[#STREET] Le collectif Les Morts de la Rue alerte les élus sur les décès de SDF

[#STREET] Le collectif Les Morts de la Rue alerte les élus sur les décès de SDF
Afin d’expliquer aux élus ce qui se passe auprès d’eux et de les sensibiliser au sort des SDF, le collectif Les Morts de la Rue envoie depuis peu un faire-part aux maires et aux députés pour chaque décès qu’il recense sur le territoire.


 

 

Des faire-part de décès pour annoncer les morts de la rue

En cette fin octobre, les élus du 13e arrondissement de Paris, de Colombes et du Mesnil-Esnard se sont vu adresser des faire-part de décès un peu particuliers. Ceux-ci, accompagnés d’un mot de condoléances, visaient à les informer de la mort de personnes sans domicile fixe, survenue au cours du mois dans leur circonscription. C’est le collectif Les Morts de la Rue qui a décidé de se lancer dans cette démarche singulière, qu’il compte continuer de mettre en œuvre pour chaque décès qu’il recensera à l’avenir. Comme le précise l’association, ces envois n’ont aucune connotation agressive. Ils doivent simplement servir à « expliquer [aux élus] ce qui se passe auprès d’eux, et les associer à la peine de leurs concitoyens ».

Les décès de SDF, une donnée difficile à quantifier

Depuis 2000, les membres du collectif Les Morts de la Rue s’attellent à recenser les décès de SDF partout en France, en s’appuyant sur des associations, institutions, coupures de presse, particuliers et proches des décédés. Si au total, ils listent environ 500 décès chaque année, en réalité, les morts de la rue sont bien plus nombreux : en 2014, après avoir croisé ses données avec celles de l’INSERM-CepiDC (Centre d’épidémiologie sur les causes médicales décès), le collectif estimait qu’il n’avait connaissance que de 17 % des morts survenues sur le territoire. Pour l’association, alerter les élus sur ces décès silencieux est d’autant plus important que quand les gens sont relogés, ils gagnent en moyenne dix ans d’espérance de vie.

 

, , , ,