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[ENTRETIEN] Hélène Demaegdt, présidente du fonds de dotation Synergie solaire

[ENTRETIEN] Hélène Demaegdt, présidente du fonds de dotation Synergie solaire
Le 12 décembre dernier s'est tenu le One Planet Summit, l'événement où la finance publique et privée se met au service de l'action climat. Synergie Solaire, un fonds de dotation qui accompagne des projets d'accès à l'énergie durable, y était convié. Entretien avec sa présidente, Hélène Demaegdt.


 

 

 

Pouvez-vous vous présenter ? Et nous parler un peu de la genèse de Synergie solaire ?

Après des études d'économie en France et aux États-Unis, je suis devenue entrepreneure très jeune, en compagnie de mon mari, dans le secteur de la grande distribution. Il y a 10 ans, mon mari a créé avec des associés une entreprise d'énergie environnementale et renouvelable. Je suis devenue associée, et puis très rapidement, un an après, nous avons décidé de créer une structure de mécénat sans attendre que l'entreprise fasse de grands bénéfices. Nous avons voulu associer immédiatement un axe solidaire à l'aspect l'environnemental directement lié au cœur de métier. L'énergie est un véritable levier de développement social et économique. Elle a des effets dans la santé, dans l'éducation et dans bien d'autres aspects de la vie, c'est réellement pivot. On a choisi la structure fonds de dotation pour en faire une fondation ouverte et essayer de motiver à notre suite d'autres entreprises du secteur afin d'adopter leur ressources en mécénat de compétences et financier.

En fait, on crée un pont entre ce besoin des ONG d'accès à l'énergie et le pôle d'entreprises qui font partie de notre réseau. Il y a environ neuf ans, le monde de l'entreprise et le monde associatif ne parlaient pas du tout le même langage. Cela a changé, heureusement, car je pense que ces deux secteurs ont beaucoup de choses à apprendre l'un de l'autre, ils peuvent s'enrichir mutuellement. Cette conviction, c'est mon « dada » ! C'est comme cela qu'on a accompagné différentes associations, depuis les plus modestes jusqu'aux plus grandes.

 

Quelles sont les conclusions actuelles, après le one planet summit Ou "Business et solidarité" par exemple ? 

Premièrement, à la suite de la COP 21, la société civile s’est appropriée le défi climatique. Nous considérons en effet que les dons en grande augmentation cette année marquent  l’engagement de toute une filière, des entreprises qui s’engagent pour que la Transition énergétique soit également solidaire. Deuxièmement, le Haut patronage du ministre Nicolas Hulot et l’invitation de la  commissaire au développement durable Laurence Monnoyer au One Planet Summit  marquent l’intérêt du ministère pour notre initiative solidaire si particulière : un fonds de dotation au service d’une filière EnR [énergie renouvelable], pour et par la filière EnR. C'est un honneur pour nous de pouvoir travailler avec eux. Les institutions publiques vont collaborer. On n'a jamais eu beaucoup de liens avec cette sphère publique car nous représentons un tissu de PME. Les grands groupes ont des liens avec eux mais les PME non. Nous nous inscrivons dans l'optique du salon Convergences. Si on veut essayer de répondre aux enjeux de notre planète, la seule solution réside dans la convergence de nos actions, on ne peut pas trouver la solution seul, mais on peut apporter par l'action fédérée un peu de nos ressources et de nos compétences. Il faut une alliance, travailler main dans la main avec les institutions. Il faut travailler, comme le nom de notre fonds l'indique, en synergie et se demander : comment combiner toutes les forces différentes (universités, ONG, gouvernement...) pour être plus fort qu'individuellement ?

 

Comment voyez-vous l'avenir de Synergies solaires ? / Quel regard portez vous sur le mécénat ? 

L’avenir du mécénat prendrait la forme, selon moi, d’une implication personnelle  plus grande. En effet, il ne s’agit pas seulement pour nous de donner de l’argent. Nous proposons à ceux qui le souhaitent de participer à une mission et d’aller à la rencontre des populations qui vivent sans électricité. Nous constatons parmi les jeunes collaborateurs des sociétés partenaires une grande motivation pour ce genre d’implication. De fait, les bons managers doivent prendre en compte ce formidable élan des jeunes. 

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