[LU] Les milliardaires africains, ces philanthropes dans l’âme

En Afrique, une poignée d’entrepreneurs milliardaires constituent le « black business ». Zoom sur ces « africapitalistes », avides de luxe, mais également philanthropes dans l’âme et enclins à partager leur fortune pour réduire les inégalités sur le continent.


 

 

 

Les entrepreneurs du « black business », partis de rien et aujourd’hui milliardaires

Ils s’appellent Aliko Dangote, Tony Elumelu, Jean Kacou Diagou, Mo Ibrahim ou Mohamed Ould Bouamatou. Ils ont entre 45 et 70 ans et sont implantés aux quatre coins du continent africain. Souvent issus de milieux modestes, ils sont polyglottes, parcourent le monde en jet privé, ont des goûts de luxe et sont en contact direct avec les grands noms qui font et défont le monde économique. « Ils », ce sont les nouvelles têtes du « black business », des entrepreneurs partis de rien et dirigeant aujourd’hui de véritables empires en Afrique, dans les secteurs de la téléphonie, des mines ou encore de l’énergie.

Des ultra-riches sensibles à la philanthropie, qui redistribuent leur richesse

Malgré leur train de vie de multimilliardaires, les entrepreneurs à succès du continent noir se démarquent pour leur générosité. Pionniers d’un rêve africain, ils se définissent comme des « africapitalistes », selon l’expression de Tony Elumelu lui-même. Derrière cette dénomination, se cachent des hommes certes ultra-riches, mais qui associent la philanthropie à leur philosophie économique et utilisent une partie de leur fortune pour réduire les inégalités sur le continent, via des fondations et autres actions de charité. Comme le résume Tony Elumelu : « on se bat pour réussir, explique le milliardaire, puis, l’objectif atteint, on regarde autour de soi et on décide de redistribuer ».

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