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Le Labo des histoires : tous égaux devant une page blanche

Le Labo des histoires : tous égaux devant une page blanche
Au même titre que le théâtre ou la musique, l’écriture est une pratique culturelle qui devrait être accessible à tous dès l’école. Sans aucune barrière, le Labo des histoires réunit autour d’une même aventure littéraire des jeunes gens en recherche de souffle créatif.


L’écriture : école de la mixité

Depuis 2011, le Labo des histoires propose aux jeunes publics, quels que soient leur condition ou lieu de vie, de participer gratuitement à ses ateliers d’écriture. Enfants, adolescents, jeunes adultes, seule la tranche d’âge compte pour différencier les groupes. Pour le reste, l’association met un point d’honneur à ce que ses ateliers brassent les horizons les plus divers. On peut être très à l’aise avec l’écriture ou être simplement curieux. On peut souffrir d’un handicap physique, d’une pathologie, d’un isolement géographique, d’un faible niveau de français, d’un trouble de l’apprentissage, de précocité… ou bien rien de tout cela.

Car la mixité est au cœur des actions du Labo des histoires. En étroite collaboration avec un panel de structures dédiées à la jeunesse, les ateliers sont dispensés soit dans les locaux du Labo des histoires, soit hors les murs en plein air, dans une bibliothèque, un musée ou une péniche. Ce qui lui donne la faculté de se déplacer auprès des publics spécifiques, tels que les jeunes sous main de justice, les enfants en hospitalisation longue, voire de jeunes volontaires en service militaire adapté.

Une vraie rupture avec le quotidien

Les ateliers s’organisent autour d’un thème et d’un intervenant de grande qualité. Ce sont chaque fois des professionnels de l’écriture. Comme l’explique Charles Autheman, délégué général du Labo des histoires, « l’offre est d’autant plus séduisante pour les jeunes qu’ils vont être au contact d’un poète, d’un scénariste, d’un parolier, d’un écrivain. »

Dans une ambiance feutrée, propice à l’activité, l’écriture s’exerce de manière collective. Les échanges sont riches entre participants – la plupart du temps inconnus les uns des autres. Un dialogue se crée avec l’intervenant. Celui-ci transmet un peu de son univers à ses élèves d’un jour, sans aucun jugement sur les différents niveaux de maniement de la langue française. « L’imagination et la créativité se partagent assez facilement, explique Charles Autheman. Les jeunes sont surpris par ce qu’ils sont capables de faire. »

Des ateliers partout en France

C’est en Île-de-France que le Labo des histoires a commencé en 2011. Déjà, la Fondation SNCF était présente aux côtés de l’association. Aujourd’hui, le Labo des histoires a développé 11 antennes physiques (dont 2 en Outre-Mer), et un Labo Mobile. « Avant l’essaimage on organisait des activités pour près de 1000 bénéficiaires. Une fois l’essaimage terminé cette année, on proposera des activités pour 50 000 bénéficiaires, précise Charles Autheman. On a multiplié par 50 le nombre de nos bénéficiaires en l’espace de 3 ans. »

Le Labo des histoires est dorénavant l’un des partenaires nationaux Education de la Fondation SNCF. Le soutien intervient sur 3 ans, de 2016 à 2018. « La Fondation SNCF est notre mécène le plus important. L’avantage et la richesse de notre partenariat, c’est que la Fondation adhère à notre projet dans sa globalité. Son financement irrigue toutes nos actions. C’est un financement structurel et pluriannuel. En termes de partenariat, c’est ce qui se fait de mieux. ». Une bien belle histoire.

 

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