur d’environ 4% de la commande.

En cinq ans, grâce aux 85 sociétés donatrices, l’ADN a déjà reversé plus de 40 millions d’euros de produits neufs non-alimentaires. Elle s’est lancée le défi d’atteindre les 100 millions d’ici 2015. 

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